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ISBN : 2267023830
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.74/5 (sur 572 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La guerre de Corée vient à peine de se terminer, et le jeune soldat Frank Money rentre aux Etats-Unis, traumatisé, en proie à une rage terrible qui s’exprime aussi bien physiquement que par des crises d’angoisse.

Il est incapable de maintenir une quelcon... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 octobre 2012

    brigittelascombe
    S'il y a un livre à lire, en cette rentrée littéraire surchargée, c'est Home, Home comme maison et retour aux sources. Home comme homme à une lettre près, Home comme symbole du moi en psychologie, cette individualité que personne n'a le droit de souiller, humilier ou détruire.
    Ce moi, détruit par les horreurs de la guerre de Corée, Franck Money, ancien combattant noir médaillé mais traumatisé par un lourd secret, ira le retrouver at Home, en Géorgie, en délivrant Cee, sa soeur mourante des griffes démoniaques de son employeur le docteur Beau.
    Toni Morrison (professeur d'université,éditrice, romancière, a reçu le Prix Nobel de littérature en 1993 pour l'ensemble de son oeuvre et le prix Pulitzer Fiction en 1988 pour Beloved) signe avec Home un chef-d'oeuvre d'humanité.
    L'action se déroule dans les années 50, après la guerre de Corée. Toni Morrison alterne le voyage de Franck qui revient chez lui avec ses souvenirs passés entre sa liaison avec une ambitieuse costumière, son amour protecteur d' ainé pour sa soeur trop crédule et fragile, l'indifférence parentale, la haine grand-maternelle et les traumatismes de la guerre.
    Il va apprendre à ses dépens que malgré le fait qu'il vienne d'une "armée où la ségrégation a été abolie", "la coutume est aussi réelle que la loi et peut être tout aussi dangereuse".
    Ici, un révérend blanc l'aide, mais reste méfiant. Là, les toilettes publiques lui sont interdites.Là bas, au cours d'une émeute, on insulte,on lapide, on humilie,on estropie,on fouille au corps,on vole. Plus loin on pratique encore l'eugénisme sous le couvert d'une plaque médicale hautement qualifiée.
    Toni Morrison,dans ce roman poignant bouleverse son lecteur car elle dénonce les droits de l'homme gravement enfreints, le racisme et les trafics d'enfants (durant la guerre de Corée) ou les combats d'hommes traités comme des chiens; mais elle bouleverse en démontrant que la violence entraine la violence et rend inhumain.
    Ce livre est une ode à la paix, à l'humanité que chaque être humain doit retrouver au fond de lui si on l'a bannie.
    C'est beau car écrit avec les mots du coeur, c'est beau comme une main qui se tend pour redresser l'homme mis plus bas que terre.
    Toni Morrison est une GRANDE ECRIVAINE, et, après lecture on comprend que son prix Nobel était amplement mérité.
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    • Livres 5.00/5
    Par carre, le 12 juillet 2014

    carre
    Go Home !
    Toni Morisson est l'une des plus grandes plumes afro américaines. « Home » le montre aisément. Dans un court récit, on suit le retour vers chez lui , pour visiter sa sœur Cee gravement malade, de Frank Money vétéran noir de Corée. Reprenant des thèmes chers et forcément douloureux (ségrégation, insertion sociale etc.), elle livre un récit remarquable. Morisson sonde avec une grand justesse les pensées de Frank, homme passablement chamboulé par ce qu'il à vécu en Corée.
    Morisson va à l'essentiel, ne s'embarrasse d'aucun superflu, Lu d'une traite (150 pages), on en sort groggy devant la force narratrice de son récit. Un très grand bouquin.
    Si Morri sonne, n'hésitez pas à ouvrir votre porte et votre cœur. Quand à moi, devant un si navrant jeu de mots, je la prends (la porte).
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 01 février 2013

    Lolokili
    J'ai bien conscience de faire tâche parmi les louanges qui ont encensé Home dès sa parution. Car si j'ai aimé le ton incisif et pénétrant de Toni Morrison, je suis par contre restée en marge de l'histoire et de ses protagonistes. Evocations par trop elliptiques et structure narrative déconcertante ont entretenu ma frustration, m'empêchant d'appréhender ce bref récit dans toute son intensité (ce doit être mon côté basique...)
    Premier Morrison pour moi. Je ne désespère pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 31 janvier 2013

    ygounin
    Je n'avais jamais rien lu du Prix Nobel de littérature 1993
    Peut-être par manque d'intérêt pour une écriture qui me semblait tourner encore et encore autour d'une thématique - la question noire aux Etats-Unis - qui, tout en en reconnaissant l'intérêt, me semblait littérairement limitée.
    J'ai quelque part dans ma bibliothèque un exemplaire de "Beloved" que je n'ai pas eu le courage d'attaquer - même si j'en ai vu au cinéma en 1999 l'adaptation dispensable.

    Le torrent de critiques laudatives qui a entouré la sortie de "Home" m'a quasiment interdit d'en faire l'impasse.
    On m'y promettait en 150 pages à peine un condensé de l'oeuvre de Toni Morrison.
    Bien m'en a pris !
    Car, j'ai été profondément ému par ce livre bref et puissant qui raconte le retour à la "maison" dans les années 50 d'un soldat démobilisé.
    A aucun moment, on n'évoque la couleur de sa peau. Il va sans dire qu'il est noir et que sa soeur, balloté entre un mari infidèle et un employeur sadique, l'est aussi.

    "Home" a la structure d'une partition de musique de chambre. "Home" louche du côté de "l'Odyssée" et de "Hansel et Gretel".
    J'ai presque regretté sa concision et aurais aimé qu'il me laisse le temps de m'emporter.
    Du coup, je vais aller lire "Beloved" ...
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 09 novembre 2012

    le_Bison
    Les Matchs de la rentrée littéraire 2012.
    Ma première participation a un tel évènement, retransmission mondiale et at Home. L'engouement est là mais suis-je prêt à monter sur le ring et affronter des adversaires sans doute plus prestigieux que moi. Je me prépare, je m'entraîne. Un régime astreignant à base de céréales (surtout du malt au pouvoir énergisant et euphorisant incontestable), je n'oublie pas une hydratation sans modération, car je sens déjà les perles de sueur couler sur mon front…
    Face à moi, Cassius Clay ou son grand-frère. Mon objectif : rester sur le ring et ne pas tomber KO dès le premier coup de gong. Serais-je à la hauteur de l'évènement ? le trac, la pression (mais la pression a du bon, j'aime la pression sous toutes ses formes, j'aime les pressions). Je ne reviens pas sur les choix proposés, il y avait du lourd, du très lourd pour ce match – c'est un combat pas une réunion Tupperware. Pour ma part, j'ai décidé d'aller sur le terrain de Toni Morrison avant de rentrer à la maison. Home.
    Frank Money est un vétéran noir de la guerre de Corée. Il a réussi à rentrer en vie alors que ses camarades ont succombé dans la jungle. Peut-il refaire sa vie ? Il le pense, il le croit. L'Amérique a changé, du moins l'espère-t-il ? C'est alors que sa sœur Ycidra dite « Cee » l'appelle au secours. Un SOS lancé dans une bouteille à la mer qui va plonger Frank dans le doute et l'obliger à un voyage à travers le Sud et le passé.
    « Home » commence par une vision presque fantasmagorique : deux enfants assistent à un combat entre des chevaux, et à la mise en terre d'un cadavre, à la sauvette. Je ne comprendrai cette histoire que bien plus tard, à la toute dernière page du roman. Mais de cette entrée en scène découle toute l'obsession et la peur de Frank Money. Sa vie sera marquée à tout jamais de ce qui pourrait ressembler à un cauchemar et que l'enfer de la Corée n'a fait qu'entretenir. D'ailleurs, une fois le livre achevé, je relis cette première page. Elle est l'essence même du roman de Toni Morrison.
    Je découvre donc l'écriture de Toni Morrison. J'ai passé pas mal de temps avec Jim, ce bon vieux Jim homonyme dont sa musique m'enlace encore des nuits et des jours. La musique de Toni place ses sonorités dans le Jazz version be-bop. Question d'époque aussi, certainement, question de racines aussi. Celles de Toni sont afro-américaines avec tout ce que cela entraîne : l'esclavage, la ségrégation, le racisme et la misère. le Sud profond de l'Amérique où les mœurs ne sont pas les mêmes notamment à l'encontre de la « communauté » noire (entre guillemets de bien-entendu, parce que pour fédérer une communauté, il faut des êtres, des hommes, des âmes ; mais là-bas, les nègres sont loin d'appartenir à cette catégorie).
    L'Amérique de Frank est celle d'avant l'ère Kennedy. Mais c'est aussi celle du douloureux maccartisme. Chaque ère a sa part d'ombre et de lumière. Il ne valait mieux pas être nègre, mais il ne valait mieux pas être un coco, non plus. Sud natal ou Nord adopté, je découvre ce pays bien différent de l'Amérique d'Obama, fraîchement réélu ou déchu (réponse ce soir). Barak et Toni. Comme avant, Malcom et Martin Luther. Et Rosa Parks, surtout Rosa Parks.
    J'ai survécu au premier round. Je suis chaud, la foule m'encourage, m'harangue. Je suis debout, encore. Nul doute que je remonterai à nouveau sur le devant de la scène. Je n'ai pas la ceinture dorée du champion, mais je continuerai sur la voie Toni Morrison. le gong retentit. Est-ce la fin du match ? Non, j'entends derrière une musique, une trompette s'élève, celle de Dizzie Gillespie, un saxo s'envole, celui de Charlie Parker, le piano gronde, celui de Thelonious Monk, la contrebasse frappe, celle de Charles Mingus, la batterie cogne, celle d'Art Blakey. le roman de Toni Morrison s'achève sur cette musique noire, chargée de sueur et de liberté, sur ces notes de be-bop.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=4004
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Critiques presse (8)


  • Lhumanite , le 17 décembre 2012
    Toni Morrison, qui nous avait habitués à de longs romans-fleuves, s’autorise cette fois la forme brève, soit 150 pages sans graisse, dans la plus stricte économie langagière, concentrées sur quelques-uns des fondements indestructibles de son œuvre.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • Telerama , le 27 novembre 2012
    L'enfance, la honte, la rédemption sont quelques-uns des thèmes que soulève et creuse ce beau roman laconique, réaliste mais ouvert sur le rêve et le mystère, profondément humaniste, empreint de cruauté autant que d'authentique grâce.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 01 octobre 2012
    Home est un conte et un tombeau : celui d'êtres humains que Toni Morrison fait revivre et s'exprimer pour qu'ils ne restent pas des fantômes oubliés, des ombres, des morts en attente de sépulture. Pour qu'ils soient vivants.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeSoir , le 25 septembre 2012
    En 150 pages magistrales, piquetées d'humour, remarquablement traduites, Toni Morrison livre un roman superbe qui dit tout de l'Amérique des années 50 : le racisme, le maccarthysme, le retour des vétérans de Corée, la pauvreté, l'oppression des Noirs par les Blancs, des femmes par les hommes.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Culturebox , le 07 septembre 2012
    L'écriture de Toni Morrison est incisive, percutante, musicale. Home" pose la question fondamentale de la condition humaine, explore la soumission sous toutes ses formes, et surtout, la possibilité pour chacun d'en sortir et de (re)trouver sa dignité.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • LePoint , le 28 août 2012
    Radiographie historique et psychique des relations entre Noirs et Blancs, "Home" est aussi un conte intemporel et universel, une histoire de fraternité et de rédemption.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LaLibreBelgique , le 22 août 2012
    Toni Morrison à nouveau magistrale dans une photographie de son pays avant la lutte pour les droits civiques.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 23 juillet 2012
    Forte et belle histoire d'une rédemption, Home rappelle aussi les pires heures de la ségrégation raciale dans une Amérique où le "White only" allait de pair avec une violence institutionnalisée contre les Noirs, à la veille de la lutte pour les droits civiques.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par PiertyM, le 23 novembre 2014

    Rien ni personne n'est obligé de te secourir à part toi. Sème dans ton propre jardin. Tu es jeune, tu es une femme, ce qui implique de sérieuses restrictions dans les deux cas, mais tu es aussi une personne. Ne laisse pas Lenore ni un petit ami insignifiant, et sûrement pas un médecin démoniaque, décider qui tu es. C'est ça, l'esclavage. Quelque part au fond de toi, il y a cette personne libre dont je te parle. Trouve-la et laisse-la faire du bien dans le monde
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  • Par PiertyM, le 23 novembre 2014

    Le malheur ne s'annonce pas. C'est pour ça qu'il faut que tu restes éveillée, sinon il franchit ta porte, c'est tout.

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  • Par PiertyM, le 23 novembre 2014

    Le sommeil n’était pas fait pour rêver : il servait à rassembler des forces pour le jour à venir.

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  • Par PiertyM, le 23 novembre 2014

    je ne vais pas fuir la vérité uniquement parce qu'elle fait mal.

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  • Par Zinaida, le 16 novembre 2014

    La lettre disait : "Elle mourra." J'ai traîné Mike jusqu'à un abri et chassé les oiseaux, mais il est mort quand même. Je me suis accroché à lui, je lui ai parlé pendant une heure, mais il est mort quand même. J'ai étanché le sang qui a fini par suinte de l'endroit où le bras de Stuff aurait dû être. Ce bras, je l'ai retrouvé à environ six mètres et je lui ai donné au cas où on pourrait le recoudre. Il est mort quand même. Fini, regarder les gens que je n'ai pas sauvés. Fini, regarder mourir les gens qui m'étaient proches. Fini.
    Et pas ma soeur. Impossible.
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