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Par jd, le 29/08/2008
J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
J'ai du mal à imaginer qu'on puisse faire l'amour avec quelqu'un, même d'inconnu, même une unique nuit, sans qu'un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l'une contre l'autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s'en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n'engage à rien.
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Par babeamoi, le 23/05/2013
J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
… je me sentais chaque jour vidé de mon sang, j’avais jour et nuit une boule à l’estomac, tu sais, la boule que t’as là et qui te lâche plus, le mal-être mental directement transformé en douleur physique objective, tu vois ce que je veux dire ? Le genre de truc contre lequel on te prescrit des antidépresseurs, du Prozac, des trucs comme ça. Avant de vivre ça, je ne comprenais pas, le Prozac. Avant, je mettais un point d’honneur à ne jamais reconnaître que ça n’allait pas…
…Les gens qui me parlaient de dépression et de mal-être, ça me semblait complètement abstrait, je pensais que tous ces médocs, tous ces psys et tous ces discours, c’était pour les faibles. J’en devenais dédaigneux, méprisant, carrément intolérant. Je ne comprenais pas qu’on puisse être malheureux sans réagir, je ne comprenais pas qu’on puisse faire la gueule, prendre dix ans d’un coup, qu’on puisse un beau jour cesser d’avoir envie de sourire pour la galerie. Je pensais que ceux qui allaient mal se résignaient à aller mal et que, au bout du compte, ils ne devaient pas s’y trouver si mal dans leur mal-être, tu vois le genre ?
…j’ai compris que s’ils en sont là, c’est qu’ils doivent drôlement morfler.
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Par babeamoi, le 23/05/2013
J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
Je note que mon existence est désormais partagée entre les jours où ça va, et les jours où ça va pas. Ou, pour être plus précis, entres les jours où ce ne va pas et ceux où je parviens à oublier pendant quelques heures que ça ne va pas.
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J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
Je ne me suis jamais senti aussi seul, jamais dans une impasse à ce point, alors je fonds en larmes pour moi tout seul, parce que j'ai fini par comprendre que, dans ces cas-là, quand tu n'as plus d'autre solution, quand ça devient trop, trop impossible, trop sans issue, c'est la seule chose à faire.
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J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
” A t-on le droit, pour sauver égoïstement sa peau, de quitter celui ou celle que l’on a aimé à la vie à la mort ? As tu le droit de laisser tomber l’autre, lorsqu’il va moins bien que toi qu’il est plus vulnérable que toi et qu’il est tacitement établi entre vous que son si fragile équilibre dépend de ta décision ou non de rester ?”
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Par ygounin, le 17/06/2012
Beau rôle de
Nicolas Fargues
Nous en étions l'un et l'autre aux confidences urgentes et totales, celles qu'on ne fait que dans les tout premiers instants, avant la première nuit, lorsque votre franchise émeut encore l'autre sans le blesser, avant que les mêmes mots qui l'avaient séduit et vous avaient rendu désirables n'aient fini par se retourner contre vous, avant de ne plus tout dire, avant que vous ne vous résolviez, au bout du compte, pour ne pas faire d'histoires, à vous taire ou à faire semblant.
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J'étais derrière toi de
Nicolas Fargues
"En fait, j'ai attendu la trentaine pour comprendre que j'étais exactement comme tout le monde et qu'on était tous dans la même galère, que j'avais été un sacré abruti de me croire au-dessus de la mêlée. d'ailleurs, ma psy, c'est ce qu'elle m'a dit dès notre première séance au mois de juin : "maintenant, vous n'êtes plus au-dessus des autres, vous êtes parmi les autres", en insistant bien sur parmi. Les autres, avant, moi, je pensais que je n'avais rien à leur dire. Mais, les autres, j'ai été bien content de les trouver, quand j'ai eu besoin de parler. Parce, que tu sais, avant, je ne parlais pas. Monsieur pas de problème, je te dis. Et, aujourd'hui, je peux te dire que c'est parce que j'ai parlé des heures, à des oreilles attentives ou non d'ailleurs, peu importe, que je m'en suis tiré. Oui je le dis haut et fort : Merci les autres, merci ! Vous m'avez sauvé la vie, et pardonnez-moi de vous avoir si longtemps pris de si haut, je vous jure que j'ai bien retenu la leçon et que je ne le ferais plus !"
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Par cathcor, le 27/01/2013
La ligne de courtoisie de
Nicolas Fargues
Cela m'intimidait toujours, les meneurs-nés. Ces antidotes naturels au doute qui, en dépit de la réserve qu'ils peuvent vous inspirer avec leur égoïsme et leur brutalité, finissent toujours par l'emporter sur votre délicatesse, s'attirer votre respect et vous rallier à leur bon vouloir, quand ils ne vous transforment pas carrément en servile thuriféraire.
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Rade Terminus de
Nicolas Fargues
" Les Malgaches sont des menteurs-nés. [...] Rien ne les atteint, aucune mauvaise conscience ne les fait reculer parce qu'ils n'ont pas d'amour-propre[...]. Ils sont sans fond, ce sont des gouffres d'inaffectivité et il faut les accepter comme ça, [...] c'est parce que la vie n'a pas tant d'importance que ça pour eux, c'est parce que la vie n'est qu'un passage ici [...]. Ils sont authentiques dans le mensonge, tout autant qu'ils sont authentiques dans leur mine contrite feinte, dans leurs larmes feintes, dans leurs éclats de rire feints dans leur amitié et leur compassion feintes, [...] c'est le règne du non-être."
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Par cicou45, le 23/03/2012
La ligne de courtoisie de
Nicolas Fargues
"Le charme c'est cela [...] : des yeux qui parviennent à faire pétiller un visage tout entier."