ISBN : 2864246872
Éditeur : Editions Métailié (2009)


Note moyenne : 3.33/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Je suis en arrêt de jeu, sur le clos, paupières closes.
Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées, sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (18)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 17 novembre 2011

    zorazur
    Bernard Giraudeau, c'était pour moi un acteur de cinéma. Un acteur qui se met à écrire des livres, on voit çà tous les jours, çà marche bien en général, c'est très vendeur et les éditeurs sont à l'affût de ce genre de chose. C'est pour çà que j'ai longtemps hésité avant de me lancer dans cette lecture. Mais dès que j'ai tourné les premières pages de "Cher amour" j'ai senti que j'allais connaître un éblouissement rare. Non, Bernard Giraudeau n'a pas été un comédien un peu baroudeur, un peu voyageur, qui un beau jour s'est mis à écrire des livres pour raconter ses voyages. Il a été un immense écrivain au talent hors normes, dont les mots ont une puissance évocatrice exceptionnelle, dont les récits nous enchaînent et nous enchantent. Avec lui, je rêve, je découvre des mondes, avec lui je voyage encore.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 08 juillet 2011

    Malaura
    Ancien marin devenu acteur de cinéma et de théâtre, un homme (Bernard Giraudeau lui-même) se raconte au gré de lettres adressées à une inconnue, incarnation de la femme idéale et fantasmée.
    Souvenirs de voyages, passion pour le théâtre ( un voyage immobile), impressions et émotions, amour des femmes, confrontation de la maladie, aveux et confidences quelquefois à la frontière du rêve et de la réalité, font la trame de ces lettres émouvantes où l'homme se livre tout entier face à l'être aimé.
    Roman épistolaire, récit, carnet de voyage ou journal, cet ouvrage hétéroclite et singulier, quelquefois un peu inégal, surprend et ne laisse pas indifférent.
    Un livre attachant, qu'à défaut de s'immerger de façon continue, l'on aimera quitter et reprendre, comme ce voyageur qui part, revient, repart...toujours en quête d'émotions nouvelles et de territoires à explorer.
    L'évocation de ces voyages géographiques (Brésil, Philippines, Chili ...) ou théâtraux sont propices à de très belles envolées et c'est avec plaisir que l'on découvre la plume sensible et poétique de ce grand homme qu'était Bernard Giraudeau.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par facteur84, le 18 juillet 2011

    facteur84
    Cher amour,
    Ces deux mots pourrais commencer une déclaration, une chanson, une ode, une lettre de rupture. Mais « Cher amour » est autre chose qu'un simple livre. C'est un hommage vibrant et brillant à la vie, au voyage, à l'aventure, à l'amour d'une seule femme.
    C'est une ode à une femme (peut-être pas si) imaginaire que l'auteur à aimé convoité, fantasmé lors de ces moments de solitude, de bonheur, de fugacité, toujours présent dans sa tête et dans son cœur quoi qu'il arrive.
    Bernard Giraudeau nous emporte dès le début dans sa façon d'écrire et sa façon de voir les choses et le monde qui l'entoure. On découvre d'autres facettes de l'homme public, sa vision des choses, sa positivité et à la fois son réalisme dans les situations. Les quelques mots du début nous séduisent déjà pour les grands voyages qui nous attendent, avec lui, entrecoupé de sa vie de comédien. Bernard Giraudeau était un bourlingueur, un voyageur impulsif qui ne pouvait rester en place bien longtemps en France, ayant pour principal objectif de travail que de financer ses voyages au bout du monde.
    L'auteur nous fait découvrir le vrai visages des pays qu'il visite. de l'oubli et de l'enfer vert de la forêt amazonienne, au surpeuplement et l'activité incessante des villes asiatiques. Il est un inconditionnel de la caméra. Car comme il dit il ne sait pas décrire les visages des gens, alors il les filment. Partout où il passe il est le témoin et on prend part avec lui, de la réalité des gens hors des sentiers touristiques, de la misère sociale, psychologique et économique de certains peuples. Partout où il passe, il nous rapporte des récits de l'histoire : du colonialisme en Indochine et de la guerre avec le Général Leclerc, en passant par les légendes Incas au Pérou et à la conquête de l'or en Amazonie, en passant par les sublimes couleurs nacré et infernale de Djibouti. Partout il raconte les récits de personnes réelles singulières et exceptionnelles comme la Princesse Plaisir, les femmes de navigateurs aventuriers s'installant dans la nouvelle Amérique du sud, l'exil de Rimbaud en Afrique de l'est.
    Ce roman a été pour moi une mine de découverte historique et géographique et sociale sur le monde ; Une délectation des mots, que l'auteur manipule avec aisance et envie ; Une admiration pour l'homme qu'à été Mr Giraudeau, et que l'on découvre vraiment au fil des pages hormis le personnages public déjà bien sympathique. Bref un homme qui a aimé la vie et les femmes jusqu'au bout de son existence qui s'est arrêtée trop brutalement.


    Lien : http://templedulivre.centerblog.net/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 janvier 2012

    carre
    Un livre qui forcément nous touche quand on sait que " Cher amour " constitue le dernier livre du regretté Bernard Giraudeau. de magnifiques lettres adressées à la femme aimée, idéalisée, fantasmée. Sur ces voyages à travers le monde entier ou encore sur les plateaux de cinéma ou les scènes de théatre, mais aussi sur ce foutu crabe qui le dévore inexorablement, tout n'est que délicatesse, tendresse, justesse, une écriture formidablement poétique (ou rêve et réalité s'entrecroisent), l'homme aimait profondément la vie, il l'a croqué à pleines dents, rêvant sans cesse de partir pour mieux revenir. Ce livre montre aussi un homme apaisé, serein quoi qu'il arrive. La somme d'une vie. Giraudeau était un grand acteur, il était aussi un grand écrivain.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par valeriane, le 14 octobre 2010

    valeriane
    "Cher amour" est la correspondante anonyme et imaginaire à qui Bernard Giraudeau raconte ses longs périples entre l'Amérique Latine et l'Asie, en passant par la planche de Paris.
    Des voyages vécus "à la rude" (on n'est pas dans un all-in!), des contrées traversées qu'il décrit à Madame T., et qu'il agrémente de pans historiques lié à des autochtones, hommes et femmes, au destin un peu particulier.
    Ce carnet de voyage est écrit d'une manière "poétique". A travers des envolées littéraires, Bernard Giraudeau nous donne à voir les tableaux de ses différents périples. On regarde à travers ses yeux, on voit ce qu'il voit. On découvre à travers ses lettres des contrées lointaines, des paysages et des histoires. Par contre, je pense que je suis restée à quai. le style d'écriture est agréable à lire, mais il m'est arrivé de décrocher et de me perdre dans les mots, le regard dans le flou. Je n'ai pas accroché au voyage et le livre m'est un peu tombé des mains avant la fin.
    J'avais envie de découvrir le Bernard Giraudeau-écrivain. le fait que le bouquin était un carnet de correspondances m'avait bien tenté. Malheureusement, la sauce n'a pas pris avec moi.
    Je vais le faire tourner vers ma maman qui avait entendu parlé du livre et que voulait le lire... j'espère qu'elle sera plus entrainée dans le récit que moi!

    Quoi qu'il en soit, je remercie BOB et les éditions Points qui m'ont permis de découvrir le livre par un partenariat.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (19)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par facteur84, le 16 juin 2011

    Le mot femme, ici, n'as plus de sens. femme sacrée que j'aime, femme unqiue, femme de nos fantasmes, de nos souffrances, femme de notre enfance, de nos lâchetés, femmes peintes, sculptées des million de fois, femmes de nos jours et de nos nuits, femmes esclaves, entravées, meurtries. On achète la beauté, la possession, le jouir. Tout est jouir au masculin, brutalité et mépris. Je vous rends hommage à vous les femes des ruelles sombres de Calama, de la calle Gijon à Santiago, femmes vendue dès l'enfance, femme des abattoirs et des trottoirs de Mogador, d'Iquitos, et des barges de Hong-Kong, vous les femmes bikinis en bleu phosphorescent des bordels d'Angeles, femmes, femmes, femmes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par facteur84, le 09 juin 2011

    Je dépose, comme il a été demandé, du tabac et de la poudre pour l'unique fusil du chef. Tous les cadeaux faits aux Indiens sont empoisonnés. Ils vivaient nus, la pluie glissait sur la peau, mais un jour ils ont vu des blancs avec tee-shirt et ils ont accepté de faire une photo, un troc en somme. La saison des pluies est venue, mouillant les tee-shirts que l'ombre de la selva (jungle) avait du mal à sécher et ce furent les premiers rhumes; premières bronchites, premières tuberculoses.

    Le Dieu des chrétiens s'en est mêlé et les prêtres sont venus convertir. Ils ont voulu sauver, soigner les maladies qu'ils apportaient, sans savoir, irrespectueux de l'harmonie des Indiens, de leurs traditions, de leurs connaissances en médecine. Contre les insectes, ils se peignaient le corps avec des onguents répulsifs. Les plantes ont un pouvoir qu'ils connaissent et ceux qui dénigrent aujourd'hui l'ayahuasca, la chacruna ou la peyolt utilisés par les shamans ne savent rien.

    Il y a peu une équipe de recherche plus hardie a voulu en savoir plus sur la pharmacopée amazonienne. Ils ont demandé aux shamans comment ils pouvaient reconnaître la bonne plante sans l'expérimenter sur les hommes et faire quelques dégâts. Les shamans ont répondu : on n'as pas besoin de tuer des animaux ou des gens pour savoir si une herbe ou une racine est efficace. Alors comment faite vous ? Nous nous asseyons devant la plante choisie, en silence, le temps nécessaire, et elle nous parle. Les chercheurs sont repartis marris.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mandarine43, le 27 juillet 2011

    Je suis en arrêt de jeu, sur le dos, paupières closes. Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées, sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de ce voyageur infatigable qui a fini par s'arrêter dans votre jardin. Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début.
    Ces lettres qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mou­vements géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi, plus désespéré. Voyager, dit-on, on n'en revient jamais.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par facteur84, le 16 juin 2011

    Restez un peu avec moi. C'est inconfortable, j'en suis conscient, mais nous n'allons pas dormir, n'est ce pas ? Je ne sais rien de votre peau, de votre odeur. Laissez-moi vous explorer, vous effeuiller jusqu'à l'insupportable, jusqu'à ne plus accepter d'être des mots écrits sur des coins de nappes en papier, des pensées notées sur un carnet. Vous méritez mieux que cela. Vous êtes une étoile lointaine, pas trop j'espère et je ne suis qu'un amant de papier. Ne me brûlez pas... Je m'endors doucement comme un goujat, une faiblesse, pardonnez-moi !
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Nadael, le 16 août 2010

    C'est fou le hasard! C'est un drôle de phénomène, comme une présence qui vous trompe, vous ment, si vous n'êtes pas vigilant, s'il arrive comme ça sans crier gare, par hasard. Il vous fait croire qu'il est là, impromptu. Foutaise, il ne voyage pas par hasard, il sait. Ca l'amuse d'arriver à l'improviste et de laisser l'ignorant ignorer qui il est. Le hasard, c'est seulement son costume de théâtre, un déguisement. Il est bon acteur, il joue avec les crédules. Souvent il se lasse, perd patience et se transforme en destin, en fatalité, en coïncidence, en "c'est comme ça". Parfois il disparaît et revient en "pas de chance". Pour d'autres, ceux qui auront reconnu l'usurpateur, il n'est plus un hasard, alors, démasqué, il aura des égards, il se fera rare mais précis. Puis le regard et la conscience s'aiguisent et le hasard se déshabille.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Cher amour par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (95)

> voir plus

Quiz