> Élizabeth D. Inandiak (Collaborateur)

ISBN : 222110658X
Éditeur : Robert Laffont (2008)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Auschwitz en 1944, Saint-Germain-des-Prés en 1950, Pékin en 1968 : une vie de désordre, de provocations et d’aventures brûlantes.

Marceline Rozenberg, fille d’émigrés juifs polonais, a quinze ans quand elle arrive au camp de Birkenau – le camp d’extermina... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 09 août 2010

    claracambry
    Je suis donc assise sur mon petit banc à essayer de démêler mon collier. C'est balagan. Balagan, en hébreu, cela veut dire le bordel, la carta. le collier lui même est balagan, fait de bric et de broc, de faux brillants tout mélangés, bizarre. Il n se ferme pas, il faut le nouer, et après cela, il est tout embrouillé, je ne peux plus le dénouer. Mais finalement, il est bien comme ça. Balagan. Ma vie elle-même est balagan.
    Marceline Loridan-Ivens née Rosenberg, soixante dix-huit ans revient sur sa vie. Pas de façon chronologique comme sur un CV mais en suivant le fil des souvenirs qui reviennent.
    Le 29 février 1944, Marceline quinze ans est arrêtée par la Gestapo puis déportée à Birkeneau. 1945, fin de la guerre, Marceline a survécu et est revenue. Pas son père. Elle retouve une mère qui ne veut pas qu'elle parle de « là-bas », "l'antisémisme était très fort après la guerre" et on ne parlait pas de ce qui était arrivé aux Juifs. Chez Marceline, il y a chez cette formidable envie de vivre et de croquer la vie. Marceline s'amuse et danse à Saint Germain. Puis, un premier mariage et un divorce. Femme engagée, durant la guerre d'Algérie, elle aidera le FLN. Plus tard, elle rencontre avec le cinéaste Joris Ivens de trente ans son aîné. Un second mariage. Ils iront au Vietnam sous les bombardements puis en Chine réaliser des films malgré le contexte politique. Femme avide de liberté, elle parle également sans tabou du suicide son frère Marcel et de ses démons qui l'ont conduit à deux reprises à vouloir mettre fin fin à ses jours.
    En toute simplicité, elle explique ses choix de femme.
    Je n'ai pas d'amertume, ni de regret. Je nerenies pas ce que j'ai fait. J'assume mes erreurs, mes dérives, je les inscris à chaque fois dans mon chemin et dans l'histoire d'une époque à laquelle laquelle j'ai été très mêlée.
    Pas d'apitoiement dans ce livre ! Au contraire, il s'en dégage un dynamisme sur fond d'humour. Même si quand elle parle de sa déportation et des conditions au camp, c'est dur, très dur.
    Ce n'est pas une leçon de vie qu'elle nous fait. Non, elle raconte juste sa vie balagan ...
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  • Par kathy, le 25 février 2012

    kathy
    A l'âge de 78 ans, Marceline Loridan-Ivens s'aperçoit que 7 + 8 additionnés, donnent 15, l'âge auquel elle fut déportée à Auschwitz.
    Elle le raconte dans son livre Ma vie balagan – paru en 2006 – qui fait écho au film, La Petite Prairie aux bouleaux.
    Dans ce livre de mémoire, elle raconte ses parents juifs polonais, les siens qui furent exterminés dans les camps, sa propre détention (le quotidien, les « ruses », les amitiés, les évasions..), sans oublier, l'APRES : années de rébellion et de multiples combats.
    Aujourd'hui, Marceline Loridan-Ivens a 84 ans. Ecoutez son poignant témoignage sur France Inter (diffusé le 24 février 2012)
    http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-marceline-loridan-ivens
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  • Par keisha, le 12 août 2010

    keisha
    "Je suis donc assise sur mon petit banc à essayer de démêler mon collier. C'est balagan. Balagan, en hébreu, cela veut dire le bordel, la cata. le collier lui-même est balagan, fait de bric et de broc de faux brillants tout mélangés, bizarres. (...) Balagan. Ma vie elle-même est balagan."

    Balagan? "L'ordre dans le désordre", aussi. La façon choisie par Marceline Loridan-Ivens pour évoquer sa vie : née en 1928, déportée en Pologne (le pays d'origine de sa famille, d'ailleurs), quelques années après son retour des camps elle se lance dans la vie effrénée de Saint Germain des prés, adhère au PC, le quitte, aide le FLN, combat pour le droit à l'avortement, rencontre le cinéaste Loris Ivens et travaille avec lui au Vietnam, en Chine,...

    Une femme engagée, insoumise, marquée à toujours par sa vie en camp de concentration. "En parler, c'est comme y retourner. Même si j'y suis toujours. Mais à qui puis-je le dire?". L'auteur évoque de façon poignante l'incapacité de partager avec sa famille lors de son retour en 1945, et donc son silence.
    Un témoignage de plus sur les camps? Faites le calcul : dans vingt ou trente ans il n'y aura plus de témoin vivant , seuls resteront des témoignages écrits ou filmés. le temps presse, cette mémoire vivante ne doit pas se perdre.

    Quelle vie! Au Vietnam, sur le 17ème parallèle, voici comment agir face aux bombes:
    " Si tu les vois longues, tu ne cours pas de danger. Si tu les vois rondes, il faut te sauver à toute vitesse. C'est qu'elles te tombent dessus."

    Évoquant Simone Veil, (rencontrée en camp):
    "Notre amitié singulière prouve que deux êtres peuvent s'aimer au-delà de choix de vie différents et de divergences politiques profondes - même si, ces ces dernières années, je me suis curieusement rapprochée de ses opinions. Serais-je enfin en train d'entrer dans le rang? Quel malheur!"
    En conclusion, après lecture de ce récit, je dirais bien que non, elle n'est toujours pas rentrée dans le rang!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-ma-vie-balagan-5..
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    • Livres 4.00/5
    Par antigoneCH, le 13 avril 2009

    antigoneCH
    J'ai beaucoup aimé ce témoignage d'une femme hors du commun, combative, militante et forte. L'amitié de l'auteure avec Simone Veil (spécifiée en quatrième de couverture et en bandeau) n'est qu'un détail du récit - la politicienne y passe, rapidement, telle un fantôme à peine aperçu - et cela suffit. Non, l'intérêt du livre est bien ailleurs, dans la mémoire esquissée d'une époque, dans tout ce que l'on devine derrière ces silences qui jalonnent l'histoire de ces années de camp terribles, dans toute l'ardeur de cet après-guerre où tout était à reconstruire et à faire, différemment.
    Le seul reproche que je pourrais faire à ce livre est son manque de densité. L'écriture de ce document m'a tellement plu qu'il ne m'aurait pas été désagréable d'en lire plus. Mais il y a ici une voix, indéniable, celle de Marceline Loridan-Ivens sans doute, celle peut-être aussi de la journaliste qui l'a aidée dans son écriture, Elisabeth D. Inandiak. Même conjuguée au pluriel, elle se dévoile bien belle.


    Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/04/01/12923212.html
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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 26 mars 2010

    liratouva2
    Souvenirs douloureux évoqués par une jeune femme de soixante-dix-huit ans qui a gardé son âme de quinze ans, l'âge de sa déportation à Auschwitz-Birkenau.
    Elle y raconte sa vie « balagan », sa vie bordélique quoi…pendant et surtout après le camp, sans plaintes inutiles et même avec un humour acide et surprenant qui nous la rend infiniment sympathique!
    Elle parle surtout de sa famille et de cette tentation du suicide qui semble contagieuse dans sa famille et son cercle d'amis et qui s'empare d'elle aussi parfois !
    « Je vous demande pardon d'être né » est le dernier message d'un de ses frères avant son geste désespéré !

    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/03/ma-vie-balagan-de-marceline-l..
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Citations et extraits

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  • Par antigoneCH, le 13 avril 2009

    "C'est un rêve.
    Je suis dans une ville, je ne trouve plus mon hôtel. J'ai une valise à la main. Pourquoi ai-je une valise ? Je ne sais pas. Je ne connais pas la ville. J'arrête des gens, sur la place, je leur parle, ils ne comprennent pas ma langue, je ne comprends pas la leur, ils rient, ils s'en vont. Je me perds de plus en plus en cherchant mon chemin. Je grimpe la pente d'une énorme montagne en tirant cette valise, et plus je monte, plus la valise est lourde. Personne ne m'aide...[...]

    Je vis sous le signe des valises. Les valises qu'on emporte rapidement. Celles que nous avons dû abandonner à l'arrivée du camp, celles qui se sont accumulées à Auschwitz, avec leurs étiquettes et leurs noms. Les valises que l'on fait pour partir avec un homme, longtemps, dix-sept valises. Je croule sous les valises. Je dois toujours me retenir d'en acheter."

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  • Par claracambry, le 09 août 2010

    Je n'ai pas d'amertume, ni de regret. Je nerenies pas ce que j'ai fait. J'assume mes erreurs, mes dérives, je les inscris à chaque fois dans mon chemin et dans l'histoire d'une époque à laquelle laquelle j'ai été très mêlée.
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  • Par claracambry, le 09 août 2010

    Je suis donc assise sur mon petit banc à essayer de démêler mon collier. C’est balagan. Balagan, en hébreu, cela veut dire le bordel, la carta. Le collier lui même est balagan, fait de bric et de broc, de faux brillants tout mélangés, bizarre. Il n se ferme pas, il faut le nouer, et après cela, il est tout embrouillé, je ne peux plus le dénouer. Mais finalement, il est bien comme ça. Balagan. Ma vie elle-même est balagan.
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1ère spéciale cinéma à Chambéry
Emission publique consacrée au cinéma, présentée depuis le théâtre de Chambéry par François Régis BASTIDE, avec les critiques Jean Louis BORY, Michel CIMENT, Jean Louis TALLENAY qui débattent des films suivants : - à 3'30 : "Comment Yukong déplaça les montagnes" de Joris IVENS et Marceline LORIDAN IVENS - à 9'30 : "Barocco" d'André TECHINE - à 27'35 : "A chacun son enfer"...











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