ISBN : 2264045973
Éditeur : 10-18 (2007)


Note moyenne : 4.16/5 (sur 31 notes) Ajouter à mes livres
Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984 qu'il admirait " immensément " Maugham pour son " talent à raconter une histoire sans la moindre ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mara, le 17 mars 2010

    mara
    J'ai littéralement dévoré ce court roman de Maugham. C'était ma première rencontre avec l'auteur et certainement pas la dernière. On fait la connaissance de Kitty qui a épousé Walter Lane, plus pour avoir un mari que par réelle affection. Walter est un homme qui ne s'exprimme pas beaucoup, les sentiments encore moins. le roman est centré sur Kitty, sur ses sentiments. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'au début, elle n'est pas franchement sympathique.Elle est futile et égoïste. Cela ne la gène pas de tromper son mari et elle s'imagine que Townsend acceptera sans réfléchir de divorcer et de l'épouser. Tout au long du roman, Kitty doit faire face à des épreuves qui vont la faire grandir et mûrir. Et c'est une autre Kitty que l'on rencontre à la fin du roman.
    J'ai beaucoup aimé le personnage de Walter également. On ne le voit qu'à travers les yeux de sa femme, mais on devine un homme intelligent, sensible et profondément amoureux de sa femme.
    Le roman permet de découvrir les ravages du choléra en Chine. Kitty découvre brutalement la mort et la maladie. La fin n'est pas un happy end et je trouve que cela correspond tout à fait au reste du roman. Dans ce village meurtri par la terrible maladie, à la fin "c'est le chien qui mourut" (dernière phrase de "The Elegy on a Mad Dpg" de Goldsmith). Et cela résume assez bien l'histoire.
    J'ai adoré. J'ai eu un coup de coeur pour le livre et pour l'auteur.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Donna22, le 26 mai 2012

    Donna22
    Je viens de refermer le livre. J'en suis toute émue, triste même. le coeur serré et la larme prête à couler, je suis restée suspendue du début à la fin, sans interruption. Je regrette Walter comme si je l'avais connu. C'est une triste et cruelle leçon de vie et d'amour. J'en suis profondément touchée.
    J'ai eu beaucoup de mal à me procurer ce roman. Et je suis bien contente d'y être parvenue.
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  • Par keisha, le 10 décembre 2008

    keisha
    Kitty, le jeune épouse de Walter Lane, médecin bactériologiste en poste à Hong Kong, devient la maîtresse de Charlie Townsend, secrétaire colonial adjoint. Elle craint tout en l'espérant que son mari ne soit au courant. Il l'est.
    "Sans un geste, le visage toujours impénétrable, il écoutait avec attention. Rien dans sa physionomie ne révélait qu'il fut touché par les paroles de sa femme.
    - Savez-vous pourquoi je vous ai épousé?
    - Pour être mariée avant votre soeur Doris.
    C'était exact. Mais Kitty reçut un choc en découvrant qu'il ne l'ignorait pas. A sa peur et à sa fureur se mêla une pitié inattendue. Walter souriait faiblement.
    - Je n'avais pas d'illusion, reprit-il. Je vous savais frivole, sotte et superficielle. mais je vous aimais. Je savais la mesquinerie de vos visées et la médiocrité de votre idéal. Mais je vous aimais. Je faisais un effort grotesque pour prendre plaisir aux choses qui vous amusaient et pour vous dissimuler que je n'étais ni ignorant, ni vulgaire, ni médisant , ni bête. Je connaissais votre répulsion pour l'intelligence et je tâchais d'égaler à vos yeux la nullité de vos amis. je savais que vous m'aviez épousé par raison. Cela m'était égal, je vous aimais tant ! La plupart des êtres se sentent lésés quand ils aiment sans réciprocité. Ils en nourrissent de l'amertume et de l'aigreur. Ce n'était pas mon cas. Je n'ai jamais espéré être aimé de vous. Comment m'y serais-je attendu? Je ne me suis jamais trouvé séduisant. J'étais reconnaissant d'être autorisé à vous aimer."
    Après une autre scène superbe entre Kitty et Charlie, celle-ci accepte de suivre son mari dans une région où règne une épidémie de choléra. Elle y fait la connaissance du commissaire des douanes et de religieuses françaises. Petit à petit elle découvre un nouveau monde et évolue. Mais pas question que je vous dévoile la fin !
    Ce court roman se lit d'un trait ou presque. Les personnages sont complexes, les rebondissements multiples. le style est vif et nerveux, il y a beaucoup de belles scènes très tendues, et je comprends que le cinéma n'ait pas laissé échappé une intrigue et des personnages aussi prenants... d'ailleurs en prenant quelques libertés avec l'histoire!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-23068986.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 11 octobre 2010

    Folfaerie
    Parce que j'ai raté l'adaptation passée il y a quelques semaines à la tv, je me suis décidée à lire ce roman qui m'attendait sur mes étagères.
    Somerset Maugham nous offre une histoire d'amour non partagé, bien cruelle et pourtant non dénuée de délicatesse et de romantisme.
    Comme souvent avec l'écrivain, ces portraits de femmes et surtout de la principale héroïne, ne sont guère flatteurs.
    Kitty s'est enfin décidée à épouser Walter, un jeune médecin spécialisé en bactériologie, bien qu'il lui paraisse insignifiant. Mais sa fervente déclaration d'amour l'a tout de même touchée, et flattée, et puis sa soeur cadette est déjà avantageusement casée, tandis que la propre mère de Kitty ne cache pas son agacement et son impatience de voir sa fille aînée quitter enfin la maison familiale... Alors va pour Walter...
    Autant la frivole Kitty méprise son mari, autant celui-ci l'adore. Voilà qui promet une vie de couple bien difficile...
    Les jeunes mariés s'installent à Hong-kong, possession britannique, et fréquentent quelques salons.
    Arrive ce qui devait fataltement survenir: Kitty a un amant, le bellâtre du coin, un haut fonctionnaire marié. Quand on s'ennuie ferme aux côtés d'un époux pâlot et inconsistant, quoi de mieux qu'une liaison torride et un peu de culpabilité.
    Jusqu'ici la trame du roman est bien classique, c'est juste une histoire d'adultère. Et bien non ! C'est méconnaître l'écrivain qui a l'art de transformer une histoire d'amour, même non partagée, en fine analyse d'une époque et d'une société.
    Walter découvre la liaison extra-conjugale de Kitty. Nous le connaisssions à travers le regard méprisant de celle-ci, Maugham le révèle tout autre et magnifique dans ses décisions.
    Froidement, Walter prend soin de montrer à son épouse la véritable personnalité de son amant (un type bien mesquin qui n'en valait pas la peine) et pour achever la jeune femme, il l'emmène avec lui dans un province chinoise éloignée où sévit le choléra... Terrible punition pour l'épouse perfide et sans coeur : l'isolement et le spectre de la mort...
    Dans cette partie du roman, bien distincte, comment ne pas éprouver de la pitié pour le mari incompris et dédaigné, toujours amoureux et qui choisit d'expier ce qu'il croit être sa faute en travaillant sans relâche auprès des malades. Et Kitty, que l'on prend plaisir à détester tant elle s'est montrée sotte et vaniteuse, entame son chemin de croix et gagne du même coup la sympathie du lecteur. Sa nouvelle humanité transparaît essentiellement à travers sa mission aux côtés des Soeurs du couvent français qui vient en aide aux blessés et aux orphelins.
    Il y a tant de regrets et de tristesse entre ces deux êtres qui ne parviennent pas à s'apaiser ni à se comprendre et qui, dans leur immense solitude, finiront par trouver d'une façon toute différente, une issue à leur existence bancale. Elle sera amère pour l'un, plus douce enfin pour l'autre, comme une renaissance.
    Si je devais résumter très brièvement, je dirai que c'est une rencontre choc entre un homme et une femme que tout sépare ou presque, entre deux cultures, dont l'une nourrit l'autre, et mine de rien, sous ses faux airs de roman d'amour, La passe dangereuse est aussi un roman sur la remise en question de soi et le sens que l'on donne à sa vie.
    Une autre belle découverte de Somerset Maugham qui, décidément, ne cesse de me surprendre.


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-la-passe-danger..
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    • Livres 5.00/5
    Par EmiLIT, le 11 juillet 2010

    EmiLIT
    Kitty est une belle jeune femme frivole et superficielle lorsqu'elle rencontre Walter Lane lors d'un bal en Angleterre. Celui-ci est un brillant bactériologue, il vit en Chine. Il tombe profondément amoureux de Kitty et la demande très vite en mariage.
    Kitty a 25 ans et malgré son charme n'est pas marié contrairement à son empotée de soeur qui, a seulement 18 ans, est sur le point de faire un brillant mariage.
    Kitty accepte la demande de Walter.
    Il n'est pas question d'amour pour elle. Walter et elle sont tellement différents, elle aime la fête, les bals, les réunions qu'organisent les Anglais entre eux à Hong Kong alors que Walter d'un naturel réservé n'aime pas ce genre d'endroits.
    Arrivée seulement depuis deux ans à Hong Kong, la belle trompe déjà son mari. Walter le découvre et il propose un surprenant marché à sa femme.
    Un village chinois ravagé par le choléra, un homme blessé dans son amour, des religieuses françaises...
    Kitty va découvrir que le monde est plus grand et différent qu'elle le pensait. Elle va surtout se découvrir elle-même et apprendre à connaitre ce qui se cache derrière sa futilité et son indifférence.
    Quel magnifique roman.
    Tous les ingrédients sont réunis pour faire voyager le lecteur à travers une Chine ravagée par le choléra où les personnages oublient leur drame personnel au contact d'un drame encore plus grand.
    Cette histoire d'amour si belle et qui pourtant n'en n'est vraiment pas une, ne peut que toucher et serrer le coeur. Walter Lane a tout du héros dramatique, poussant le vice jusqu'au sacrifice suprême.
    Ce n'est pas une histoire heureuse mais elle est intense, le romanesque et l'intensité dramatique sont portés à leur paroxysme. L'auteur en appelle aux tripes du lecteur.
    Un livre dont l'on se souvient bien après sa lecture.
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Citations et extraits

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  • Par Donna22, le 26 mai 2012

    Seule, la beauté que les hommes réussissent parfois à faire naître du chaos rend supportable : la peinture, la musique, les fleurs, une vie bien vécue. Rien ne vaut une existence harmonieuse. Voilà la parfaite œuvre d'art.
    p.194
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  • Par Donna22, le 26 mai 2012

    Si l'amour et le devoir se rencontrent, vous êtes touché par la grâce et vous goûtez un bonheur qui passe l'imagination.
    p.204
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  • Par Donna22, le 26 mai 2012

    S'il est nécessaire parfois de mentir aux autres, il est toujours méprisable de se mentir à soi-même.
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  • Par keisha, le 10 décembre 2008

    "Sans un geste, le visage toujours impénétrable, il écoutait avec attention. Rien dans sa physionomie ne révélait qu'il fut touché par les paroles de sa femme.
    - Savez-vous pourquoi je vous ai épousé?
    - Pour être mariée avant votre soeur Doris.
    C'était exact. Mais Kitty reçut un choc en découvrant qu'il ne l'ignorait pas. A sa peur et à sa fureur se mêla une pitié inattendue. Walter souriait faiblement.
    - Je n'avais pas d'illusion, reprit-il. Je vous savais frivole, sotte et superficielle. mais je vous aimais. Je savais la mesquinerie de vos visées et la médiocrité de votre idéal. Mais je vous aimais. Je faisais un effort grotesque pour prendre plaisir aux choses qui vous amusaient et pour vous dissimuler que je n'étais ni ignorant, ni vulgaire, ni médisant , ni bête. Je connaissais votre répulsion pour l'intelligence et je tâchais d'égaler à vos yeux la nullité de vos amis. je savais que vous m'aviez épousé par raison. Cela m'était égal, je vous aimais tant ! La plupart des êtres se sentent lésés quand ils aiment sans réciprocité. Ils en nourrissent de l'amertume et de l'aigreur. Ce n'était pas mon cas. Je n'ai jamais espéré être aimé de vous. Comment m'y serais-je attendu? Je ne me suis jamais trouvé séduisant. J'étais reconnaissant d'être autorisé à vous aimer."
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  • Par Marielino, le 04 octobre 2010

    [Le Tao,] c’est la Voie et le Passant. La route sans fin où marchent tous les êtres; mais personne ne l’a créée, car elle est la vie. Tout et rien. Tout en sort, tout s’y adapte; pour finir, tout y retourne. C’est un carré sans angles, un son que l’oreille ne perçoit pas, une image sans forme, un vaste filet dont les mailles aussi larges que la mer ne laissent rien passer. C’est le sanctuaire, l’universel refuge. Il n’est nulle part, mais, sans chercher au-dehors, vous pouvez le découvrir. Il enseigne le secret de ne pas désirer le désir, de laisser les évènements suivre leur cours. Qui s’humilie sera exalté. Qui s’abaisse sera élevé. La faillite est dans l’essence du succès, et le succès est la trêve de la faillite; mais qui peut prédire le moment du revirement? L’être torturé par l’amour peut retrouver la sérénité d’un petit enfant. Le charme donne la victoire à celui qui attaque et assure le salut de celui qui se défend. Pour être fort, il faut d’abord savoir se dominer.
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"Servitude humaine" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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