ISBN : 9782842636357
Éditeur : Le Dilettante (2010)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Marion, fille d’Annecy, parents dignes et coudes au corps, ouvre à Chamonix une librairie, plaisir et défi tout à la fois. Un jour, dans la porte, s’encadre Pierre, géant de granit rose, colosse timide qui peu à peu l’entraîne dans ce qui lui sert d’élément et d’horizon... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par saphoo, le 06 août 2011

    saphoo
    L'histoire débute comme un conte de fée, tout réussi à cette jeune fille, son rêve se réalise, on l'envie, l'admire, la tranquillité semble s'installer comme les neiges éternelles. le lecteur admire la montagne et cette ascension de l'amour qui donne des ailes. Marion ira au delà de ses espérances, mais bien vite la monotonie rattrape ses rêves. le réveil n'est certes pas brutal, mais tout comme la fonte des neiges presque invisible, prenant conscience de ce fait quand la froideur saisit soudain l'être de ne plus être le soleil brillant de mille éclats.
    La lente ascension de la connaissance de 2 êtres, l'ardeur déployée pour atteindre le sommet par cette volonté de vaincre, nous entraîne activement à tourner les pages pour connaître l'issue heureuse de cette montée vertigineuse tout comme cette lecture peut être qualifiée.
    Un court récit, tonique, épuré mais sachant nous emporter à l'essentiel. Une belle balade dans les doutes de cette jeune fille, qui se cherche, cette main d'homme qui la guide un temps, puis Marion comprend que cet homme n'était que le guide de son besoin de s'accomplir plutôt que de s'assouvir d'un amour qui hélas n'est pas comme les neiges : Eternel. Désillusion, choc ou sage constat d'un sentiment qui s'évapore au fil des saisons. Cet enfant qui n'est pas venu soudé ce couple à jamais, leur passion qui a sans doute repris le dessus dans leur vie respective, plus forte plus tenace que l'amour. Savoir s'incliner face à la vérité sans éclats ni prétextes, simplement savoir dire : c'est fini. Point. Rien à comprendre ni expliquer.
    C'est une triple histoire d'amour : celle des livres, de la montage, et de deux être follement passionnés.
    Faire partager sa passion dévorante, au risque de devoir empiéter sur cette terre dévastatrice.
    Page 52 : Je ne sais pas quel est le privilège le plus grand. Celui de partager, ou celui d'avoir à soi ?
    Marion aime la montage, et bien sûr elle ne pouvait que tomber sous le charme de cet amoureux incontesté de celle-ci. le récit nous offre généreusement des beaux tableaux à se délecter.
    Page 54 : “C'était la pleine lune. C'est peut-être à ce moment là que la montagne est la plus belle. Tellement présente, et en même temps tellement fantomatique dans cette lumière de film fantastique. Les croupes de mélèzes, le plan de l'Aiguille, le reg de Pierre Pointue en noir et blanc, mais aussi l'arête des Cosmiques, le Tacul, le Maudit, le Dôme… et le glacier des Bossons, en dessous, qui cascade jusqu'au village dans un délire de séracs blafards. C'est où, La voie Marion ? “
    Page 83 :”Il faisait grand beau, et j'ai senti le miracle opérer dès qu'on a eu quitter le Grand Balcon et tourné le dos au monde de la balade ordinaire. Sur le sentier, j'étais encore dans la vie normale ; en montant vers le glacier des Nantillons, sous le ciel très pur et pâlissant d'une aube d'octobre j'entrais dans les livres de mon père , les livres qu'on sortait avec respect, après avoir demandé la permission, de la bibliothèque de noyer auburn ; les livres aux pages écrues et à la couveture enrichie d'une belle photographie en gris et blanc, les livres dont l'odeur de papier doucement vieilli semblait emplir la chambre dans la lumière blonde de la lampe de chevet. “
    L'auteur a su nous retenir dans ces paysages et cette atmosphère hivernale mais malgré tout cocoon. On ressent le froid nous pincer la peau, mais on hume les odeurs pures et vivifiantes des mélèzes, la lumière éblouissante nous requinquer.
    Page 88 : " J'aime bien l'hiver. Je crois que quand on aime la nature on aime l'hiver. du moins le vrai, celui d'ici, dans les montagnes ; parce que la grisaille et la pluie lancinante qui durent des semaines, merci bien... Non, ici, hiver ça veut dire les Aiguilles tout emmitouflées, les mélèzes tout givrés, les lumières des magasins dans les rues toutes blanches le soir, le vrai pays du Père Noël... "
    Lecture tendre, et attendrissante, une leçon de vie aussi, savoir aimer et désaimer sans heurts mais avec sincérité et pureté voire même sagesse et prudence tel un montagnard qui sait que la montage se mérite tout autant que l'amour, le tout avec respect.




    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/08/06/21742851.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 16 octobre 2011

    kathel
    Voici une bouffée d'air pur à Chamonix, sur les traces des guides de haute montagne. Ce roman séduit en mêlant les sentiments et l'attirance des cimes, dans une jolie histoire écrite à la façon d'un journal intime.
    C'est Marion qui raconte, son installation à Chamonix en tant que libraire, sa rencontre avec un grand gaillard passionné d'alpinisme, elle qui a été charmée plus jeune par Premier de cordée et par les noms magiques des sommets, le Grépon, les Drus, le Tacul, le Maudit. Marion et Pierre s'approchent doucement, puis s'installent ensemble, mais la vie possède des hauts et des bas... Il faut découvrir aussi ce beau petit livre, qui ressemble à sa couverture : pur, tranquille, mais plein d'intensité également, et qui ne vous emmène pas sur des pistes trop bien balisées.
    J'ai été conquise !
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    • Livres 5.00/5
    Par Griotte, le 25 décembre 2010

    Griotte
    Marion a rejoint les montagnes de son enfance où elle a ouvert sa librairie. Dans la vallée de Chamonix elle a réalisé son rêve. Et comme la vie semble lui sourire, elle dépose un homme sur son chemin: Pierre, un guide de montagne. L'idylle semble parfaite: la complicité, les échanges et le désir rythment leur quotidien. Mais au-dessus de leurs têtes, le ciel ne tarde pas à s'assombrir et Marion veut renouer avec sa vie d'avant. Celle où la tendresse enveloppait leur couple…
    Mon avis:
    Voilà un court roman dont on a peu entendu parler lors de cette rentrée littéraire, heureusement que L'or était là pour nous le faire découvrir ! Une ascension des plus hauts sommets pour atteindre une forme de liberté et une descente brusque pour le retour à la réalité… L'histoire d'un couple qui mène une vie conjugale harmonieuse mais que le passé finit par rattraper. Une écriture fine et sans ambages qui donne au livre un charme particulier. Même si j'ai trouvé la fin un peu précipitée…!
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    • Livres 4.00/5
    Par Joseph-Arthur, le 13 décembre 2010

    Joseph-Arthur
    Un livre tendre, pudique et émouvant. Une sensibilité de femme parfaitement traduite par des mots d'homme. Une grande réussite !
    Jean-Philippe est un collègue et un copain alors, en toute objectivité, jetez-vous sur ce premier roman !
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  • Par solange, le 24 janvier 2012

    solange
    Petit livre plein de bon air tant par la montagne qui est décrite de manière à nous la faire aimer que par les sentiments qu'il dégage.
    Marion, amoureuse de la montagne et des livres tient une librairie à Chamonix. Elle y rencontre un guide, Pierre, qui deviendra son mari. Celui-ci lui fait découvrir des endroits où elle n'avait jamais osé aller puis s'installe entre eux la routine qu'elle n'accepte pas.
    Elle aspire à retrouver les sensations d'avant et s'en va à la découverte d'un nouvel eldorado montagnard...
    Ce livre...une parenthèse idéaliste dans le monde d'aujourd'hui.
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Citations et extraits

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  • Par saphoo, le 06 août 2011

    Il faisait grand beau, et j’ai senti le miracle opérer dès qu’on a eu quitter le Grand Balcon et tourné le dos au monde de la balade ordinaire. Sur le sentier, j’étais encore dans la vie normale ; en montant vers le glacier des Nantillons, sous le ciel très pur et pâlissant d’une aube d’octobre j’entrais dans les livres de mon père , les livres qu’on sortait avec respect, après avoir demandé la permission, de la bibliothèque de noyer auburn ; les livres aux pages écrues et à la couveture enrichie d’une belle photographie en gris et blanc, les livres dont l’odeur de papier doucement vieilli semblait emplir la chambre dans la lumière blonde de la lampe de chevet.
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  • Par saphoo, le 06 août 2011

    Je l'ai épousé par un joli matin de juin, sous le Brévent couronné de ciel bleu, encore endimanché des derniers névés de l'hiver.
    Le perron de la petite église était, comme on dit, noir de monde. Un mariage, c'est toujours un évènement, dans ces petites villes, surtout quand l'un des deux héros est un enfant du pays; en plus, un guide...
    Je me suis sentie d'ici, vraiment d'ici, ce matin-là. Je n'avais jamais eu à me plaindre, je n'ai pas vraiment connu ces difficultés qu'on décrit souvent, ces rejets, ces jalousies... Bien sûr, quand j'ai acheté la librairie, j'ai bien senti un peu de déception chez mes prédécesseurs ; ils s'étaient toujours dit dans leur tête qu'à l'âge de la retraite, ce seraient leurs enfants qui... et puis les enfants avaient suivi d'autres voies, avaient fait d'autres choix ; alors ils s'étaient résolus à les laisser vivre leur vie, en se disant qu'il y aurait bien un jeune de la vallée pour... ?
    Et puis non. Celle qui leur a racheté leur vie, c'est moi.
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  • Par saphoo, le 06 août 2011

    J'aime bien l'hiver. Je crois que quand on aime la nature on aime l'hiver. Du moins le vrai, celui d'ici, dans les montagnes ; parce que la grisaille et la pluie lancinante qui durent des semaines, merci bien... Non, ici, hiver ça veut dire les Aiguilles tout emmitouflées, les mélèzes tout givrés, les lumières des magasins dans les rues toutes blanches le soir, le vrai pays du Père Noël...
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  • Par balooo, le 19 septembre 2010

    Ce qui me fascinait le plus, ce qui m’attirait comme la lampe du jardin attire le papillon de nuit, c’étaient les grandes neiges d’altitude, les pentes lascives qui mènent aux cols, les arêtes dessinées comme un corps de femme qui filent dans un ciel d’indigo.

    La neige, toujours… La neige éternelle.
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  • Par saphoo, le 06 août 2011

    C’était la pleine lune. C’est peut-être à ce moment là que la montagne est la plus belle. Tellement présente, et en même temps tellement fantomatique dans cette lumière de film fantastique. Les croupes de mélèzes, le plan de l’Aiguille, le reg de Pierre Pointue en noir et blanc, mais aussi l’arête des Cosmiques, le Tacul, le Maudit, le Dôme… et le glacier des Bossons, en dessous, qui cascade jusqu’au village dans un délire de séracs blafards. C’est où, la voie Marion ?
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