> Jean Malaplate (Traducteur)

ISBN : 2253907154
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 4.21/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
Probablement ne saura-t-on jamais qui était au juste le mystérieux W.
H. à l'intention de qui le grand dramaturge anglais composa, entre sa vingt-neuvième et sa trente-deuxième année, ce recueil de sonnets, les plus célèbres de la langue anglaise. Cette énigme et... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 11 avril 2011

    cicou45
    Bien avant d'être un dramaturge, William Shakespeare était avant tout un poète. Ce recueil comporte 154 Sonnets du célèbre auteur. Abordant des sujets vastes tels que l'Amour, le mariage, le Beau,a politique, la mort ou encore le Temps qui passe, Shakespeare aborde ainsi des sujets intemporels et qui sont donc toujours d'actualité. Il est impossible de faire un résumé concis de ce que sont ces textes car la poésie ne se raconte pas, elle se vit ! Aussi, je vous invite à consacrer un peu de votre précieux temps à venir découvrir cet ouvrage duquel vous ressortirez un brillant apprentissage de la vie. À découvrir !
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    • Livres 5.00/5
    Par Lali, le 16 avril 2011

    Lali
    Il y a longtemps que je cherchais Les Sonnets de Shakespeare dans une traduction française qui respecte la rime et qui conserve le ton et la manière du grand William, et sans les dénaturer. D'autant plus que je lis rarement Les Sonnets de Shakespeare en français, préférant me délecter longuement de l'édition de poche de ceux-ci achetée à Oxford il y a plus de vingt ans.
    Puis le hasard faisant bien les choses, j'ai découvert Les Sonnets traduits par Bertrand Degott, poète né en Alsace en 1955 et professeur de français à Besançon depuis 1994 qui présente ainsi son travail sur le quatrième de couverture : «On ne traduit bien que son proche, paraît-il. Traduisant Shakespeare, je pars à la rencontre de quelqu'un qui me ressemble assez pour me rester accessible. À l'évidence, ce que nous avons de voisin c'est notre expérience du monde en tant qu'homme, du vers et de la forme en tant que poète. Entretenir ce voisinage n'est pas une communauté certes, mais peut-être du bois pour en faire. »
    Un travail magnifique et respectueux de Shakespeare qui donne à celui-ci ses lettres de noblesse en français.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=39167
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Citations et extraits

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  • Par stealth, le 23 mai 2012

    XXVII

    A mon lit je me presse, las de labeur,
    Usé, le repos est cher à mes membres;
    Mais ma tête se réveille, grand voyageur,
    L'esprit se meut quand le corps se détend:

    Mes pensées, de loin, - de mon corps inerte -
    S’empressent, les pèlerins, à partir à toi,
    Et je scrute, mes lourdes paupières si ouvertes
    L'obscurité des aveugles face à moi:

    Faites qu'à mes yeux, qui ne voient que du noir,
    Ta ligne et tes formes soudain se profilent
    - Tel des bijoux dans cet horrible soir -
    Ma nuit soit belle et son visage gracile.

    Oh! la nuit mon esprit, mes membres le jour,
    Se tourmentent pour toi, pour moi tour à tour
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  • Par seshat123, le 18 mai 2012

    Traduction: Robert Ellrodt
    LXXVII

    Au miroir tu verras comment tes charmes s'usent,
    Au cadran, comment fuient tes précieuses minutes ;
    Aux pages blanches ton esprit mettra son sceau,
    Et de ce livre tu peux tirer cette leçon :
    Les rides apparues dans ton miroir fidèle
    Évoqueront pour toi des sépulcres béants ;
    Sur le cadran tu vois, au glissement de l'ombre,
    Que vers l'éternité marche le temps furtif ;
    Tout ce que ta mémoire ne saurait contenir,
    Confie-le à ces pages vierges et tu verras
    Ces enfants issus de ton cerveau, bien gardés,
    Refaire connaissance avec ton propre esprit.
    Cet office, chaque fois que tu l'accompliras,
    Te sera profitable, enrichissant ton livre.
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  • Par Lali, le 16 avril 2011

    Sonnet XLIII

    Plus longtemps je ferme les yeux, et mieux ils voient
    car de jour ils ne voient qu’objets dont on n.a cure
    mais quand je dors, en rêve ils n’admirent que toi
    obscurément brillants, ils brillent vers l’obscur

    toi dont l’ombre peut rendre les ombres brillantes
    comme il ferait bon voir s’en dessiner la chair
    en plein jour avec ta clarté plus éclatante
    puisqu’aux yeux non voyants ton spectre est aussi clair!

    comme il ferait bon (dis-je) à mes yeux satisfaits
    d’admirer dans le jour vivant ta profusion
    puisqu’au fond de la nuit ton beau spectre imparfait
    malgré le lourd sommeil reste aux yeux sans vision!

    les jours ont l’air de nuits avant que je te voie
    les nuits de jours brillants quand rêver t’offre à moi.
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  • Par Seiren, le 30 janvier 2012

    Sonnet XXVII

    Accablé de labeur, sur mon lit je me jette,
    Doux repos pour mon corps par la route harassé ;
    Mais un voyage alors recommence en ma tête :
    L'esprit oeuvre à son tour quand le corps est lassé.

    En effet mes pensers, si loin que je m'absente,
    Vont, zélés pèlerins, retourner jusqu'à toi,
    Grande ouverte tenant ma paupière pesante
    Sur cette obscurité que l'aveugle aperçoit.

    Cependant, dans mon âme, un regard chimérique
    Vient montrer ton fantôme à mes aveugles yeux
    Comme un joyau, pendu dans la nuit fantastique,
    Rend belle cette nuit, neuf son visage vieux.

    Par moi, par toi, le jour mon corps, la nuit mon âme,
    Se voient ainsi privés du repos qu'ils réclament.
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  • Par Lali, le 14 avril 2011

    Sonnet XXXVI

    J’avoue que nous avons tous deux à être deux
    au lieu que nos amours indivisées sont une
    ainsi ce qui demeure e moi de disgracieux
    sans ton secours, moi seul, je le porte et l’assume

    entre nos deux amours il n’est qu’un seul respect
    entre nos vies pourtant un dépit séparable
    quoiqu’il n’altère point l’amour dans son effet
    vole aux joies de l’amour plus d’une heure agréable

    je ne puis point te reconnaître à tout moment
    ou bien mon crime désolant te ferait honte
    ni toi m’honorer de tendresse ouvertement
    à moins que sur ton nom cet honneur se décompte

    mais surtout n’en fais rien — je m’applique à t’aimer
    de sorte qu’étant mien mienne est ta renommée.
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