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Benoît Domis (Traducteur)
ISBN : 9782352942672
Éditeur : Bragelonne (26/02/2009)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 394 notes)
Résumé :
Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori' un choix de carrière plutôt sympa: la jeunesse éternelle, l'apparence de son choie une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n'est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l'œil, moka blanc à volonté... et la possibilité d'approc... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (110) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
15 août 2014
★★★★★
★★★★★
Les ouvrages estampillés Bit-Lit ne sont définitivement pas fait pour moi. Je ne suis pas génétiquement équipé pour apprécier ce genre de trucs. Je prie donc les amatrices et les amateurs de ce genre littéraire de ne pas lire les lignes qui vont suivre, car elles vont forcément pourrir leur groove.
C'est à chaque fois la même chose avec la Bit-Lit : je me laisse convaincre de tenter ma chance avec telle ou telle auteure, et au bout d'une poignée de chapitres j'ai déjà identifiée tous les emprunts aux jdr gothiques (généralement "World of Darnkess" et cie, mais ici c'est plutôt "In Nomine Satanis / Magna Veritas"), les emprunts à "Buffy" & cie (mais n'a pas l'humour de Joss Whedon qui veut), les trucs girly et le fanservice qui ne me parlent absolument pas… Et mieux vaut passer sous silence le côté ouvertement commercial de l'ensemble qui fait la part belle à un consumérisme parfois à la limite du placement publicitaire (enseignes, marques, produits).

Richelle Mead nous raconte le quotidien de Georgina Kincaid, une succube qui ne veut pas être une succube, une succube qui veut être humaine. On suit donc ses tribulations avec ses collègues humains d'Emerald City Books & Coffee (Doug Sato du rayon livre, Bruce Newton du rayon café, Warren Llyod le patron bellâtre), et avec ses collègues inhumains collecteurs d'âmes (Peter le vieux vampire prof de danse, Cody le jeune vampire fashion victim, Hugh le démon chirurgien esthétique). Force est de constater que les uns et les autres ne se sentent pas très concernés par leur job...
Évidement les représentants des forces du mal sont cool et branchés, et les représentants des forces du Bien sont nazes et has been. On est plus près de bobos blasés que d'immortels engagés dans une lutte pour le contrôle de l'humanité... J'ai néanmoins apprécié l'inversion des rôles entre le très sérieux archidémon Jérôme, fanboy de John Cusack, et Carter l'archange débraillé et soiffard. ^^ Je ne sais pas si c'est un hasard ou une coïncidence, mais on dirait les caricatures de Crowley et Castiel dans la série "Supernatural"… ^^
Comment dire... Je n'ose même pas qualifier cela de sous Anne Rice tellement l'héroïne n'est pas très crédible dans ses états d'âme vis-à-vis de sa situation d'immortelle par rapport à Louis, Lestat, Armand et compagnie. Mais bon, ce n'est pas grave vu que ce n'était visiblement pas le but. Mais elle fait vraiment cagole sur les bords en voulant systématiquement le beurre et l'argent du beurre... Car elle peut changer d'apparence à volonté (on revient souvent sur les économies de dressing et de maquillage qui sont ainsi permises) et accroître son charme naturel, elle dispose de la jeunesse éternelle, de l'immortalité et de l'invulnérabilité, elle est désirée et adorée par tout le monde, mais cela ne lui suffit pas. Elle veut en plus le grand Amoûr avec l'Homme Idéal…
Elle se donne le beau rôle en expliquant qu'elle a vendue son âme et son humanité en voulant réparer ses erreurs et épargner de la peine à ses proches, mais elle s'est foutue dans la merde toute seule comme une grande en voulant en même temps un mari doux et aimant et un amant fougueux et passionné (et je passe sur les flashbacks historiques qui nous expliquent cela, car la Chypre du Ier millénaire avant Jésus Christ qui nous est décrite est moins plaisante que les décors en carton pâte de l'Âge d'Or d'Hollywood).
C'est donc tout naturellement que 2500 ans plus tard on la retrouve embourbée dans un énième triangle amoureux :
- (fantasme n°1) se caser avec un homme riche et célèbre mais timide, comme ça aucun conflit entre ego à la maison
- (fantasme n°2) rencontrer l'âme soeur, à savoir un beau gosse intelligent et drôle (si possible romantique et ténébreux)
Et quand elle n'arrive pas à se décider, elle se tourne vers sa roue de secours habituelle et s'envoie en l'air comme une bête avec son supérieur hiérarchique queutard (fantasme n°3). Pour une strong independant woman, on repassera. lol
L'héroïne à la répartie facile et à la langue bien pendue, comme dans toutes les séries bit-lit que je connais, met en scène son propre one woman show, comme dans toutes les séries bit-lit que je connais, qui se base essentiellement sur ses remarques acerbes et ses duels verbaux riches en allusions sexuelles, comme dans toutes les séries bit-lit que je connais.
Mais dès qu'on aborde des sujets sérieux, on botte systématiquement en touche... On reste donc dans le politiquement correct. On est ni plus ni moins que dans une version surnaturelle de "Sex in the City", alors qu'on aurait pu être dans une version sexy de "Supernatural"... tant mieux, tant pis, cela sera selon les goûts de chacun / chacune.
On papote vêtements, musiques, danses de salons, fast-food et restaurants à la mode ou et sorties en ville… et l'intrigue tourne d'autant plus en rond que les cliffhangers stéréotypés ne peuvent lui venir en aide pour relancer la mécanique.
Car l'intrigue qui se veut principale, mais qui passe bien après les amourettes et les coucheries de la narratrice, ressemble à n'importe quel thriller des années 90 : un serial killer joue avec les nerfs de l'héroïne sur laquelle il a flashé, et avec ceux des forces de l'ordre censées l'arrêter, en envoyant des messages et des indices sur ses activités et ses prochaines victimes. le suspens étant insoutenable (ironie inside), le coupable est-il :

Pour moi la réponse m'a sauté au visage avant même le premier crime, l'auteur ne se donnant même pas la peine de semer des fausses pistes dignes de ce nom. Dans cette optique le premier gros twist tombe très à plat, et le deuxième gros twist qui aurait pu être très bien tombe lui aussi à plat car intercalé entre une déclaration de flamme pitoyable et une scène pornographique assez pour ne pas dire très complaisante. Et puis tout repose sur un concept éculé dans les historie d'anges et de démons : les nephilims. L'héroïne, âgée de 2500 ans pour rappel, m'a semblé aussi naïve que le Richard Virenque des "Guignols de l'Info"…

Malgré tout, j'ai lu cet épisode pilote sans déplaisir, grâce au 2e degré distillé par l'auteure. Car cette dernière se moque de Georgina la Mary Sue (elle ressemble plus aux photos de sa créatrice qu'aux diverses illustrations de couverture), d'elle-même et de ses lectrices.
Georgina kiffe les livres et le moka blanc : cela tombe bien, elle est employée d'Emerald City Books & Coffee.
Georgina est très fière de poste de directeur adjoint, mais elle officie à la caisse de la librairie et au service du café.
Georgina est très fière de sa ponctualité mais entre ses congés, ses retards et ses maladies imaginaires, on ne peut pas dire qu'elle soit un bourreau de travail…
Georgina est très fière de ne vampiriser que les pauvres types et ainsi d'éviter les braves types (selon le principe que plus la victime est vertueuse et plus vite elle est vampirisée, et vice-versa), mais elle est plus préoccupée par le sort de son patron queutard que par le geek puceau dont elle a volé l'âme…
Georgina est très fière de se présenter comme une vamp de légende, mais s'avère incapable de gérer des amourettes à 2 balles. Si elle a été mutée à Seattle, métropole américaine de 2e voire 3e zone ce n'est sans doute pas un hasard…^^ Et plus avant dans la série, elle sera mutée au Canada, la honte ultime !
Georgina se comporte de manière fantasque avec tout le monde, alternant avec une belle régularité le très chaud et le très froid, mais s'étonne qu'on puisse s'en offusquer et est mortellement blessée dans son amour propre quand on lui pose un lapin.
Georgina se lamente sur sa condition d'immortelle maudite, mais se comporte comme la dernière des cagoles hipsters : il faut se distinguer de la masse et soulager son amour propre ^^
Ainsi on ne s'éloigne jamais du centre ville de Seattle, mises à part 2 ou 3 virées en banlieue, où l'héroïne narratrice fait bien sentir sa condescendance envers le conformisme ennuyant à mourir des classes moyennes (cette héroïne bit-lit condense vraiment les stéréotypes du bobo hipster).
Georgina est fangirl des aventures de Cady et O'Neill écrits par Seth Mortensen, qui ne sont que d'énièmes clones des héros de "Claire de Lune" et consort…
C'est donc tout naturellement que Georgina loue la connaissance qu'a l'auteur de Chicago et son équipe de hockey alors que ce dernier avoue s'être limité sur le sujet aux quelques recherches internet qu'il en a fait. On peut faire la même remarque pour Richelle Mead qui de Seattle semble ne connaître le Space Needle et l'équipe de hockey locale. D'ailleurs Richelle Mead comme Seth Mortensen ont déménagé de Chicago à Seattle… Sûrement un hasard… ^^
Et on pourra aussi supposer que moult lectrices reconnaîtront leurs moments de faiblesse dans l'héroïne qui va se réfugier sous sa couette avec son chat, son best-seller préféré et un demi-litre de glace au tiramisu…

Au final, c'est de manière très sympathique qu'on inverse doublement la formule de la midinette tombant amoureuse d'un démon nocturne avec un grand timide qui tombe amoureux d'une créature de la nuit. J'aurais vraiment aimé que cela soit bien plus réussi que cela. Je continuerais bien pour savoir si cela prend son envol, mais je me suis laissé entendre dire que la série allait decrescendo et qu'on tourne rapidement en rond avec une bonne poire spectateur des coucheries de l'héroïne lididophage, sans parler de la réutilisation de tous les clichés du genre. Oui car les appétits de succube de la narratrice sont bien commodes pour placer une série de scènes de culs de plus en plus précises niveau pièces de lingeries, caresses, léchouilles, et sécrétions corporelles diverses et variées inhérentes au cahier des charges des séries de bit-lit que je connais.
Lien : http://www.chemins-khatovar...
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Paroledunelivrophage
08 août 2016
★★★★★
★★★★★
Georgina Kincaid et la troisième série que je lis de l'auteur Richelle Mead (Vampire Academy et Cygne Noir). La muse de la littérature a vraiment été sympa ce jour là de me mettre sur la route de ce superbe livre. Je me suis laisser emporter par une vague de plaisir des sens et je suis prête à remettre le couvercle dès que cette chronique sera écrite, en me plongeant dans le tome deux des aventures rocambolesques de Georgina et de Seth. Ce premier tome, qui met en place les bases de la série, est assez original de par le fait que pour une fois ce ne sont ni vampire, ni loup garou, ni sorcières, etc, qui en sont le ou les héros. Non ici, on se retrouve avec une jeune démone du sexe, une succube donc, qui oeuvre pour le mal. Forcément c'est une démone. Mais l'originalité de ce livre vient du fait que cette créature légendaire en a marre de cette vie et qu'elle rêve de vivre une vie normale, en claire être humaine. Ce qui ne peut le devenir me direz-vous. Aussi je vous invite à venir à la découverte de ce roman où l'héroïne pourrait bien être vous-même.
Commençons par le synopsis de ce livre. Georgina Kincaid est une succube qui vit à Seattle. Afin d'avoir de l'énergie pour vivre, elle doit faire l'amour avec des hommes. Mais parfois pour parvenir à ses fins, elle peut prendre l'apparence que son partenaire désir le plus. Néanmoins, elle peut parfois devenir très dangereuse pour ceux-ci, puisque même seulement embrasser quelqu'un peut le tuer. C'est pour cela que Georgina s'interdit toute relation. Dès que cela devient un peu trop sérieux, elle arrête tous les rendez-vous afin de ne pas faire trop de peine à son prétendant ni même à elle. A priori c'est un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l'apparence de son choix une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n'est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l'oeil, moka blanc à volonté... et la possibilité d'approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu'elle rêve - mais dont elle s'interdit - de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre car un soir après avoir rendu un service à son ami Hugh, elle tombe nez à nez avec Duane, un vampire qu'elle n'apprécie pas du tout. Alors qu'il ne veut pas la laisser partir, Georgina le menace de lui faire du mal, même si elle sait que ce serait impossible puisqu'il est trop fort pour elle… Quelques secondes plus tard, la voiture d'un mortel passe près d'eux et Duane se voit dans l'obligation de partir pour ne pas se faire voir. Mais la menace avait déjà été dite… le lendemain, tous les démons du secteur apprennent que quelque chose est arrivé à Duane et Georgina est aussitôt soupçonnée, de par cette menace qui a été exprimée. Mais, elle est bien vite enlever de la liste des suspects par son archidémon, Jerome, ainsi que l'ange du secteur, Carter. Car même s'il le crime est atroce et que Duane et Georgina ne s'entendaient pas Carter ne détecte pas de mensonges dans les paroles de Georgina au moment de l'interrogation. Quelqu'un s'est donc mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Et bien malgré elle, Georgina est propulsée au coeur de la tourmente. de fil en aiguille, ils essayeront de trouver le coupable. Et ils se rendront compte que tous le connaissait… Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne seront d'aucun secours à la démone.
Après un tel scénario, une exploration plus en profondeur des personnages s'impose. Et pour ouvrir le bal, on commence par les demoiselles en détresses. Oups !!!!! Je veux dire les démones sexy et langoureuses en détresses.
Georgina Kincaid est une jeune femme qui travaille donc dans une librairie en tant que sous-directrice, avec son collègue Doug. de part sa nature démoniaque, une succube, elle est célibataire, afin qu'elle puisse faire son travail normalement, sans crise de jalousie de son copain, mais aussi parce que ses baisers son mortels pour un simple mortels. Elle par certain moment rebelle à la répartie facile, une langue bien pendue, des remarques acerbes avec duel verbaux aux multiples allusions sexuelles. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, alors que finalement, elle est entourée de personnages plus puissants qu'elle comme son boss. Toutefois, malgré le fait qu'elle soit un démon volant l'énergie des gens pour vivre et donc qu'elle salie les âmes pour qu'ils passent en enfer, elle essaie de faire au mieux pour faire le moins de mal possible. C'est une héroïne attachante et l'on voudrait l'avoir dans nos soirée tant elle est drôle, sympathiques. Néanmoins, derrière une façade joyeuse au sourire facile, elle cache des blessures, des doutes, une certaine fragilité et une solitude qu'elle peine à supporter par moments. Bref une héroïne de bit-lit. Elle aime alterner le chaud et le froid avec ses amis, ce qui est bien évidement énervant pour eux. Dès que son amour propre est blessé, elle râle, ou se cache, voir même les deux, à côté de cela tel un gros macho, elle possède un égo surdimensionné. Mais plus que tout, elle en a marre d'être un démon et ne cesse de se lamenter sur sa condition d'immortelle maudite. Car le plus grand rêve de cette petite vielle est de vivre comme une humaine et surtout être une humaine. Malgré tous ces traits de caractères qui en font un personnage haut en couleur, notre petite démone a toutefois une passion dans sa vie : les livres de Seth Mortensen. Et espère un jour pouvoir le rencontrer.
Ce qui m'amène à parler de ce jeune homme. C'est un écrivain qui à de nombreux romans à son actifs, et ce dernier est à la librairie de Géorgina, où il la rencontrera, pour la dédicace de son dernier roman. Il est plutôt timide et réservé, et pourtant il est capable d'aller vers la démone comme si rien n'était via email principalement. Il est attentionné et surtout possède la plus belle âme que le monde démoniaque ou angélique puisse connaitre.
Ensuite viens bien entendu les personnages secondaires avec les amis démons de la jeune donzelle (pas si jeune avec ses siècles). Hugh qui exerce le métier de chirurgien plastique et de deux vampires Peter le vieux vampire prof de danse et Cody le jeune vampire fashion victime, dont parfois ils vont boire en compagnie d'un ange, Carter d'un ange à l'allure pauvre comme-ci il avait traîné toute sa vie dehors. On découvre également dans l'entourage de Georgina, son patron, l'archi-démon Jérôme. Sans compter sa rencontre avec le sublime Roman. Force est de constater que les uns et les autres ne se sentent pas très concernés par leur job... C'est vrai quoi on a l'impression qu'ils sont toujours en train de s'amuser à tout bout de champs comme des gosses. Ils ont chacun leur caractère et sont des gens plutôt sympa si on enlève leur coté démoniaque.
Enfin j'arrive au moment où je parle du roman avec la plume de l'auteur, la romance entre personnages et enfin l'intrigue du livre.
Pour commencer, l'auteur possède une plume plutôt légère avec une impression de finesse et une tendance simpliste. Attention, je ne dis pas que ce livre est fait pour les idiots, loin de là. Non ce que je veux dire par là, c'est que ce livre est facile à lire. On sent que Richelle Mead à fait un véritable travail, comme si qu'elle brodait une tapisserie. Il est plein de rebondissements, et la lecture n'en devient que plus fluide. A côté de cela, on se sent comme chez soi. L'univers mis en place par l'auteur est assez riche, ni banal, ni trop original. Je m'explique, le coté démon, vampire et ange on nous les a faites à toutes les sauces, alors quand arrive le coté succube, on a un grain de piment dans la sauce. Et autant dire, la sauce prends bien. Et puis je suis une habituée des séries de l'auteur, et je trouve que ce livre est plus mature que la saga Vampire Academy, et sur le même ton que Cygne Noir. Bref un roman agréable à suivre, et l'on passe un excellent moment en sa compagnie, vu que l'on ne voit pas les pages défilés sous nos yeux.
Du côté de la romance, bin pour être servi, on est servi, mais … pas comme des rois. Pour avoir de la romance, o en a, mais pas des masses. Seth et Georgina ne font que se découvrir. Seth est mignon tout plein par sa façon de parler à la donzelle par email, tant il est sensible et timide. Et puis il y a aussi Roman le mystérieux. Il m'a bien plut celui-là. Je me demande comment tout cela va tourner. Mais c'est surtout la relation entre Seth et Georgina qui m'intéresse le plus. Je suis intriguée par leurs manières de se tourner autour, leurs petits regards en coin, leurs petits moments moka. Et puis la scène de leur première rencontre est hilarante, surtout quand on présente de manière officielle le bel écrivain. Je me suis mise à rire comme une petite folle. Bref que du bonheur. Pourtant tout au fond de moi, j'ai aisément ressenti son mal être quant aux inepties qu'elle lui a dit, sachant qu'elle ne connaissait pas le visage de l'auteur. Et puis petit à petit, l'oiseau fait son nid, comme dit le proverbe, vu qu'au final ils sont devenus amis. Néanmoins, Georgina aura bien des difficultés à entrer en relation avec cet écrivain complètement asocial qui ne sait pas vraiment comment se comporter face aux autres, et cela malgré ‘'ses petits clin d'oeil''. C'est d'ailleurs ce qui le rend très mignon et adorable. J'ai aimé ses difficultés de communication, difficultés qui s'évaporent quand il écrit. Les e-mails qu'il envoie à Georgina sont excellents et montrent mieux sa personnalité. Dommage qu'il la cache si souvent.
Enfin du côté de l'intrigue, on se retrouve avec une sorte d'enquête policière où ce sont des démons et des anges qui sont les enquêteurs. Des démons et des anges meurt, et si au départ on soupçonnait que c'était Georgina la coupable, très vite on se rend compte qu'en réalité c'est autre chose, ou plutôt quelqu'un d'autre qui est derrière ces massacres macabres. Qui est alors à l'origine de cette attaque ? Jérôme et Carter laissent à penser qu'il s'agit d'un chasseur de vampire, jusqu'à ce que Hugh se fasse lui aussi attaquer et qu'un ange gardien meurt. En plus de cela, on se retrouve aussi avec de nombreux flash-back nous permettant de découvrir peu à peu le passé de Géorgina et de comprendre pourquoi elle veut tant redevenir humaine. Sur le coup, on se dit couette, cette gamine fut en fait une humaine et que son péché l'a transformé en démon. Donc à ce moment la chose la plus simple c'est de se dire que tous les démons de l'histoire furent des humains à l'origine. Petit souci, connaissant les autres sagas de l'auteur il faut se poser des questions bien plus importantes, comme par exemple : où l'auteur chercher à nous envoyer avec ces fameux flash-back ? Ou bien pourquoi est-ce si important de connaitre le passé de l'héroïne ? A quoi cela va-t-il servir au final ? Les réponses on ne les aura malheureusement pas avant la fin de la saga. Car Richelle Mead est une sadique en matière de révélation. Et vu comment je l'adore, je ne peux qu'aller dans son sens. Et puis, je soupçonne que, la normalité avec laquelle Georgina mène sa vie, travaillant dans un café librairie, donnant des cours de danse, fan d'un écrivain au point de posséder toute la collection de ses oeuvres va jouer un très grand et très gros rôle dans toute la saga entière. Bref, l'auteur a su mener une double intrigue, sans que cela ne devienne lourd et on ne le remarque même pas tant elle est ficelle comme une tapisserie. C'est vraiment magique.
Bref en conclusion, ce livre qui tourne autour du quotidien de Georgina est une histoire plaisante à lire, divertissante, amusante à plusieurs reprises, servie par une plume agréable, suffisamment travaillée pour ne pas avoir l'air d'une écriture simpliste. Et puis pour une fois, on se retrouve avec une héroïne qi malgré ses propres problèmes, est capable de les mettre de côté et de lire des thrillers. Mais attention pas n'importe les quel, et nous lecteurs passionnés, que nous sommes nous la comprenons parfaitement. Sans compter que je pense que nombreux et nombreuse seront capable de se reconnaitre dans cette jeunette avec sa couette, son encas et surtout son livre adoré. Après tout si Georgina kiffe les livres, qui sommes-nous pour l'en empêcher vu que nous aussi on a le même péché mignon. Ce que j'ai apprécié aussi avec ce livre, c'est que pour une fois on ne découvre pas une jeune donzelle en détresse qui tombe amoureuse d'un démon nocturne, mais le contraire, c'est-à-dire un grand timide qui tombe amoureux d'une créature de la nuit. Enfin quelque chose de nouveau. Bref, j'ai vraiment adoré ce livre, il est bien écrit, un subtil mélange d'originalité et de démon sympa, un peu d'action de ci de là, une lecture fluide est fait de ce livre un excellent moment de détente lors de sa lecture. Et comme à mon habitude, j'aime à prendre les autres tomes directement en même temps que le premier. Aussi je vais me mettre à la suite des aventures de Seth et de Georgina. Une histoire pas comme les autres et surtout envoutante et ça, ça fait du bien. A la prochaine.

Lien : http://le-petit-univers-litt..
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nekomusume
09 août 2012
★★★★★
★★★★★
Un livre agréable à lire. Dans cette histoire les anges et les démons s'affrontent avec plus ou moins d'enthousiasme dans le grand jeu du Bien et du Mal. Chacun recueillant des âmes pour son camp. Un thème déjà souvent exploité (De bons présages de Pratchett et Gaimann ; le jeu de rôle In Nomine Satanas/Magna Veritas….), mais j'aime bien quand on tord la mythologie biblique.
Ici nous faisons connaissance d'une succube (démon femelle qui se nourrit de l'énergie vitale des hommes qu'elle prélève durant les rapports sexuels… bon ne chercher quand même pas trop les scènes de sexes, elles sont en quantités très raisonnables). Georgina Kincaid est très insatisfaite de son éternité, il faut dire que quand on est née humaine, faire l'amour sans amour jusqu'à la fin du monde, ça peut paraitre long. Alors Georgie préfère son travail de libraire et son amour des livres (un auteur en particulier Seth Mortensen) ainsi que les cours de danse qu'elle donne à ses collègues au lieu d'aller voler l'âme des hommes… Sauf que lorsqu'un vampire se fait tuer, c'est sur elle que se portent d'abord les soupçons. Mais comment un succube dont le seul pouvoir est de transformer son corps pour le rendre plus attirant aurait-elle réussi cet exploit ??? Force lui est faite de chercher elle-même le coupable puisque son supérieur démon et son ami l'ange refuse de fournir des explications…
Une enquête dans le monde des démons donc mais pas seulement. le passé de Georgina/Letha revient la tourmenter et explique son blues récurent, ses démêlés avec les hommes qu'elle attire malgré elle ou non, ses relations compliquées, le fait qu'elle-même en sache peut sur son propre monde nous permet de suivre l'enquête et d'avoir des explications nécessaires.
Ce livre est facile à lire, agréable, on passe un bon moment mais ce n'est pas un grand livre non plus, le style est simple, le scénario agréable mais sans surprise, pire même, on devine aisément la trame à venir, les coups de théâtre sont connus d'avance, on devine aisément qui est le « méchant », comment il s'y prend…
Ce qui est agréable dans cette histoire c'est que l'on aperçoit une possibilité de rédemption pour notre héroïne, il est vrai que sa punition est bien lourde comparée à sa faute et sa damnation ne vient que d'une volonté de sauver ce qui pouvait encore l'être.
Les références à la bible sont bien conçues, rien de fantaisiste, et utilisent différentes versions afin de les comparer et de mieux les comprendre. L'auteur oppose également les versions pour fidèles des versions pour étude et utilise dans écrits apocryphes dans ses références.
Au final je dirai que c'est une bonne lecture détente, sans grande prétention.
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Yumiko
29 novembre 2012
★★★★★
★★★★★
Il était grand temps que je lise cette oeuvre de Richelle Mead. J'apprécie beaucoup Cygne Noir, je suis une grande fan de Vampire Academy, il me manquait encore la découverte de Georgina Kincaid. Il m'aura fallu de la patience pour que cette série sorte en poche et que je puisse enfin me l'offrir. L'attente aura été longue, mais la lecture n'en a été que plus agréable!
Georgina est une succube ce qui complique bien sa vie amoureuse puisqu'elle absorbe l'énergie vitale de ses conquêtes et qu'elle met leur âme en péril. Elle évite donc au maximum toute relation et tâche d'éviter tous les rencards proposés. Seulement en travaillant dans une librairie, difficile d'éviter les gens.
J'ai été touchée par cette héroïne dès le début de l'histoire. Georgina est attachante, le prototype même de la bonne copine avec qui on passerait ses soirées. Elle est drôle, sympathiques et elle n'a pas sa langue dans sa poche. Derrière une façade joyeuse au sourire facile, elle cache des blessures, des doutes, une certaine fragilité et une solitude qu'elle peine à supporter par moments. Elle a toutefois une passion: les livres de Seth Mortensen. L'amour qu'elle porte à ses écrits m'a rappelé ma propre attitude face aux ouvrages de mes auteurs préférés, j'ai adoré!
Seth n'est pas un auteur comme les autres. Elle va finir par le rencontrer, par hasard, sans savoir qui il est et je peux vous garantir que son entrée en matière vaut le détour. Elle aura d'ailleurs bien des difficultés à entrer en relation avec cet écrivain complètement asocial qui ne sait pas vraiment comment se comporter face aux autres. C'est d'ailleurs ce qui le rend très mignon et adorable. J'ai aimé ses difficultés de communication, difficultés qui s'évaporent quand il écrit. Les e-mails qu'il envoie à Georgina sont excellents et montrent mieux sa personnalité. Dommage qu'il la cache si souvent.
L'autre mâle de cette histoire, c'est Roman. Beau gosse, dragueur invétéré et très attiré par elle, il se montre attentionné et ne lâche pas le morceau malgré les refus de Georgina. Les passages entre eux sont parfois très chauds et leur relation prend une place importante dans l'histoire. J'ai tout du même eu un peu de peine avec lui, son empressement était parfois exaspérant.
Ses amis et collègues ont tous une personnalité bien trempée et différente. Entre vampires, démons, anges et humains, Georgina côtoie vraiment toute sorte de gens. J'ai particulièrement apprécié Doug et Cody qui sont très protecteurs avec elle, chacun à sa façon. Par contre, Jerome m'a insupporté à un point innommable! Quant à Carter, le bel ange sarcastique, je me suis attachée de plus en plus à lui au fil des pages. Son attitude vis-à-vis d'elle à la fin de l'histoire m'a tout simplement fait fondre! Je me réjouis d'en apprendre plus sur lui.
Je me suis beaucoup épanchée sur les personnages, mais venons-en à l'histoire. le récit en lui-même est bien ficelé et mélange action, humour et rebondissements. J'ai aimé tout ce que l'auteur nous propose dans ce volume et s'il faut vraiment chercher un petit point négatif, je pourrais signaler le manque d'action (ce qui déplaira certainement à certains). le livre tourne surtout autour du quotidien de Georgina et de ses rencontres (amoureuses ou non) et moins sur l'enquête autour des meurtres d'immortels. C'est un choix scénaristique que j'apprécie et qui me rappelle la série Rachel Morgan. Ce choix aide à se sentir plus proche des personnages.
Le style de l'auteur est toujours aussi bon. Plus adulte que certains tomes de Vampire Academy, cette histoire se rapproche de Cygne Noir. La seule différence: les relations sexuelles ne sont pas au premier plan comme dans cette autre série. Ce qui est agréable et étonnant vu la nature de l'héroïne (mais je ne m'en plains pas).
J'ai hésité longtemps à savoir si cette série serait un coup de coeur ou non, car mon ressenti évoluait à chaque chapitre. Mais en faisant cette article, je me rends compte qu'à ma façon d'en parler ce premier tome en est un, ce serait mentir que dire l'inverse. J'ai déjà hâte de lire la suite et de poursuivre les aventures de Georgina!
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pititecali
09 décembre 2013
★★★★★
★★★★★
Plutôt sympa et distrayant, mais finalement lu sans passion.

Me voilà à chroniquer un bit-lit que j'ai plutôt bien aimé. Il faut bien une première fois à tout. Mais en fait, c'est de la bit-lit sans en être (ceci expliquant certainement cela) et qui fait preuve de beaucoup d'originalité pour le genre. Un petit vent de folie souffle sur les créatures surnaturelles et il s'appelle Georgina Kincaid, la succube.
Tout d'abord, qu'est-ce qu'une succube ? Une créature surnaturelle maléfique, dont l'âme appartient aux forces du mal, contrainte de se "nourrir" de l'énergie vitale des humains, en passant par de bonnes parties de jambes en l'air. le sexe avec un amant lui permet en effet de recouvrer toute l'énergie dont elle a besoin, et apporte des âmes à son "maître".
Voilà qui est dit. Oui, Georgina est un succube, à priori, là comme ça, au premier abord, on n'a pas trop envie de l'aimer. Et pourtant. Elle n'aime pas ce qu'elle est et fait son max pour faire le moins de mal possible autour d'elle, en ne prenant que ce qui lui est absolument nécessaire et uniquement sur des "pauvres gars". Voilà qui remonte un peu sa côte de popularité.
Succubus blues est une histoire plaisante à lire, divertissante, amusante à plusieurs reprises, servie par une plume agréable, suffisamment travaillée pour ne pas avoir l'air d'une écriture de bas étage gravement simplette. Bref, la lecture se passe plutôt bien. MAIS (car il faut bien un "mais") il m'a quand même fallu plus d'une semaine pour en venir à bout. Car si c'est plaisant, ce n'est pas non plus prenant au plus haut point. Je n'ai pas ressenti d'urgence à l'ouvrir à la moindre pause, je ne ressentais pas non plus de frustration à le fermer après 20 ou 30 pages le soir. Et il fait quand même 510 pages. Quand on ne sent pas la "passion" pour son livre, tout plaisant soit-il, ça finit par traîner un peu en longueur.
Mais bon, je ne veux pas faire ma mauvaise foi, Succubus Blues ne m'a pas déplu et m'a fait passer un moment sympa, j'ai apprécié cette lecture, le caractère enflammé du personnage principal, les quelques scènes de sexe (oui, ce n'est pas un bit-lit pour ado, on ne peut pas mettre ce livre entre toutes les mains) sont bien décrites, sans censure ni exagération. Les hommes (il y en a quelques uns) ou du moins les êtres masculins, car ils ne sont pas tous humains, ont su retenir mon attention aussi. La plupart des lectrices semblent s'être directement enflammées pour Seth, l'écrivain de thrillers à succès, je l'ai pour ma part trouvé un peu terne, un peu mou, et pas forcément charismatique ou séduisant, ce qui m'a un peu manqué. Mais pas de panique, Roman est arrivé, et voilà le perso attrayant et charismatique que j'attendais.
Curieusement, je n'ai pas changé d'avis avec la fin du livre, ç'aurait pu être le cas mais non, Roman reste mon chouchou.
D'ailleurs la fin du livre est une fin sans en être une, on sent qu'une suite suivra, mais ça va, je n'ai pas spécialement eu envie de me jeter dessus en lisant la dernière ligne. Et tant mieux, parce que je ne l'ai pas dans ma PAL :p
Alors si je tombe sur Succubus Nights (la suite) d'occasion à un prix défiant toute concurrence, il y a de grandes chances que je n'y résiste pas, puisqu'après tout, j'ai passé un bon moment avec le premier, mais, à l'image de ma lecture du tome 1, je ne ressens aucune urgence à me procurer cette suite et/ou à la découvrir.
C'est donc finalement un avis positif, mais un peu terni par un manque d'intérêt finalement. J'ai aimé sans être "à fond" quoi... Mais positif quand même hein ;) Disons que pour un bit-lit, Succubus blues fait office de "haut du panier" ;)

Dans le détail :

- La couverture : Oui alors là, non. Comme une majorité de Bit-lit je n'adhère pas du tout au choix de la couverture. Too much cliché pour moi, je dirais. Même si, pour une fois, on est content de ne pas avoir affaire à un vampire, et que ce détail est largement mis en avant par la couverture. Mais je n'y reconnais pas du tout Georgina par rapport à comment elle est décrite dans le livre, et soyons franc, je n'aime pas la tronche du personnage illustré. Et puis, franchement, esthétiquement parlant, elle ne m'attire pas du tout. Bref, j'aurais aimé quelque chose d'original à l'image du contenu. Déception.

- L'histoire : Originale et intrigante, elle ne m'a pourtant pas crée de palpitations. J'ai apprécié toutes les originaliés de ce roman par rapport à d'autres du genre, très sincèrement. le succube, le changement notoire induit par la manière dont Georgina doit se nourrir, les démons autour d'elle, tout comme les anges, et finalement très peu de vampires, la normalité avec laquelle Georgina mène sa vie, travaillant dans un café librairie (je soupçonne ce détail de jouer un gros rôle dans les avis positifs lol), donnant des cours de danse, fan d'un écrivain au point de posséder toute la collection de ses oeuvres (on pourrait raisonnablement penser qu'un succube à d'autres préoccupations que la lecture de thrillers) (mais nous, lecteurs passionnés, ça nous parle, lol), bref, une histoire pas comme les autres et ça fait du bien.

- le style : Rien de spécial à en dire, rien de négatif en tout cas. Il est efficace, pas simplet, direct, et fluide, agréable à suivre. Il sert bien l'intrigue, l'équilibre dialogues/narration est bon. Je n'en relève pas non plus de points incroyablement positifs ou remarquables, mais ça se laisse bien lire. En tout cas, il ne dessert pas le livre (ce qui est souvent mon gros point négatif dans la bit-lit commerciale.)

- Les personnages : Alors là, que du positif. J'ai aimé Georgina, son caractère, un poil rebelle, les répliques fusent du tac au tac, et, pour une fois, je les ai trouvées marrantes, elle ne se laisse pas impressionner, alors que finalement, elle est entourée de personnages bieeeen plus puissants qu'elle, et elle essaie de faire au mieux pour faire le moins de mal possible. Elle refuse toute relation avec un "gars bien", pour ne pas aspirer son énergie vitale par mégarde, elle ne prend que des "pauvres types" qui ne manqueront à personne. C'est une amie fidèle et sincère, un personnage franc et rigolo. Bref, j'ai vraiment apprécié ce perso.
Pour les persos secondaires, ils ont chacun leur caractère, et m'ont tous convaincue à leur niveau. Roman m'a séduite, Seth m'a touchée, Carter et Jérôme m'ont plutôt impressionnée. Les collègues de librairie de Georgina sont sympa à suivre. Je dirais donc que les personnages dans ce roman sont une réussite.

- L'édition : Rien à redire (à part que la couverture un peu trop kitch ne me fait vraiment pas vibrer), correction très correcte, texte aéré, chapitrage adapté. Tout va bien de ce côté-là.

Pour résumer, si la bit-lit est un genre qui ne vous rebute pas, vous devriez grandement apprécier Succubus Blues. Si, comme moi, vous partez avec un a-priori négatif sur cette catégorie, vous pourriez néanmoins apprécier cette lecture comme ce fut mon cas. Sans forcément vous retrouver passionné au point de ne plus savoir le lâcher, c'est néanmoins un livre qui peut vous faire passer un bon moment, pas gnagnan, pas ado, original, avec des persos accrocheurs. Je vous le conseille donc, ne serait-ce que pour avoir lu au moins un livre avec un succube dans votre "vie de lecteur", et pouvoir vous la péter à votre prochain club de lecture, lol.

Cali

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Citations & extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
Melanie_FMelanie_F09 janvier 2011
- Il y a toujours de l'espoir, répéta t-il plus fermement, avec une note d'autorité dans la voix qui me fit sursauter. Tout le monde a le droit d'espérer.
Je sentis de nouveau les larmes me monter aux yeux. Bon Dieu, je chialais sans arrêt ces derniers temps.
- Même un succube ?
- Surtout un succube.
Il me prit de nouveau dans ses bras et je fondis encore une fois en sanglots, une âme damnée s'offrant un bref répit dans l'étreinte d'une créature céleste.
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KincaidKincaid29 juillet 2009
Je ne pus résister à l'envie de taquiner l'ange.
- Si je me trouvais dans un vestiaire, je porterais probablement une jupe courte de pom pom girl. Et aucun sous-vêtement.
Peter saisit la balle au bond.
- Et tu ferais ta spécialité ? Tu sais bien, cette figure où tu as les mains appuyés contre le mur des douches et le cul offert ?
- Tout juste, approuvai-je, Le bien-être de l'équipe avant tout !
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AlfaricAlfaric14 août 2014
Honnêtement, mon désir le plus profond se résumait à avoir une relation amoureuse normale, aimer et être aimée sans complications surnaturelles. Vraiment une petite chose, pensai-je tristement, en comparaison de ses exemples grandioses. Pas fou, juste impossible. Je ne savais pas si ce besoin d’amour était ma façon de rattraper le mariage mortel que j’avais détruit ou témoignait simplement de la prise de conscience qu’après toutes ces années, servir continuellement la chair suffisait plus à me satisfaire. Se sentir désirée et adorée avait son charme – la plupart des mortels et des immortels s’en seraient contenté. Mais l’amour et le désir n’étaient pas la même chose.
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HillelHillel17 juillet 2012
«Honnêtement, mon désir le plus profond se résumait à avoir une relation normale, aimer et être aimée sans complications surnaturelles. Vraiment une petite chose, pensai-je tristement... »

« -Vous vous souvenez de cette scène dans La Maison de verre? Quand O'Neill raccompagne la serveuse,

Il leva un sourcil.

-Heu...j'ai écrit cette scène.

-Si ma mémoire est bonne, ne dit-il pas quelque chose du genre « Quel dommage d'abandonner une femme avec un décolleté »?

Seth me regarda fixement, son expression devenue indéchiffrable. Finalement, un sourire entendu erra sur ses lèvres.

-Il dit: « Un homme qui abandonne une femme dans une robe pareille n'est pas un homme. Une femme dans une telle robe ne veut pas être seule. »

Je lui lançai un regard lui en disait long.

-Alors?

-Alors quoi?

-Ne m'obligez pas à mettre les points sur les i. Je suis dans cette robe et je n'ai pas envie d'être seule. Entrez avec moi. Vous me devez une danse vous savez. »
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AlfaricAlfaric13 août 2014
J'avançais avec hésitation, essayant de faire appel à mes souvenirs de bowling. Sur les pistes à ma droite et à ma gauche, j'observais les autres joueurs lancer avec aisance. Haussant les épaules, je me tins sur la ligne, tirai mon bras en arrière et lâchai la boule. Elle s'écrasa sur la piste avec un grand « crac » un peu plus de un mètre plus loin et roula immédiatement dans la rigole. Roman s'approcha et assista avec moi – en silence – à la fin du trajet de ma boule.
- Tu es toujours aussi brutale avec les boules ? demanda-t-il enfin.
- La plupart des hommes ne s'en plaignent pas.
- Je veux bien le croire.
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