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ISBN : 2080684868
Éditeur : Flammarion (2004)


Note moyenne : 2.77/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Se réveiller un matin, descendre dans la rue et réaliser que tout le monde vous reconnaît. C'est l'expérience étrange que vit Georges Frangin. Chômeur docile, inconnu au bataillon, il découvre qu'il est une star, sans raison. Il essaie de comprendre, interroge les passa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par BrooklynNoA, le 18 août 2012

    BrooklynNoA
    Adapté prochainement aussi cinéma par Xavier Giantonni, j'ai découvert « L'idole » de Serge Joncour complètement par hasard. A nouveau le cinéma m'a mené vers un auteur incroyable. Un auteur qui sait en quelques mots nous donner un univers, un sentiment, une ambiance... A coup d'exemples simples, concrets et sincères on est très vite embarqués dans une histoire incroyable...
    Avec une narration à la première personne du singulier, on est immédiatement dans la tête de Georges Frangin (notez le nom pas forcément anodin qui rend familier, comme un bon pote, un mec qu'on a envie d'attraper par l'épaule, de soutenir…), Mr Tout le monde qui découvre un beau jour que les gens qu'il croise lui adressent des sourires, des petits signes. Que l'on veut absolument lui parler, le prendre en photo... Mais lui n'a qu'une question en tête : Pourquoi??? Et du coup nous aussi !
    On imagine très bien et très vite ce que peut ressentir cet homme qui un jour devient connu de tous. Encore plus déroutant lorsque l'on a rien fait pour. Et oui, à priori dans la majorité des cas, on sait pourquoi on est célèbre. Acteur, chanteur, artiste, sportif, politicien ou autres ont tous a priori fait quelque chose pour devenir célèbre. Mais ici Georges ne sait rien, alors il cherche, il réfléchit, fouille dans son passé. Sans vraiment trouver ce qui du jour au lendemain peut justifier cette célébrité incroyable. Heureusement, c'est ici une popularité positive, bienveillante, donc heureuse. Il l'a note, puis la découvre, la vit pleinement pour finalement aussi découvrir l'envers du décor de la popularité ...
    Un livre où tout le long des pages on se pose 1000 questions, où l'on se projette à la place de cet homme, qui plein d'humour et de bons sens, analyse ce qui lui arrive...
    Bien écrit, très fluide et dynamique, on suit l'histoire avec curiosité et un peu d'envie. Serge Joncour écrit si bien, il partage ici de l'intérieur l'expérience vécu par George en mots simples et plaisants. On sympathise immédiatement avec ce personnage « célèbre » complètement perdu, qui prend les choses avec un calme et une philosophie très touchante. Comme lorsqu'il pleut et que l'on a pas de parapluie, nous dit-il. Il observe sa célébrité avec bonhommie. Il a beau réfléchir, il ne voit pas ce qu'il peut avoir dit ou fait. Il se trouve bien trop banal. Et puis comme il le dit, il ne se souvient jamais lui-même des noms des célébrités. Il évoque une Claudia, actrice étrangère, un chanteur nommé Patrick qui racontait que c'était terrible de voir des femmes courir après lui (petite gymnastique délicieuse au fil de la lecture).
    On s'étonne d'ailleurs au début de la lecture, aux deux premiers jours, de son manque d'enquête, comme si il voulait ne pas trop savoir pour ne pas avoir à détromper les gens. Pour profiter encore de la chose. Et puis un soir devant la TV il se voit dedans : "Autant on est habitué à voir à peu près n'importe qui dans sa télévision, autant de s'y découvrir soi, surtout sans y avoir été invité, produit un choc effroyable".
    On suit alors George dans sa quête, mentale de comprendre cette célébrité soudaine. On réfléchit avec lui, lorsqu'il liste tout ce qu'il n'est pas ("je ne chante pas, je ne danse pas, je n'ai pas joué au foot depuis l'école…")... On est en attente tout comme lui, sans comprendre pourquoi il ne pose pas plus de question à son entourage. Peut-être est il un sosie, peut-être a-t'il raté une info au milieu du (trop) grand nombre de média. Je me surprend même à réfléchir avant lui, et si il était amnésique? Et si il rêvait? de page en page on découvre qui il est, son vécu, son pourquoi il est là où il est aujourd'hui. Son côté rêveur et réaliste à la fois, sur ce qu'il est, ces petits rien qui le rendent profondément attachant. On compatie à son déroutement, à sa soudaine célébrité, à ses sourires qu'il attrape, mais on le plaint sincèrement de ce qu'il traverse dans cette solitude désarmante…
    Cela doit être bien déstabilisant d'être une célébrité, d'être reconnu par tous sans même savoir pourquoi. Sans être un artiste ou avoir un don particulier ou fait quoique ce soit. Personnellement cela me rendrait dingue !Mais Georges se laisse ici porter par la célébrité sans chercher à la comprendre, la contredire ou même la maitriser.
    Très frustrant, mais aussi très malin de la part de l'auteur de ne donner que des informations par petits bouts, mais surtout comme George les découvre, les vit, les analyse, et les réfléchit. Très malin et surtout avec beaucoup d'humour. Les situations que traversent Georges sont absolument géniale et vraiment très drôle.
    Sa visite chez le docteur est savoureuse, il cherche de l'aide auprès de la seule personne qui ne veut pas savoir qui il est en dehors de son cabinet. L'échange avec sa banquière qui tire un franc sourire sur les lèvres du lecteur : il est d'un seul coup le client le plus important, on lui passe tout, on lui excuse tout. « de toute façon, mon cher Monsieur Frangin sachez le, il ne faut pas attendre d'avoir de l'argent pour le dépenser. Après tout les banques sont là pour ça. ». Sans oublier l'épisode de ANPE qui est un petit régal.
    Le rapport aux célébrités et à la célébrité est troublant et m'a toujours interpellé. C'est ici extrêmement bien décrit. Extrêmement bien amené. On découvre l'évolution quelle prend, la place quelle peut prendre dans un quotidien et surtout la rapidité à laquelle elle peut arriver... Mais aussi tout le côté complètement absurde que cela peut donner à certaines situations et aux gens que l'on côtoie.
    Comme lors de sa première "rencontre" avec le libraire que lui demande une dédicace en lui demande de signer n'importe quoi, une bafouille sur un dictionnaire des synonymes ou un livre de recette de cuisine... Et je pense à certains artistes que j'ai pu voir signer sur des canettes de soda vides ou un paquet de bonbon (véridique)... On s'attendrit également lorsque déjà dérouté par tout ce qui lui arrive, il se fait sincère et qu'il s'entend dire « Allez, faites pas votre star, sinon je répète à tout le monde que vous êtes un bêcheur, un type pas sympa… ».
    Combien de fois je me suis posée la question de ce qu'ils pouvaient bien ressentir ses artistes que j'ai pu croiser ou je croise parfois... Ici Serge Joncour l'explique en une phrase :
    « Je l'assure rien n'est plus déstabilisant que de voir un inconnu se planter devant vous avec un air d'intelligence : cela suppose que ce gars là en sait déjà long sur vous, alors que vous-même ne savez rien de lui. »

    On découvre lentement que finalement il ne cherche pas du tout à comprendre concrètement d'où vient sa célébrité. Il l'aime, elle le sort de sa solitude… Pour prolonger le plaisir de ce cadeau si soudain, il prend son temps. Entrainé par le monde qui l'entoure et l'opportunisme d'une chaine TV qui va vite. Ce qui prouve aussi tristement sa grande solitude et l'aberration des médias et du public qui adhère a ce qui est dit sans aucune raison ni sens. Et puis sa nouvelle célébrité va même lui donner une assurance qu'il n'a jamais eu, une nouvelle légitimité. Il va même jusqu'à envisager d'être un envoyé de Dieu. Et si comme lui, il était choisi parmi t'en d'autres ?« Je rentrai chez moi en marchant par des zones mal éclairées, seul dans le noir, je me sentais le jouet d'une conspiration transcendantale, un projet ourdi de longue date, un messie mal informé. »
    Un livre passionnant, riche d'anecdotes pleine de sens, riche de sous entendus poussant à la réflexion. Chaque étape de lecture amène un élément de compréhension supplémentaire. Ponctué de moments et souvenirs sympathiques, ils permettent à chaque fois de donner un nouveau sens à l'histoire en cours. Un nouvel angle de perception de ce qu'il peut ressentir... L'évolution de cette expérience nouvelle. Car oui, sa célébrité évolue, de bienfaisante elle devient envahissante, puis destructrice... Terrible de se savoir connu et pas vu... C'est alors être ignoré. Plus facile d'être un anonyme inconnu qu'un connu anonyme.
    C'est là où Serge Joncour fait fort, il arrive par une histoire simple et des anecdotes sympathiques à nous faire réfléchir sur 1000 choses... Sorti en 2004, en pleine génération télé réalité, Serge Joncour met ici en avant le poids et l'impact de la célébrité, la perception que l'on peut en avoir de l'extérieur, mais surtout ici le côté "backstage"... Entre compréhension et compassion, il dresse également un portrait des communicants des plus méprisables.... Journalistes, président de chaine de TV, attachée de presse... qui communiquent à tout prix même avec rien…
    Un livre qui dénonce l'air de rien, les dérives des médias, l'absurdité de l'être humain qui suit les choses juste parce qu'on lui dit de le faire. La complexité de la célébrité et de son rapport aux autres...
    Que feriez vous si d'un coup, tout de vous était mis en avant? que votre vie privée était disséquée et dans les médias? qu'il faille chaque jour à toute heure, sourire à tout le monde et tout le temps?... Compliqué... Un livre passionnant...

    En bref : Un livre rafraichissant, dynamique et plein de sens. On se régale à chaque page. On compatit pour George et ce qu'il traverse. Mais surtout un livre qui dénonce les limites et les failles de la célébrité. L'envers de la médaille.

    Lien : http://noaetsonmonde.blogspot.fr/2012/08/livre-lidole-de-serge-jonco..
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    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 06 décembre 2012

    canel
    --- Abandon ---
    Cet homme est salué dans la rue par des inconnus, ravis de le croiser. Il se fait arrêter pour des autographes, il est illustre, manifestement, mais il en est le premier surpris. le confondrait-on avec un sosie célèbre ? Est-il amnésique ?
    Ses interrogations tournent en rond : 'Mais qui suis-je donc ?', 'Qu'ai-je fait de si extraordinaire pour que l'on m'aborde ?'…
    Des réflexions intéressantes sur la "rançon du succès" : perte de l'anonymat due à la célébrité en général, ou à la gloire éphémère (obtenue via la TV réalité)…
    A part ça, j'ai attendu 80 pages (1/3) que le roman décolle, en vain. Retour à la médiathèque sans insister.
    Je ne connaîtrai pas les réponses. Enfin si, puisqu'il y a des gens sympas sur Babelio qui racontent la fin… :-(
    Amusante la couverture de l'édition brochée : une TV dont l'écran permet (vaguement) de voir son propre reflet, comme dans certains albums pour enfants. Excellente allusion au mirage du "peoplisme" via les médias. --> Demain, c'est peut-être VOUS qui serez "dans le poste", alors souriez, vous êtes filmé !!!
    De cet auteur, j'ai beaucoup aimé 'L'amour sans le faire', 'Combien de fois je t'aime'… et UV, sur lequel les avis sont très partagés.
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 29 juillet 2013

    Seraphita
    « Alors voilà, je m'appelle Frangin, Georges Frangin, pendant des années j'ai cherché du travail à plein temps, sans résultat vraiment, en dépit d'aptitudes considérables, y compris dans des domaines qui ne supposent pas trop d'ambition. » (p. 196) Et pourtant, un beau jour, Georges Frangin va découvrir qu'il est célèbre : où qu'il aille, le regard des quidams se pose sur lui, éperdus d'admiration. Sans qu'il puisse en comprendre le sens, il se découvre idole. On l'invite même à la télévision pour présenter son livre de confessions, même s'il ne l'a jamais écrit. Etre une idole, c'est bien, mais comment faire durer cet état autant salutaire qu'éphémère ? Frangin, chômeur célibataire de 46 ans, va s'efforcer de mettre la question au travail…
    « L'idole » est un roman fascinant qui pose des questions cruciales : le regard de l'autre, la reconnaissance, le showbiz et sa fabrique de stars, à l'infini, la télévision et l'audimat… et en filigrane, le sens de l'existence. C'est un homme, un pâle et insipide Georges Frangin, qui guide le lecteur dans les méandres de ces questions, un homme qui prend la parole en « je » et se livre en témoin d'un événement qui le dépasse sacrément : l'épiphanie d'une idole, lui-même en l'occurrence :
    « La vie est longue, je le sais pour l'avoir compris, en tout cas elle nous laisse largement le temps d'être visité et revisité par ces sommes de questions auxquelles on ne s'était pas répondu auparavant, plus ou moins les mêmes pour chacun, une sorte d'épreuve universelle qui fonde l'homme dans sa vraie constante, celle de n'avoir pas tout compris. » (p. 175.)
    Pour aborder ces questions, le style est des plus simples et des plus drôles, ce qui rend « L'idole » encore plus attachant et percutant.
    « D'entrée elle se présenta comme ma nouvelle attachée de presse, comme s'il y en avait eu une avant. Elle m'appelait au sujet de cette prestigieuse émission dans laquelle je devais passer. En fait elle s'inquiétait de savoir si je m'inquiétais, tout en me précisant qu'il n'y avait pas de quoi, ce qui fatalement m'inquiéta. » (p. 129.)
    Mais sous la dérision, filtre, très vite, une forme de cynisme, car la situation que vit Frangin est résolument kafkaïenne. D'ailleurs, vers la fin, le propos devient plus mélancolique, qu'une retenue de l'écriture et une envolée poétique viennent magnifier.
    « Je suis seul par refus […] refus de se tenir droit dans le grand carambolage des jours […] j'en aurai liquidé des nuits à colmater mes rêves, des matins à miser sur les plis défaits du soir à venir. » (p. 219-220).
    Entre dérision et mélancolie, l'absurdité compose ici une toile de fond, sur le cadre mouvant de l'existence et des questions qu'elle vient poser à tout un chacun.
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    • Livres 4.00/5
    Par kenkuro, le 25 mars 2012

    kenkuro
    C'est une rengaine classique que celle d'expliquer que, finalement, les stars sont malheureuses et que l'anonymat est un bien précieux. Difficile d'y croire cependant et on est tenté de dire que si cette maxime s'applique aux autres, on ne verrait pas d'inconvénient à goûter un peu à la célébrité. Mais voilà, comment parler de ce que nous ne connaissons pas ?
    Expérimentons alors, car lire L'idole, c'est un peu en devenir une, rentrer dans la peau de ce personnage sans grand relief au point que chacun s'y retrouve et devenir nous aussi, et sans raison, des "people".
    Le résultat est surprenant, car au delà des critiques sur la futilité de la reconnaissance d'un individu par les masses, l'immersion est bluffante. L'approche psychologique est particulièrement intéressante et donne le vertige. Elle nous convainc, bien mieux que le bien-penser actuel, qu'effectivement l'homme ordinaire et anonyme est un homme heureux.
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    • Livres 2.00/5
    Par playgirl, le 18 avril 2012

    playgirl
    Le narrateur se réveille un jour et réalise en descendant dans la rue qu'il est reconnu de tous. Il ne sait pas pourquoi, il ne sait pas comment, et cherche à savoir sans vraiment y parvenir. le postulat de départ semble absurde, mais on ne peut s'empêcher rapidement de penser à ces "stars" jetables et interchangeables sorties des émissions de télé-réalité. Pourquoi est-il connu ? Tout simplement parce que quelqu'un, qui ne conduit pas lui-même sa voiture, en a décidé ainsi. A la fin du livre, tout revient dans l'ordre puisqu'on devient connu aussi facilement et rapidement qu'on retourne à l'anonymat. Ce conte moderne explore les sentiments et surtout les faiblesses d'un être lambda confronté du jour au lendemain à la célébrité, et ne manque pas au passage d'égratigner le public, qui généralement pense que l'on doit lui être redevable à l'envi.
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 27 novembre 2012
    A partir d'une situation incongrue, Serge Joncour redessine la ­société, préférant la mélancolie au cynisme, l'humour à l'amertume.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par Seraphita, le 29 juillet 2013

    Je suis seul par refus, refus de tenir une main dans les rues tristes, de tenir le réel pour vrai, de tenir jusqu’à temps que les efforts s’avèrent, refus de se tenir droit dans le grand carambolage des jours, ce sacrifice incessant de tous mes rêves d’enfance, tenir à deux dans le projet de construire, tenir à autre chose qu’aux ivresses faciles et aux dérèglements commodes, des séances d’alcool à vivre le monde en différé, dans le fond je n’aurai jamais su approcher le réel, je n’aurai même pas su pleurer sur un amour en fuite, je n’aurai jamais su trouver les mots ni la femme pour les dire, j’aurai vécu le grand feuilleton des jours comme une histoire sans suite, je me serai perdu dans ce spectacle donné par les autres, au fil des rumeurs, des catastrophes et des flashs d’informations, j’aurai suivi tous les matchs dans la foi d’un enjeu personnel, alors que dans le fond ça ne changeait rien pour moi qu’ils gagnent, ça me donnait quoi qu’ils gagnent, des épiphanies d’un quart d’heure, des fiertés usurpées, qu’on gagne ou pas de toute façon je serais allé me coucher, j’en aurai liquidé des nuits à colmater mes rêves, des matins à miser sur les plis défaits du soir à venir.
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  • Par Sad, le 07 octobre 2013

    puisque c'est comme ça, puisqu'il est admis
    que je suis célèbre, autant se prendre une triple dose de n'importe quoi à la terrasse du Fouquet's par simple effet d'alcoolisation la réalité s'encaissé mieux, on se fait à tout, à la limite, avec trois verres dans
    le nez, on serait prêt à se prendre pour n'importe qui...

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  • Par Madimado, le 17 décembre 2010

    Dès lors que les choses nous concernent très directement, on est toujours les derniers à être au courant. Comme pour l’adultère ou le licenciement, les autres le savent toujours avant. Personnellement, quoi qu’il m’arrive, je suis rarement le premier à le réaliser. Je crois que c’est pour tout le monde pareil.

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  • Par playgirl, le 18 avril 2012

    De jour en jour je m'émerveillais des avantages qu'il y avait à être à ce point célèbre, cela m'ouvrait une préséance, une irradiation qui m'allaient comme un gant, et comblaient prodigieusement ce manque de personnalité qui me lésait depuis toujours. En faisant de moi quelqu'un de célèbre le sort m'attribuait mieux qu'un don, une sorte de réparation, un dédommagement pour toutes ces années passées à n'être que moi. Voilà qui me conférait une vraie valeur, sans que je sache trop laquelle, un peu à la manière de ces tableaux dont on ne saurait dire le prix, mais dont on sent bien qu'on ne pourra jamais se les payer.
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  • Par BrooklynNoA, le 18 août 2012

    Seulement voilà, il est dans la nature de l’homme de pousser plus avant ses déséquilibres, de prolonger abondamment ses ivresses, c’est pourquoi, au lieu de faire demi-tour, je continuai de marcher au milieu du monde et de sa reconnaissance magnifique, j’explorai cette sensation déroutante, cette grâce inédite qu’il y a à voir tout le monde s’étonner que ce soit bien vous qui passiez là.

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