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ISBN : 2012020852
Éditeur : Hachette Littératures (2011)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 88 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

9 septembre 2012, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 27 janvier 2012

    fee-tish
    Etats-Unis, New-York, terrorisme. Vous pensez au 11 septembre 2001 ? Vous avez raison ! Sauf qu'ici Frédéric Mars nous propulse dans le futur, le 9 septembre 2012, et qu'il choisit de développer la thèse d'un terrorisme inédit. Entre thriller et docu-fiction sur la géopolitique, les 666 pages de ce roman vont défiler sans que vous ne vous en aperceviez.
    Septembre 2012. A New-York, on s'apprête à commémorer les attentats survenus 11 ans auparavant, avec en bonus l'inauguration de la Tour de la Liberté en lieu et place des tours jumelles du World Trade Center.
    Sam Pollack, capitaine de police au NYPD, en se rendant à son boulot, se retrouve par hasard sur le lieu d'une explosion. Après quelques minutes, on apprend qu'il ne s'agit pas d'un colis piégé déposé mais bien d'une bombe humaine Problème : il ne s'agit pas d'un acte isolé. Commence dès lors une course contre la montre pour découvrir ce qui se trame, qui sont les commanditaires et qui sont ces kamikazes d'un genre nouveau.
    De la première à la dernière page, un rythme soutenu et ininterrompu nous tient en haleine et nous fait tourner les pages frénétiquement. Aucune longueur, aucun temps mort et surtout une vraisemblance qui fait froid dans le dos. Et cela tient dans la nouvelle forme de terrorisme qu'imagine Frédéric Mars. Les bombes humaines se révèlent être des citoyens américains lambda, sans rapport les uns avec les autres, mis à part un léger détail : ils ont tous une défaillance cardiaque et sont porteurs d'un pacemaker piégé. Pour empêcher au plus vite des innocents de mourrir, les hautes instances américaines doivent se porter main forte. Ainsi, le lecteur se trouve en présence de la CIA, du NYPD, du FBI, du Homeland Security et tout un arsenal d'institutions de sécurité dont les sigles sont détaillés en fin d'ouvrage. Vous le devinez, ce livre, tout en nous divertissant, nous donne des éléments pour comprendre comment la situation géopolitique mondiale pourrait encore déclencher des attentats terroristes : Printemps arabe de 2011, présence américaine dans certains pays du Moyen-Orient, situation politique avec l'Iran, question israélienne, etc. Dès la seconde moitié du livre, j'ai rapidement ressenti l'important travail de recherche et de documentation qu'a réalisé Frédéric Mars pour l'écriture de ce livre.
    Concernant les personnages, l'auteur se centre sur Sam Pollack, ce père de famille veuf et célibataire, beau gosse grisonnant à la Georges Clooney. Bon flic mais peu enclin à l'évolution professionnelle, il ne ressemble pas vraiment à l'anti-héros border-line que l'on rencontre souvent dans les thrillers. Néanmoins, à un moment donné du livre, sa vie privée va entrer de plein fouet dans le récit et va le rendre d'une humanité telle que l'on se rapproche sensiblement de lui. Un personnage sympathique et fort, digne d'un bon film américain.
    Mis à part Sam, un nombre phénoménal de personnages égrennent le livre. Si bien qu'au début, il faut s'accrocher pour ne pas s'y perdre. On rencontre des hommes et femmes politiques mais aussi des inconnus, ces fameux "marcheurs de la mort", qui vont peu à peu devenir le rebus de la société : la population va les traîter en paria, en animaux, leur jetant des pierres et les insultant. C'est effrayant mais encore une fois tellement vraisemblable.
    Si l'on se concentre sur les personnages et sur le thème principal, aucun doute, ce livre ferait une très bonne adaptation cinématographique !
    Un thriller parfaitement orchestré, dont les amateurs de "24h chrono" retrouveront une trame similaire (de mon côté, je n'ai jamais vu cette série donc aucun problème). Un résolument adulte, qui me fait me poser la question, comme beaucoup d'autres lecteurs, du choix de la maison d'édition et notamment de la collection Black Moon, clairement ciblée jeunesse. Alors certes, il ne s'agit pas d'un thriller sanglant et aucune scène ne choquera un public adolescent. Néanmoins, comme je l'ai remarqué, les libraires le ent souvent en jeunesse et ainsi le public adulte passe tout à fait à côté d'un thriller qui, pourtant, en intéresserait plus d'un. Un choix plus qu'étonnant, incompréhensible.
    En conclusion, je me suis régalée avec ce roman et je pense que ce sera le cas pour beaucoup de lecteurs. Et n'oubliez pas : si vous ne le trouvez pas au rayon polar de votre librairie, allez faire un tour sur les étals jeunesse !
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    • Livres 4.00/5
    Par angelita.manchado, le 04 février 2012

    angelita.manchado
    9 septembre 2012 à 8 heures 15 à New York.
    Alors que le pays doit commémorer le onzième anniversaire du 11 septembre 2001 en présence du Président Cooper, le pays se réveille avec des visions d'apocalypse. Des marcheurs ont pris "possession" des Etats-Unis et provoquent de nombreuses explosions. La première a lieu dans le métro de New York, au moment où Sam était présent. Bien que blessé, il commence de suite son enquête.
    Mais ces marcheurs affluent dans tout le pays. Ils sèment le chaos, la dévastation et nombreux sont ceux qui veulent profiter de cet état pour piller. Mais ces marcheurs doivent également faire face à ceux qui les suivent à la trace.
    Situation de crise pour le gouvernement qui doit prendre des décisions et qui travaille avec toutes les forces de renseignement du pays.
    S'ensuit une enquête qui doit vite déboucher sur l'arrestation des responsables, mais aussi protéger tous les citoyens du pays et tous ceux qui se trouvent dans cet engrenage contraints et forcés.
    J'en aurais des choses à dire sur ce roman. Que des éloges à faire, il faut bien le dire. J'ai mis du temps à le lire car je consacre moins de temps à la lecture pour cause d'énorme fatigue. Mais si je lis certains romans que j'adore à toute vitesse, d'autres je prends le temps de les savourer et celui-là en fait partie.
    Quand j'ai fermé la dernière page, j'ai espéré que l'auteur nous en fasse un autre. Que d'intensité ! Intensité dans ce qui touche les Etats-Unis avec ces marcheurs de la mort qui n'ont rien demandé. Intensité dans l'émotion, dans l'amour quand Sam apprend que sa fille peut mourir mais aussi lorsque le Président quitte sa fonction, s'il la quitte, pour être au plus près de ceux qui l'ont élu et qu'il veut les sauver. Intensité dans les relations professionnelles. Entre Sam et Liz qui se retrouvent. Entre Sam et Benton qui doivent mettre leurs nombreux différents de côté puisqu'ils restent en définitive seuls pour résoudre l'enquête et sauver le pays. Les relations professionnelles entre tous les grands pontes qui se retrouvent dans le bunker et qui ne savent pas comment réagir, quitte à provoquer la guerre.
    Le titre est également très bien trouvé. Non Stop. Ah oui, Non Stop puisque pendant trois jours , il va falloir sauver tous les Américains, les marcheurs et ceux qui ne sont pas implantés. Non Stop, il faudra que l'enquête aboutisse pour sauver le pays pour qu'il ne revive pas un 11 septembre 2001 bis. Non Stop aussi car il va falloir trier les informations pour éviter de tomber dans la guerre et rompre les relations diplomatiques. Donc, oui Non Stop avec ce temps qui s'écoule. Non Stop les victimes qui défilent, le nombre de marcheurs...Ce roman est également un roman de chiffres, heures, dates, comptes à rebours. Il sait où il nous emmène. Dès le départ, on essaie de trouver une coïncidence entre ceux qui explosent, le nombre de pas à accomplir, la lettre reçue et on est vraiment loin de ce qui nous attend en définitive. Non Stop également car les marcheurs doivent continuer à avancer s'ils ne veulent pas sauter. Ils ne doivent pas tenir de leur fatigue, de ceux qui leur veulent du mal. Ils croient au miracle puisque dans la lettre reçue ils doivent trouver ce qui leur sauvera la vie.
    Sam fait de cette histoire une affaire personnelle car sa femme est morte dans les attentats du 11 septembre et il n'a pas pu la sauver. Il se retrouve pris dans cet engrenage surtout que sa fille risque également de mourir. Il y a une négation chez cet homme mais elle est vite balayée par son engagement réel de policier. Il faut aussi faire passer le message que ces bombes humaines sont des victimes et non des terroristes. Victimes qui ont tenté d'appeler la police et qui ont sauté. Victimes qui doivent faire sauter les positions stratégiques des USA pour plonger le pays dans le chaos.
    On se rend également compte qu'avec l'ère numérique et en particulier de Twitter, l'espionnage, la méchanceté humaine sont légions.
    Quant à Stanley Cooper, le Président, il nous fait bien sûr penser à Barack Obama. Mais comme le premier, ce dernier sera-t-il réélu en novembre 2012. Cooper a un secret qui peut le mettre en danger et provoquer son départ contraint et forcé de la présidence, surtout que le maire de New York veut prendre absolument sa place et détient des informations précieuses. Secrets, promesses, tout ce qui fait la vie politique d'un pays.
    On se rend compte également que les agences gouvernementales (très nombreuses) ne travaillent pas de concert. Mais ça on le savait déjà.
    Si cette histoire devait arriver aux USA ou ailleurs, l'état d'urgence général serait-il décrété de cette façon ? Ce roman est consacré au 11 septembre 2001, à toutes les mesures (bonnes ou mauvaises) qui ont été prises pour que les USA ne soient plus l'objet d'attaques. On se rend compte également que l'ennemi n'est pas celui auquel on pense. Mais doit-on ne pas faire confiance à un pays ami que l'on a aidé si souvent. L'auteur propose une démarche qui peut se vérifier, mais je ne l'espère pas.
    Comme dans de nombreux thrillers médicaux, Frédéric Mars nous offre une vision d'horreur de ce que pourraient contenir les prothèses mammaires et ce que pourraient réaliser ceux qui veulent détruire un pays en faisant d'hommes ou femmes implantés de véritables bombes humaines.
    Doit-on penser que ce roman est prémonitoire ? J'espère que non et que ce n'est qu'une fiction.
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  • Par Crunches, le 07 avril 2012

    Crunches
    Avant toute chose, je voudrais remercier les éditions Hachette et le site Livraddict pour ce partenariat ! Je suis vraiment très contente d'avoir bénéficié de votre confiance !
    Je viens de terminer ce livre. Et je suis encore sous son charme. Il est carrément décoiffant ! Il m'a tenu en haleine pendant quelques jours !
    Bon, au départ j'avoue que j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Non qu'elle était désintéressante, mais j'avais du mal à repérer qui est qui. Et j'ai ce problème pour beaucoup de romans qui se passent aux USA. Cela vient surtout du fait que plusieurs noms sont employés pour le même personnage : par exemple on aura droit à Lawrence, Douglas, Larry ou le directeur du FBI pour désigner un même personnage. du coup, moi je m'y perds assez vite.
    Mais et c'est là un petit trait de génie, il y a, au début du roman un récapitulatif des principaux protagonistes ! Ça m'a bien aidé au début pour situer les personnages les uns par rapport aux autres (qui est le supérieur de qui ; qui est « concurrent » à qui…). Et dans ce récap' il y a aussi une phrase de description pour les diverses agences qui sont mentionnées dans le roman. Ça m'a permis de faire la différence entre le FBI, le DHS, le NCS et la NSA… parce que pour les personnes qui ne sont pas familières de ce jargon, ça peut vite tourner à l'enfer.
    Donc le récap' m'a bien été utile !! et ça m'a évité d'en faire un moi-même (ce que je suis souvent obligée de faire pour ce genre de roman).
    À la fin du roman, il y a aussi un glossaire que j'ai consulté deux-trois fois, pour des précisions au sujet de sigles, d'organisations…
    Au début, je trouvais ça un peu lourd de stopper ma lecture pour m'y retrouver, mais à force, je ne l'ai plus consulté et ma lecture était bien plus claire et plus fluide… et donc plus agréable.
    Et l'histoire dans tout ça ?
    Je me suis régalée de cette histoire. Tout d'abord l'intrigue est très complexe ! Cela faisait un moment que je n'avais pas lu d'intrigue aussi intéressante. Il me semblait que la quatrième de couverture en disait trop, en nous précisant que les bombes humaines étaient en fait des personnes qui ont été implantées d'un pacemaker piégés, mais en fait non. Au contraire, on attend que les personnages le découvrent et on cherche ensuite, avec eux, le moyen de les désamorcer sans les déclencher et sans tuer la personne.
    Un autre trait que je tiens à souligner, c'est que pendant toute l'histoire, il y a régulièrement des liens ou des évocations d'autres affaires. Et j'en ai appris pas mal (vous saviez que pendant la Guerre Froide, un général avait proposé à Kennedy de commettre des attentats en Amérique, pour justifier une action à Cuba ? moi non…). le must, c'est que ces rappels ne sont ni trop fréquents (ce n'est pas non plus un documentaire) ni trop lourds. L'auteur nous rappelle les faits et en quoi cela a un lien avec la situation actuelle. Mais on n'y passe pas des heures.
    Et donc, moi qui suis très vite ennuyée par les descriptions ou les rappels de ce genre, je n'ai pas été gênée dans ma lecture. Au contraire, je la trouve bien plus enrichissante.
    Ensuite, le fait que l'action soit située à plusieurs niveaux (sur le terrain en compagnie des enquêteurs ou des « Marcheurs de la mort » et dans l'entourage du président) est un point plus que positif. Ça enrichit beaucoup l'histoire et permet de nous montrer pourquoi telle ou telle décision est prise. On n'a pas qu'un seul point de vue, mais plusieurs et ça nous permet de bien prendre en considération les enjeux de cette affaire. En fait, je n'ai pas l'impression que l'action se soit stoppée à un moment ou à un autre. On est toujours en mouvement, toujours à la recherche d'une solution ou des coupables. Toujours en train de chercher QUI, COMMENT et POURQUOI…
    De plus, le fait que cette histoire soit placée à Manhattan dans un futur très proche, et dans les conjonctures politiques actuelles renforce le côté vraisemblable de l'intrigue. Et très franchement, j'espère qu'on n'en arrivera jamais là !!
    Quant aux protagonistes…
    Ils sont effectivement assez nombreux, mais en même temps c'est plutôt normal vu qu'il s'agit d'une affaire d'état suffisamment importante pour que l'état d'alerte soit déclenché.
    Il y a bien sûr des agents sur le terrain, leurs supérieurs (les directeurs de leurs agences respectives), le président des USA, son équipe et son rival (parce que les élections approchent).
    Et la collaboration n'est pas facile entre tout ce monde-là ! entre les agents de terrain qui ont des différents personnels et des rancunes les uns avec les autres, mais aussi entre les directeurs des agences qui veulent profiter de la situation pour mettre un peu de cachet sur le nom de leur agence, et entre le président et son équipe qui n'est pas forcément au courant de tous les petits secrets du président… On ne parle même pas du rival qui veut profiter de cette affaire pour gagner des points aux prochains sondages. Bref, tout le monde veut tirer son épingle du jeu.
    Sur le terrain on retrouve Francis Benton (FBI), Liz McGeary (DHS) et Sam Pollack (NYDP). Sachant que Francis et Liz sont en concurrence pour avoir l'enquête, que Francis et Sam ont eu des différents l'année précédente, que Francis a fait des avances à Liz et qu'il s'est fait remballer et que Liz et Sam sont sorti ensemble plus jeunes… Vous voyez un peu où je voulais en venir quand je vous disais qu'il y avait des tensions. En tout cas, tout n'est pas balancé de but en blanc comme ça. Fréderic Mars nous amène tout ça de façon très claire et on découvre tout au fur et à mesure. Mais c'est juste pour vous dire que non seulement l'intrigue est complexe et très travaillée, mais que les personnages ont été tout aussi bien réfléchi.
    Forcément, on s'attache à eux. Ils semblent tellement réels qu'on ne peut que croiser les doigts pour eux. Et j'ai même fini par apprécier Benton (alors que franchement au début je le prenais pour un sacré lascars, pour ne pas être plus vulgaire)
    En conclusion ce roman c'est une intrigue complexe sur plusieurs niveaux, des personnages travaillés en profondeur et des rappels historico-politiques enrichissant. Un mélange explosif qui vous empêchera de poser ce livre avant de l'avoir terminé !!
    Quant à la collection Black Moon, elle nous prouve qu'elle est capable de se diversifier et de proposer des livres de différents genres aussi bien pour les adolescents que pour les adultes.

    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.fr/2011/10/non-stop.html
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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 04 décembre 2011

    liliba
    Ce que j'aime, dans un thriller ou un polar, c'est, outre le fait de ressentir de pages en pages de délicieux frissons d'angoisse et de peur, me dire que oui, tout cela pourrait être vrai, et que l'imagination de l'auteur se rattache par bien des points à des faits réels de notre société, ou des traits de caractère de personnes qui existent probablement, en dehors des livres.
    C'est tout à fait ce que réussit avec succès Frédéric Mars. Quand vous ouvrez Non Stop, vous êtes en quelques pages happés par cette histoire haletante, chronométrée à la minute près, vous ne pouvez vous non plus vous arrêter, non de marcher mais cette fois-ci de lire, tant vous voulez savoir comment se dénouera ce complot gigantesque qui prend racine aux Etats-Unis, en plein centre de New-York, mais étale ses tentacules dans le monde entier.
    Comme le dit la présentation, le roman fait beaucoup penser à la série 24heures, puisque d'une part l'intrigue s'étend sur à peine 3 jours, entre le 9 et le 11 septembre 2012, mais aussi parce que le temps y défile plus vite qu'ailleurs, facteur qu'il faut arriver à rattraper si on veut vaincre les méchants et se dépêtrer de cet espèce de virus horrible qui se propage un peu partout et fait mourir tout un tas d'innocents.
    Voici également une autre force de Non Stop : on est tenu en haleine, parce que justement ce sont des gens comme vous et moi qui sont pris pour cible, d'honnêtes citoyens de tous milieux ou confessions religieuses. Qui leur veut du mal ? Et pourquoi ? Comment ces gens ont-ils été contaminés ? Comment arriver à monter un complot d'une telle ampleur ? Quel est le but de cette machiavélique mise en scène ?
    Autant de questions auxquelles, vous pensez bien, je ne vais pas répondre ! Mais qui trouveront toutes leur solution au fil du roman, avec un suspense total maintenu jusque dans les dernières pages. L'auteur s'amuse, outre à nous faire très peur, à émailler son texte de clins d'œil. Bien sûr, la fatidique date du 11 septembre est le point de mire de tout le roman, son but si on peut dire, mais on rencontre aussi de nombreuses allusions à des situations connues. Ici, au contraire de l'exergue souvent citée dans romans ou films, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être fortuite, mais bien voulue par Frédéric Mars : le président américain ressemble étonnement à un certain Obama, le président français à Sarkozy et il en est de même de nombreux hommes politiques ou personnalités. le terrorisme antiaméricain et les mesures de prévention mises en place par les Etats-Unis semblent ne pas différer beaucoup de ce que nous en connaissons… Les descriptions et relations politiques et économiques des pays sont très documentées, de même que les différentes mouvances de terrorismes qui créent la panique un peu partout dans le monde.
    Voici donc un roman fort bien construit, vraiment prenant, et surtout extrêmement efficace : vous lirez Non StopNon Stop jusqu'à la dernière page ! Les personnages sont tous crédibles et certains même très attachants et le lecteur veut à tout prix savoir ce qu'il va leur arriver. Ces marcheurs qui ne peuvent cesser leur errance à travers les villes font monter l'angoisse d'un cran, à chaque fois que l'un d'entre eux par malheur cesse d'avancer et explose… On n'est pas très rassuré… Et si tout cela était possible ?
    En lisant, on visualise très bien les scènes et il me semble que ce roman ne tardera pas à être porté sur grand écran tant il semble fait pour. le découpage chronologique soutenant le suspense y est probablement pour quelque chose, de même que les personnages aux caractères bien trempés, très télévisuels. de plus, on passe en cours de lecture d'un pays à l'autre, de New-York à Dallas, puis au Moyen-Orient ou en Europe, ce qui sera aisé à montrer dans un film. Une des scènes du roman met même deux personnages en scène dans des récits parallèles, se déroulant au même moment. Certains détails sembleront peut-être peu crédibles aux puristes férus d'histoire, mais je vous assure que pour le commun des mortels, ce roman est une vraie réussite !


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/11/24/index.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Freelfe, le 20 juin 2012

    Freelfe
    Nous voici à Manhattan, le 9 septembre 2012. Un jour ordinaire, avec des personnes ordinaires qui reçoivent une enveloppe kraft. Ce qu'il y a à l'intérieur ? Aucune idée. Mais ces messieurs et mesdames tout le monde se mettent à exploser à droite et à gauche sur tout le territoire des Etats-Unis. Terroristes ou victimes ? Au premier point de vue, aucun point ne relie ces personnes et surtout, il n'y aucune revendication, ni aucune cible précise...
    Sam Pollack et Liz McGeary vont devoir enquêter et arrêter ces death walkers, ces marcheurs de la mort, qui explosent sans crier gares !
    Non-Stop est le premier roman que je lis de Frédéric Mars, mais pas le dernier. Ce beau pavé de 670 pages est publié aux Editions Hachette, dans la collection Blackmoon, et nous emmène dans un thriller aux premiers abords haletant !
    L'histoire commence le 9 septembre 2012, à deux jours de l'anniversaire du 11 septembre 2001, et s'étalera sur trois jours. Nous allons suivre divers personnages à la fois. Mais les plus importants me semblent être Sam Pollack, Liz McGeary et Stanley Cooper. En citer d'autres pourraient vous donner des indices...
    Sam Pollack est un flic du NYPD (New-York Police Départementale je crois). C'est un flic intelligent, stratégique, avec une excellente mémoire et qui comprend rapidement bons nombres de choses. Mais c'est aussi un flic perdu et dépressif depuis l'attentat du 11 septembre 2001 qui coûta la vie à sa femme. Il semblerait qu'il se reproche quelque-chose... Ses relations avec sa fille Grace, jeune fille d'environ 17/18 ans, sont un peu compliquées. On s'attache rapidement à Sam qui est vraiment quelqu'un de profond, de sincère, de courageux mais aussi très simple et têtu.
    Lic McGeary est la petite amie d'enfance de Sam (mais ça n'a pas marché...). Elle travaille dans une autre agence policière dont j'ai oublié le nom (pas FBI, ni NYPD). C'est une femme au tempérament très fort, qui n'hésitera pas à débloquer le passage à coup de fusil si on le lui bloque ! Liz m'a immédiatement plu ! Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et s'impose dans ce monde essentiellement masculin. Elle peut paraître froide aux premiers abords, mais on apprend à la connaître au fil du livre !
    Stanley Cooper est le premier président noir américain, mais l'auteur a fait le choix de ne pas reprendre le nom du président actuel. C'est un politicien, et il pense sans arrêt à sa futur réélection. Avec Benton (un flic que j'ai détesté du FBI), il est certainement le personnage qui évolue le plus dans l'histoire (qui évolue car on le découvre mais aussi parce qu'il revoie ses propres considérations (même si parfois, on se demande s'il ne calcule par tout...))
    L'histoire démarre fort. J'ai dévoré les 300 premières pages et le livre partait droit vers un coup de coeur ! le suspens est à son comble, les explosions s'enchaînent. J'ai trouvé horrible de nous présenter les death walkers avant leur mort. Ca donnait un côté tragique et terrifiant qui correspondait au livre. J'ai aussi beaucoup aimé les Contre-la-montres qui me stressaient et qui faisaient tourner les pages à grande vitesse ! Malgré une multitude de personnages et beaucoup d'abréviations, j'ai adoré ces 300 premières pages. On y découvre les personnages principaux, les suspects, les "méchants". Car on suit beaucoup de personnages et parfois, on voit le point de vue des "méchants" sans savoir qui s'est... C'est un côté qui m'a beaucoup plus, mais qui pourrait en perdre plus d'un. Et malgré le gros spoil de la quatrième de cover qui nous apprend ce qui relie ces personnes (on ne l'apprend qu'à la 270ème page), le coup de coeur était là.
    Passé ces 300 pages (sur 670), le roman passe de 5 à 3... Les abréviations se succèdent, compliquent le texte inutilement. Certes, il y a un glossaire mais quand vous avez des phrases du genre "XDF contrôle ABC qui donne la possibilité au NGJ de déclencher le projet F2J7... " [de mon invention ^^] ça devient lourd, compliqué et on perd le lecteur. Les innombrables noms ont commencé à me peser et j'oubliais la plupart pour ne retenir d'eux qu'un rôle. L'action se tasse. Bien que l'enquête avance en permanence, elle prend aussi de mauvais chemins et j'ai eu l'impression d'être menée par le bout du nez pour au final, me perdre. Pendant un moment, j'ai eu l'impression d'un creux et de longueurs, que les explications n'en étaient pas, seulement des rallonges qui nous embrouillaient, et les rebondissements étaient là que pour nous donner quelques trucs à nous mettre sous la dent (mais si en plus ils étaient faux...) On voyait l'histoire de diverses horizons et certains savaient des trucs que d'autres savaient pas et on ne savait plus qui savait quoi de qui.
    Puis à un moment, il y a eu une rupture. Je ne pourrais expliquer où, mais l'auteur m'a perdu et je suis arrivée à la fin en me disant : "Hein, c'est ça ? Nan, mais j'ai rien compris ! C'est quoi l'intérêt de tout ça ?" Et c'est bête de ne pas comprendre la fin quand même ^^
    Conclusion
    Malgré des qualités d'écriture et de structure indéniables, malgré une première partie parfaitement réussie, le roman s'essouffle. La faute aux explications trop compliquées, aux multiples abréviations qui n'apportent rien à l'histoire et peut-être à cause de nombreux personnages et de nombreuses visions de l'histoire : L'auteur finit par perdre son lecteur. Sans parler du magnifique spoil dans la quatrième de cover !
    Peut-être l'auteur aurait-il dû raccourcir de 200 pages son roman, enlevant une majeure partie des explications trop compliquées (et pas forcément intéressantes...) pour se concentrer sur une fin plus inventive et plus surprenante (et plus compréhensible pour les lecteurs qu'il perd en cours de route ^^)
    Si ce roman m'a déçu au final après une première partie très prometteuse, il demeure une lecture agréable mais que je ne recommanderais pas forcément à tout le monde.

    Lien : http://freelfe.blogspot.fr/2012/06/non-stop-de-frederic-mars.html
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Citations et extraits

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  • Par Crunches, le 15 janvier 2012

    L'étudiant s'éloignait déjà. Comme il approchait du Réservoir, il ôta enfin son casque, pour profiter du silence. Ici, les sons de la ville ne lui parvenait plus que de manière assourdie. Voilà dix bonnes minutes qu'il n'avait pas croisé âme qui vive. Seul le Park pouvait vous offrir ça, dans cette fourmillière humaine qu'était la nouvelle Babel.
    Son regard glissa sur la surface immobile du plan d'eau, ébloui par les reflets dorés. C'était trop bon. Il fallait qu'il s'arrête, ne serait-ce qu'une minute, pour jouir de cette pluie de lumière et de douceur. Le cri d'un canard approuva sa décision. Sean agrippa ses deux mains aux montants métalliques et colla tout son buste à la grille. Il se sentait faire corps avec les éléments, l'eau, le vent, les arbres.
    Hum, juste se laisser....

    Sa chance venait de tourner. De manière radicale.
    L'ombre fine, mains gantées, crocheta sans effort la porte du fan des Knicks. Aucun risque de ce côté-là, il était parti depuis une bonne demi-heure. Quant au couloir, il était désert. Dimanche matin : ils cuvaient tous leurs bières ou les pétard de la veille.
    L'écho lointain d'une déflagaration ne nuisit pas à la contration de la siluuhette. Une quizaine de secondes encore, et elle se faufila à l'intérieur, aussi légère qu'un courant d'air.
    Personne ne la vit entrer, pas plus qu'on ne la vit ressortir, une poignée de minutes plus tard.
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  • Par gruz, le 03 décembre 2011

    Ainsi en allait il d'un pays aussi métissé : contradictoire, aveugle quand ça l'arrangeait, et si volontier volatile.
    81 % des américains estimaient que le 11 septembre était l'événement le plus marquant de leur existence. La plupart d'entre eux assimilaient ce drame à l'islam, à tort, cela va sans dire.
    Et pourtant c' est un musulmane que leur vote populaire et souverain avait élu miss America en 2010.
    p. 468
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  • Par SallySegh, le 12 avril 2012

    Une fois à la porte, il se retourna et lui lança, avec un sourire qu'il souhaitait désarmant :
    - Oh, je voulais vous dire... vous pouvez faire ce que vous voulez, il finira par tomber.
    - Quoi ?
    Elle le considéra, le regard vide.
    - Votre cul. Vu votre taille, vous pouvez faire du step à longueur de journée, c'est la loi de Newton : il finira par tomber !
    C'était gratuit mais, étant donné la tension accumulée, cela lui faisait du bien de s'être farci cette pétasse aux fesses en béton.
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  • Par gruz, le 26 novembre 2011

    Une étude Gallup de 2009 avait révélé que, depuis 2001, la fréquence des articles sur la menace terroriste en général, et la sécurité des transports aériens en particulier,avait plus que triplé.
    Il en paraissait plus que sur le événements sportifs majeurs ou sur les artistes les plus en vue.
    p. 21

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  • Par liratouva2, le 21 octobre 2011

    " L'essentiel, c'est de se tenir à bonne distance."En toutes choses. Juste la bonne distance. C'est ce que se répète tous les matins John Atwood, en quittant son appartement de la 16e Rue Est

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