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ISBN : 2290332852
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 203 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans le futur, les nations ont aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix? Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont - à l'aide d'un traitement hormonal mensuel adéquat - uniformisés, privés de toute pensée originale. Dans un univers où il n'existe que qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Shenandoah, le 24 mai 2014

    Shenandoah
    Dans la lignée des grands classiques de la dystopie (1984, le Meilleur des Mondes…) voici un roman dont je n'avais jamais entendu parler, et qui mérite pourtant d'être connu.
    Ici, le monde est gouverné par un super-ordinateur, et les êtres humains subissent une uniformisation grâce à un traitement hormonal qui supprime toute violence, mais aussi toute volonté. Pour chaque sexe, il n'existe que quatre prénoms suivis de numéros. Mais grâce à son grand-père, notre héros va hériter du surnom de Copeau, ce qui va le pousser à remettre en question cette société « parfaite ».
    Plus je lis ces dystopies classiques, plus je me dis que ces romans semblent toujours d'actualité. Ils ont beau avoir été écrits il y a 40 ou 50 ans, les futurs qu'ils imaginent n'ont jamais l'air irréalistes. Bien que j'en aie aimé certaines, je ne suis pas sûre que les dystopies modernes pour adolescents vieillissent aussi bien…
    Bref, fermons cette parenthèse façon c'était-mieux-avant pour parler de ce livre.
    La première chose qui m'a frappé ici, c'est le talent de l'auteur pour nous rendre sympathique un héros qui ne possède aucune émotion (du moins au début du livre). On s'attache beaucoup à ce petit Copeau que l'on voit grandir, s'interroger, et alterner les périodes de conscience et celles où il est plongé dans son cocon chimique.
    J'ai également trouvé ce roman très riche en péripéties, malgré certains passages plus mous. On reste en alerte tout au long du livre, et l'univers très crédible conçu par l'auteur nous permet de comprendre rapidement les enjeux et les dangers encourus par Copeau dans sa quête de liberté.
    Chaque question posée par ce roman apporte une réponse dérangeante, qui amène à son tour de nouvelles questions. Même la fin nous laisse songeurs, et on referme ce livre avec une conscience accrue de l'importance de notre libre arbitre, et le soulagement d'en avoir encore suffisamment pour réfléchir au sens de cette histoire.
    En conclusion, c'est un excellent roman à lire et à faire lire, écrit par un auteur très talentueux. Il mérite d'être cité au même titre qu'Orwell ou Huxley comme l'un des pères fondateurs de la dystopie, et je regrette que ça ne soit pas le cas.
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    • Livres 5.00/5
    Par finitysend, le 08 février 2012

    finitysend

    La dysptopie par excellence ...
    Quand ce bouquin est sorti j'étais assez surpris car je le croyais perdu à jamais ..... !!
    C'est un grand classique du genre tout à fait à la hauteur du Meilleur des mondes entre autres ...
    Un très bon roman dystopique certes ! : mais il faut savoir qu'il y en a d'autres de cette qualité qui sont encore perdu dans les limbes ...
    Copeau le personnage principal vit dans un monde théoriquement parfait et surtout parfait dans la pratique ..
    Ce monde est réglé au millimètre près :
    Tous les besoins primaires sont satisfaits .. la vie sociale des individus est gérée par une entité plus vaste .. pas de guerres .. pas d'argent ..travail pour tous ....
    Pour éviter tous désagréments un peu de drogue donne un petit coup de main bien sympathique aux gestionnaires de cette société très réglée ...
    C'est un monde qui est le meilleur des mondes donc ...
    Mais copeau partant d'une expérience très personnelle pourra de plus en plus s'affranchir de cette désespérante et redoutable uniformité ..
    L'univers comme les personnages sont très solides ...
    Beaucoup de questions sont intelligemment posées et le dénouement en apporte pas mal également ...
    Un roman qui soigne autant le fond que la forme ... Un roman qui est très rythmé avec un réel souci de ménager le suspense et de générer l'inquiétude du lecteur ...
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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 14 septembre 2010

    lehane-fan
    Well well well- et oui , je maitrise egalement parfaitement la langue de Goethe-en voila un bon p'tit roman futuriste..
    Le theme , loin d'etre novateur dans le domaine de l'anticipation , est que la vie de tout etre humain est desormais regie par Uniord , tete pensante informatique de ce joli petit monde.
    L'on decide absolument de tout pour vous : choix entre 4 prenoms ( quand meme ..) , boulot attribué d'office , relations sexuelles controlées ( 1 le we , comme quoi ,il y a quand meme des similitudes avec le monde actuel hein...) , bref , vie regie de A a Z sans avoir absolument quoi que ce soit a y redire...S'il vous venait le moindre embryon de rebellion et que ça venait a se savoir (le plus souvent par le biais de la delation , une planete , une pensée unique , telle est la volonté de Skippy le Grand Gourou mais je m'egare..) , vous seriez immediatement "ramenés a la raison" grace a la gentille piqure du bon Dr Feelgood.
    Ce livre n'est pas sans me rappeler cette excellente serie le Prisonnier dans laquelle Pat (on se connait donc je me permets ) Mc Goohan ne cessait de clamer : je n'suis pas un numeroooooooo , je suis un homme libreeeeeeeeeeeee !!!
    Ce livre se decompose en 2 parties plutot equilibrées : la 1 ere et la 2e.
    Bon d'accord , je developpe...l'auteur pose l'histoire en nous depeignant un monde inhumanisé ou la pensée par soi-meme est devenue dangereuse , puis survient Copeau ( jeune Ché en herbe ) qui , poussé inconsciemment par son grand-pere , va commencer a se poser des questions (est-ce bien raisonnable ?) et s'interroger sur son existence actuelle et en devenir...Puis sonnera l'heure du combat entre ce jeune revolutionnaire et l'ordre etabli .A ma droite Copeau , short vert , gants blancs , a ma gauche , Uniord , prise peritel rouge rebootant en mode sans echec !! qui l'emportera , suspeeeeeense..
    Pour conclure , une bonne histoire , bien ecrite qui plus est , et poussant meme a certaines reflexions bien actuelles, sommes nous reellement aussi libres que nous le croyons...
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    • Livres 4.00/5
    Par eco, le 19 novembre 2013

    eco
    C'est un peu sceptique que j'ai commencé la lecture de "Un bonheur insoutenable" même si je trouve la traduction française du titre superbe et que j'avais été bouleversé à la lecture de "1984" et secoué à lecture de "Le Meilleur des Mondes". C'est d'ailleurs là que se tapissait mon angoisse car le début fait énormément penser aux 2 titres susnommés (quel drôle d'adjectif quand même…) mais c'est apparemment l'apanage des dystopies, mot qui figure depuis très peu de temps dans mon cerveau… Mais c'est la beauté de la lecture, à un moment on décide d'accorder sa confiance à l'écrivain, ou pas. En ce qui me concerne, je me suis dit: "Allez vas-y Ira, emmène moi où tu veux..." et j'ai bien fait car le récit, une fois le décor planté, s'éloigne des 2 romans susnommés (j'adore l'humour de répétition) et la trame narrative est très accrocheuse et on a pas du tout envie de quitter Copeau. Ça vaut donc la peine de surmonter ses préjugés (si jamais d'aventure on en a) car le roman recèle de belles surprises. Bon, je reste un 1948ien convaincu mais "Un bonheur insoutenable" est également un roman qui chamboule… À bon entendeur…
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    • Livres 4.00/5
    Par patrick75, le 19 juillet 2013

    patrick75
    U.N.I pour tous..tous pour U.N.I !, du nom de cet ordinateur central qui dorénavant contrôle votre vie. Inutile de réfléchir, U.N.I est là, qui "sait" ce qui est bon pour vous, avant même que vous le sachiez vous même ! U.N.I est votre ami...votre frère, votre père ! U.N.I merci.
    Voilà le monde futuriste imaginé par ira Levin. L'auteur,avec précision nous dévoile le processus mis en place pour amener à l'abêtissement du genre humain. Y a t-il un espoir ? A vous de le découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par zorazur, le 29 janvier 2012

    Une puissante Famille
    Une race parfaite
    Libérée de l'égoïsme
    De l'agressivité
    De l'avidité
    Chacun donnant tout ce qu'il a
    Et recevant tout ce qu'il lui faut

    Non, pensa-t-il. Ils ne forment pas une famille puissante, mais une famille faible et pitoyable, abêtie par des traitements chimiques et déshumanisée par des bracelets. Seul UNI est puissant.
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  • Par Wilkinson, le 08 octobre 2012

    "Crois-nous. Nous ne sommes pas malades, nous sommes sains. C'est le monde qui est malade - malade de chimie et d'efficacité, d'humilité et de bonne volonté."

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  • Par Tortoise, le 14 juin 2013

    - Ecoute-moi, Li RM 35M26J449988WXYZ, lui dit Papa Jan. Ecoute-moi bien, car je vais te dire une chose fantastique, une chose incroyable. De mon temps - tu m'écoutes? - il y avait plus de vingt noms différents rien que pour les garçons! L'aurais-tu cru? Par l'Amour de la Famille, c'est la vérité. Il y avait Jan et Jean, Amu et Lev, Higa, Mike et Tonio! Et du temps de mon père, il y en avait encore davantage, peut-être quarante ou même cinquante! Tu ne trouves pas ça grotesque? Tant de noms, alors que les membres se ressemblent tous et sont parfaitement interchangeables? As-tu déjà entendu chose plus stupide?

    Copeau marmonna un vague assentiment, sentant que Papa Jan voulait dire juste le contraire, et qu'en fait ce n'était ni stupide ni ridicule d'avoir quarante ou cinquante noms rien que pour les garçons.
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  • Par Luniver, le 11 septembre 2011

    Christ, Marx, Wood et Wei
    nous ont donné ce jour parfait.
    Marx, Wood, Wei et Christ -
    Seul Wei n'a pas connu le sacrifice.
    Wood, Wei, Christ et Marx
    Nous ont donné ces écoles et ces parcs
    Wei, Christ, Marx et Wood,
    Nous ont rendus humbles et bons.
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  • Par Tortoise, le 14 juin 2013

    Dans un coin, il y avait une porte munie d'un lecteur, mais Papa Jan saisit la main de Copeau, le forçant à rabaisser le bras.
    - Mais le lecteur... dit Copeau.
    - Non, dit Papa Jan.
    - Nous n'allons pas...
    - Si, dit Papa Jan.
    Copeau regarda fixement Papa Jan, et Papa Jan le fit passer à côté du lecteur, ouvrit la porte, le poussa à l'intérieur puis vint le rejoindre, tirant sur la porte pour la refermer rapidement malgré la lenteur de la fermeture automatique.
    Copeau le regarda en frissonnant.
    - Tout va bien, dit Papa Jan sèchement. (Puis, plus du tout sèchement, il répéta en prenant la tête de Copeau entre ses deux mains: ) Tout va bien. Il ne t'arrivera rien. Je l'ai déjà fait très souvent.
    - Nous n'avons pas demandé, dit Copeau, encore tremblant.
    - Tout va bien, répéta une fois de plus Papa Jan. Ecoute. A qui appartient UniOrd?
    - Appartient?
    - Oui. A qui appartient l'ordinateur?
    - A... A toute la Famille.
    - Et tu es un membre de la Famille, exact?
    - Oui...
    - En partie, il est donc à toi, n'est-ce pas? Il t'appartient, et non le contraire. Tu ne lui appartiens pas.
    - Peut-être, mais nous devons demander avant de faire quelque chose!
    - Aie confiance en moi, Copeau, je t'en prie. Nous n'allons rien prendre, nous n'allons même rien toucher. Nous allons tout simplement regarder, rien d'autre. C'est pour cela que je suis venu aujourd'hui. Pour te montrer le vrai UniOrd. Tu m'as dit que tu voulais le voir, n'est-ce pas?
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