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ISBN : 2246751314
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Cette expression, à priori énigmatique (« Qui a tué Arlozoroff ? ») est un des plus fameux « Mantra » en Israël, et sert à dire, à propos de n’importe quelle question, qu’il n’y a pas de réponse. Qui était donc cet Arlozoroff ? C’était un personnage politique de premier... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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  • Par mesapol, le 02 septembre 2011

    mesapol
    Une enquête policière ? Non ! La recherche de la vérité ? Non plus ! Enfin pas en prédominance. Je m'explique :
    Ce roman, inspiré de personnages ayant réellement existé, commence par le meurtre de Arlozoroff, juif de son état, par un autre juif payé pour commettre ce-dit meurtre. Des années plus tard, un autre juif, appelé Ezra Moreno, va s'intéresser de plus près à ce crime et tenter de comprendre les circonstances de cette mort étrange. Mais cet partie va prendre moins d'importance que celle de la vie de Magda, jeune femme allemande avide de pouvoir et de richesse. En effet, le livre comporte deux partie qui s'alterne : L'une reprend la vie d'Ezra à notre époque, et l'autre la vie de Magda dans les années 1930.
    Comme je le disais donc, la vie de Magda prend beaucoup plus de place que l'enquête. Toutefois, cela est indispensable pour comprendre le meurtre de Victor Arlozoroff. Ces deux êtres sont liés depuis l'enfance. L'un est Juif et l'autre allemand. L'amour qui les unis est plus fort que tout et pourtant leur vie les sépare et leur but sont à l'opposé l'un de l'autre. Malgré tout, ils se retrouvent à différentes étapes de leur vie avec toujours autant de plaisir de complicité et d'amour, leurs âmes sont vouées l'une à l'autre sans arriver à se rejoindre tant leurs idées politiques sont différentes. Victor veut défendre l'intérêt des juif, Magda pense plus à elle et se sens "porteuse" et "libératrice" de la race aryenne... Son mariage avec Goebbels et sa relation toute particulière avec " le chef " Adolf Hitler vont combler toutes ses attentes et l'amener vers un acte impensable.
    Un roman qui oscille entre fiction et réalité, intéressant à lire, captivant, mais qui dont la fin fait froid dans le dos...
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    • Livres 4.00/5
    Par chared16, le 14 septembre 2011

    chared16
    Roman historique très intéressant. Sa construction est assez classique, un homme aujourd'hui enquête sur un meurtre du passé, sa propre histoire se percute à celle du disparu (amour, foi, sionisme, Allemagne, identité, Israel, etc.). le suspense n'est pas obsédant, mais la lecture est très agréable.
    Pour ma part, j'ai préféré d'autres romans de Tobie Nathan (comme l'excellent "Dieu-Dope") mais dans celui-ci, il sait nous faire découvrir un personnage féminin (Magda Goebbels) avec beaucoup de talent.
    Enfin les pages sur la théorie des cannibales sont passionnantes.
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    • Livres 5.00/5
    Par soufernest, le 27 février 2013

    soufernest
    Dès les premières pages, le roman s'ouvre sur le meurtre de Haïm Arlozoroff, leader sioniste d'extrême gauche assassiné sur la plage de Tel Aviv le 16 juin 1933.Un grand reporter français, Ezra Morena est envoyé par son journal pour enquêter sur un deuxième meurtre, commis de nos jours à l'ambassade de France à Tel Aviv. Il s'agit d 'un ancien agent du Mossad, Mordekhaï Monco. Sa rencontre avec une universitaire spécialisée dans l'histoire du Mossad le conduira à relier cette dernière affaire avec le meurtre non élucidé d'Arlozroff. Voilà pour le cadre de ce roman.
    Au-delà des querelles partisanes, et des interrogations qui subsistent encore aujourd'hui sur l'assassinat d'Arlozoroff, l'auteur dévoile un autre volet de la vie du jeune diplomate juif: sa rencontre, vingt ans plus tôt avec une camarade de classe de sa sœur et qui n'est autre que la jeune Magda Friedländer.
    Fascinée par lui, elle épousera rapidement les rêves sionistes qu'il défend. La passion que l'auteur leur prête et qu'ils entretiendront malgré les voyages d'Arlozoroff en Palestine, le premier mariage de Magda et même après, lorsqu'elle deviendra l'épouse de Goebbels sont le fil conducteur de ce roman étonnant par le regard que l'auteur porte sur l'histoire.
    Derrière l'ambition de cette femme, son ascension, la place qu'elle occupe auprès d'Hitler, la jalousie qu'elle éveille chez Goebbels, il y a l'ambivalence de ses sentiments vis à vis d'Arlozoroff .Entre haine et amour, il n'y a qu'un pas.
    Le meurtre d'e Haïm Arlozoroff a t-il été commandité par l'extrême droite israélienne, par des partisans communistes avec lesquels il se trouvait en désaccord, ou par des nazis prompts à effacer la liaison que leur "déesse" entretenait avec un juif ?
    Les nouvelles hypothèses que propose l'auteur, dépoussièrent l'Histoire. On se prête volontiers à ses spéculations.

    Lien : http://emmanuelle-souffan.blogspot.fr/2012/04/une-femme-au-coeur-de-..
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    • Livres 4.00/5
    Par CJFCA, le 12 février 2013

    CJFCA
    Un polar basé sur des faits historiques précis, l'assassinat en 1933 d'un juif berlinois à l'origine de la création de l'état d'Israël. Beaucoup de coupables potentiels... Très bien écrit, fines analyses psychologiques des personnages, les années noires en Allemagne présentées sans concession,une lecture très confortable !!
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    • Livres 3.00/5
    Par Plenumvallis, le 10 décembre 2012

    Plenumvallis
    Comment Hitler s'est emparé de l'âme du peuple allemand....

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Citations et extraits

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  • Par chared16, le 14 septembre 2011

    [Magda] comprenait que les Juifs étaient une nation maudite, le sort qui leur avait été réservé partout et depuis toujours en était une preuve suffisante. Mais elle ne saisissait pas en quoi une haine personnellement vécue, dans son coeur, dans ses gestes, assumée dans ses décisions quotidiennes, en quoi une telle haine du juif lui était indispensable. "Que dois-je faire ? demanda-t-elle, que dois-je faire, mein Führer ?" Il lui fallait offrir son Juif à Hitler. Elle devait sacrifier ce Juif qu'elle prétendait aimer, l'apporter à cette congrégation de cannibales et leur offrir sa chair. Voilà ce qu'elle devait faire. (p361)
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  • Par Plenumvallis, le 10 décembre 2012

    Le royaume de la haine
    Berlin 1933, janvier...
    Il est un monde, souterrain, illicite, qui n'est pas celui du contrat social, mais de la haine. Il ne présuppose pas l'attirance pour la vie ensemble, mais la
    maîtrise individuelle de la substance. C'est un monde peuplé de cannibales fondamentaux, d'humains préférant la chair humaine à toute autre nourriture. Là, l`autre humain ne peut avoir que deux statuts, celui d`aliment ou celui d'allié éphémère dans la capture d'une proie. Dans ce monde, nul ne jouit d'un quelconque privilège, ni le partenaire amoureux ni le parent, ni l'enfant ni le vieillard. L'expérience montre que les humains s'aventurent dans un tel monde pour solliciter des changements radicaux. Ce monde n'est que pouvoir; le pouvoir en est la seule valeur, la seule référence. On y pénètre toujours par une épreuve, d'offrír l'être le plus cher comme nourriture à ses complices, démontrant que l'on est inaccessible à l'amour. C'est par cet acte initial que l'on s'affilie à des semblables et s'adjoint des associés avec lesquels obtenir toujours plus d'humains à dévorer. Ce monde est bien réel ; on le retrouve dans toutes les sociétés humaines. Partout on l'appelle "sorcellerie".Il accompagne l'organisation politique même la plus élémentaire comme son ombre.

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  • Par Plenumvallis, le 10 décembre 2012


    Voilà donc un cas qui aurait pu relever de la science du bon docteur Adler ; et c'est bien la raison pour laquelle, des qu'il fréquenta l`université, on avait si souvent parlé de ce médecin a Josef Goebbels. Le médecin aurait pu lui dire que son caractère renfrogné, cette tristesse qu'il exprimait sur le mode de la violence, son refus d'une socialité naturelle provenaient sans doute de cette brèche ouverte si longtemps auparavant dans son être même. En place de quoi, aux quolibets de ses camarades d'école, à l'indiférence polie des adultes, il répondit par un silence de défi et s'enfonça dans la lecture de livres obscurs. Sa mère aurait pu le tirer d`affaire, elle qui, dès les premiers signes de la maladie, se jeta dans la prière, l'esprit en feu. Katharina Goebbels, née Odenhausen, était une femme simple, qui avait travaillé comme servante dans les fermes alentour. Fervente catholique, animée d'une foi intense et silencieuse, elle fut immédiatement persuadée que la maladie de son fils contenait un message divin. Dans son malheur, Josef ne portait-il pas la trace en creux d'une piété à venir, une manière de stigmate christique ? Si Katharina avait réussi à convaincre son mari, son entourage familial, si elle les avait entraînés dans des prières ou des cultes aux saints, l'attitude de l'enfant aurait pu être tout autre. Elle aurait pu empêcher son enfermement dans ce défi haineux qui le caractérisa toute sa vie. Mais les temps étaient devenus sérieux, ne se prêtant plus aux recours mystiques. L'Allemagne se désintéressait de ses pratiques millénaires. Le père, Fritz Goebbels, aspirant petit-bourgeois, pris entre les attentes inspirées de sa femme et le désespoir de son fils, transigea en rêvant pour son petit Josef un avenir de prêtre. Tout était dit dans ce regard du père sur l'enfant :il l'avait casé pour la vie, dans une profession non-violente, au sein d'une niche sociale réputée peu concurrentielle, ayant définitivement ren
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  • Par meelly, le 25 juillet 2011

    Il est des humains dont l'accouplement peut bouleverser l'ordre du monde.

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  • Par soufernest, le 27 février 2013

    "Le monde n'existe qu'écrit et il est si difficile de créer"

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