ISBN : 2234061407
Éditeur : Stock (2008)


Note moyenne : 3.09/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
On connaissait l'académicien, ardent défenseur de la langue française. on le savait infatigable voyageur, capable de partir en voilier jusqu'en Antarctique ou d'expliquer la mondialisation à travers l'histoire.
Avec la CHANSON DE CHARLES QUINT, on découvre l'hom... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 02 décembre 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    La chanson de Charles Quint n'est pas vraiment un roman. Ce sont les pensées d'un homme qui vient de perdre sa femme, son « soleil ». L'histoire commence avec la relation qu'il entretient avec son frère cadet. Son petit frère est considéré comme le frère à « l'amour unique », il a rencontré sa femme, l'unique femme de sa vie et l'a épousé. Tandis que le narrateur est plutôt le frère à « l'amour morcelé » jusqu'à ce qu'il rencontre son « soleil ».
    Malheureusement, cette femme meurt et le narrateur ne s'en rend pas vraiment compte, ou seulement par moments. Il sait qu'elle n'est plus là, du moins physiquement et pourtant il va tenter de la retrouver. A travers les pays, à travers les religions. Il cherchera par tous les moyens à se rapprocher d'elle, à la retrouver.
    Ce n'est absolument pas un livre triste, car lui-même avoue être heureux de la chercher. Cependant, c'est un livre auquel je n'ai pas pu m'attacher. C'est touchant, agréable mais un peu abstrait à mon goût. Cela ressemble à un journal intime, aux pensées d'un homme, à ses réflexions que l'on peut ne pas toujours comprendre.
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    • Livres 5.00/5
    Par lilicrapota, le 29 juillet 2009

    lilicrapota
    un de mes auteurs préférés... ce livre est une pure merveille bien que beaucoup plus intime, il ne déroge pas aux multiples analyses de la langue française (ici, il est question du futur antérieur!!!) et ce style qui par bien des moments est criant d'Ajar me parle, me chante même!!!!
    Pourrait-on cependant m'expliquer pourquoi il y a un paragraphe entier que j'ai déjà lu quelque part????
    c'est une double histoire : celle de l'amour délicat entre deux frères, celle de l'amour d'un homme (l'auteur) pour sa femme, avec qui il n'aura partagé que 4 années (cancer?). C'est aussi l'histoire de son deuil, de sa renaissance. C'est une écriture un peu exhorciste, mais qui prend le lecteur à parti au lieu de l'en éloigner. très beau!
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    • Livres 2.00/5
    Par ygounin, le 28 septembre 2011

    ygounin
    Le titre de ce petit roman de Erik Orsenna est trompeur
    Il n'y est pas question de Charles Quint. Et guère de chanson.
    Dans ce récit qui ne se cache pas d'être autobiographique, Orsenna, comme d'habitude, se donne le bonne rôle derrière une feinte modestie.
    Il y est d'abord question de deux frères. le cadet est l'homme d'un unique amour ; l'aîné, l'homme de toutes les femmes. Bien sûr, Erik Orsenna est l'aîné. Bien sûr, aucune femme ne lui résiste. Bien sûr il fait mine de prétendre que son frère et son amour unique lui sont supérieurs.
    Puis, bizarrement, à mi-parcours, le livre bifurque. le frère aîné tombe fou amoureux. Son amour solaire meurt d'un cancer.
    Le livre devient son mémorial.
    La vie continue. Orsenna avoue sans fard que, grâce à l'amitié de ses proches, il a retrouvé femme. Mais le souvenir de la défunte reste toujours vivace.
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    • Livres 1.00/5
    Par migo, le 19 mai 2008

    migo
    Je m'attendais à autre chose. Rien à dire sur l'écriture : c'est du classique. Pas de grandes découvertes de style.
    Quant à la trame de ce roman: Il y en a plusieurs et je n'ai pas compris ce qui importait le plus à l'auteur. Est-ce le sentiment de fraternité indéfectible qui unit le personnage principal à son frère, le frère à "l'amour unique" alors que lui ne réussit pas à s'attacher. Néanmoins, lui aussi découvre le Grand amour et le perd à la suite d'une sale maladie. La poursuite de cet amour passe par des recherches sur l'au delà. Pas très convaincant. Même un peu ennuyeux.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 26 novembre 2010

    yv1
    C'est un roman mélancolique, mais gai, racontant le passé mais se prolongeant dans le futur, expliquant même la notion de futur antérieur.
    Je trouve qu'avec sa manière d'aborder la mort, l'absence, de front certes, mais encore une fois tout en pudeur, en retenue, Erik Orsenna réussit à faire passer énormément de sentiments, de beauté. Il parvient à émouvoir le lecteur sans jamais tomber dans un pathos facile et de mauvais aloi, contrairement à d'autres qui s'essayent à écrire autour de la mort mais n'ont réussi qu'à m'ennuyer (cf. E. Carrère, D'autres vies que la mienne).
    Voilà pour moi un livre extrêmement tendre, émouvant, mélancolique, mais toujours gai et positif, écrit par un raconteur d'histoires hors pair.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-32924787.html
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Citations et extraits

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  • Par cbougeau, le 26 novembre 2008

    « Comment vous expliquer d'un mot, vous qui ne l'avez pas connue ? Comment la saluer au plus juste maintenant qu'elle n'est plus ? Quel portrait d'elle puis-je toujours garder sur moi, que personne ne me vole, et pas même la vie qui passe ? »
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 02 décembre 2010

    Le whisky est le breuvage offert par Dieu aux humains de race masculine pour les aider à entrer dans la nuit.
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  • Par line70, le 25 mars 2011

    Il y a des êtres d'imparfait, les plus mous dans le goût de vivre: la nostalgie n'est pas bonne pour l'appétit.
    Il y a des êtres du passé simple: ils rompent, à tout bout de champ, on ne sait pas pour qui ni pour quoi, peut être pour le seul plaisir d'entendre le couteau trancher.
    Il y a des êtres capables de présent: ce sont les plus faciles à vivre puisqu'ils sont dans leur vie. Ils ont cette politesse qu'on pourrait croire banale et naturelle, alors que c'est une rareté : la politesse d'être là. Là quand ils vous parlent, là quand ils goûtent un plat, là quand ils se mettent en colère, là, et pas ailleurs, quand ils vous font l'amour.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 02 décembre 2010

    Quelqu'un qui rencontre un soleil n'a nul besoin que quelqu'un d'autre, fût-il un savant de l'âme, lui confirme la nature de soleil de ce soleil.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 02 décembre 2010

    Un soleil à éclipses : alors, il fallait le prendre dans ses bras pour qu'il accepte de se rallumer.
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La Parole des auteurs - Sur la route du papier d'Erik Orsenna .
Après son Voyage aux pays du coton, paru en 2006, puis L?avenir sur l?eau, en 2008, Erik Orsenna, de l?Académie Française, nous présente son tour du monde Sur la route du papier publié aux éditions Stock en février 2012. « Un jour, je me suis dit que je ne l?avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c?est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n?avais que trop tardé. L?heure était venue de lui rendre hommage. D?autant qu?on le disait fragile et menacé. Alors j?ai pris la route. Sa route. de la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l?Inde, le Japon, l?Indonésie, l'Ouzbékistan, le Brésil, l?Italie, le Portugal et bien sûr la France, j?ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes. Saviez-vous que le chiffre d'affaires planétaire du papier l'emporte sur celui de l'aéronautique ? Comme je me préparais au départ, une petite voix m'avait soufflé : "Deux mille ans que la planète et le papier cohabitent. Plus tu en sauras sur lui, mieux tu apprendras sur elle". La petite voix n'avait pas tort. » Erik Orsenna Vous avez aimé l'auteur ou l'interview, n'hésitez pas à partager vos réactions avec les autres internautes. Donnez-nous vos impressions dans la rubrique réagissez à l'actualité.








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