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ISBN : 2253171069
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Ce sont tous des adolescents, d'origine mexicaine.
Sans doute clandestins, puisqu'aucune famille n'a signalé leur disparition. Et sans visage, puisqu'on les retrouve carbonisés. Comment découvrir l'auteur ou les auteurs de ces barbares sacrifices humains ? Même si cette femme glaciale, qui vit solitaire avec sa nièce handicapée mentale ne leur rappelle pas que de bons souvenirs, James Cagney et son assistant Jude Morris se résolvent, une fois encore, à faire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Woland
Woland06 juin 2016
  • Livres 1.00/5
Le Sacrifice du Papillon
Bon, alors comment m'y prendre sans me faire écharper ou menacer par quelque maison d'édition - sait-on jamais ?
Si je dis simplement que je n'ai pas aimé, cela fera certainement un peu court et puis les gens penseront que je suis malade. Mettons donc les points sur les "i" et soyons clairs.
Le thème est intéressant puisque l'intrigue se centre sur de jeunes Latinos dont on retrouve les cadavres calcinés - ils étaient morts avant de passer au bûcher - dans deux grosses villes américaines. Bien sûr, on se dit dès le début qu'il y a quelque chose de sexuel là-dessous mais enfin, dans ce genre de romans, il n'y a pas trente-six possibilités et on ne va pas faire le dégoûté. L'ennuyeux, c'est que, au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on commence à bâiller et qu'une torpeur envahissante s'abat sur vous ... En plein roman policier et même thriller, ça la fout plutôt mal, vous en conviendrez.
C'est un peu comme si l'auteur avait tenté - et réussi d'ailleurs - de restituer la rectitude de ces rues de banlieues américaines où s'ébattent en principe les rejetons de la classe moyenne. Tracés au cordeau, nous avons la maison, le jardin derrière, la petite barrière blanche, le garage pour deux voitures et des personnages si lisses qu'on ne parvient absolument pas à s'attacher à eux. Utiliserait-on des chaînes pour ce faire, qu'on serait encore loin du compte, c'est tout dire !
Les deux héros mâles sont deux types du FBI, James Cagney (si ! mais il a un deuxième prénom, seulement, je ne l'ai pas retenu) et Jude Morris. Pour les aider à résoudre cette affaire de cadavres qui n'arrêtent pas de fleurir dans les bennes à ordures ou sur les coins de trottoirs perdus, à Chicago et à Boston, ils décident de faire appel à Mrs Gloria Parker-Simmons en qualité de consultante. La dame, froide et spécialisée es-mathématiques plus qu'approfondies, leur a déjà fourni ses services - au tarif supérieur - et ils savent qu'ils valent le prix réclamé. Ils savent aussi que Mrs Parker-Simmons n'est pas vraiment du genre chaleureux mais cela n'empêche ni l'un ni l'autre d'être tombé amoureux d'elle . Mais, pour Mrs Parker-Simmons, un seul amour, sa nièce, Clare, une jeune fille de dix-huit ans environ mais d'un âge mental équivalent à peu près à quatre-cinq ans, à qui elle se consacre pratiquement corps et âme.
Après avoir obtenu que Mrs Parker-Simmons - c'est à peine si j'ose l'appeler Gloria, voyez - étudie leur dossier, les deux hommes démarrent vraiment leur enquête. Commencent alors à alterner des chapitres qui ont le mérite de la brièveté ... mais aussi de la platitude. Tout est tracé au cordeau, je vous dis, à vous en donner le vertige . On en est quasi hypnotisé, au point que je me suis demandée ce que venaient faire là quelques allusions au film "Le Silence des Agneaux" et les photos des fameux papillons qui se sacrifient. Pourquoi se sacrifient-ils, d'ailleurs ? Je ne sais pas si j'ai bien compris et le pire, c'est que j'ai déjà oublié leurs raisons.
En résumé, il y a les Bons (d'une froideur tout à fait remarquable ) et les Mauvais (qui sont tout aussi froids mais enfin, le monde dans lequel semble évoluer Mrs Parker-Simmons m'a tout l'air d'une banquise : ceci explique peut-être cela ). Surtout, surtout : ne pas montrer ses émotions. Sauf son agressivité naturelle, éventuellement. Et encore, ne prend-on pas là un bien grand risque ? Donc, Bons et Méchants se mélangent un peu, certains tuent, d'autres poursuivent les tueurs, il y a aussi un inspecteur de police égorgé et qui était, lui aussi, d'origine latino-américaine, la peur épouvantable que les Méchants ne s'en prennent à Clare et puis, au final, l'élucidation de l'énigme avec en prime Mrs Parker-Simmons qui s'arrange pour quitter la ville et mettre sa nièce à l'abri tout en nettoyant pour la énième fois son dossier personnel.
Toujours optimiste par nature, j'ai lu jusqu'au bout. J'attendais, j'attendais ... J'attends encore. Au moins une petite étincelle pour un livre qui évoque tant de jeunes corps calcinés.
Mais rien, rien de rien. A mes yeux, aucun personnage n'est sorti du lot, ne s'est fait remarquer, n'a cherché à m'accrocher. Probable qu'ils avaient reçu des ordres dans le style : "Et surtout, n'allez pas compromettre Mrs Parker-Simmons avec les lecteurs !"
Tant pis , ma foi. Mais j'avoue que Andrea H. Japp sera l'un des rares auteurs à qui - peut-être à tort, me ferez-vous remarquer - je ne donnerai pas de seconde chance. Tout ce froid polaire, ces phrases plates sagement alignées, cette absence de fantaisie, cette rigueur absolue et puis, disons-le, ces "conventions" pour marquer le caractère des personnages ...
C'est trop bien rangé pour moi, tout ça, trop impeccable et sans le moindre grain d'imagination. Désolée mais ... hum ... ça réveille mes plus mauvais instincts.
Mais que cela ne vous empêche pas de tenter votre chance. Tous les goûts ne sont-ils pas dans la nature ? ... ;o)
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smart69430
smart6943019 septembre 2014
  • Livres 2.00/5
Ma période "polar" et mon vif intérêt pour Andréa H. JAPP découverte à travers les quatre romans Les Mystères de Druon de Brévaux m'ont dirigée vers la lecture de cette édition intégrale : le cycle des Gloria.
Ainsi, La Parabole du tueur, le Sacrifice du papillon, Dans l'oeil de l'ange et La raison des femmes voient une équipe du FBI à la tête de laquelle James CAGNEY, profileur, tente bien que mal d'élucider des crimes odieux, atroces.
Les enquêtes semblent si complexes qu"il s'adjoint les services d'une astucieuse et géniale mathématicienne en la personne de Gloria PARKER-SIMMONS.
Les relations professionnelles entre les deux personnages et les liens inextricables qui vont se nouer entre eux vont apparaître très difficultueux, voire conflictuels. Ils apparaissent ainsi peu convaincants, enchevêtrés dans des personnalités instables, déséquilibrés, fragiles.
Aussi, quel avis donner sur ces romans policiers si ce n'est de constater que je n'ai malheureusement pas adhéré entièrement â ces histoires. Pourtant, les meurtres odieux sont là, les assassins (tueur en série, homme, femme) sont abjects, les crimes atroces, les enquêtes traditionnelles avec interrogatoires, rapport de police scientifique, épluchages d'archives etc... Mais force est de constater que la sauce ne prend pas. Je suis restée dans chacune des enquêtes à côté de celles-ci sans jamais réussir à me sentir captiver, convaincre par celles-ci.
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Pris
Pris03 août 2014
  • Livres 4.00/5
Encore un bon policier d'Andrea H. Japp!
La mathématicienne Gloria Parker-Simmons est de retour, de même que l'agent Cagney pour une histoire très sombre de meurtres d'adolescents.
Les relations entre les personnages évoluent de manières très diverses et la perception que l'on a de chacun d'eux aussi.
Une chose me chiffonne, et si des lecteurs pouvaient me donner leur impression j'apprécierais: en quoi une démonstration mathématique était-elle indispensable pour relier la mort de l'inspecteur Valdez aux meurtres? Cela m'a semblé évident dès que les agents s'y sont intéressés; la contribution de Mme Parker-Simmons m'a paru artificielle. Cela dit, le Sacrifice du papillon reste un bon roman policier.
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DidierLarepe
DidierLarepe10 juillet 2016
  • Livres 3.00/5
Des jeunes garçons carbonisés, un flic égorgé, un traffic de clandestins, un couple improbable, tout un monde abject qui se fait de l'argent sur des combats ulitmes de jeunes garçons.
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Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui15 août 2015
Nous sommes Américains, et de bons Américains. On n’oublie pas qu’on s’en est sortis grâce à ce pays. Mais mes parents sont nés au Mexique, d’accord. On ne crache pas dans la soupe, même lorsqu’elle n’était pas bonne. Mes parents et moi avons trouvé qu’il poussait l’intégration un peu loin. C’était comme s’il avait honte de ses origines, de nous en quelque sorte. Un peu comme un renard qui chasse avec les chiens. Le renard ne devrait jamais oublier qu’un jour ou l’autre les chiens se retourneront contre lui.
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rkhettaouirkhettaoui15 août 2015
L’anthropomorphisme restrictif est une caractéristique de notre espèce. Nous aimons que toute la création nous ressemble, nous faisons parler Bugs Bunny, mettons un soutien-gorge à Minnie Mouse et Roger Rabbit est amoureux fou d’une pin-up humaine siliconée. Nous jugeons, jaugeons, évaluons en fonction de notre propre grille. Et jusque-là qui sont les auteurs des grilles ? Les hommes. L’embryon humain, quel que soit son sexe génétique, commence par être anatomiquement femelle.
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rkhettaouirkhettaoui15 août 2015
C’est étrange comme on pense toujours que c’est la femme qui est stérile dans un couple, n’est-ce pas ? Vous savez, pour nous, c’est fondamental les enfants. C’est la continuation. Ce n’est pas normal de ne pas en avoir. C’est presque une punition de Dieu. Surtout quand c’est l’homme qui est stérile. Ça finit par se confondre avec de l’impuissance, bref un sous-homme. Je sais que cela paraît presque préhistorique ici, mais chez nous c’est comme cela.
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rkhettaouirkhettaoui15 août 2015
L’ordre c’est une peur, peur de se perdre, de s’y perdre, de n’être pas à la hauteur. Peur de se dévoiler aussi, rien n’est plus personnel donc révélateur que le désordre. L’ordre est souvent soumis à la logique donc relativement impersonnel. En bref, et au risque d’être désagréable, je me demande si le désordre n’est pas le produit d’une structure intellectuelle forte.
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rkhettaouirkhettaoui15 août 2015
Mais sa vraie découverte, c’était qu’à 56 ans, il venait de tomber amoureux, ou plus exactement, il venait d’admettre qu’il était amoureux. L’incongruité de cette sensation le désarmait. Il aimait Gloria avec une passion adolescente qui l’aurait presque fait rire s’il n’avait pas été si choqué, et une envie folle de quotidien. Il pensait avoir été dégoûté à jamais de ces menues habitudes de vie parce qu’il les avait subies des années durant avec son ex-femme. Pourtant, il se découvrait l’envie de manger avec Gloria, faire la cuisine pour Gloria, rire avec elle, faire l’amour avec elle, dormir avec elle, amuser Clare avec elle comme si cette paternité tardive et par procuration était un lien indissoluble.
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