Un voyage en voiture qu'on ne peut poursuivre, un personnage qui devient le narrateur et qui dévoile peu à peu tout ce qu'il sait sur une famille, une maison qui sort du commun par son architecture, une "matriarche" obligée de vendre un à un ses objets de valeur, une fidèle servante appelée Madeleine, qui poursuit son travail même quand on ne peut plus lui payer ses gages et qui devient peu à peu l'égale de sa patronne, ... au plus j'avançais dans l'histoire, au plus j'avais l'impression que
Jacqueline Harpman se répétait d'un livre à l'autre. Et je ne peux supposer que ce ne soit pas sciemment.
J'avais à peine commencé la lecture du Bonheur dans le crime que j'étais déjà frappée par une foule de similitudes avec celui que je venais de terminer (voir au J du mois dernier,
En toute impunité). A commencer par des détails, comme ce secrétaire de Serrurier-Bovy qu'on va vendre très cher et en dernier lieu, la présence d'un araucaria dans le jardin ou le fait qu'une dame "récupère" son nom de famille en épousant un homme qui porte le même.
Oui, cela m'a gênée.
Surtout que le titre et le texte en exergue réfèrent à
Barbey d'Aurevilly et que j'aurais préféré que l'auteur s'en tienne à ce parallélisme-là. Car il est bien présent, celui-là aussi. Cependant je ne vous en ferai pas le détail, il y a peut-être des gens qui veulent le découvrir eux-mêmes à la lecture :-)