> Maximilien Stadler (Traducteur)
> Lucile Clauss (Traducteur)

ISBN : 2268068684
Éditeur : Le Serpent à plumes (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.51/5 (sur 85 notes) Ajouter à mes livres
Mardi 31 janvier, 7h22 du matin, il fait encore nuit à Ostergötland. Ce mois de février est l’un des plus froids qu’on ait connu en Suède. Ce matin-là, la jeune Malin Fors et ses collègues de la Criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, attaché à une branche d’arbre... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Myrtle
    Horreur, magie nordique et drames familiaux
    Une chose est sûre, le polar nordique a de beaux jours devant lui. Après Millenium, voici le premier volume d'une série qui connaît un grand succès dans son pays d'origine, la Suède.
    Ici, nous suivons l'attachante Malin Fors, inspecteur de police en proie à ses vieux démons et mère d'une ado qui la préoccupe peut-être un peu trop.
    Elle a à enquêter sur un meurtre particulièrement choquant : un cadavre d'un homme obèse est retrouvé pendu à un arbre. Nu, exposé dans le froid, il n'a plus de visage… Bien évidemment, personne n'a rien vu et Malin et ses collègues vont devoir enquêter auprès de nombreux habitants du petit village suédois de Linköping.
    L'ambiance du roman est froide, très glauque et on se laisse vite entraîner dans ces contrées pleines de secrets. Une petite touche dérangeante vient tout au long du roman nous rappeler le côté horrible du meurtre : comme un fantôme, l'auteur nous livre les pensées, les souvenirs du défunt :
    « Il fait froid là-dedans, mais pas aussi froid que dans l'arbre. Que m'importe le froid. Ici, pas de vent, pas de tempête ni de neige, peut-être même cela me manque-t-il, mais je préfère malgré tout la vision claire des choses que j'ai aujourd'hui. Je sais tout. Je suis capable de tout. Pour la première fois, j'emploie des mots que je ne connaissais pas jusqu'ici.
    Et n'est-il pas amusant de les voir tous s'affairer autour de moi. A présent, ils veulent connaître mon visage. Avant, ils m'évitaient lorsque je me promenais dans la rue. Ils faisaient des détours pour m'éviter. Ils prétendaient que mes vêtements étaient sales, qu'ils puaient la sueur et l'urine.
    Angoissant et détestable. »
    Le livre s'attarde également sur les caractères et le quotidien de chaque personne rencontrée, qu'il soit un suspect ou un policier. Tout ceci nous permet de nous rapprocher des personnages, comme avec l'histoire de Malin qui découvre que son adolescente de fille a un petit ami…
    Malheureusement, l'enquête, qui explore de nombreuses pistes - la magie nordique, les histoires de famille - égare un peu le lecteur. Ce dernier risque de ressentir quelques longueurs et de se perdre un peu dans le nombre impressionnant de personnes impliquées dans l'histoire.
    Sans trop vous en dire, on est un peu frustré à la fin de l'histoire, qui semble presque bâclée à côté du développement très fouillé de certaines pistes… On attend donc avec impatience de voir ce que donnera la « suite » du cycle écrit par Mons Kallentoft
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eskalion, le 11 septembre 2011

    Eskalion
    Les romans nordiques. Que n'a-t-on pas écrit sur eux! On a crié au géni en découvrant Stieg LARSON et Hanning MANKEL, on s'est rué sur le filon pour en extraire des auteurs comme Camille LACKBERG, Jo NESBO, Lars KEPLER, Leif DAVIDSEN, Gunnar STAALESEN et j'en oublie forcément dans le Who's Who littéraire !
    Aujourd'hui la tendance, bien française, est à brûler ce que l'on a encensé la veille, à dénigrer une mode que nous avons tous, d'une manière ou d'une autre, contribuée à répandre autour de nous pour en faire le succès que nous lui connaissons. En la matière, dans des articles récents, le « Monde des livres » et « le canard enchaîné » n'ont pas été les moins incisifs.
    Porter sur un piédestal tout ce qui est estampillé « nordique », pour mieux le dénigrer aujourd'hui. Comme si on venait enfin de prendre conscience que tout ne relève pas du « chef d'œuvre » dans la production littéraire nord-européenne, et qu'il faille du coup y mettre le feu, comme pour exorciser la naïveté qui nous a conduit à tant d'excès, à gober à grandes cuillerées le made in scandinave, sans se poser la question de la saveur de la tambouille ingurgitée.
    Soit ! Ces articles ont le mérite de nous interpeller sur nos pratiques de « consommation littéraire », d'accord, ils pointent les limites du polar nordique, mais il serait dommage cependant de jeter à leur suite tous ces romans venus du froids, de les clouer aux piloris du bon goût français au prétexte qu'il n'y aurait finalement rien de bon dans tout ca !
    Car du bon il y en a ! Si MANKEL et LARSON ne seront jamais remis en cause, tant leurs œuvres ont marqués les lecteurs, à côté ils se trouvent encore des romanciers qui méritent d'être lus, n'en déplaise aux cassandres.
    C'est sans doute le cas de Mons Kallentoft. Journaliste suédois, il est déjà l'auteur de cinq romans. « Hiver » est le premier d'une série qui se décline au rythme des saisons. On y retrouve ce qui fait le charme des romans nordiques. Une certaine langueur, une histoire qui imprègne peu à peu le lecteur sans qu'il s'en rende vraiment compte. Un paysage qui tient lieu de personnage, et une saison pour scène de crime. A cela s'ajoute un art consommé pour dresser par petites touches le portrait psychologique de ses personnages, et un talent à maintenir la vérité derrière le voile d'un scénario habilement mis en œuvre.
    Hiver0Quand on retrouve le cadavre congelé d'un homme pendu à la branche d'un arbre, l'inspectrice Malin Fors se voit conforter dans son impression que « cette journée n'est pas faite pour les vivants ». Nu, lacéré, le corps de la victime, figée dans son dernier souffle, reste en suspension au dessus des vivants, témoin de sa propre déchéance.
    Très vite ce cadavre est identifié. Il s'agit d'un marginal qui rôdait toujours près d'un terrain de football où il aimait à récupérer et renvoyer les ballons perdus. Pas méchant pour un sous , mais suffisamment « différent » pour devenir le souffre douleur de certains jeunes. Pourtant, ce meurtre a aussi toutes les caractéristiques d'un sacrifice rituel.
    Les pistes ne manquent donc pas, d'autant que l'inspectrice va également s'intéresser à une famille, connue pour sa violence, ses combines et larcins ; un clan constitué de frères, des brutes épaisses, soudés autour de la matriarche qui dirige celui-ci d'une main de fer.
    Car la neige Hivernale recouvre bien des secrets.
    Divorcée, un peu trop fidèle à la téquila et mère d'une ado qui progressivement s'émancipe l'autorité parentale dans les bras d'un garçon mais qui ne manque pas de réflexion pour aider sa mère dans son enquête, Malin Fors aura besoin de toute sa finesse d'esprit et de son opiniâtreté pour faire remonter la vérité à la lumière des hommes. Car dans cette enquête, toutes les pistes sont à explorer, tant elles éclairent sur les revers sombres d'une société aux apparences un peu trop lices.
    Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans ce roman. Quelque chose d'inhabituel qui m'empêchait au début de m'installer dans l'histoire. Sans doute parce qu'inconsciemment, dans ce décors d'Hiver et cette trame qui se mettait en place, je refusais de laisser une place à un des acteurs du roman.
    C'est quand enfin j'acceptais finalement que la victime, le mort prennent la parole et s'exprime au long du livre que j'ai pu enfin me laisser aller ans retenue à sa lecture. Original que de faire parler un mort qui reste là, flottant, parlant aux vivants sans que ceux-ci ne l'entendent. Une victime qui accepte son sort mais qui attends. Une délivrance ? une vengeance ?
    Ce n'est pas là la seule particularité de ce roman. Une femme flic pour héroïne, des personnages qui intériorisent leurs réflexions, autant d'aspects qui donnent au roman son originalité et son épaisseur.
    Une entrée en matière plutôt réussie pour cet auteur qui vient à la suite de ses nombreux prédécesseurs.
    A noter que ce roman fait l'objet d'une adaptation cinématographique .

    Lien : http://passion-polar.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Loubhi, le 25 mars 2012

    Loubhi
    Ne commencez jamais à vous investir dans la découverte d'auteurs suédois (nordiques d'un point de vue plus général) de polars noirs, vous deviendrez accro....

    Encore un auteur du nord puissant par son style noir, une histoire sordide de meurtre par des tempèratures plus que sibériennes et encore une fois le mode de vie de nos voisins nordiques ne nous donnent pas envie d'y séjourner....
    Qui a pu tuer un pauvre bougre comme Bengt le Ballon, un personnage que tout le monde ignorait de son vivant tant son abord et son physique déroutaient; c'est néanmoins lui qui va nous accompagner et inspirer la commissaire Malin Fors associée à l'incontournable Zeke pour résoudre cette enquête. Histoires familliales sombres, sordides, une mère manipulatrice, des adolescents dont les parents se foutent éperdument prêt à tous les coups tordus surtout s'ils sont faciles, des enquêteurs avec leur histoires personnelles qui interfèrent, je n'ai pas pu lâcher le livre.

    Résultat, je n'ai plus qu'à m'attaquer aux autres saisons de Mons Kallentoft, sans trop tarder.

    A suivre et à dévorer.

    Lien : http://passiondelecteur.over-blog.com/article-hiver-mons-kallentoft-..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chaplum, le 17 février 2012

    Chaplum
    C'est l'Hiver, il fait froid, très froid. La commissaire Malin Fors est prête à partir pour le commissariat dès l'aube, comme à son habitude. Mais l'horreur va venir bouleverser ce petit matin Hivernal. Un cadavre est pendu, nu, à un arbre au milieu d'un champ. Qui est-il ? Qui l'a pendu là ? le suicide paraît peu vraisemblable. Surtout que d'étranges blessures recouvrent son corps.
    Rapidement, la victime est identifiée. Il s'agissait d'un marginal, isolé. Qui lui en voulait ? Les frères de l'assistante sociale qui s'occupait de lui et qui a été violée ? Des adeptes d'un ancien culte viking ? Ou Malin doit-elle suivre une autre piste ?
    Et ce froid qui transperce les os. Et quand son ado de fille commence à ne plus être aussi sage, Malin a bien du mal à tout gérer.
    De temps en temps, j'aime bien écouter un livre audio et les policiers se prêtent particulièrement bien à ce format. le seul problème est qu'on ne visionne pas l'orthographe des noms et pour écrire un billet sur un polar nordique, c'est pas évident !
    J'ai bien aimé ce roman suédois de facture classique. Mais en même temps, il ne m'a pas fait une grande impression car il n'a justement rien de vraiment original. Un meurtre, une enquête, une commissaire avec sa vie privée plus ou moins compliquée, ses collègues, des suspects dérangés et enfin un dénouement rempli de secrets familiaux. Mons Kallentoft maîtrise bien son intrigue et amène habilement le lecteur là où il le veut. Plusieurs pistes sont suivies et je me suis demandée à plusieurs reprises qui était le meurtrier. le mélange enquête et vie privée de Malin est bien dosé, sans en faire trop.
    Malgré tout, certaines scènes m'ont dérangé. L'intervention des morts, dont les « voix et discours » entrecoupent le récit m'ont semblé inutiles et un peu ridicules. Ce genre d'effet narratif n'a jamais eu mon adhésion, il est vrai.
    Par contre, l'auteur est très fort pour nous plonger dans des atmosphères. Je ne sais pas si le fait d'écouter ce livre en plein Hiver, et par un Hiver très froid en plus, a joué mais je ressentais véritablement l'air glacé et visualisais les décors enneigés décrits dans le roman.
    La lecture d'Alexandra Dima porte le texte et le rend vivant. Elle réalise une véritable performance d'artiste, prenant une voix et une intonation différente pour chaque personnage, permettant de les identifier et de les différencier facilement. Elle a en plus une tonalité de voix agréable et écouter ce livre a été une expérience très plaisante, que ce soit en voiture ou avec mon MP3.
    Je ne suis pas encore sûre de poursuivre la série initiée par Mons Kallentoft, car bien que les personnages soient attachants, j'ai trouvé l'intrigue assez convenue. Est-ce que je lis trop de romans policiers ? Je deviens peut-être blasée.


    Lien : http://www.chaplum.com/hiver-de-mons-kallentoft-6086
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 12 octobre 2011

    mimipinson
    « le silence est l'arme la plus redoutable de l'âme. »
    Voilà un polar qui porte bien son nom, Hiver….tant l'atmosphère est glaciale, et peu lumineuse. Tout dans l'écriture, les descriptions, les scènes de crime ou de vie tout simplement montrent parfaitement au lecteur que le temps semble s'être figé de par le froid, et la nuit presque omniprésente.
    Je ne le dirai jamais assez, j'aime les polars nordiques, et là j'ai été particulièrement gâtée. Car figée ne veut pas dire inerte. L'action suit son court, les personnages vivent. C'est l'environnement qui prend une allure un peu particulière, avec des descriptions précises, fines.
    Nous sommes donc au plus profond de l'Hivers suédois, à l'est du pays, au sud de Stockholm, dans la province d'Östergötland, une région industrielle active ( Saab…), un homme, obèse et marginal, est retrouvé nu, mort, pendu à un arbre……Qui est-il , que faisait-il, d'où vient-il, pourquoi lui, comment, par qui ?Telles sont les questions auxquelles vont devoir répondre une équipe de 6 policiers dont Malin, dirigée par Karim Akbar .Ajoutons à ces personnages, un journaliste, qui n'est pas que cela, et une légiste efficace. Notre cadavre gelé va donner du fil à retordre à toute notre équipe, d'autant que les coupables potentiels ne manquent pas ; entre les secrets de familles, une famille de barjots, les inimitiés, les rancœurs, les sales gosses, et les petites cachoteries entre époux, une assistante sociale atrocement violée et mutilée ( au propre comme au figuré ) et devenue psychotique, Malin et son équipe n'aura pas de trop de 15 jours pour tirer les choses au clair. le suspense est bien gardé, même si , arrivé à un certain moment, on finit par avoir une petite idée, encore que, rien n'est jamais sur….L'auteur distille de page en pages ses indices, tel le petit poucet qui sème ses cailloux.
    Mais, le plus fameux, c'est que l'auteur fait parler le mort……car, même mort, lui aussi a des choses à nous dire, et sème, à sa façon ses petits cailloux…..
    « C'est bon, tellement bon d'être débarrassé de tous les soucis des vivants. »
    « Je sais qui a fait ça, j'ai pu le voir du coin de l'œil, j'ai vu venir la mort, lente, rapide et noire à la fois. »
    Et pour corser un peu le tout, et donner toute sa saveur à ce polar, l'auteur change régulièrement de narrateur, et fait penser tout haut ses personnages.
    De fait on ne s'ennuie jamais ; engourdi, vous dis-je, mais vivant !!!
    La multiplication des narrateurs n'embrouille pas le lecteur…En tout cas pas moi. Les nombreux personnages sont bien abordés, et très bien intégrés dans un cadre de vie qui rend nos personnages humains (surtout les policiers) et si proche de tout un chacun.
    Ce livre lu dans le cadre d'un jury de lecteur est une excellente découverte. J'ai hâte de retrouver l'écriture imagée de Kallentoft pour d'autres aventures.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/10/hiver.html
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Citations et extraits

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  • Par annesuc, le 16 octobre 2010

    Mais Malin remarque que son thorax se soulève et redescend faiblement, qu'elle chancelle dans le vent.
    Malin sent la froidure du solstice d'hiver lui mordre le visage quand elle descend de sa voiture. La saison commande les sens, éteint les corps et raccourcit l'écart entre impression , pensée et action. Une femme nue dans un champ. Cette affaire est de plus en plus délirante.
    La porte de la voiture se ferme avec fracas, mais c'est comme si sa propre force n'avait pas provoqué ce bruit. Cette femme doit avoir froid.
    Malin s'approche sans un mot, elle n'est bientôt plus qu'à quelques mètres d'elle. Son visage est complètement paralysé et ses cheveux noirs de jais sont noués en natte dans son dos.
    La plaine s'étend autour d'elle à perte de vue. Cela ne fait même pas une semaine qu'ils ont retrouvé le corps de Bengt le Ballon à cet endroit, mais le cordon de sécurité est déchiré, et la neige tombée depuis n'a pu recouvrir tous les déchets qu'ont laissés es curieux: mégots de cigarette, bouteilles vides, boîtes de hamburgers.
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  • Par Lagagne, le 23 novembre 2010

    Il y a quelque chose de plaisant à être suspendu là-haut.
    La vue est splendide et mon corps gelé se balance agréablement au gré du vent. Je peux laisser voguer mes pensées dans toutes les directions. Ici règne un calme que je n'ai jamais connu auparavant et que je n'imaginais même pas pouvoir exister.Ma voix a changé, mon regard aussi. Je suis devenu la personne que je voulais être.
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  • Par kathel, le 27 septembre 2010

    Elle pense tout à coup qu’elle a déjà vu ce regard sur de nombreuses personnes assassinées. Tout revient à l’origine lorsque l’on se retrouve face à la mort. On revient à l’état de nouveau-né, apeuré, affamé, mais capable de s’étonner.
    C’est ce qu’elle fait toujours lorsqu’elle est confrontée à de telles scènes. elle s’échappe en pensée, se souvient d’articles qu’elle a lus et tente de rapprocher ce qu’elle voit de la théorie.
    Les yeux.
    Elle y distingue avant tout de la colère.
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  • Par nina2loin, le 14 avril 2012

    Pour tous les enfants que personne ne voit, qui sont livrés à eux-mêmes et dont les parents ne s'occupent pas, le monde qui les a abandonnés devra en assumer les conséquences, pense Malin.
    C 'est si facile pourtant. Occupez-vous de ceux qui sont petits et faibles. Donnez-leur de l'amour. On ne naît pas méchant. On le devient. La bonté de l'homme, elle existe, je le crois vraiment. Pas maintenant, pas ici, dans cette forêt où le Bien s'en est allé depuis belle lurette. Ici, il ne s'agit plus que de survie.
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  • Par Myrtle, le 16 juillet 2011

    Il fait froid là-dedans, mais pas aussi froid que dans l’arbre. Que m’importe le froid. Ici, pas de vent, pas de tempête ni de neige, peut-être même cela me manque-t-il, mais je préfère malgré tout la vision claire des choses que j’ai aujourd’hui. Je sais tout. Je suis capable de tout. Pour la première fois, j’emploie des mots que je ne connaissais pas jusqu’ici.
    Et n’est-il pas amusant de les voir tous s’affairer autour de moi. A présent, ils veulent connaître mon visage. Avant, ils m’évitaient lorsque je me promenais dans la rue. Ils faisaient des détours pour m’éviter. Ils prétendaient que mes vêtements étaient sales, qu’ils puaient la sueur et l’urine.
    Angoissant et détestable.
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La chronique de Gérard Collard - Mons Kallentoft
La présentation du livre "eté" par l'éditeur : C'est la canicule. Des incendies ravagent Linkoping . Dans la fournaise,un pervers sexuel .... 500.000 lecteurs .. C est l'été le plus chaud que Linköping ait jamais connu. La forêt qui borde la ville s embrase, les nuages de fumée planent dans le ciel obscurci et menacent les citadins. Les incendies n empêchent pas un pervers sexuel particulièrement sordide et cruel de faire régner la terreur dans la ville. l'enfer brûlant des flammes crée une sorte de solidarité parmi les gens, alors que la peur et l angoisse face aux meurtres horribles du tueur font émerger des soupçons et des préjugés envers celles et ceux qui semblent différents. l'horreur devient totale, quand la propre fille de Malin Fors l'enquêtrice des romans de Kallentoft se fait enlever. Chaque minute compte, et Malin na plus que son instinct de policier et de mère pour l aider à sauver l être qui lui est le plus cher au monde. Vous pouvez commander "eté" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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