> Marie-Claire Bancquart (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253009636
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1979)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 298 notes) Ajouter à mes livres
Boule de Suif, première nouvelle de cet ouvrage, "c'est l'effondrement de toutes les valeurs prônées, avant que le souci de conservation personnelle devienne le seul qui compte : manger les provisions de la prostituée et la jeter dans les bras de l'officier allemand". M... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par asphodele85, le 22 juin 2011

    asphodele85
    L'histoire commence sur un tableau de la campagne normande en plein hiver où grouillent des soldats en déroute et en guenilles, hagards, que la faim et la défaite annoncée, ainsi que l'invasion prussienne bien réelle poussent à errer sans but et sans chef. Fantassins, hussards, soldats de la Garde Mobile Nationale, ne se reconnaissent plus entre eux et en viennent parfois à se tirer dessus comme des lapins. Ce premier tableau est important dans la mesure où il situe à la fois l'action dans le temps mais il nous dit aussi ce que Maupassant en pense : « Car la même sensation reparaît chaque fois que l'ordre établi des choses est renversé, que la sécurité n'existe plus, que tout ce que protégeaient les lois des hommes ou celles de la nature, se trouve à la merci d'une brutalité inconsciente et féroce ».
    C'est dans ce contexte fébrile de la guerre de 1870 à Rouen, où l'occuppation prussienne a dépassé l'invasion, que trois couples, deux religieuses, un démocrate et une protistuée vont se précipiter dans la première diligence pour Dieppe, laissant derrière eux commerce, château, monastère ou rentes confortables. Dans la description détaillée, ciselée qu'il fait de ce microcosme représentatif de la société de l'époque (et que l'on pourrait aisément retranscrire aujourd'hui), il dit comment d'aucuns prennent de petits arrangements avec leur conscience pour mieux enfumer le chaland (le couple de commercants), entretenir un blason toujours nanti (le couple de nobles) ou préserver le vernis doré et hypocrite d'une politique (le couple de politiciens-propriétaires) : « Les six personnes formaient le fond de la voiture, le côté de la société rentée, sereine et forte, des honnêtes gens autorisés qui ont de la Religion et des Principes ». Viennent s'ajouter un personnage haut en couleurs, le « démoc », l'opposant au régime qui fait sa « résistance » personnelle pour se dédouanner un peu d'être un privilégié, les deux religieuses, confites dans leurs prières, les yeux baissés sur leur rosaire et dont une se révèlera aussi odieuse que les autres et bien sûr une femme, « une de celles appelées galantes, à l'embonpoint précoce qui lui avait valu le surnom de Boule de suif « .
    Du début du voyage en calèche, en passant par les trois jours où ils restent confinés à l'hôtel occupé par les Prussiens, et dont la condition de repartir est que Boule de suif accepte de coucher avec leur commandant (c'est dit comme ça dans le texte), jusqu'au départ de l'hôtel, Maupassant nous déploie toute la palette de sentiments et de réalisme qui colore ce périple.
    Boule de suif, méprisée et toisée au départ, retrouve un intérêt auprès des autres quand ils s'aperçoivent qu'ils n'ont pas prévu de provisions et que la calèche s'enlise dans la neige, les retardant dans leur voyage. Boule de suif va partager son panier de deux jours avec Tous et avec plaisir, elle sera leur (presque) égale dans la faim, tout au moins gagnera en respectabilité. Plus tard, à l'hôtel, quand le tavernier annonce la condition du départ, ce sont d'abord cris étouffés et offusqués des messieurs-dames, surtout des dames qui pensent que cela aurait pu tomber sur elles. Deux jours et deux nuits où la haine envers Boule de suif va gonfler, pleine des rancoeurs que l'on reproche aux prostituées avec en plus, la colère de voir qu'elle ne cède pas, les mettant en danger, alors qu'après tout c'est son métier ! » Et aujourd'hui qu'il s'agit de nous tirer d'embarras, elle fait sa mijaurée cette morveuse !… Moi je trouve qu'il se conduit très bien cet officier « . Mais Boule de suif est patriote, elle a déjà sauté à la gorge d' un Prussien (suscitant leur admiration au début du voyage) et ne veut pas se donner à l'ennemi. Elle finira par se rendre sous les oreilles attentives et comblées des couples restés en bas du couloir de l'auberge et qui apprécient sa reddition… Seront-ils reconnaissants envers elle de son sacrifice ? Que nenni, ils ne la mépriseront que plus, la renvoyant au cul de basse fosse dont elle vient, ignorant ses larmes et sa faim lorsqu'ils repartent avec un panier, eux, panier qu'ils ne penseront même pas à partager avec elle. Une putain s'est couchée pour la France alors qu'ils se couchaient devant l'ennemi, l'avarice des sentiments et la mesquinerie incrustée dans leurs âmes pleines de Principes et de Religion. le « démoc », avec sa barbe rousse hirsute et ses longs cheveux gras, commencera à siffler la Marseillaise (qui n'était pas encore l'hymne national, mais subversive), essayant de les faire sursauter mais ils feront semblant de ne pas entendre, occupés à se gaver ni de voir les larmes qui roulent, piétinées sous les sabots des chevaux, sur le visage humilié de Boule de suif… Comme si le courage, malgré sa dimension ici, ne pouvait jamais dépasser le statut social des plus humbles.
    Quelques petites phrases bien senties : » Car la haine de l'Etranger arme toujours quelques Intrépides prêts à mourir pour une Idée « ./ « Quand il y a des gens qui font tant de découvertes pour être utiles, faut-il que d'autres se donnent tant de mal pour être nuisibles ! ». /« Cornudet (le démocrate), indigné de l'entente cordiale établie entre les vainqueurs et les vaincus, se retira, (…). Loiseau eut un mot pour rire » Ils repeuplent'. Monsieur Carré-Lamadon eut un mot grave : « Ils réparent ». «
    SUR LA NOUVELLE ET MAUPASSANT :
    La préface de Nicolas Millet est très intéressante : elle nous apprend que cette nouvelle paraît en 1880 pour la première fois alors qu'il a à peine 30 ans, avec le choix délibéré de l'auteur de la faire paraître dans le recueil Des Soirées de Médan, afin de revendiquer implicitement son appartenance au mouvement naturaliste. « Méthode littéraire qui cherche à introduire dans l'art, la méthode des sciences expérimentales. En suivant la métode du scientifique l'écrivain se fait à la fois observateur et expérimentateur ». Un recueil collectif où il apparaît à côté de Zola et Huysmans. La nouvelle tirera des éloges dithyrambiques à Flaubert dont il est le disciple : » Il me tarde de vous dire que je considère Boule de suif comme un chef-d'oeuvre ! Oui, jeune homme ! Ni plus ni moins, cela est d'un maître (…) Ce petit conte restera, soyez-en sûr ! Quelles belles binettes que celles de vos bourgeois ! Pas un n'est raté ! », etc, etc. « Un mois plus tard, le 8 mai 1880, Gustave Flaubert, né à Rouen, mourut. »
    Alors oui, Boule de suif est restée et je la trouve particulièrement actuelle, comme le souligne également Nicolas Millet, le commerce fait avec le corps des femmes se poursuit, les guerres ne sont pas finies de par le monde et peuvent entraîner des dérives semblables à tout moment. Et avec lui j'ajouterai : « Maupassant est donc à lire de toute urgence, à l'âge où le désir de changer le monde ne peut être accompli qu'après l'avoir appréhendé. (…) Or la littérature en général et la prose De Maupassant en particulier en constituent sans doute le meilleur moyen. »


    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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    • Livres 3.00/5
    Par iarsenea, le 29 décembre 2011

    iarsenea
    Boule de suif : J'avais lu cette nouvelle dans un cours de français du cégep, et j'en avais gardé un souvenir positif, sans toutefois me rappeler réellement l'histoire. Je me rappelais vaguement la scène dans la diligence alors que Boule de suif partage son repas avec les voyageurs qui l'accompagnaient, mais sans plus. Aussi, j'ai été ravie de redécouvrir cette oeuvre, surtout que je l'ai relue accompagnée du livre audio ! J'ai trouvé Maupassant bien injuste pour cette pauvre Boule de suif, mais en même temps, tellement réaliste ! À cette époque comme aujourd'hui, la plupart des gens auraient probablement agi comme l'ont fait ces bourgeois si une situation semblable se produisait.
    la parure : J'ai relu cette nouvelle-ci dans mon recueil, sans le livre audio, cette fois-ci. J'ai vraiment adoré cette nouvelle et sa fin prévisible mais excellente! Une nouvelle courte et percutante comme je les aime. Je n'ai toutefois pas pu m'empêcher de vouloir que l'histoire se prolonge un peu, histoire de connaître la réaction de la dame... Pauvre fille !
    Le lit 29 : Cette nouvelle se veut un peu la caricature du militaire fier et pompeux. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, même si l'attitude des deux personnages principaux m'a un peu rebutée. Au final, ils n'auront eu que ce qu'ils méritaient !
    Rose : Je n'ai pas accroché à cette nouvelle, bien que la fin ait été totalement inattendue ! Il y a comme trois histoires imbriquées, et dans une si courte nouvelle ça ne peut que nuire à l'action. Comme je l'ai dit, la fin est totalement inattendue, mais il y a de quoi, puisque aucun indice ne permettait de l'envisager ! de plus, les deux premières parties de l'histoire auraient pu être supprimées sans modifier quoi que ce soit au déroulement de l'histoire.
    La serre : J'ai trouvé cette nouvelle un peu bizarre, mais très osée de la part De Maupassant. En effet, il ne fallait pas manquer de toupet pour parler aussi explicitement de voyeurisme à son époque !
    Une soirée : Une courte nouvelle que j'ai écoutée en format audio. le début m'a beaucoup ennuyée et les personnages ne m'ont pas plu, mais j'ai trouvé le dénouement, quoique un peu prévisible, très cocasse !
    Le vengeur : Comme pour la nouvelle La serre, j'ai trouvé que le vengeur était à la fois osé et un peu de mauvais goût. le fait que l'ami et l'ex-épouse se moquent de monsieur Souris alors qu'il est mort et que les deux sont ensemble m'a agacée. Ça en fait des personnages détestables, mais c'était sans doute l'intention De Maupassant ! Je ne voyais pas trop où l'auteur voulait s'en aller avec cette histoire, mais j'ai beaucoup aimé la fin !
    L'attente : J'ai été complètement frustrée par le dénouement de cette nouvelle. Je sais bien que toutes les histoires ne peuvent bien se terminer, et je n'ai normalement pas beaucoup de mal à m'en remettre, mais cette fois-ci, en plus de mal finir, la nouvelle se termine abruptement, sans préavis. Frustrant !
    La dot : Cette nouvelle m'a complètement bluffée. Une remarque du père de la jeune fille à son beau-fils concernant la dot m'avais laissé envisager une certaine fin de laquelle je n'ai pas voulu démordre, tellement j'étais certaine de comment cela allait se terminer ! Mais ce n'était qu'un piège dans lequel j'avais allègrement plongé. le dénouement m'a laissé la bouche béante ! Excellente nouvelle !
    En résumé, un très bon recueil de nouvelles. Maupassant est un maître dans l'art de la nouvelle. C'est l'un des seuls dont je peux lire les nouvelles l'une après l'autre sans jamais m'ennuyer. Je compte en lire bien d'autres, en commençant par Le horla dont je n'ai lu que des extraits jusqu'à maintenant.


    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/12/boule-de-suif-et-autre..
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  • Par sbrodj, le 20 juin 2011

    sbrodj
    En lisant cette nouvelle, on comprend qu'elle ait permis à Maupassant de se faire un nom. Un magnifique portrait de femme, toute la noirceur de la vision du monde de son auteur. Un terrible réquisitoire contre la bêtise, la lâcheté et le conformisme.
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    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 25 décembre 2011

    patouche
    En quelques lignes Maupassant nous fait entrer dans son histoire, puis on ne peut plus "lâcher" le livre.
    Dans ces nouvelles il nous fait découvrir la France de la fin du dix-neuvième siècle.Bon observateur de ses contemporains, il nous en dresse un certain nombre de portraits.
    Un grand écrivain est semble t-il avant tout un grand observateur du monde qui l'entoure.Dans ce cas Maupassant est assurément un grand écrivain.
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    • Livres 4.00/5
    Par valetudinaire, le 02 mai 2011

    valetudinaire
    Bien que la nouvelle Boule de suif ai effectivement été écrite en 1880, le recueil est composé de travaux un peu plus tardifs - jusqu'en 1884 - publiés dans diverses revues. Et en effet, on sent bien le travail, la progression dans la manière d'aborder ses petites histoires, de les construire, de les faire chuter avec brio. Rien de transcendant dans ces nouvelles, mais de très belles descriptions psychologiques, une très forte inspiration de l'écriture et de "l'oeil" de son maître Flaubert qui se ressent donc dans le fond et dans la forme.
    Après avoir lu Le horla, c'est un choc sur ces deux travaux opposés, alliés par la maitrise de cette langue sans défauts uniquement. A lire, pour s'initier avec la plume De Maupassant, qui arrive à faire passer du rire - La Moustache - à la tristesse - Première Neige - en abordant des thématiques variées. du talent.
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 01 décembre 2010

    La femme, une de celles appelées galantes, était célèbre par son embonpoint précoce qui lui avait valu le surnom de Boule de suif. Petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis, étranglés aux phalanges, pareils à des chapelets de courtes saucisses, avec une peau luisante et tendue, une gorge énorme qui saillait sous sa robe, elle restait cependant appétissante et courue, tant sa fraîcheur faisait plaisir à voir. Sa figure était une pomme rouge, un bouton de pivoine prêt à fleurir; et là-dedans s'ouvraient, en haut, deux yeux noirs magnifiques, ombragés de grands cils épais qui mettaient une ombre dedans; en bas, une bouche charmante, étroite, humide pour le baiser, meublée de quenottes luisantes et microscopiques.
    Elle était de plus, disait-on, pleine de qualités inappréciables.
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  • Par rosy, le 28 mars 2011

    Lorsque le court repas fut fini, j'allai m'asseoir devant la porte, le cœur serré par la mélancolie du morne paysage, étreint par cette détresse qui prend parfois les voyageurs en certains soirs tristes, en certains lieux désolés.

    Il semble que tout soit près de finir, l'existence et l'univers.

    On perçoit brusquement l'affreuse misère de la vie, l'isolement de tous, le néant de tout, et la noire solitude du cœur qui se berce et se trompe lui-même par des rêves jusqu'à la mort.
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  • Par kathy, le 22 avril 2011

    J'aimais ce pays infiniment. Il est des coins du monde délicieux qui ont pour les yeux un charme sensuel. On les aime d'un amour physique. Nous gardons, nous autres que séduit la terre, des souvenirs tendres pour certaines sources, certains bois, certains étangs, certaines collines, vus souvent et qui nous ont attendris à la façon d'événements heureux. Quelquefois même la pensée retourne vers un coin de forêt, ou un bout de berge, ou un verger poudré de fleurs, aperçus une seule fois, par un jour gai, et restés en notre coeur comme ces images de femmes rencontrées dans la rue, un matin de printemps, avec une toilette claire et transparente, et qui nous laissent dans l'âme et dans la chair un désir inapaisé, inoubliable, la sensation du bonheur condoyé.
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  • Par diborde, le 05 juillet 2011

    Les femmes se serrèrent, le ton de la voix fut baissé, et la discussion devint générale, chacun donnant son avis. C'était fort convenable du reste. Ces dames surtout trouvaient des délicatesses de tournures, des subtilités d'expression charmantes, pour dire les choses les plus scabreuses. Un étranger n'aurait rien compris tant les précautions du langage étaient observées. Mais la légère tranche de pudeur dont est bardée toute femme du monde ne recouvrant que la surface, elles s'épanouissaient dans cette aventure polissonne, s'amusaient follement au fond, se sentant dans leur élément, tripotant de l'amour avec la sensualité d'un cuisinier gourmand qui prépare le souper d'un autre.
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  • Par Sharon, le 08 décembre 2010

    Alors Cornudet, qui digérait ses oeufs, étendit ses longues jambes sous la banquette d'en face, se renversa, croisa ses bras, sourit comme un homme qui vient de trouver une bonne farce, et se mit à siffloter la Marseillaise .
    Toutes les figures se rembrunirent. Le chant populaire, assurément, ne plaisait point à ses voisins. Ils devinrent nerveux, agacés, et avaient l'air prêts à hurler comme des chiens qui entendent un orgue de barbarie.
    Il s'en aperçut, ne s'arrêta plus. Parfois même il fredonnait les paroles:
    Amour sacré de la patrie,
    Conduis, soutiens, nos bras vengeurs,
    Liberté, liberté chérie,
    Combats avec tes défenseurs!
    On fuyait plus vite, la neige étant plus dure; et jusqu'à Dieppe, pendant les longues heures mornes du voyage, à travers les cahots du chemin, par la nuit tombante, puis dans l'obscurité profonde de la voiture, il continua, avec une obstination féroce, son sifflement vengeur et monotone, contraignant les esprits las et exaspérés à suivre le chant d'un bout à l'autre, à se rappeler chaque parole qu'ils appliquaient sur chaque mesure.
    Et Boule de suif pleurait toujours; et parfois un sanglot, qu'elle n'avait pu retenir, passait, entre deux couplets, dans les ténèbres.
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