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ISBN : 2070786420
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 67 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Sur fond d’émeutes de plus en plus incontrôlables dans les banlieues, le Bloc Patriotique, un partid’extrême droite, s’apprête à entrer au gouvernement. La nuit où tout se négocie, deux hommes, Antoine et Stan... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 14 mars 2012

    caro64
    Le Bloc Patriotique, parti d'extrême droite dont le logo est un trident bleu-blanc-rouge, négocie son entrée au gouvernement tandis que de violentes émeutes secouent la France.

    Le livre de Jérôme Leroy est d'une brutalité assez rare, pas tant par les descriptions de scènes de violence et de rixe qui rythment le récit mais bien plus par le sentiment dérangeant, la sensation de malaise qui ne manquera pas vous saisir - et qui vous poursuivra longtemps - après avoir terminé l'ouvrage. Pourquoi ? Parce que vous venez d'être plongé dans l'histoire du premier parti d'extrême droite français, parce que vous venez de partager les 40 années de l'histoire de ce mouvement politique – de sa naissance à son arrivée au second tour de l'élection présidentielle – , parce que vous venez de faire l'expérience des évènements qui conduisent de manière inéluctable à son entrée au gouvernement et parce que ces événements sont ceux de la France des années 2000-2010, notamment les émeutes de 2009. Parce vous vous dites : "cette fois, on y est".
    Jérôme Leroy propose une analyse historique, politique et sociale du climat de cette France-là, capable de porter un parti d'extrême droite au pouvoir, quand l'exigence républicaine n'est plus une priorité et quand les valeurs qu'elle véhicule sont celles de l'individualisme forcené et du culte consumériste. Il nous montre que bien avant les années de la droite "décomplexée", les fissures de l'édifice républicain apparaissent déjà sous la gauche et continuent à se creuser chaque jour, alimentées par le climat de peur et d'insécurité que les médias entretiennent.
    C'est aussi une plongée dans les arcanes de l'extrême droite française et l'histoire de la main mise d'une famille sur le parti. C'est également une immersion dans l'organisation para-militaire du service d'ordre et le récit d'un groupe d'intervention qui, officiellement, n'existe pas.
    Tout cela nous est raconté par deux personnages principaux : Antoine, le mari de la présidente du Bloc, et Stanko, le chef du service d'ordre du parti.
    Car la force du livre tient aussi à sa construction et à la richesse, à la puissance romanesque de ces deux personnages. Ainsi, le livre se déroule en une seule nuit. Les chapitres alternent les deux voix et emploient des pronoms personnels à la première et deuxième personnes comme sujets narratifs, plaçant le lecteur au coeur des ténèbres extrémistes.
    L'intellectuel et l'homme de main, l'écrivain et le cogneur, le bourgeois et le prolo, le livre et l'arme. Deux hommes qu'apparemment tout oppose et qui, pourtant, vont vivre une intense amitié à travers le Bloc et ses idées. L'un cherche refuge dans le passé, l'autre, un sens à l'existence, unis par cette pulsion de mort qui les habite, frères dans cette violence qu'ils aiment déchaîner. Tous deux finiront néanmoins broyés par nécessité, car, si le parti accueille les chiens fous et les égarés, il n'hésite pas à s'en servir et à les sacrifier.
    Si le Bloc n'est pas un roman parfait, son auteur a le mérite de s'être hissé à la hauteur du défi qu'il s'était imposé : se mettre dans la peau de deux fascistes. On pourrait reprocher un certain manque de tension, puisqu'il n'y a ni intrigue, ni enquête et que la fin est très prévisible. L'intérêt est ailleurs, me direz-vous. le sujet est traité habilement. Et ces 300 pages ne laissent pas indifférent.
    Et si le roman devenait réalité ? Hypothèse très, très noire… mais on se dit aussi en le refermant que d'autres choix sont possibles et que c'est à nous de réagir (mai 2012 ! mai 2012 !)
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    • Livres 2.00/5
    Par Rodin_Marcel, le 08 juin 2015

    Rodin_Marcel
    Leroy Jérôme, - "Le Bloc" - Gallimard "série noire", 2011 (ISBN 978-2070786428)

    Ce livre a connu un certain succès médiatique, et fut dès sa parution l'objet de recensions plus ou moins élogieuses dans la presse, sans doute parce que son auteur en fait partie tout en ayant déjà publié deux ou trois autres romans, et qu'il traite d'autre part de l'un des fantasmes favoris de la "gauche" (toutes tendances confondues), à savoir l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite (sortie du néant en son temps par l'éminent François Mitterrand, machiavélique président de la République ayant décidé délibérément de jouer avec le feu pour ne pas perdre son pouvoir).

    L'auteur, Jérôme Leroy, ne cache pas son appartenance au Parti Communiste Français, tout en gagnant sa vie grâce à des articles publiés principalement dans la presse que la gauche accuse d'être à droite, et en avouant être fasciné par l'extrême-droite, ce qui n'a rien de surprenant. En effet, les points communs entre ces deux mouvances politiques ne sont plus à démontrer : pour ne prendre que quelques leitmotive parmi tant d'autres toutes deux visent à prendre le pouvoir par la force à la faveur d'émeutes dénommées "révolution populaire", véritable mythe fondateur de ces gens-là, pour instaurer une dictature, laquelle ne manquera pas de faire le bonheur "du peuple", tout en changeant sa façon de penser. Ben voyons.

    Ce qui relève de l'imposture la plus complète, c'est – comme dans ce roman – la manie de ces gens de gauche d'imputer à la seule droite parlementaire la montée de l'extrême-droite, alors qu'ils y participent activement : c'est François Mitterrand qui tira le Front National du néant (scrutin à la proportionnelle instauré en avril 1985) pour affaiblir la droite parlementaire, par ailleurs les partis de gauche tiennent la grande majorité des collectivités locales (municipalités, conseils généraux, conseils régionaux) depuis belle lurette, si bien que c'est bel et bien leur politique menée à cet échelon qui contribue à alimenter l'extrême-droite, au moins autant que la politique menée au niveau national.
    L'auteur omet complètement d'aborder la raison principale de la montée de l'extrême-droite, qui résulte amplement de la déconnexion manifeste et dramatique de nos élites politiques (de droite comme de gauche) par rapport à la vie réelle de la population. C'est bien dommage.

    Ce roman se déroule à l'instant imaginaire où le Bloc National (dénomination donnée ici au Front National) va accéder au gouvernement dans le contexte d'émeutes violentes et ininterrompues dans les banlieues (déclenchées bien entendu par le vilain gouvernement de droite classique, sans jamais mentionner la responsabilité des élus locaux, pour le coup majoritairement de gauche dans ces banlieues). Les allusions aux diverses étapes de la constitution et du succès du Front National sont à peine dissimulées derrière des noms tout à fait transparents (la dissidence mégrettiste, l'accident de Stirbois, les municipalités conquises en juin 1995 gérées de pitoyable façon etc). Comme dans la réalité de l'histoire du F.N., ce Bloc National fut fondé et développé par "le Vieux" (qui a toutes les caractéristiques de Jean-Marie le Pen), lequel a cédé sa place à sa fille (allusion à Marine le Pen), laquelle est donc en train de négocier l'entrée en force de son parti au gouvernement, en exigeant pas moins de dix portefeuilles ministériels.
    Pour accepter cette demande, l'un des soutiens incontournables de la droite exige la liquidation physique du chef des milices secrètes du Bloc National, dénommé Stanko (un des militants inconditionnels de la première heure), et obtient que la milice du Bloc National se charge de cet assassinat. En contrepartie, le mari de la présidente du Bloc devrait se voir octroyer au moins un poste de secrétaire d'état si ce n'est de ministre.

    A partir de cette situation, chaque chapitre alterne les réminiscences de l'un (le mari qui attend le résultat des négociations dans son somptueux appartement, apostrophé par un récit à la forme "tu") et de l'autre (le petit malfrat né à Denain, tôt pris en main et formé par les anciens du Bloc National, adepte de la violence extrême, qui parle à la forme "je") pour décrire l'inexorable montée du Bloc National.
    En ce qui concerne les épisodes de violence entre diverses tendances de l'extrême-droite mises en scène dans ce roman, l'auteur a fort probablement puisé dans ses souvenirs de castagne soigneusement organisée entre les militants d'extrême-gauche et les caïds de la CGT ou/et du PCF, ça se ressemble comme deux gouttes d'eau.

    Quelques pages fort intéressantes, surtout dans le chapitre neuf, des pages 170 à 178 : via son héros, l'auteur se livre à une variation sur le monde d'avant, le monde d'après, situé aux environs des années 1960-1970, en s'appuyant sur le film "Masculin-Féminin" réalisé par Jean-Luc Godard et sorti en mars 1966.

    Un livre enlevé, bien ficelé, mais à lire avec beaucoup de circonspection. Il n'est pas interdit de le mettre en parallèle avec "Soumission" de Houellebecq, qui part, lui, de l'hypothèse de la victoire d'un parti islamiste…
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    • Livres 5.00/5
    Par encoredunoir, le 22 novembre 2011

    encoredunoir
    Depuis le mois d'août les émeutes embrasent la France. le gouvernement de droite, soucieux de montrer qu'il n'entend pas laisser les racailles faire la loi, a lâché la bride aux forces de police. La situation a pourri, les violences ont augmenté et on en est déjà à plus de 750 morts en cette nuit de novembre où le Bloc Patriotique, le parti d'extrême-droite, apparaît comme l'ultime recours. Pendant que les négociations battent leur plein au pavillon de la Lanterne pour savoir combien de ministères va enfin décrocher le Bloc, deux hommes attendent.
    Seul dans son appartement, Antoine Maynard, mari d'Agnès Dorgelles, présidente du Bloc, attend de savoir si le service d'ordre du parti a réussi à éliminer Stanko, son chef.
    Seul dans la chambre d'un hôtel borgne, Stanko attend les tueurs à ses trousses.
    Tous les deux se remémorent leurs rencontres respectives avec le Bloc et leur amitié trahie ce soir. Car au moment d'accéder au pouvoir, le parti doit se refaire une respectabilité et s'acquitter de quelques dettes auprès des hommes en place. Ancien skinhead, exécuteur des basses oeuvres du parti et de la famille Dorgelles, Stanko est devenu un poids. Il doit disparaître.

    Avec le Bloc, Jérôme Leroy frappe un grand coup et nous montre, s'il en était besoin, et n'en déplaise à certains, que l'on ne peut se contenter de diviser le monde entre les bons et les méchants, ni les romans entre ceux que l'on aime et ceux que l'on n'aime pas. Parce que je ne peux pas vraiment dire que j'ai aimé le Bloc. Parce qu'il m'a emballé mais qu'il m'a aussi mis particulièrement mal à l'aise. En partie justement parce qu'il nous montre tout ce qu'il peut y avoir d'humain chez le grand méchant loup.

    Si l'on reconnaitra plus ou moins Marine et Jean-Marie le Pen, l'affaire Poulet-Dachary, les Mégret, Bruno Gollnisch et bien d'autres encore, Leroy ne se contente pas ici de nous faire une histoire vaguement romancée du Front National mais va, au travers de deux portraits, nous montrer comment l'extrême-droite peut séduire des personnes aussi différentes qu'un héritier de la petite bourgeoisie de province et un enfant des milieux ouvriers sinistrés du Nord.
    Plus encore, Leroy nous glisse dans la peau de l'un de ses personnages. La narration à la deuxième personne attribuée à Antoine Maynard met en effet le lecteur dans la position d'un acteur du livre. Un acteur par ailleurs séduisant. Maynard est un homme cultivé, intelligent, doté d'une certaine forme de courage physique comme moral, un homme auquel peut-être même, on prendrait plaisir à s'identifier n'était sa propension à la violence et, bien entendu, ses idées. Devenu fasciste non pas « à cause d'un sexe de fille » comme l'assène efficacement la première phrase du livre, du moins pas seulement, Maynard est un de ces héros romantiques qui ont poussé le « dandysme mal placé » jusqu'à basculer et devenir les personnages qu'ils se sont fabriqués. Par provocation, par désir de transgression et d'action. Antoine aurait pu devenir communiste, comme son grand-père, ou comme Jérôme Leroy qui a d'évidence mis beaucoup de lui-même dans ce personnage. Il a choisi, au gré des rencontres et des découvertes littéraires, l'autre camp. Tout cela, et l'utilisation de ce « tu » qui nous place dans l'intimité de Maynard, et fait en quelque sorte de nous Maynard, nous amène à l'aimer d'une certaine manière, au moins autant qu'il peut par ailleurs nous répugner.

    Si l'identification à Stanko, bouffé par la haine, avide de revanche, prédateur froid, est moins évidente, son histoire et son indéfectible fidélité à ceux qui sont devenu sa famille par procuration, Maynard et le Bloc, nous amènent là encore à comprendre ou à chercher à comprendre sur quel terreau peuvent proliférer les idées de l'extrême-droite et sur quels ressorts elles peuvent s'appuyer.
    À travers cette tragédie antique, en évacuant tout discours lénifiant et moralisateur, Jérôme Leroy nous montre comment l'extrême-droite a fait son nid dans une société qui se délite. Un nid de plus en plus douillet aménagé à la fois par les discours guerriers de la droite et une absence coupable de la gauche auprès de ceux qu'elle aurait dû mieux défendre et qu'elle a abandonnés.
    le Bloc est un beau roman noir ponctué de véritables moments de grâce, un roman politique intelligent. Un livre dérangeant aussi dont la lecture ne fait pas forcément du bien sur le moment mais qui, en murissant en nous, nous permet aussi de regarder la société autrement. de nous regarder autrement.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-la-nuit-des-deuxiemes-cout..
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde2, le 17 mars 2013

    Charybde2
    Noir roman d'une plongée dans l'arrivée de l'extrême droite au gouvernement
    Le nouveau roman de Jérôme Leroy, à paraître en octobre 2011, frappe fort. Retrouvant la veine d'anticipation socio-politique qu'il affectionne, il nous place à la veille de l'entrée du Bloc, grand parti d'extrême-droite, au gouvernement, dans une France devenue de plus en plus "incontrôlable"...
    "Ils avaient tous peur, les Français de toute manière : la beurette maquilleuse avait peur, les petits Blancs avaient peur, les cadres délocalisables avaient peur, les mômes des cités avaient peur, les flics avaient peur. Les profs des collèges de ZEP, les toubibs en visite dans les HLM déglingués, les retraités pavillonnaires, les ados blancs des zones rurbanisées avaient peur. Les Chinois avaient peur des Arabes, les Arabes avaient peur des Noirs, les Noirs des Turcs, les Turcs des Roms. Tous avaient peur, tous avaient la haine. Et d'abord la peur et la haine les uns des autres." L'un des deux principaux protagonistes, mari de la présidente du Bloc, plante ainsi le décor dans son monologue intérieur...
    Cette entrée prévisible au gouvernement est aussi le signal d'un grand "ménage interne" au sein du Bloc : son principal exécuteur des basses oeuvres, notamment, bien qu'ami de longue date du narrateur, en sait trop, beaucoup trop, sur les aspects les moins reluisants du parti, et doit maintenant disparaître...
    En se donnant enfin de la place, en 300 pages, Jérôme Leroy donne à ses deux "héros" une formidable épaisseur, ce qu'il ne parvenait pas toujours à réaliser dans ses romans précédents, plus courts, et donc parfois un rien schématiques... Les miroirs intimes, les réflexions en flashback et le tempo écrasant des dernières heures avant la victoire composent ainsi une fresque hystérique, qui rappellera aussi au lecteur le très sombre "Préparer l'enfer" de di Rollo, paru au printemps dernier, en apportant un indéniable supplément littéraire, combattant et introspectif au simple constat politique... En effet, à travers le personnage du mari de la présidente, double maléfique de l'auteur, Jérôme Leroy réussit un exceptionnel portrait de synthèse de l' "intellectuel engagé" moderne, féru de poésie et de coups de poing, amateur de Nimier et de Chardonne, dominant par sa culture et son intellect tous ses camarades de parti, et perpétuellement saisi d'un vertige brun, qui aurait pu - et c'est là l'une des terribles ambiguïtés du personnage - être rouge en d'autres circonstances...
    L'un des vrais plaisirs pensifs de cet automne, à mon humble avis.
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    • Livres 3.00/5
    Par Bazart, le 12 janvier 2014

    Bazart
    L'inculte que je suis connaissais plus Jérome Leroy en tant que footballeur au jeu rugueux et parfois inspiré que son homonyme , Écrivain, auteur d'une vingtaine de livres dont Monnaie Bleue (La Table Ronde), et La Minute prescrite pour l'assaut (Fayard/Mille et une nuits),qui selon les observateurs livre des oeuvres parfois rugueuses, et parfois inspirées.
    le Bloc, qui a reçu le prix Michel Lebrun en 2012, est son premier roman en Série Noire, réédité en format poche dans la collection Folio Policier, et c'est le bloc le premier livre que je lis de lui .
    Pour son premier essai, Leroy tente un pari ambitieux et audacieux, celui de nous livrer un roman de politique fiction en dénonçant les dérives de l'extreme droite si celle ci arrive au pouvoir.
    Dans une France ravagée par les émeutes, le parti d'extrême droite - le Bloc Patrotique - négocie son entrée dans le gouvernement.
    Le roman alterne les chapitres consacrés soit à Antoine, l'intellectuel, soit à Stanko, l'homme de mains.
    A travers ces deux portraits et le parcours de ces deux figures du Bloc Patriotique, Jérôme LEROY revient sur l'histoire de l'extrême droite française et le danger qu'elle peut représenter.
    Sur la partie réaliste et documentaire, le livre au discours parfois un peu ambigu, convainc la plupart du temps et Leroy sait éviter la caricature que ce type de sujet pourrait entrainer. Tout ou presque est de l'ordre du vécu et fait évidemment écho au tsunami provoqué par les résultats des élections présidentielles de 2002. La violence y est constamment présente, qu'elle soit physique ou morale, et l'ensemble donne un coté assez anxiogène évidemment voulu par l'auteur.
    En revanche, je serais plus mitigé sur la partie polar, l'intrigue est très tenue, et aucun rebondissement ne viendra étayer la mise en place de départ. Un roman à demi teinte sur un sujet oh combien d'actualité mais qu'on espère éloigné de nos réalités proches.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2014/01/12/28930331.html
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Critiques presse (3)


  • LeSpectacleduMonde , le 25 janvier 2012
    Bien plus qu’une dénonciation d’un parti, le Bloc se lira comme une imprécation contre le nihilisme.
    Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
  • Liberation , le 12 décembre 2011
    L’intrigue et les mèches sont enroulées, le feu est partout, ça prend très bien. On s’y croirait. Jérôme Leroy, 47 ans, 20 livres en bandoulière, prend un pied joyeux et sombre à élaborer cette quasi-France… distante d’un miroir ? [...] Un roman plein d’une humanité dense et dangereuse, un bloc fissuré.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LeFigaro , le 14 octobre 2011
    Avec Le Bloc, Jérôme Leroy a signé un roman brutal et poignant, l'heureuse rencontre entre Drieu et Sam Peckinpah.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par frikiko, le 24 mars 2012

    Par exemple, depuis combien de temps trouve-t-on normal de voir les gens manger en marchant ? Cela n'a l'air de rien, c'est anodin au possible, mais enfin une jolie fille qui se débat avec un kebab et son téléphone portable, insoucieuse de la sauce blanche qui lui coule sur le menton, c'est typiquement une attitude du monde d'après. Inimaginable dans une rue des années 60 ou 70. Catherine-Isabelle Duport n'aurait jamais mangé un sandwich debout, dans la rue, devant les autres. D'abord, parce qu'elle aurait été gênée , appartenant à une époque où les autres, justement, avaient encore une importance et aussi parce que rien, ni patron, ni horaire, n'aurait justifié une telle aliénation et qu'il y a toujours un moyen de s'installer à une terrasse, de croiser par hasard une copine et de parler des garçons autrement qu'en se connectant à Facebook dans la solitude du soir, dans un appartement cher et petit, à roter le kebab mal digéré du midi.
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  • Par jovidalens, le 11 mars 2012

    Les bobos se lèvent plus tard. Ils ont la gueule de bois après avoir eu de grandes discussions citoyennes dans les bars de la rue Oberkampf. Peut-être ce soir-là ont-ils un peu moins parlé d'eux-mêmes et enfin des événements.On ne les a pas trop vus manifester, par ici, parait-il, ces belles consciences antirascistes. Ils ont quand même les foies, maintenant. Le XIème, c'est tout près de Belleville, et à Belleville c'est la guerres intra-muros. Ne pas voir leurs réactions dans les jours qui vont venir, leurs protestations indignées : je regrette de devoir manquer ce grand moment de comique. ça va piauler et s'indigner sur Facebook. Ils ont toujours été très forts pour s'envoyer du Daily Motion et du You Tube. Mais, sorti de ça, c'est quand même des soucis de copropriètaires, qu'ils ont. Ou de psychanalysés.
    Alors, ça m'étonnerait qu'on les voie en première ligne dans la vie réelle.
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  • Par Bazart, le 12 janvier 2014

    Tu aurais peut-être mieux fait de te cantonner à écrire des romans, toi, d'ailleurs. Et au moment où tu penses cela, tu sais à quel point tu te mens, à quel point tu te serais ennuyé à faire carrière dans le milieu littéraire, en admettant que tu aies rencontré davantage qu'un succès d'estime dans des cercles très «marqués».

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  • Par Spilett, le 03 février 2013

    Tu n'as rien dit, tu ne lui a pas fait la remarque qu'il était assez inutile de penser faire sa vie avec une femme qui ne partageait pas avec lui une passion aussi essentielle que celle des livres.

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  • Par Tanega, le 19 octobre 2013

    Ils avaient tous peur, les français, de toutes manières : la beurette maquilleuse avait peur, les petits Blancs avaient peur, les cadres délocalisables avaient peur, les mômes des cités avaient peur, les flics avaient peur. Les profs de collèges de ZEP, les toubibs en visite dans les HLM déglinguées, les retraités pavillonnaires, les ados blancs des zones urbanisées avaient peur. Les chinois avaient peur des Arabes, les Arabes avaient peur des noirs, les noirs des Turcs, les Turcs des Roms. Tous avaient peur, tous avaient la haine. Et d'abord la peur et la haines les uns les autres.
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Vidéo de Jérôme Leroy

Rencontre avec Marin Ledun, Thomas Bronnec & Jerome Leroy
Au fer rouge I Marin Ledun Éd. Ombres noires
Madrid, 11 mars 2004, dix bombes explosent dans des trains de banlieue. Rescapée, le lieutenant Emma Lefebvre oeuvre pour que justice soit faite. Dix ans plus tard, une valise contenant le cadavre d'un trafiquant de drogue est découverte sur une plage landaise : l'heure est venue de régler les comptes. Emma s'attaque alors à une véritable organisation mafieuse, avec à sa tête l'officier de police Javier Cruz, seigneur de l'antiterrorisme. Des rives du fleuve Nerviôn aux bas-fonds de Bayonne, des banlieues déshéritées madrilènes aux palaces de la côte basque, la corruption n'a pas de frontières.
Lien Gibert Joseph : http://www.gibertjoseph.com/au-fer-rouge-6259927.html
Les initiés I Thomas Bronnec Éd. Editions Gallimard
Quelques années après la chute de Lehman Brothers, alors que le monde politique voit enfin la sortie de crise à l'horizon, le Crédit parisien est sur le point de sombrer. La plus grande banque française a besoin d'un plan de sauvetage en urgence mais la ministre de l'Economie, au sommet des sondages, symbole de la gauche revenue aux affaires, entend tout faire pour que Bercy ne mette pas sur pied un plan similaire à celui de 2008 lors de la crise des Subprimes. Au milieu du champ de bataille, s'opposent pouvoirs publics et monde de la finance. Les initiés est une ouvre de fiction mais le contexte politique et économique qui sert de trame à ce thriller ne doit rien au hasard. Journaliste, Thomas Bronnec a exploré les arcanes du ministère des Finances durant plusieurs années d'enquête, qui ont fourni à ce roman un matériau brut d'une incroyable richesse.
Lien Gibert Joseph : http://www.gibertjoseph.com/les-inities-6376826.html
Sauf dans les chansons I Jerome Leroy Éd. Editions de la Table Ronde
Les morts ne sont pas morts Ils louent des chambres d'hôtel à la semaine Dans des préfectures hivernales Ce pourrait être l'un des refrains de ce recueil. Tournant résolument le dos au monde d'aujourd'hui, Sauf dans les chansons s'attache à garder vivace le monde d'avant, "le temps où l'on disait réclame, transistor, amour", le temps de la "liberté errante", des Thunderbird et des Dodge, le temps de Monica Vitti et des feuilles de figuier glissées dans les livres en guise de marque-pages. Et parce que notre époque, décidément, ne mérite pas d'être vécue, Jérôme Leroy invoque aussi le "monde d'après", une fois que la "société spectaculaire marchande" aura eu sa propre peau : le principal problème de l'humanité Composée pour l'essentiel de filles en débardeur et mini-shorts Sera le choix d'une plage Pour passer la journée.
Lien Gibert Joseph : http://www.gibertjoseph.com/sauf-dans-les-chansons-6503323.html








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