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ISBN : 2738107966
Éditeur : Odile Jacob (2000)


Note moyenne : 3.06/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'amour maternel peut devenir un enfer. Entre les filles et leur mère se joue une relation dont la violence est parfois effrayante. Marquées par ce premier objet d'amour, les filles sont d'autant plus liées à leur mère que celle-ci tente de faire d'elles un double idéal... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par tatooa2001, le 10 juin 2013

    tatooa2001
    J'ai rencontré Aldo Naouri avec un manuel pédiatrique à la naissance de mes enfants. Manuel qui m'a bien plus parlé dans sa simplicité et son "naturel" que beaucoup d'autres que j'ai du coup mis de côté pour aller puiser plutôt dans le sien.
    Depuis, j'ai beaucoup évolué puisque la naissance de mes enfants ont amené d'énormes bouleversements psychiques (dont une dépression) chez moi, qui ont du être suivis de travail psy approfondi.
    Et oui, "tout vient des mères", malheureusement. Quand on se regarde en face un jour et qu'on se dit "je ne sais pas aimer, ni mes enfants, ni personne", ça fait mal. Mais c'est aussi le début du mieux (même si on va plus mal, sur le coup). Je sais qu'on est tellement culpabilisés pour des prunes dans nos sociétés qu'on ne supporte plus la "bonne" culpabilité quand elle arrive. Seulement il n'y a qu'elle qui puisse nous sortir de la mélasse dans laquelle on est quand on se retrouve, comme moi, avec des souvenirs de toute petite enfance pas jojos qui remontent à l'occasion de la naissance de nos gosses. Si toutes les mères savaient ça, il y aurait peut-être un peu moins de soucis ultérieurs.
    Aujourd'hui ma fille est jeune adulte et mon fils ado, et je ne regrette pas toutes les souffrances que j'ai du aller sortir pour qu'aujourd'hui ma relation avec eux soit bien meilleure. Sinon, c'est eux qui auraient pris tout ça en pleine poire... Alors parfois, même si ça fait mal, il vaut mieux accepter qu'on nous dise de nous "remettre en question" plutôt que de s'aveugler sur notre responsabilité envers nos filles (et nos fils)...
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    • Livres 4.00/5
    Par BlackFrancis, le 30 novembre 2014

    BlackFrancis
    Une première histoire sert de fil rouge au livre : une mère fascine Aldo dans sa maîtrise (et dans son physique visiblement)…
    Elle a d'abord eu trois garçons puis à avorté à plusieurs reprises avant d'avoir son Gwenaël qui est à l'article de la mort…
    Aldo s'interroge sur la façon dont le couple mère-enfant dont il parle, fascine à ce point non pas seulement lui, mais aussi tout le personnel médical…
    Sans doute parce qu'il les ramène au temps très ancien de l'enfance ou nous sommes totalement dépendant de notre mère allant même jusqu'à la sublimer lorsqu'elle n'est pas là !
    Aldo parle de différents types de mère : celle qui n'investit pas sa grossesse et donc son enfant, celle qui le surprotège car trop consciente de la mort, la phobique de la mort…et la mère paradigmatique : celle qu'il a rencontré et qui protège mais sans surprotéger, qui sait pour son enfant instinctivement…
    Face à la détermination de cette mère à faire renaître son enfant, Aldo se demande si la mort d'un enfant et même la mort plus généralement n'est pas dû à un manque de disponibilité.
    Aldo donne ensuite des exemples où se sont les grands-mères qui tirent les ficelles…car une mère a eu une mère…et autant un homme peut se détourner de sa mère en se choisissant une autre femme que l'inverse n'est pas vrai.
    Il parle de nombreux témoignages de femme qui souvent devenu mère elle-même ose critiquer leur mère.
    Certaines femmes se servent de leur conjoint comme victime expiatoire car elles n'ont pas réglé leur problème avec leur mère…
    Les femmes s'entendent souvent mal avec leur belle-mère car une mère leur suffit !
    Les relations qu'on s'autorise à avoir avec ses beaux-parents seraient celles que l'on ne s'autorise pas à avoir avec ses parents.
    Contrairement à ce que croit comprendre les gens au mythe d'Œdipe, le premier amour quel que soit le sexe de l'enfant : c'est la mère !
    Amour pour la mère, ressentiment pour le père : cette empêcheur d'aimer en rond.
    Parfois une femme répond à l'agressivité de sa mère par une autre agressivité : en n'ayant pas d'enfant !
    Pour Aldo le sexe des enfants n'est pas un hasard…
    On a un garçon quand on ne veut pas perpétuer l'aliénation maternelle ou alors que des filles tellement on est aliéné…
    Cette mère au plein pouvoir qui fait des miracles sur l'encéphalite de son fils n'est décidément pas sans rappeler à Aldo la sienne dans son jeune âge…
    Aldo revient sur la biographie de la mère de Gwenaël, pour tenter de comprendre les relations ombrageuses avec sa belle-mère…
    Pour Aldo le père ne doit être utilisé qu'avec parcimonie…
    L'homme doit plus aimer sa femme que ses enfants : c'est son rôle…
    Aldo fait une approche systémique de la famille bien plus intéressante que certains psychanalystes qui ne voit que l'enfant !
    Le père, d'après Aldo, a été sacrifié par la société de consommation et de l'économie !
    Aldo a un combat : sauver le couple pour au final sauver l'enfant (y a du boulot….).
    Une psychanalyse ne suffit pas à faire un bon parent car Aldo a vu leurs enfants : ils sont zinzins pareils !
    La mère pour conjurer la mort a tendance à vouloir faire de sa fille un clone.
    Quand une mère a plusieurs filles : une seule sera désigné comme l'héritière : pas forcément l'aînée ça peut aussi être la place qu'elle avait elle-même dans la fratrie.
    L'élue envie ses sœurs qui sont jalouses d'elle !
    La fille va se tourner vers lui pour échapper à la relation homosexuelle d'avec sa mère et ressentir en le faisant comme une trahison.
    La conclusion de ce livre, bien écrit, érudit et illustré d'exemples de quarante ans d'exercice de pédiatre est que le père est l'élément régulateur entre la mère et sa fille (encore plus que de son fils !)
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    • Livres 1.00/5
    Par coquecigrue, le 10 mai 2011

    coquecigrue
    J'ai lu ce livre à sa sortie en poche. Je ne peux que livrer l'impression générale qui m'en reste : contrairement à ce qu'il annonce, c'est un livre qui se focalise sur les rapports mère-fils. C'est très décevant lorsque l'on l'achète pour son titre et son quatrième de couverture.
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    • Livres 2.00/5
    Par awei, le 19 avril 2008

    awei
    Un drôle de livre, assez noir par bien des aspects, comportant le récit d'un échec médical qui couvre l'ensemble des chapitres et d'autres histoires qui illustrent le propos du rapport compliqué entre mère et filles et surtout ce qui se rejoue lorsque la fille devient mère à son tour.
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    • Livres 5.00/5
    Par Mammny, le 22 novembre 2014

    Mammny
    Livre très intéressant car on y découvre cette relation si compliquée et si simple à la fois présentée d'une manière simple et non culpabilisante.

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Citations et extraits

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  • Par tatooa2001, le 10 juin 2013

    N'est ce pas déjà un singulier mystère que cette distribution du sexe des enfants ? Il est des mères qui ne donnent naissance qu'à des garçons quand d'autres mettent au monde seulement des filles et que d'autres encore alternent ou varient sans difficulté apparente les plaisirs.
    Est-ce à mettre sur le seul compte du toujours bienvenu hasard, comme on serait prêt à le faire si on opte pour l'attitude bornée dont j'ai dénoncé les pièges en racontant le mal que j'ai eu à m'en dépêtrer ? Ou bien cela obéirait-il à une logique souterraine qui échapperait à une appréhension paresseuse et superficielle du problème ? A quoi, à quel(s) facteurs(s) cela tiendrait-il alors ?
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  • Par ella1, le 06 juin 2012

    Déçue par ce livre. Mr Naouri aurait-il un compte à régler avec sa mère? Ou même avec les femmes en général? Dans tous les cas cet ouvrage est culpabilisant pour les mères, et les femmes. Il ya certains passages pertinents quand même. Mais si vous venez d'être mère ne lisez pas ce livre! il va vous effrayer....

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  • Par araucaria, le 15 mars 2014

    ... je suis une fille sans mère... pardon, je voulais dire : une mère sans fille (entendu en consultation)

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  • Par CLMOH, le 26 septembre 2013

    Une distance suffisamment bonne doit s'instaurer entre deux êtres puisque c'est elle qui conditionne la possibilité de partage d'un espace ou d'une relation, leur acceptation mutuelle et leur capacité d'échange.

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  • Par CLMOH, le 26 septembre 2013

    Chaque enfant dans une fratrie a une mère qui est la sienne et seulement la sienne et elle cohabite dans le même corps que celle de ses frères et sœurs.

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