Le titre de ce petit roman de
Erik Orsenna est trompeur
Il n'y est pas question de Charles Quint. Et guère de chanson.
Dans ce récit qui ne se cache pas d'être autobiographique,
Orsenna, comme d'habitude, se donne le bonne rôle derrière une feinte modestie.
Il y est d'abord question de deux frères. le cadet est l'homme d'un unique amour ; l'aîné, l'homme de toutes les femmes. Bien sûr,
Erik Orsenna est l'aîné. Bien sûr, aucune femme ne lui résiste. Bien sûr il fait mine de prétendre que son frère et son amour unique lui sont supérieurs.
Puis, bizarrement, à mi-parcours, le livre bifurque. le frère aîné tombe fou amoureux. Son amour solaire meurt d'un cancer.
Le livre devient son mémorial.
La vie continue.
Orsenna avoue sans fard que, grâce à l'amitié de ses proches, il a retrouvé femme. Mais le souvenir de la défunte reste toujours vivace.