> Odile Demange (Traducteur)

ISBN : 2266148710
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 278 notes) Ajouter à mes livres
Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone, " quinze ans, trois mois et deux jours ", décide de mener l'enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativit... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 15 janvier 2009

    Woland
    the curious incident of the dog in the night-time
    Traduction : Odile Demange.
    Ce livre est un premier roman qui, à l'époque de sa sortie, a rencontré un succès largement mérité. Non que ce soit un "grand" livre mais l'idée de base est originale et on voit bien que l'auteur s'est très sérieusement documenté sur la question des troubles comportementaux, qu'il s'agisse de troubles autistiques ou pas.
    Le jeune héros de cette histoire, Christopher, ne sera pas sans évoquer à certains le personnage (magistralement) campé par Dustin Hoffman dans "Rain Man." Même impossibilité de le toucher, même intérêt pour la déduction logique et les classements, même rejet de certains assortiments de couleurs ou de sons et, surtout, mêmes capacités mathématiques.
    Car Christopher, parfaitement incapable de comprendre des expressions comme "bête comme ses pieds" ou "il fait un temps de chien", vous en remontrerait question maths et calculs en tous genres. Son ambition est d'ailleurs de passer cette année-là son A-Level dans cette matière. Il deviendrait ainsi le premier enfant différent de son institution à le passer. Il sait d'ailleurs qu'il aura une mention "Très bien." Non par fatuité mais tout simplement parce que, d'un point de vue logique, tous les atouts sont avec lui.
    Mais avant d'en arriver à cette apothéose, Mark devra parcourir un chemin bien périlleux. Il lui faudra d'abord résoudre le mystère qui plane sur la mort de Wellington, le chien de sa voisine. Puis, quand il l'aura résolu - de façon bien involontaire - il se retrouvera confronté à une situation qui, pour lui, sera assez difficile à maîtriser.
    Ce qu'il y a d'émouvant et d'authentique dans ce livre, c'est que, justement, en dépit de son handicap - Christopher n'est jamais allé tout seul plus loin que le bout de sa rue - l'adolescent parviendra à se rendre à Londres pour y chercher la seule personne capable de résoudre son dilemme : sa mère.
    Depuis que la chape de lieux communs et d'inexactitudes foncières que faisait peser sur l'autisme et ses dérivés la psychiatrie officielle - surtout dans notre pays, d'ailleurs - a été levée, tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, l'autisme et les troubles du comportement qui les caractérisent savent bien que la réussite de Christopher n'a rien d'un rêve irréalisable. Mais quel trésor de patience, digne de tous les joyaux de Golconde, ne doit-on pas payer pour que les autistes puissent accéder à un mode de vie correct qui leur donne confiance en eux-mêmes ! Combien de moments de découragement traversés par ceux qui s'occupent d'eux et qui, parfois, croient les voir régresser ou stagner alors que, en vérité, ils se préparent tout simplement à passer à un niveau supérieur ! ...
    Le roman de Mark Haddon est un livre à lire parce que on seulement il nous permet de voir une situation "normale" à travers les yeux et la sensibilité d'un autiste mais parce que, surtout, il nous fait peu à peu comprendre que la froideur apparente de l'autiste - il ne supporte pas qu'on le touche ou qu'on le serre trop, il ramène souvent le monde à sa seule personne, il ne comprend pas qu'on puisse dire certaines choses uniquement par politesse, etc ...* - n'est qu'une forme différente de sensibilité.
    Christopher, par exemple, semblait privilégier ses rapports avec son père. Jusqu'au jour où, en raison de certaines révélations qu'il accepte (courageusement) de regarder en face, il admet lui-même qu'il aime sa mère et que celle-ci lui est tout aussi précieuse que son père. Certes, il ne le dit pas avec les mots que je mets ici, il le dit de façon plus raide et il reste toujours une foule de choses qu'il ne dit pas (mais que le lecteur "entend") tout simplement parce qu'il lui est impossible de les dire. Les dire reviendrait pour lui à succomber à ses émotions, donc à perdre son contrôle et certainement à régresser, peut-être définitivement.
    Mais ce n'est pas parce qu'on est incapable de dire ce que l'on ressent qu'on ne ressent rien. Ce livre sans prétention, écrit dans un langage simple, nous le rappelle et nous laisse aussi l'espoir que, peut-être, un jour, nous saurons comment détruire ce blocage (en activant une zone du cerveau, par exemple) tout en préservant la sensibilité de ceux qui en souffrent.
    * : ces caractéristiques changent et certaines même n'apparaissent pas selon le degré d'autisme. Dans son livre, Mark Haddon fait dresser à son héros une liste des principaux troubles dont il souffre ou a souffert et qui regroupe une bonne part des symptômes de la maladie, parmi lesquels les troubles nutritionnels, le refus de se laisser toucher et, bien entendu, les cris et gémissements devant une situation qui n'est pas familière.
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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Dernier livre de février 2006.Une nuit, Christopher Boone découvre le chien de la voisine, Wellington, assassiné, enfourché dans le jardin. Jeune ado de 15 ans, Christopher est féru de math et de Sherlock Holmes. Ado particulier, il est autiste, mais doté d'une intelligence exceptionnelle. Il décide d'écrire un livre pour découvrir la vérité sur ce meurtre. Cette enquête va le mener plus loin que ce qu'il pouvait imaginer. Il va découvrir la vérité sur sa propre histoire.Il vit seul avec son père, depuis le décès de sa mère. Sa motivation : passer l'épreuve des A-levels de math, et entrer à l'université.A travers ces lignes, nous entrons dans la vie très "intime" d'un enfant à part, qui déteste les contacts humains et dont la vie est rythmée par des rituels et des habitudes. Une histoire profonde et pleine d'émotions. Un roman sans artifices et vrai (Christopher dit toujours la vérité, même si parfois il ment par omission, mais ce n'est pas tout à fait mentir...)Un livre qui nous fait entrer dans un monde psychologique différent. Une histoire qui nous fait partager les sentiments d'un enfant qui vit "autrement". La simplicité des choses peut-être une joie comme une souffrance.A travers la différence, un dénominateur commun : les hauts et les bas de la vie, ses vérités et ses mensonges. Ce qui change : la manière de l'appréhender.Edité dans les collections adulte et jeunesse, ce roman s'adresse à toute personne désireuse de faire un beau voyage.Un grand 4 étoiles pour ce roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 18 août 2011

    LiliGalipette
    Wellington, le grand caniche de Mme Shears, est retrouvé mort. Pour Christopher Boone, quinze ans, surdoué et autiste, il s'agit d'un meurtre. Décidé à l'élucider, il entreprend une enquête contre l'avis de son père qui n'apprécie pas de le voir mettre son nez dans les affaires des autres. Mais Christopher est têtu et il commence à écrire un texte aux allures de roman policier. « Ce ne sera pas un livre drôle. » (p. 22) Christopher promet de ne dire que la vérité, lui qui hait le mensonge et tolère à peine les approximations. « C'est pour ça que tout ce que j'ai écrit est vrai. » (p. 42) À mesure que son enquête progresse, Christopher découvre un autre mystère qui explique un peu la triste fin de Wellington. Et il embarque seul pour une découverte du monde, ce dernier étant l'espace au-delà du bout de la rue et de l'école.
    Mark Haddon propose un roman touchant sur l'autisme et la différence en général. Christopher s'adresse au lecteur, en toute innocence et franchise, et il ne cache rien de ses peurs et de ses paniques. « Il faut que je ferme les yeux, que je mette les mains sur mes oreilles et que je grogne, et c'est comme si j'appuyais sur les touches CTRL + ALT + SUPPR, que je fermais les logiciels, que j'éteignais l'ordinateur et que je le réinitialisais, et après je peux me rappeler ce que je fais et où je dois aller. » (p. 231) Quand le cerveau du jeune garçon s'emballe, c'est toute une machine qui s'affole et l'apaisement ne vient que grâce au refuge qu'offrent les mathématiques.
    Le roman s'agrémente de dessins techniques, de croquis scientifiques, de formules et de problèmes mathématiques. Les chapitres sont numérotés exclusivement avec des nombres premiers. Christopher mène des raisonnements clairs et décrit tout en mots. Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit est un roman très ludique et c'est un plaisir de s'essayer aux exercices mathématiques que le héros résout si facilement, tel un Sherlock Holmes moderne. Christophe décortique à merveille le chien des Baskerville, que je n'ai donc plus besoin de lire !
    Le roman de Mark Haddon est-il un roman policier ? Oui mais pas seulement. C'est également une douloureuse fable familiale et un conte initiatique. le héros, face au bouleversement de repères déjà fragiles, trouve en lui des ressources inconnues et se reconstruit un univers moins enchanté.
    J'ai dévoré ce texte et je le recommande à tous type de lecteur. Touchant et drôle, ce roman a tout du divertissement grand public, mais il est fin et avisé. Ne vous laissez pas tromper par le titre et la couverture, ce n'est pas qu'un roman pour la jeunesse. J'aurais pu déflorer le sujet principal, mais je refuse de gâcher le plaisir de la découverte. Mark Haddon ne déroule pas une écriture magistrale, ni ne propose une plume extraordinaire, mais il présente avec simplicité et tendresse un sujet difficile.
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  • Par lulli, le 09 juillet 2009

    lulli
    Mark Haddon

    Ce petit livre de l'édition POCKET jeunesse m'a était offert pour Noël.
    Un résumé fort bref de l'histoire avant tout :
    Christopher à 15 ans et trouve le chien de sa voisine assasiner (une fourche planter dans le ventre), évidement il ne peu que mener lui même l'enquête et ceux malgrès l'interdiction paternel. Jusque là, rien de bien jubilatoire je vous l'acorde.
    Toutefois... Notre héro du jour n'est pas tout à fait un jeune de 15 ans comme on l'imagine puisqu'il est autiste (1). Il a peur de l'inconus et supporte mal (voir pas du tout) le contact physique avec autruis... Pour faire son enquête il va devoir faire appelle à plusieurs choses : son courage (pour allez demander des information à ces voisins qu'il connait de très loin), sa détermination (pour pavenir à braver les interdit qui chez lui on une importance démesurer, c'est un cadre qu'on ne doit pas franchir...) et aussi - oui, oui j'y arrive - les mathématique !
    En fait, ce livre est construit sur des résonnements mathématiques et c'est cela qui en fait toute sa richesse ! le christopheur n'est rassurer que par ce qu'il peu apréhender mathématiquement (une seule choses n'est pas rationel mais je ne dirai pas quoi, il le dit fort bien tout seul).
    Tout d'abors, ce livre est un "journal de bord", le "journal de bord d'une enquête policiére", jour après jour, évènements après évènement... De découverte en découverte...
    La numérotation des chapitre ce fait par les nombres premiers... on arrive donc à 233 chapitres (ça fait classe surtout en un volume si petit ma fois) !
    Mise à part cela, je citerai un ou deux autres exemples de l'utilisation de mathématique...
    Comment trouver la gare qu'on nous indique au loin quand on est incapable de ce repèré sans plan et qu'on ne sais pas y allez à l'intuition ? Ici c'est de la géométrie et des probabilité qui sont mise en oeuvre en "tournant autour de l'objet" on s'en rapproche... pour finir par "tomber deçut". Oui, c'est un art du détour.
    Il par le de biologie avec l'avaluation de population... de grenouille si j'ai bonne mémoire !
    L'ensemble du livre est imager... on ne vois jamais le personnage puisque c'est lui même qui dessine ce dont il à besoin pour retomber sur ces pattes et ne plus avoir peur... Ainsi on a des schéma de ville, des bout de graphique, des "émoticone" (cet autiste est incapable de comprendre une expression complexe, mais on tente de le lui expliciter malgrès tout)...

    C'est un petit livre qui m'a beaucoup étoner, très documenter autant sur l'autisme que les maths ou encore que le genre "policier". L'écriture est belle et fluide, le partie prix nous tiens en halène... On a envie de savoir deux choses : qui à tuer ce chien et comment C. va parvenir à le savoir voir à la prouver !
    Que les literraire ne se méprennent pas ! ce sont les maths comme vous ne les auraient jamais en cours ! outre la simpliciter des démonstration et des objet étudié, on à de superbe anexe plus poussé pour ceux qui veulent les vraie théorèmes et la belle théorie !
    C'est un réél plaisir, un vrai étonnement, oui, je vous le conseilel fortement ! On y trouve de tout, et surtout beaucoup de théme important (confiance, déception et même le rôle de la police ! si, si !)

    Je vous met le tout début, l'incipit, juste pour que vous vous rendiez-compte du style de départ :

    " 2.
    Il était 0h7. le chien était allongé dans l'herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu'il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu'il poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une foruche planté dans le ventre."


    -----
    (1) Bon j'ai parler d'autisme, il faut noté que ce therme n'apparait jamais dans le livre, on se doute que c'est cel (d'autre que l'écrivain notament dans la préface le nome ainsi)
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    • Livres 4.00/5
    Par maltese, le 24 août 2011

    maltese
    Voilà un livre estampillé "jeunesse" mais qui dépasse ce genre de critère.
    Sur les conseils de l'une de ses éducatrices, Christopher Boone va écrire une partie de son histoire en débutant ce récit à la manière d'un roman policier, avec Sherlock Holmes pour modèle, suite à la découverte, lors d'une de ses escapades nocturnes, de Wellington, le chien de sa voisine, transpercé par une fourche.
    Ce qui n'est pas dit mais ce devine rapidement, c'est que Christopher est autiste. Il vit ainsi dans son propre univers, en grande partie fermé aux sentiments, un monde à part que l'auteur nous permet de cerner (comme l'explique par ailleurs la psychanalyste Sophie de Mijolla-Mellor dans sa préface).
    Petit-à-petit le lecteur découvre et apprend à connaître le "mode de fonctionnement" de Christopher, féru de mathématiques et qui fait en sorte que sa vie soit la plus ordonnée possible, ce qui n'est pas évident lorsque vos parents se livrent bataille suite à leur séparation.
    Il est curieux de remarquer que les manies de Christopher sont pour certaines celles de chacun, rejoignant parfois la pensée magique comme lorsqu'il attache de l'importance aux couleurs et notamment aux autos rouges ou jaunes pour déterminer si sa journée sera bonne ou non.
    Et finalement, on se dit que Christopher tente de vivre sa vie à sa manière, comme il la préfère, ainsi que chacun d'entre nous.
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 04 septembre 2010

    Je pense que les gens croient au paradis parce qu’ils n’ont pas envie de mourir, parce qu’ils veulent continuer à, vivre et qu’ils n’ont pas envie que d’autres gens s’installent dans leur maison et jettent leurs affaires à la poubelle. (…) Ce qui se passe en vrai quand on meurt, c’est que le cerveau arrête de fonctionner et que le corps pourrit, comme s’est arrivé à Lapin quand il est mort et que nous l’avons enterré au fond du jardin. Toutes ses molécules se sont décomposées en d’autres molécules et elles se sont mélangées à la terre, elles ont été mangées par des vers et assimilées par des plantes, et si, dans dix ans, nous allons creuser au même endroit, il ne restera que son squelette. Et dans mille ans, son squelette lui-même aura disparu. Mais ça ne fait rien, parce que maintenant, il fait partie des fleurs, et du pommier, et du buisson d’aubépine. Quand les gens meurent, des fois on les met dans des cercueils, ce qui veut dire qu’ils ne se mélangent pas à la terre pendant très longtemps, jusqu’à ce que le bois pourrisse.
    "Mais Mère a été incinérée. Ça veut dire qu’on l’a mise dans un cercueil et qu’on l’a brûlée, pulvérisée et transformée en cendre et en fumée. Je ne sais pas ce qu’on fait de la cendre et je n’ai pas pu demander aux gens du crématorium, parce que j’ai pas assisté à la cérémonie. Mais la fumée sort par la cheminée et elle se mélange à l’air et des fois, je lève les yeux vers le ciel et je pense qu’il y a des molécules de Mère là-haut, ou dans les nuages au-dessus de l’Afrique ou de l’Antarctique ou qu’elles retombent sous forme de pluie dans les forêts pluviales du Brésil ou en neige, ailleurs."
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  • Par iarsenea, le 23 novembre 2009

    Mentir, c'est dire que quelque chose s'est passé alors que ça ne s'est pas passé. En fait, il ne s'est passé qu'une chose à un moment donné et en un lieu donné. Et il y a un nombre infini de choses qui ne se sont pas passées à ce moment-là et à cet endroit-là. Si je pense à quelque chose qui ne s'est pas passé, je me mets à penser à toutes les autres choses qui ne se sont pas passées.
    Par exemple, ce matin, au petit-déjeuner, j'ai pris du Ready Brek et un milk-shake chaud à la framboise. Mais si je dis qu'en réalité j'ai pris des Shreddies et une tasse de thé (En fait, il n'y a aucune chance pour que je prenne des Shreddies et du thé, parce qu'ils sont bruns tous les deux), je me mets à penser à des Coco-Pops, à de la limonade, à du porridge et à du Pepsi, et je pense que je n'ai pas pris mon petit déjeuner en Égypte, qu'il n'y avait pas de rhinocéros dans la pièce, que Père ne portait pas de scaphandre, et ainsi de suite. Rien que d'écrire ça, j'ai la tête qui tourne et j'ai peur [...].
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  • Par iarsenea, le 23 novembre 2009

    Siobhan dit que quand on ferme la bouche et qu'on expire bruyamment par le nez, ça peut signifier qu'on est détendu, ou qu'on s'ennuie, ou qu'on est fâché. Tout dépend de la quantité d'air qui sort de votre nez et de la rapidité avec laquelle il sort, de la forme qu'a votre bouche à ce moment-là, de la manière dont on est assis et de ce qu'on a dit juste avant et de centaines d'autres choses qui sont bien trop compliquées pour qu'on puisse les déchiffrer en quelques secondes.
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  • Par clarinette, le 08 septembre 2011

    Je ne mens pas. Mère disait que c'est parce que je suis quelqu'un de bien. Mais ce n'est pas pour ça. C'est parce que je ne sais pas mentir.

    Mère était quelqu'un de petit. Elle sentait bon. Des fois, elle portait un gilet de laine avec une fermeture Eclair devant. Il était rose et, sur le sein droit, il y avait une toute petit étiquette qui disait Berghaus.

    Mentir, c'est dire que quelque chose s'est passé alors que ça ne s'est pas passé. En fait, il ne s'est passé qu'une chose à un moment donné et en un lieu donné. Et il y a un nombre infini de choses qui ne se sont pas passées à ce moment-là et à cet endroit-là. Si je pense à quelque chose qui ne s'est pas passé, je me mets à penser à routes les autres choses qui ne se sont pas passées.

    Par exemple ce matin, au petit déjeuner, j'ai pris du Ready Brek et un milk-shake chaud à la framboise. Mais si je dis qu'en réalité j'ai pris des Shreddies et une tasse de thé, je me mets à penser à des Coco-Pops, à de la limonade, à du porridge et à du Pepsi, et je pense que je n'ai pas pris mon petit déjeuner en Egypte, qu'il n'y avait pas de rhinocéros dans la pièce, que Père ne portait pas de scaphandre, et ainsi de suite. Rien que d'écrire ça, j'ai la tête qui tourne et j'ai peur, comme quand je me trouve au sommet d'un très grand immeuble et qu'il y des millers de maisons, de voitures et de gens au-dessous de moi et qu'ils se bousculent tellement dans ma tête que j'ai peur d'oublier de me tenir bien droit et de m'accrocher à la rambarde, et alors je me dis que je vais tomber et me tuer.

    C'est aussi une des raisons pour lesquelles je n'aime pas les vrais romans : ils racontent des mensonges sur des choses qui ne se sont pas passées alors ça me fait tourner la tête et ça me fait peur.

    C'est pour ça que tout ce j'ai écrit ici est vrai.
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  • Par mandarine43, le 30 juillet 2011

    Siobhan dit que les gens vont en vacances pour voir des choses nouvelles et se détendre. Moi, ça ne me détendrait pas du tout. En plus, on peut voir des choses nouvelles en regardant un peu de terre au microscope ou en dessinant la forme du solide constitué par 3 tiges circulaires d'égale épaisseur qui se coupent à angles droits.
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Video de Mark Haddon

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Vidéo de Mark Haddon

Interview dans l’émission The Book Show sur la chaîne Sky Arts (en anglais)








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