> Sophie Aslanides (Traducteur)

ISBN : 2351780256
Éditeur : Gallmeister (2009)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 59 notes) Ajouter à mes livres
Craig Johnson a exercé des métiers aussi divers qu'officier de police, professeur d'Université, cow-boy, charpentier et pêcheur professionnel. Il est également l'auteur de la série Walt Longmire, qui compte cinq titres à ce jour, et possède un ranch sur les contreforts ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 21 janvier 2011

    caro64
    Cody Pritchard est retrouvé mort en pleine nature, près de la réserve cheyenne. Nombreuses sont les personnes à détester le jeune homme après qu'il a abusé de Melissa Little Bird. Surtout depuis qu'un jury composé de blancs lui a permis de retrouver sa liberté malgré le viol de la jeune indienne. Un accident de chasse ? Une vengeance ? C'est ce que l'enquête devra révéler. Celle-ci est conduite par celui qui représente la loi sur le comté d'Absaroka : l'atypique shérif Walt Longmire, qui n'attendait plus que la retraite après un quart de siècle de bons et loyaux services.
    L'intrigue est assez classique mais captivante, Craig Johnson distillant indices contradictoires et rebondissements de manière à ne pas laisser d'autre choix au lecteur que de poursuivre jusqu'à un dénouement émouvant et inattendu.
    La réussite de ce polar vient surtout du réel talent d'écriture de l'auteur. Les personnages – qu'ils aient d'ailleurs un rôle important ou non – sont exceptionnels. En tête de ce casting figurent Walt Longmire, un shérif de 118 kg se laissant aller depuis la mort de sa femme ; Henry Standing Bear, son ami indien gérant de bar ; Vic, sa collègue au caractère bien trempé, et tous les autres… L'humour est également très présent, particulièrement dans des dialogues parfois à mourir de rire.
    Enfin, Craig Johnson n'a pas son pareil pour nous faire aimer sa région, le Wyoming. Les Big Horn Mountains, la réserve indienne, jusqu'aux méditations de Walt devant le vol des oies sauvages : les descriptions de la nature sont sublimes et teintées de poésie.
    Little Bird est une véritable réussite qui ne donne qu'une seule envie : retrouver rapidement Walt, Henry, Vic et les autres pour de nouvelles aventures dans les grands espaces du Wyoming.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mutinelle, le 28 avril 2011

    mutinelle
    'ai obtenu ce livre dans le cadre d'un partenariat avec le forum Accro et Mordus de lecture et la maison d'édition Gallmeister. Lorsque j'ai vu que des livres incluant des « amérindiens » étaient proposés, j'ai sauté sur l'occasion, j'adore tout ce qui touche aux civilisations de ce « nouveau » continent, que ce soit celles d'Amérique du Nord ou d'Amérique du Sud (Cf mon avis sur Llorona on the Rock).
    Ce livre fait parti de la nouvelle collection de cette maison d'édition, la collection Totem qui a pour but de présenter des ouvrages de littérature américaine proposés dans les autres collections (Nature Writing, Noire et Americana) mais dans un format semi-poche plus abordable pour certains. Vous trouverez toutes les infos sur leur site.
    J'ai attendu ce livre avec impatience et je n'ai pas été déçue quand je l'ai reçu ! La couverture est sobre, noire mate ornée juste de plumes grises et rouges, douce au touché. Bref, très agréable ! Premier contact plus qu'encourageant ! Une fois ouvert, on tourne des pages de bonnes qualités à la couleur légèrement beige et à la police gris foncé qui facilite grandement la lecture.
    Mais venons-en au plus important : l'histoire en elle même. Nous sommes là plongé dans une intrigue policière. le corps d'un jeune homme impliqué dans une affaire de viol sur une jeune indienne mentalement retardée, est retrouvé refroidi (et c'est peu de le dire dans cet état du Wyoming où l'hiver s'installe doucement). le shérif du comté d'Absaroka, Walt Longmire (qui est aussi notre personnage principal), est alors chargé de l'enquête. Pas très loin de la retraite, notre shérif est pourtant loin du personnage bourru campé dans ces cas là. Il a beaucoup d'humour et est plein de délicatesse (ce qui n'était pas gagné pour un homme de sa corpulence). L'enquête de Walt le conduit vers la réserve à laquelle appartient la jeune fille violée, pensant logiquement à une vengeance de sa communauté. Pris entre ses soupçons vers ces indiens qu'il apprécie et certaines incohérences qui apparaissent lors de ses investigations, Walt fait preuve de beaucoup d'humanité.
    J'ai beaucoup aimé le suivre dans ces recherches, sur le meurtre, sur lui même, sur ces amis et sur les différents personnages de ce livre. Il a un humour que j'adore et une façon d'être qui me ressemble, il est logique mais aussi conscient de ses faiblesses et de ses liens avec les personnes qu'ils soupçonne.
    Ce livre est une galerie de portraits tous plus vrais que nature. Aucun n'est édulcoré et tous transpirent l'odeur des montagnes de là-bas : la rudesse et la pureté. Il est difficile de vous les énoncer tous, mais Craig Johnson est très doué pour ce qui est de décrire ses personnages qui sont tous très bien pensés et travaillés.
    Quant à l'intrigue elle-même elle est rondement menée ! L'auteur nous balade d'un suspect à l'autre tout en réussissant à nous faire douter de tout et de tous. de la même manière que Walt, contraint de soupçonner son meilleur ami. Jusqu'à la découverte du meurtrier...
    La force de ce roman, c'est l'écriture fluide de l'auteur, l'amour qu'il a pour ses personnages, l'humanité de ces derniers (j'avais l'impression, à la fermeture du livre, que les personnages allaient en sortir pour boire un verre avec moi tant ils me paraissaient réels, j'ai vraiment eu du mal à les quitter), sa façon de décrire ces paysages qui dégagent tant de force !
    Pour terminer vous aurez compris que ce livre est un vrai coup de cœur et que je pense suivre sérieusement les autres écrits de cette auteur, surtout que Walt revient régulièrement.
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    • Livres 5.00/5
    Par sassenach, le 09 décembre 2010

    sassenach
    Dans le comté d'Absaroka, dans le Wyoming, le shérif Walt Longmire fait régner l'ordre depuis une vingtaine d'années. En général, tout se passe bien et les relations entre les différentes communautés sont tranquilles mais deux ans auparavant, une jeune Indienne, Melissa Little Bird, avait été violée par quatre jeunes adolescents blancs. le procès avait été décevant car les accusés n'avaient écopé que de petites peines avec sursis et les tensions en avaient découlé. Alors, quand le corps de Cody Pritchard, un des jeunes coupables, est retrouvé près de la réserve cheyenne, Walt a peur de se retrouver face à une vengeance …
    Me revoilà avec un roman policier car je suis dans l'humeur d'en lire en ce moment ! Cette fois-ci encore, ce fut une bonne pioche car j'ai trouvé ce roman, premier d'une série avec le shérif Walt Longmire, passionnant. Tout d'abord, c'est exceptionnel mais je n'ai pas trouvé rapidement le coupable et ça, ça a le mérite d'être souligné ! le mélange de deux communautés est assez intéressant, même si on survole assez la partie indienne, et cela donne une autre dimension au roman, qui aurait pu être relativement banal autrement. Les grands espaces du Wyoming tiennent aussi une grande place dans le livre, surtout la météo qui va se "mettre en travers" de l'enquête si je peux dire ainsi car un blizzard va sévir. Mais ce qui m'a complètement charmée, ce sont les personnages et particulièrement celui de Walt, très bourru mais très attachant et avec un humour que j'adore. Son ami Henry Standing Bear n'est pas mal non plus et le reste est à l'avenant. Par contre, je conseille aux lecteurs intéressés de ne pas trop mettre de temps lors de cette lecture pour ne pas risquer d'oublier les noms des personnages car ils sont assez nombreux. De toute façon, vu l'histoire, moi, j'ai eu du mal à poser ce livre en fin de journée alors je ne pense pas qu'on puisse mettre longtemps pour le lire ! mdr ! Maintenant, comme beaucoup de blogueurs et de blogueuses, j'attends avec impatience la sortie du prochain volume avec Walt Longmire !
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    • Livres 3.00/5
    Par ivredelivres, le 28 février 2010

    ivredelivres
    Les polars des éditions Gallmeister nous font parcourir les grandes étendues américaines et après le Montana, le Maine, nous voilà aujourd'hui dans les espaces sans fin du Wyoming.
    Faisons connaissance avec le héros : Walt Longmire shérif de son état, plus tout jeune, un rien déprimé par la mort de sa femme 4 ans auparavant et par sa fille, jeune avocate qui lui bat froid.
    Sa déprime ne l'empêche pas de jouir de la nature, par contre ne comptez pas sur lui question tâches ménagères, sa maison est quasiment au stade des fondations et même son ami de toujours, Henry Standing Bear, a du mal à le faire sortir de sa léthargie.
    Réveil un peu brutal le jour où le corps de Cody Pritchard est découvert, accident de chasse ou meurtre ?
    Voilà de quoi réveiller notre héros qui penche pour le meurtre et la vengeance, la victime ayant participé à un viol collectif sur Little Bird une jeune fille handicapée mentale quelques années auparavant. Malgré les efforts de Walt Longmire les protagonistes n'avaient été condammés qu'à une peine honteusement minime.
    Il a peu de monde pour mener l'enquête mais son adjointe, brillante jeune femme égarée dans le Wyoming, a tôt fait de montrer que seul un fusil de longue portée a pu être utilisé et de faire la liste des personnes susceptibles de s'en servir efficacement.
    Tout désigne la communauté amérindienne, et son ami Henry en tout premier lieu oncle de la jeune Melissa, l'amitié lui dit que ce ne peut être lui, mais les preuves s'accumulent.
    Craig Johnson a jeté ses filets dès les premières pages et vous êtres pris dans les mailles, impossible de s'échapper, et puis de toutes façons vous n'avez qu'une envie c'est de vous laissez faire ...
    C'est ficelé à la manière américaine, solide, efficace. La tête vous tourne dans ces grands espaces, les tempêtes de neige vous gèlent les mains, vous vous levez à l'aube, vous ingurgitez bière et café à profusion.
    Préparez vous à parcourir les plaines du Wyoming où paissent encore les bisons et où l'on peut croiser les fantômes de la nation Cheyenne à Little Big Horn.
    On devrait retrouver le shérif Longmire dans d'autres aventures à paraître.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2009/08/17/little-bi..
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Drôle d'oiseau que ce Little Bird.
    Bien sûr, c'est un polar. Oui… mais non. Enfin, si. Mais pas que.
    A tel point que je me serais presque désintéressé de l'enquête, pourtant rudement bien menée, Craig Johnson multipliant fausses pistes et rebondissements pour déboucher sur un finale des plus crédibles. le tout emporté par des dialogues impeccables, teintés d'une pointe d'humour qui, comme les personnages, sonnent justes.
    Car une des forces de Little Bird, c'est que les personnages sont bougrement bien campés et terriblement attachants.
    Walt Longmire, shérif bourru mais bienveillant, géant un peu gauche (presque deux mètres pour presque 120 kg !), un peu dépressif depuis la mort de sa femme, amateur des plaisirs simples (une bonne bière bien fraîche, un bon café bien chaud), calé dans son fauteuil devant l'écran de sa télévision où la seule image qu'on puisse distinguer est la neige créée par les parasites.
    Au bureau, il peut compter sur son adjointe, Vic, jeune fille brillante arrivée dans ce coin perdu par hasard, et sur Ruby, son assistante qui n'hésite pas à le remettre à sa place si besoin.
    Il y a aussi Henry, son ami Cheyenne pince-sans-rire, comme lui ancien marine vétéran du Vietnam. Et puis il y a tous les autres, tout aussi pittoresques : Loonie Little Bird, le père de Melissa ; Lucian, l'ancien shérif unijambiste ; Turk….

    Autre personnage capital du roman, Natural Writing oblige : les Big Horn Mountains, décor naturel somptueux (qui m'a rappelé les paysages photographiés par Bruce Weber). Omniprésente dans le roman mais pas écrasante, la nature fait partie intégrante de la vie des protagonistes et influe sur leur mode de vie.
    C'est dans cet environnement rude qu'est implantée la réserve Cheyenne. Les Cheyennes ne sont pas là comme simple « caution » naturaliste au roman. Craig Johnson connaît bien la culture et le mysticisme amérindiens qu'il distille tout au long du récit, et plus particulièrement à l'occasion d'un épisode mémorable où Longmire se trouve au cœur du blizzard.
    Il en profite pour aborder (je n'ai pas osé dire dénoncer, qui serait sans doute trop fort) leurs conditions de vie, faite de misère et d'alcoolisme. Il montre aussi comment Blancs et Indiens, qui vivent côte à côte, s'ignorent mais que, dans le même temps, il en faudrait peu pour que les tensions sous-jacentes entre les deux communautés s'embrasent.

    Inutile de préciser je pense que j'ai adoré ce Little Bird. Comme tous ceux qui sont tombés sous le charme de l'univers de Craig Johnson, j'attends avec impatience la parution en français des quatre autres tomes de la série.
    Enfin, je ne peux pas terminer sans souligner la qualité du livre lui-même qui ajoute au plaisir de la lecture : sobriété de la couverture, rappel du visuel en 2e et 3e de couverture, typographie agréable et papier de bonne tenue (labellisé FSC, c'est-à-dire issu de forêts durablement gérées). Un sans faute.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Little%20bird
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 21 janvier 2011

    Je regardai les traînées de nuages reflétées par la lune. Il avait l’air de faire froid dans la montagne. Nous étions dans la cinquième année d’un cycle de sécheresse et les ranchers se réjouiraient de voir l’humidité s’accumuler là-haut. Au printemps, l’eau porteuse de vie descendrait le long des précipices, faisant pousser l’herbe, nourrissant les vaches, pour qu’on ait des hamburgers et que le shérif soit payé. C’était dans l’ordre naturel des choses, ou du moins, c’était ce que les ranchers me disaient et me répétaient.
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  • Par wictoria, le 07 juin 2010

    Je descendis la vitre au maximum, c'est à dire à peu près à mi-chemin, et respirai. Dans un contraste frappant, l'air frais du canyon se mêla à l'odeur tiède de moisi qui régnait dans le camion. C'était quelque chose que j'aimais dans le camion de Henry, même si je ne lui avais jamais dit : son odeur chaleureuse de vieux métal, de terre et de cuir. J'avais grandi dans des pick-up comme celui-ci, et j'y trouvais une forme de sécurité, un souvenir sensoriel qui transcendait les marques et les écussons. Je regardais alentour les vestiges de tous ces rêves nomades et pensai à la mobilité de la nostalgie dans l'Ouest. Aucune des roues autour de moi ne retrouverait probablement jamais la route mais restait-il, hébergées dans les intérieurs brûlés par le soleil et dans les carrosseries rouillant lentement, des passions profondément enracinées ? Rien n'était moins sûr, mais l'espoir a souvent un relent d'éternité.
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  • Par caro64, le 21 janvier 2011

    Les moutons s’en étaient donné à cœur joie. La veste orange était déchirée à l’endroit où ils avaient essayé de la bouffer, les manches de sa chemise de flanelle étaient en loques, et même ses bottes donnaient l’impression d’avoir été grignotées. Ils avaient dormis couchés sur lui, récupérant les dernières parcelles d’énergie de feu Cody Pritchard à mesure que son corps refroidissait. Enfin, au grand dam des types du labo, ils avaient chié sur le cadavre.
    Je tendis le bras vers les moutons au pied de la colline.
    - J’imagine que tu va vouloir interroger les témoins.
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  • Par caro64, le 21 janvier 2011

    Je regardai les traînées de nuages reflétées par la lune. Il avait l’air de faire froid dans la montagne. Nous étions dans la cinquième année d’un cycle de sécheresse et les ranchers se réjouiraient de voir l’humidité s’accumuler là-haut. Au printemps, l’eau porteuse de vie descendrait le long des précipices, faisant pousser l’herbe, nourrissant les vaches, pour qu’on ait des hamburgers et que le shérif soit payé. C’était dans l’ordre naturel des choses, ou du moins, c’était ce que les ranchers me disaient et me répétaient.
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  • Par caro64, le 21 janvier 2011

    Je repensai à la dernière fois que j’avais vu Cody Pritchard vivant. Il était costaud, bâti comme un quaterback, avec des cheveux blonds bouclés et des yeux bleu clair. Il ressemblait à sa mère, il avait le tempérament de son père et le cerveau de personne. J’avais eu affaire à lui en trois occasions, la dernière étant l’affaire du viol. Cody s’était fait aimé de la communauté indienne locale quand le journal avait cité ses paroles : Ouais, c’est une Peau-Rouge attardée, mais elle l’a bien cherché.
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Vidéo de Craig Johnson


Page 189 - Craig Johnson. Interview.
Rencontre avec Craig Johnson le 24 novembre 2011 dans les bureaux des éditions Gallmeister.








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