> Frédéric Grellier (Traducteur)

ISBN : 2020679140
Éditeur : Seuil (2004)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Psychothérapeute réputé de Los Angeles, le docteur Alex Delaware a été désigné par l’administration pour apporter un soutien psychologique aux victimes d’un pédophile. Peu après, celui-ci réussit à se suic... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par pile, le 26 novembre 2011

    pile
    A Los Angeles, un psychiatre et sa compagne ont été sauvagement assassinés, la jeune femme mutilée. le seul témoin du meurtre est la fille de la gardienne, une enfant de 7 ans. Mais très perturbée, la petite fille ne parvient pas à raconter ce qu'elle a vu. L'inspecteur Milo Sturgis fait alors appel à son ami Alex Delaware, un psychologue pour enfants…
    Publié aux États-Unis en 1985, "Le Rameau brisé" est le premier roman de Jonathan Kellerman, lui-même psychologue avant de devenir écrivain. C'est le roman où apparaissent donc pour la première fois ses deux personnages récurrents : Alex Delaware et Milo Sturgis. La série compte aujourd'hui 26 romans.
    Le personnage principal et narrateur de ce premier roman est Alex Delaware, psychologue pour enfants. Pendant des années il a travaillé comme un fou, jusqu'à sombrer dans une dépression et cesser d'exercer. Il a maintenant 33 ans. Il vit des placements faits au temps de sa réussite professionnelle et se déclare volontiers retraité. Mais son ami Milo Sturgis va le sortir de sa retraite, et très vite sa vraie nature va reprendre le dessus. Ne parvenant pas à faire parler la fillette, il va jouer les détectives pour trouver lui-même les assassins, d'autant plus intéressé par cette affaire, qu'elle pourrait bien avoir un lien avec celle qui a mis fin à sa carrière.
    J'ai beaucoup aimé ce personnage de psychologue dépressif qui renaît à la vie en jouant les détectives amateurs. Naturellement doué pour faire parler les gens, il va également se découvrir des talents de comédien, n'hésitant pas à se faire passer pour un journaliste ou un architecte, selon les besoins de son enquête. Mais c'est aussi un homme d'action, qui va se remettre au karaté, s'emparer d'une arme à feu, et faire des cascades en voiture. Au bout du compte, le détective amateur n'aura plus rien à envier à ses collègues détectives privés de la littérature policière.
    Le personnage de Milo Sturgis est plus en retrait dans cette première enquête. Décrit comme un grand costaud, il assume son homosexualité dans un milieu professionnel pourtant peu favorable, ce qui en fait un flic un peu marginal. Âgé de 32 ans, il vient comme Alex d'une famille ouvrière et a lui aussi fait de bonnes études. Après un troisième cycle en lettres, il se destinait à l'enseignement. Mais la Guerre du Vietnam a finalement fait de lui un inspecteur de police des plus atypiques.
    Ce premier roman de la série Alex Delaware / Milo Sturgis a su me tenir en haleine jusqu'à sa dernière page. Et comme j'y ai bien sympathisé avec ses deux héros, je ne vais bien sûr pas manquer de me tourner prochainement vers La Preuve par le sang, le deuxième roman de la série…
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 31 mai 2008

    Woland
    Through the eyes of a child
    Traduction : Frédéric Grellier
    En dépit de une ou deux coïncidences non pas tirées par les cheveux mais si "grosses" qu'on hésite parfois à les accepter - et pourtant, dans la vie de tous les jours, il est vrai qu'on tombe souvent sur quelque chose qu'il nous serait impossible d'admettre dans une fiction - "Le Rameau brisé" n'en demeure pas moins un excellent polar.
    Kellerman en tire toutes les ficelles avec une maestria incomparable, conduisant son lecteur de surprise en surprise sans lui laisser un seul instant pour réfléchir ou pour s'étonner - sauf peut-être à la toute extrême fin où les événements s'enchaînent à une telle vitesse que, malgré tout, on voit (à moins qu'il ne s'agisse d'une illusion ?) la ficelle.
    Bien que ce soit lui qui, comme d'habitude, vient demander l'aide de son ami, le Dr Delaware, l'inspecteur Sturgis est assez vite mis sur la touche par des supérieurs hiérarchiques qui s'avisent un peu tard du guêpier dans lequel sa perspicacité pourrait entraîner un certain nombre de notables distingués. Qu'à cela ne tienne bien sûr, en vacances de commande au Mexique, Milo n'en perd pas moins l'affaire de vue.
    Cette affaire, elle a commencé d'une façon assez inattendue, par le double meurtre d'un psychiatre, Morton Handler, et de sa maîtresse, Elena Gutierrez, dans le bureau même du praticien. Seul témoin du carnage - car c'en est un, je vous épargne les détails : Melody Quinn, la fille de la gardienne de la luxueuse résidence où exerçait Handler.
    L'enfant affirmant de bonne foi ne rien se rappeler du tout - ou alors, une mêlée très vague - Sturgis et ses chefs estiment qu'une ou deux séances d'hypnose pourraient peut-être leur permettre d'y voir plus clair.
    Cela fonctionne si bien que la mère de Melody - une mère plutôt bizarre qui confié la santé de son enfant à un psy adepte des amphétamines et des traitements médicamenteux douteux - estime les séances trop violentes pour sa fille et, soutenu par le psy en question, le Dr Towle, refuse de poursuivre plus loin.
    Mais bien des choses qu'il a pu observer, tant chez Mrs Quinn que chez Towle lui-même, ont éveillé la curiosité de Delaware. De plus, il est clair que l'équilibre de Melody est en jeu ...
    Sous l'intrigue policière qui met en jeu une petite confrérie de pédophiles, Kellerman pose la question des méfaits accomplis par la richesse (tout d'abord sur ceux qui la possèdent) et nous brosse un portrait ahurissant d'une Amérique où tous les milieux sans exception remettent à des psys pas toujours très nets la responsabilité de régler les problèmes, grands et petits, de leurs rejetons.
    On en frissonne d'autant plus que, de nos jours, cette mode déplorable a gagné l'Europe.
    A lire bien tranquillement - pour ne perdre aucun fil de l'écheveau - un jour d'angoisses - les polars, ça apaise. ;o)
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    • Livres 3.00/5
    Par wakinasimba, le 23 janvier 2012

    wakinasimba
    Voici un bon polar, avec ce qu'il faut d'adrénaline et d'embrouilles pour maintenir le lecteur en haleine.
    Quelques courses poursuites - après tout, c'est un roman américain - mais rien d'insurmontable.
    Des personnages crédibles jusqu'au bout, beaucoup de protagonistes mais j'ai réussi à les retenir tous dans ma petite tête (c'est dire !).
    La ville de LA et ses divers quartiers est fort bien décrite : une ville qui n'en est pas une avec des différences de classe bien présentent. Et puis la présence de l'océan qui donne des bouffées d'air.
    Je suis toutefois étonnée que l'éditeur ait choisi une couverture aux tons rouges, car dans ce roman, j'ai eu l'impression que tout le monde était habillé en vert ou avait une maison décorée en vert. (Après Flaubert et sa couleur jaune, voici Kellerman avec sa couleur verte).
    Petit anachronisme qui a son charme : les téléphones portables n'existant pas, les héros sont obligés d'utiliser les téléphones publiques.
    Au final, je n'ai pas appris grand chose, mais j'ai passé un moment passionnant.
    L'image que je retiendrai :
    Celle des différents vers de l'histoire, parfois élimé sur les fauteuils.

    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/07/22189668.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Bruno19, le 15 mars 2010

    Bruno19
    une bonne histoire qui sait nous prendre par la main pour nous interesser au personnage principal, ce psy pour enfant et son histoire. On le suit et on se retrouve donc entrainé dans l'enquête. Agréable.
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Citations et extraits

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  • Par pile, le 26 novembre 2011

    Certains soirs, je sortais de la séance épuisé et vidé psychologiquement, après avoir écouté leurs angoisses se déverser comme le sang d’une plaie. Ne vous fiez pas à ceux qui prétendent le contraire : la psychanalyse est une des activités humaines les plus éprouvantes qui soient. J’ai fait toutes sortes de métiers, récolter des carottes sous un soleil de plomb comme siéger au sein de commissions dans des pièces lambrissées, et rien n’égale le fait d’être confronté pendant des heures entières à la détresse humaine et d’endosser la responsabilité de la soulager en ne se servant que de son cerveau et de sa bouche. Dans les meilleurs moments, c’est totalement exaltant, surtout quand on voit le patient s’ouvrir, respirer et se défaire de sa douleur. Dans les pires, c’est comme de faire du surf dans un cloaque : on a du mal à garder l’équilibre face aux vagues sordides qui déferlent.
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