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ISBN : 2818006031
Éditeur : P.O.L. (2010)


Note moyenne : 2.61/5 (sur 258 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Aela, le 14 août 2012

    Aela
    "La vie est brève et le désir sans fin".. un titre bien pompeux; c'est le livre lui-même qui m'a paru sans fin, tant l'histoire me paraît banale et les personnages du livre peu consistants.. Et pourtant le livre a reçu le prix Femina en 2010..
    Louis Blériot, personnage principal, a 41 ans. Il est marié et ne semble pas particulièrement heureux dans sa vie conjugale avec Sabine qui l'"écrase" un peu avec sa réussite professionnelle.
    Il rencontre Nora, vit une histoire avec elle. Nora part à Londres et rencontre une autre homme, trader sur les marchés de la City.
    Tout ce petit monde vivote, se laisse flotter sans arriver à prendre de décision: qui choisir entre les deux hommes, entre les deux femmes?
    Finalement à force de se laisser flotter, n'ont-ils pas perdu toute énergie?
    Un seul point me sembre réussi: l'évocation de la crise financière et des licenciements qui ont suivi.
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    • Livres 5.00/5
    Par AquinER, le 03 février 2013

    AquinER
    Les infidélités de Blériot - le héros traducteur à temps très partiel - l'angoissent ; à l'inverse, sa fidélité le déprime ! Notre Blériot (ne pas oublier de prononcer le "i"), qui ménage la chèvre et le chou, entre sa femme Sabine et sa maîtresse Nora, fume des cigarettes et contemple sa situation. Sclérosé, il n'arrive pas à se sortir de cette "polygamie caractérielle". Mais un coup de théâtre, bien malgré lui, n'est pas exclu !
    Si vous cherchez de l'intrigue, du suspense et des rebondissements, passez votre tour. Ce n'est pas du tout le genre de Patrick Lapeyre. le lauréat du prix Femina de 2010 préfère jongler avec les mots (enfin, c'est pas l'OuLiPo non plus), les expressions et les figures de style tel un magicien de la contemplation. le récit, lui, est secondaire. Or, c'est bien écrit, extrêmement bien écrit. On peut piocher un passage, généralement une phrase ou un court paragraphe, à mémoriser ou à réciter tel un mantra pratiquement à chaque page. Jetez un coup d'oeil aux nombreuses citations associées à ce roman sur Babelio et vous comprendrez.
    J'avais énormément apprécié L'homme-soeur de cet auteur qui se lit à petites doses. On y revient donc souvent ; pour ma part, toujours avec un sourire à la Mona Lisa car finalement, La vie est brève et le désir sans fin.
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    • Livres 1.00/5
    Par liratouva2, le 29 septembre 2011

    liratouva2
    Voilà le type même des livres que je n'aime pas : prétentieux, ambitieux et ennuyeux mais primé, encensé, catalogué comme étant de grande qualité.
    Les personnages me sont antipathiques. Ils aiment une femme qui n'est là que quand elle le veut bien et ils s'en contentent préférant l'attendre ou dénier la réalité. Ils sont sans colonne vertébrale, mollassons, masochistes, elle est absente et fatale, chacun peut l'imaginer à sa façon. Elle veut surtout de l'argent et de la liberté.
    J'ai lu la plupart des articles qui en parlent, dithyrambiques à la suite de l'attribution du prix Femina 2010.
    Qui le compare à Sénèque, d'autres plus modestement à Jules et Jim, mais du moins, ce dernier livre ne m'est pas tombé des mains, lui.
    Désolée, vraiment mais j'ai totalement raté "cet écrivain rare".
    Seuls ont osé dire que cette lecture les a ennuyés, des blogueurs peut-être comme moi plus sincères qu'inspirés évidemment.
    Que dire d'un livre que l'on trouve insipide alors même qu'il vient de recevoir un Prix et qu'il est encensé par la presse unanime sinon qu'on se sent deux fois plus déçue justement?
    Voilà bien longtemps que je me méfie de ce genre d'articles toujours si admiratifs. Je n'aime pas toutes ces fumées d'encens qui finissent par m'écœurer tant je ne reconnais pas le livre que je viens de lire. J'aurais été heureuse si j'avais pu trouver de réels moments d'émotion dans ce roman. Je n'y ai trouvé qu'une déception de plus qui me rejette toujours davantage vers la littérature étrangère.
    Je renonce même à en raconter l'intrigue tant je désire quitter le souvenir de ce livre au plus vite. Je laisse ce soin à mes co-lectrices puisque c'était une lecture commune faite avec Val dont je ne connais pas encore l' avis et Tiphanie qui a été également déçue ainsi d'ailleurs que Nina et peut-être d'autres encore.
    En revanche, si vous trouvez que je suis trop dure, lisez les éloges de presse, tous pleins d'admiration et de ferveur. On les trouve réunis chez P.O.L., l'éditeur.

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/09/la-vie-est-breve-et-le-desir-..
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    • Livres 2.00/5
    Par mariech, le 24 novembre 2011

    mariech
    Nora n'arrive pas à choisir entre Louis et Murphy , entre Paris et Londres , mais on n'arrive pas vraiment à comprendre pourquoi . Est-elle instable , capricieuse , maniaco-dépressive ? Et Louis pourquoi n'arrive-t-il pas à prendre une décision ? On se rend vite compte qu'il va droit au mur .
    J'ai eu beaucoup de mal avec ce roman , je ne suis jamais arrivée à m'identifier aux personnages , ni à avoir un peu d'empathie pour eux , il n'y a aucune note optimiste , c'est vrai que l'amour ne rend pas toujours heureux mais à ce point ?
    J'ai eu l'impression que l'auteur lui même hésitait pour la direction à prendre car on ne sait pas avec certitude s'il s'agit de passion ou de passivité .
    Je pense que mon impression aurait été différente si ce livre m'avait pas eu de prix littéraire car j'ai passé une bonne partie de ma lecture en me demandant pourquoi ce prix avait été attribué .
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    • Livres 1.00/5
    Par Metaphore, le 26 juin 2012

    Metaphore
    Oh, que le titre m'a attiré, je l'ai trouvé plein de promesses, mais le principe d'une promesse c'est qu'il faut la tenir, et ici rien n'a tenu. Au milieu de ma lecture, (je me suis forcée), j'ai en parlé à Flora ma libraire favorite (elle se trompe rarement) mais là, non c'est non, je lui ai expliqué que son coup de cœur est pour moi une torture de mollesse !!! Elle m'a confirmée que c'était une écriture contemplative. Je dois me rendre à l'évidence, ce n'est pas du tout mon style.
    L'écriture est lente, au jour le jour. La psychologie des personnages n'est pas creusée, c'est juste un récit de constatation, une histoire racontée, toute lisse, trop lisse. Ces différents personnages, ont pour la plupart eu une relation avec Nora. La belle qui attire les hommes (et les femmes) comme des mouches, les rendant lobotomisés, n'ayant plus d'amour propre. Nous sommes témoins de l'addiction que provoque cette femme qui semble perdue. Une hystérique capricieuse, qui tient son petit monde par le bout du nez, semblant se préserver de la solitude cela n'empêchera pas l'effondrement. Il n'y a pas de morale, pas de relation adulte, un monde d'adulescent où le plaisir est vécu sans réflexion, sans règle ni limites. Pour ma part, entre le style et l'histoire rien n'a pris. Ça arrive, ce n'est pas grave Fanny :)

    Lien : http://metaphorebookaddict.wordpress.com/2012/06/25/la-vie-est-breve..
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Citations et extraits

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  • Par Elisanne, le 29 octobre 2010

    " Malgré la distance qui les sépare, on a l'impression permanente que Murphy et Blériot se déplacent de part et d'autre d'une paroi très fine, aussi transparente qu'une cloison en papier, chacun connaissant l'existence de l'autre, y pensant forcément, mais sans pouvoir lui donner un nom ou un visage, de sorte qu'ils paraissent tous les deux progresser à tâtons comme des somnambules avançant dans des couloirs parallèles
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  • Par Aela, le 14 août 2012

    A l'est, du côté de Canary Wharf, les chiffres des cotations boursières continuent de défiler sur la tour de l'agence Reuters comme si de rien n'était.
    Alors je vous quitte rassuré. Je suis convaincu qu'on se retrouvera tous les deux à Philadelphie, lui dit Borowitz en lui broyant la main d'émotion.
    En bas, ses collègues expédient les affaires courantes et commencent leurs cartons tels des fonctionnaires démissionnés. La cafeteria est quasi-déserte.
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  • Par anyuka, le 19 janvier 2011

    Peut-être que les souvenirs sont beaux à cause de cela. Parce qu'avec le temps, le filtre des années, ils deviennent comme des produits purifiés, débarrassés des scories du chagrin et de la peur.

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  • Par AquinER, le 27 janvier 2013

    Il marche pendant qu'elle dort dans son lit, avec la sensation d'avancer de salle en salle à l'intérieur de son sommeil, jusqu'à la chambre secrète où bat le coeur de l'enfant.

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  • Par Madimado, le 01 août 2011

    Et en même temps, alors qu’ils marchent tous les deux dans la rue, il se doute bien qu’il ne peut pas continuer à balancer ainsi pendant des mois entre l’angoisse de l’infidélité et et la dépression de la fidélité – puisque dans ce genre de situation il n’y a pas de normalité.

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