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Alain Gnaedig (Traducteur)
ISBN : 2070131394
Éditeur : Gallimard (2011)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Le 7 décembre 1939, lorsque les troupes finlandaises incendient la ville de Suomussalmi, afin qu'elle ne tombe pas entre les mains de l'Armée rouge, Timmo Vatanen refuse l'évacuation. Lui, le bûcheron considéré par presque tous comme l'idiot du village, va raconter l'histoire de sa survie, avec d'autres laissés-pour-compte finlandais et russes, des "hommes qui ne valent rien".
Les bûcherons est une histoire de liberté, de responsabilité morale face à un choix... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
joedi
27 mars 2013
  • 4/ 5
7 décembre 1939, la ville de Suomussalmi, en Finlande, a été incendiée après que les quatre mille habitants ont été évacués sauf Timmo qui a refusé de partir.
Après le départ des habitants ce sont les soldats finlandais qui ont bouté le feu afin que l'armée russe qui progresse ne découvre que des ruines.
A l'arrivée des soldats, Timmo se déclare l'idiot du village et curieusement, il va survivre à cette guerre. L'histoire du bûcheron Timmo, contée par Roy Jacobsen, révèle les sentiments beaux et forts d'un homme simple pour qui Finlandais ou Russes sont avant tout des êtres humains.
A lire !
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ivredelivres
11 avril 2011
  • 3/ 5
Une aventure au creux de l'hiver qui va rassembler des hommes de plusieurs pays, avec chacun un passé particulier, en pleine guerre entre la Finlande et l'URSS, des hommes que rien ne rapproche sauf l'envie de vivre, de survivre serait plus juste.
Lorsque en décembre 1939 l'URSS fait main basse sur la Finlande profitant du Pacte Germano-Soviétique, les finlandais décide d'appliquer la politique de la terre brûlée et incendie la ville avant de battre en retraite.
Suomussalmi doit être évacué, mais un irréductible refuse de quitter la ville, Timmo bûcheron de son état et considéré comme simplet, comme l'idiot.
Timmo organise sa résistance, il rassemble ce qu'il peut de vivres "un pot de saindoux, un seau de lait gelé et un sac de gros sel" . Il calfeutre portes et fenêtres, nettoie la maison où il a décidé de vivre, de fonds en combles et croyez moi Timmo quand il se met à nettoyer il ne fait pas semblant. Tout rutile.
Et puis bien sûr l'hiver redoutable en Finlande, est déjà là, donc Timmo va s'assurer une provision de bois, mais quand on est bûcheron c'est facile.
La ville tombe aux mains de l'Armée Rouge et voilà Timmo embrigadé à son corps défendant par l'ennemi, dans un bataillon d'étrangers prisonniers, de déserteurs, de juifs : bref aux yeux des Russes la lie de la terre. Une équipe de bûcherons bons à tout faire, mal nourris, frappés, menacés, affamés.
Travailler ça il sait faire Timmo mais le danger guette, vous pouvez en quelques minutes être devant un peloton d'exécution.
Alors lui, le simplet, l'idiot, va suivre une stratégie simple : si j'aide et fais un peu confiance à mon prochain peut-être qu' un jour à son tour il m'aidera.
Lorsque l'armée les abandonne il leur faut survivre " Quand les bûcherons se sont réveillés, je leur ai donné la nourriture disponible, de la bouillie de gruau, de la confiture, du lard, un peu de pain."
Une survie basée sur le travail, la ruse, le risque, le don gratuit, et par-dessus tout sur un amour fou de la liberté et de la confiance que l'on met dans l'autre " Plus tard on m'a également surnommé l'Espoir ou le Dernier Espoir, voire le Courage ou la Liberté : c'étaient les premiers mots de russe que la guerre m'a appris."
Rien de moralisant dans ce roman, tous les bons sentiments sont couverts par la neige, toutes les émotions enfouies dans le brouillard, les gestes se perdent parfois dans la boue qui colle aux chaussures.
Koutouzov avait fait le coup de l'hiver aux armées napoléoniennes, l'Armée Russe pourtant aguerrie va connnaître l'enfer blanc de Finlande.
Une belle histoire faite de laissés pour compte, d' un ramassis d'hommes violents, meurtris, qui vont petit à petit tisser une toile faite d'entre-aide et parfois même d'abnégation.
j'ai lu avec plaisir ce récit qui se lit bien au chaud sous la couette.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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marcossor
11 mars 2014
  • 5/ 5
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Les critiques presse (1)
LaLibreBelgique14 juin 2011
Un roman qui convainc par la force, le dépouillement et la poésie d’une écriture qui laisse "entendre le gel dans la forêt et les nuages dans le ciel".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi27 mars 2013
... dans une ville incendiée, il y a de la suie, il y a de la suie partout, sur les vêtements et sur les visages, sur le sol, dans les rues, sur les chars et les tentes, sur les chats - et elle ne s'en va jamais, elle se mêle à la neige poudreuse et s'y incruste, elle tourbillonne, elle fond et gèle à nouveau, elle s'infiltre dans les yeux et dans la gorge, dans le nez et dans les poumons, il n'y a rien de plus sale qu'une ville incendiée, elle n'est plus que cela, de la saleté, de la merde.
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joedijoedi27 mars 2013
Comme le disait mon père, quand ça ne sert à rien, autant faire comme si cela n'était pas arrivé.
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joedijoedi27 mars 2013
... nous n'étions qu'à la mi-décembre, mais j'avais désormais une réponse à la question que, une semaine plus tôt, je n'aurais même pas osé poser : j'allais m'en sortir. Tant que le fait de mourir ou de rester en vie ne me devenait pas complètement indifférent, je ne distinguais plus l'un de l'autre, et tant que je parvenais à survivre à ces premiers jours de labeur sans sommeil, je m'en sortais, et cela m'a donné une forme nouvelle de sérénité.
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joedijoedi27 mars 2013
... les obus "ennemis" se rapprochaient comme les piqûres d'une gigantesque machine à coudre, avec des cris de douleur, des ordres hurlés, des infirmiers qui galopaient - la machine s'était emballée, un tapis de fumée brun et ondoyant s'était déposé sur la ville, tellement dense et sans fin qu'il embrassait aussi le ciel, et nous nous trouvions juste au milieu de tout cela, comme des vers dans une pomme pourrie.
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joedijoedi27 mars 2013
Tout ressemble à quelque chose, mais l'on n'arrive à cette conclusion que si l'on a trouvé une solution à ce qui se révèle être la répétition d'une chose à laquelle on a déjà pensé.
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