Jessie et son incolore avocat de mari s'octroient un week end en amoureux dans leur maison du lac, loin des yeux du monde. Pour pimenter leurs ébats, le mari décide de menotter
Jessie au lit... Sauf que quelque de sombre et de refoulé envahi lentement l'esprit de la jeune femme qui n'a brusquement plus envie de jouer. Lorsqu'elle repousse son mari, celui-ci s'effondre. mort.
Jessie est donc attachée seule et dévêtue, sans que personne sache où elle se trouve. Cela pourrait être drôle, s'il n'y avait pas les souvenirs tenus jusque là en respect, et les horreurs de la nuits, les êtres qui rôdent...
300 pages dans une chambre, avec une femme menottée. L'argument de départ, gentiment scabreux, fait rapidement place à un genre de "survivor movie" (novel, plutôt) mais également à une plongée dans l'inconscient, jusqu'à ce coin sombre du souvenir que personne ne souhaite regarder en face. Mais
Jessie se retrouve obligée d'y faire face... La tension psychologique est à son comble, tissée par va-et-vient habile entre hier et maintenant qui évite l'écueil du huis-clos qui tourne en rond.
Du grand, du très grand
Stephen King!