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> Béatrice Commengé (Traducteur)

ISBN : 2234059909
Éditeur : Stock (2007)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Octobre 1931 - Anaïs Nin rencontre Henry Miller et son épouse, June; la " vitalité animale " et l'aventurière fantasque, deux êtres pour qui la fidélité est à réinventer. Et par-delà la relation triangulaire q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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Citations et extraits

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  • Par calisson73, le 21 août 2013

    Ne compte plus me trouver sain d'esprit. Finissons-en avec la raison. Ce fut un mariage à Louveciennes, tu ne peux le nier. Je suis parti avec un morceau de toi collé sur ma peau ; je ne marche plus, je nage dans un océan de sang, ton sang d' Andalouse, distillé et venimeux. Tout ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense tourne autour de notre mariage, je t'ai vue en maîtresse de maison, une Mauresque au visage épais, une négresse au corps blanc, des yeux sur tout le corps - femme, femme, femme. Je ne vois pas comment je pourrais continuer à vivre loin de toi - ces séparations sont comme la mort. Qu'as-tu éprouvé quand Hugo est rentré ? Etais-je encore là ? je ne peux pas t'imaginer te comportant avec lui comme tu l'as fait avec moi. Les jambes serrées, Fragilité. Traître consentement plein de douceur. Docilité d'oiseau. Avec moi tu es devenue femme. J'en fus presque terrifié. Tu n'as pas trente ans- tu as mille ans.
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  • Par calisson73, le 20 août 2013

    Je me souviens de certaines de ses phrases, que je vais savourer pendant la nuit. J'ai encore le goût de son sexe dans ma bouche. Mes oreilles brûlent encore de ses morsures. Je veux remplir mon univers de Henry, de ses mots diaboliques, de ses plagiats, distorsions, caricatures, non-sens, mensonges, vérités profondes. Le journal, lui aussi, sera plein de Henry.

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  • Par Medelie, le 14 décembre 2012

    Nos conversations sont merveilleuses, du théâtre à deux, non des duels, mais de fulgurantes illuminations de chacun. Je peux servir de déclencheur à certaines de ses pensées encore imprécises. Il élargit ma propre pensée. Je le fais prendre feu. Il me change en eau. Il y a un mouvement constant entre nous. Et il s'accroche. Il me tient en main comme une proie.

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  • Par Medelie, le 14 décembre 2012

    Un visage d'une blancheur saisissante disparaissant dans l'obscurité du jardin. Elle pose pour moi en s'éloignant. J'ai envie de sortir en courant pour embrasser sa fantastique beauté, pour l'embrasser et pour lui dire : « Vous portez en vous un reflet de moi-même, une partie de moi-même. Je vous ai rêvée, j'ai souhaité votre existence. Vous ferez toujours partie de ma vie. Si je vous aime, c'est parce que nous avons dû partager un certain temps les mêmes fantasmes, la même folie, la même scène. »
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  • Par Medelie, le 14 décembre 2012

    Hugo et moi sommes allés dans un autre bordel, où les femmes étaient plus laides que celles du 32, rue Blondel. La pièce était couverte de miroirs. Les femmes se déplaçaient comme un troupeau d'animaux passifs, deux par deux, en se dandinant, sur la musique du phonographe. Je m'étais fait beaucoup d'idées avant de venir. Je n'arrivais pas à croire à la laideur de ces femmes lorsqu'elles sont entrées. Dans mon esprit, la danse de femmes nues était encore un spectacle plein de beauté et de volupté. En voyant tous ces seins tombant avec leurs gros mamelons marron comme du cuir, en voyant ces jambes bleuâtres, ces ventres proéminents, des sourires où il manquait des dents et ces amas de chair brute tournoyant passivement, tels des chevaux de bois sur un manège, j'ai perdu toute sensibilité [...]. Les poses monotones se succédaient et, de temps à autre, sans le moindre signe de désir, les femmes s'embrassaient entre elles sans passion, asexuées. Hanches, fesses rebondies, mystérieuse toison sombre entre les jambes — tout cela exposé aux regards avec si peu de sens qu'il nous a fallu deux jours, à Hugo et à moi, pour dissocier mon corps, mes jambes, mes seins de ce troupeau d'animaux remuants. Ce que j'aimerais, c'est me joindre à elles un soir, marcher, nue, au milieu d'elles dans la pièce, regarder les hommes et les femmes assis là et observer leurs réactions au moment où j'apparais, moi, l'intruse.
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Christine Angot. Entretien avec Oriane Jeancourt .
Oriane Jeancourt,Christine AngotCC-BY-NC-ND 2.0Christine Angot construit depuis plus de vingt ans une œ?uvre radicale et riche. Reconnue pour la puissance de son écriture, elle compte parmi les grandes plumes du roman contemporain et de l?autofiction. Sexualité, maternité, aliénation familiale sont quelques unes de ses obsessions. Héritière d?Hervé Guibert et d?Anaïs Nin, elle élabore depuis son premier roman, Vu du ciel, mais surtout dans L?Inceste et Une semaine de vacances, une approche au scalpel des relations humaines.











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