ISBN : 2207258181
Éditeur : Denoël (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 84 notes) Ajouter à mes livres

Planète Terre, XXIe siècle. La fin du monde approche, le chaos est partout. Alors que l'économie s'éffondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s'étend, aggravée par l'explosion d'une ce... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Écrivain finlandais
    Né en 1942, à Kittilä (Laponie), Arto Paasilinna a d'abord été bûcheron et d'ouvrier agricole, avant de reprendre des études et de devenir journaliste au quotidien régional Lapin Kansa (Le Peuple Lapon).
    « Au fin fond de la forêt, façon de parler, Paasilinna est né dans un camion, à Kittilä parce qu'il faut bien que les camions s'arrêtent, en 1942, en plein exode de sa région d'origine, Petsamo, au bord de l'océan Arctique, un accès maritime que la Finlande céda l'année suivante à l'URSS après avoir perdu la guerre d'Hiver et la guerre de Continuation.
    La famille est chassée vers la Norvège, puis par la Norvège en Suède et par la Suède en Laponie finlandaise quand c'étaient les Allemands qu'il fallait fuir : "J'ai connu quatre Etats différents dans ma prime jeunesse. La fuite est devenue une constante dans mes récits, mais il y a quelque chose de positif dans la fuite, si avant il y a eu combat." (...)
    La famille Paasilinna se fixe à la fin de son exode à Tervola, en Ostrobotnie (Pohjanmma, en finnois où même les noms de lieu ne se ressemblent pas), où on lui attribue une terre, avec pour tout bagage, un sisu gros comme ça.
    On dit "la famille Paasilinna", pour simplifier, mais c'est un nom inventé, inventé par le père d'Arto qui s'était fâché avec ses parents au point de changer de nom, de Gullsten ("pierre dorée" en suédois) en Paasilinna ("forteresse de pierre" en finnois).
    Le nom n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et, depuis le début de ce septembre 2003, se dresse sur une place de Tervola un monument de lourdes pierres de trois mètres de haut, simple granit poli, avec, à l'intérieur, comme un coeur qui bat un caillou rapporté du nord, en l'honneur des Paasilinna.
    Des sept frères et soeurs, quatre sont écrivains (dont un député européen), les autres sont médecin, acteur et professeur. » (extrait d'un article de Jean-Baptiste Harang, Libération 18 septembre 2003)
    C'est à partir de 1975 qu'il commence à écrire, de la poésie, des romans et des scenarii.
    Son œuvre connaît un grand succès tant en Finlande qu'à l'étranger. Il a publié une trentaine de livres, traduits dans une trentaine de langues« Arto Paasilinna est originaire du cercle polaire. Il ressemble de plusieurs façons à ses personnages.
    L'art de cet écrivain autodidacte, qui a développe un serre spécifique pour les circonstances arctiques, est caractérisé par les circonstances arctiques : par des toundras, par des rennes, par des Lapons et des lacs ainsi que par des forêts immenses.
    Cet écrivain qui n'aime pas les photographes et qui ne parle aucune langue étrangère est capable de faire rire toute l'Europe par son art qui a une dimension secrètement chamanique.
    Cet ancien bûcheron n'est pas cependant un rousseauiste qui voudrait marcher à quatre pattes et manger de l'herbe.
    Comme Voltaire il se lutte contre le fanatisme et la superstition de ses contemporains - fanatisme et superstition qui se sont cette fois-ci déguisées en valeurs matérialistes et technologiques de l'époque moderne. » (info-Finlande)« C'est justement à cause de son prosaïsme que les Français on appris à aimer Arto Paasilinna.
    Nullement à cause du rire. Ses comédies mettent en scènes une inculture attrayante et exotique.
    Le langage gestuel peu développé, la franche paresse sociale et le laconisme des Finlandais de Paasilinna séduisent les Français, toujours obligés dans leur relations d'afficher leur statut et leur sociabilité. » (Putte Wilhelmsson, Centre d'information de la littérature finlandaise)
    « Malgré une paternité revendiquée, un air de famille indiscutable et l'exercice incontesté du droit d'auteur, Arto Paasilinna ne ressemble pas à ses livres et réciproquement.
    Les romans sont drôles, légers, iconoclastes, picaresques, rabelaisiens et marcelaimés, déconcertants et jubilatoires, aussi torchés que leurs personnages, en un mot, ils sont finnois. Ils sont traduits en trente-six langues.
    Arto Paasilinna est bourru, taciturne, las et professionnel, costaud, en un mot, il est finlandais et ne parle que le finnois. (...) Arto Paasilinna a le sisu.
    Il est trop vieux pour ses livres, c'est aussi pour cela qu'il ne leur ressemble plus, du moins à ceux qu'on nous propose en français, il n'y est pour rien, la faute aux éditeurs (les huit romans en français de Paasilinna sont publiés chez Denoël) qui attendent des dix, quinze ou vingt ans avant de les traduire. (...)
    Déjà, en 1989, lorsque parut en français l'emblématique et merveilleux Lièvre de Vatanen, il avait déjà quinze ans d'âge (en finnois, le lièvre était celui de Jäniksen, mais Ari Vatanen, qui, lui, ne boit que du lait, était alors au faîte de sa gloire automobile, il est aujourd'hui député européen). Il s'en vendit plus en France qu'en Finlande.
    Et ce décalage ne fait que s'aggraver puisque Paasilinna publie un livre par an à Helsinki, et Denoël en met sur le marché francophone un nouveau (ancien) tous les deux ans. » (extrait d'un article de Jean-Baptiste Harang, Libération 18 septembre 2003)

    source : http://www.bibliomonde.com/auteur/arto-paasilinna-759.html
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    • Livres 2.00/5
    Par annie, le 08 août 2008

    annie
    Planète Terre, XXIe siècle.
    La fin du monde approche, le chaos est partout.
    Alors que l'économie s'effondre, le pétrole vient à manquer, les communications sont coupées, les villes croulent sous les déchets et la famine s'étend, aggravée par l'explosion d'une centrale nucléaire russe.
    Des hordes de miséreux sillonnent les continents.
    La troisième guerre mondiale est sur le point d'éclater...
    Pourtant, quelque part au fin fond des forêts du Kainuu, dans l'Est de la Finlande, un étrange havre de paix et de prospérité demeure.
    C'est là que, quelques années plus tôt, au seuil de la mort, un vieux communiste militant, grand bouffeur de curés, a chargé son petit-fils Eemeli Toropainen de construire sur ses terres, pour le rachat de son âme, une église en bois copiée sur un modèle du XVIIIe siècle.
    Autour d'elle, une communauté de joyeux et délirants Finlandais s'est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistance de leurs ancêtres et la vie en autarcie, loin d'un monde en déconfiture.
    Avec l'humour qu'on lui connaît, Arto Paasilinna plaide pour un certain retour au bon sens paysan, à une vie plus simple et plus proche de la nature, loin des diktats de la société de consommation.
    *
    source : http://www.bibliomonde.com/auteur/arto-paasilinna-759.html
    *
    Note :
    Fan de Paasilinna, je me suis précipitée pour acheter son dernier roman... toujours de belles trouvailles, mais nettement moins réjouissant que ces précédents romans... un peu déçue tout de même.
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    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 11 février 2011

    chocobogirl
    Asser Toropainen est un vieux bouffeur de curé en fin de vie. Pourtant, avant de mourir, il crée une fondation funéraire et demande à son petit-fils Eemeli, d'édifier une église...
    Dès lors, Eemeli va consacrer le reste de sa vie au projet de son grand-père.
    Aidé de quelques bras vigoureux, Eemeli commence la construction en dépit de l'absence de toute autorisation. Un petit groupe d'écolos se greffe aux travailleurs et la communauté va peu à peu grossir au fil des ans. Ces derniers instaurent une vie saine et sans heurts où chacun apporte sa quote-part au village qui s'organise en mini-état.
    Pendant ce temps là, le reste du monde sombre dans la troisième guerre mondiale : pénurie d'essence, de nourriture, salaires non versés, villes ensevelies sous les ordures, ... C'est une véritable apocalypse à laquelle nous assistons et dont seule échappe la communauté de la Fondation Funéraire.
    Débutant dans les années 90, l'histoire de la fondation de Toropainen va se poursuivre jusqu'en 2025.
    Nous assistons à la construction de cette petite communauté qui va peu à peu devenir une véritable petite ville enviée par ses voisins.
    Basée sur des règles simples et sur des valeurs traditionnelles, ses membres prône l'autosuffisance et refuse toute immiscion de l'état ou des religieux dans leurs affaires.
    " On adopta à titre de loi constitutionnelle un ensemble assez souple de dispositions fondées sur le bon sens paysan. "
    La communauté prospère et offre à ses membres protection et nourriture en échange de troc ou de travaux d'intérêt général. Elle atteindra même les 15 000 personnes à l'issue du roman !
    Le tout sera bien sûr agrémentés de personnages plus atypiques les uns que les autres et de situations rocambolesques comme Paasilinna sait si bien nous offrir !
    Les collecteurs d'impôts et les autorités religieuses se font rembarrer de toutes les manières possibles, le pasteur de l'église est une femme, les unions amoureuses sont plus que libres, un avion devant bombarder Madagascar se retrouve en Finlande pour mieux s'écraser, une bombe H qui se retrouve trimballée dans un char à boeufs, New York noyée sous les déchets est abandonnée puis reconstruite à côté,... et j'en passe !
    Une vision totalement irréaliste donc et pourtant Paaslilinna, sans donner de leçons, nous pousse à nous interroger sur notre devenir en prônant dans ce roman une vie simple au contact de la nature, loin des tentations de la société de consommation en pleine déliquescence, écologie et autosuffisance. Une belle utopie certes mais dans laquelle piocher quelque peu ne nous ferait pas de mal !
    Le roman souffre pourtant de nombreuses longueurs. Bien plus dense que ses autres romans, Le Cantique de l'apocalypse joyeuse est constitué aussi de longues phases descriptives qui finissent par epprouver quelque peu le lecteur qui se demande où tout ça va bien le mener.
    Pour ma part, je pense que quelques coupes dans ce texte abondant aurait permis d'aller un peu plus à l'essentiel, sans entamer son interêt. Tout le monde ne se passionnera peut-être pas pour les nombreux détails techniques de l'édification de bâtiments en bois...
    Dommage, ça gâche un peu le plaisir de la loufouquerie de l'auteur.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-le-cantique-de-l-apoca..
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    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Paasilinna n'a jamais écrit de roman d'anticipation et voici le premier ....En fait ,ça colle tellement à la bêtise humaine que le scénario ne semble pas impossible ...Mais heureusement ,une petite communauté de Finlandais trouve refuge ,bien avant les évènements dans une fôret et développe tout un art de vivre qui puise sa source à la fois dans la tradition et la modernité et le bon sens car Paasilinna est un maitre du bon sens.
    Comme d'habitude les personnages de Paasilinna sont haut en couleurs et ne se gènent pas pour vivre et bien vivre .J'admire aussi la façon dont les conflits se rêglent dans le monde de Paasilinna .Avec une évidence tout enfantine .
    Il y a qqs pages franchement comiques .Paasilinna arrive à faire rire de tout comme la scène ou une petite mémé qui gardait les moutons se fait bouffer par un ours et aussi celle ou il décrit la décadence de New York.
    D'ailleurs l'ours est un des personnages du livre .Alors , ce n'est pas toujours le même mais il revient toujours .
    C'est toujours un plaisir .J'ai lu tous les Paasilinna .Maintenant j'attends que le dernier parraisse en poche ....
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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 04 mai 2011

    Kittiwake
    Toujours mené autour d'un personnage haut en couleur, déterminé, et un peu décalé, Paasilinna construit ici une utopie prenant ses racines dans un passé récent pour se poursuivre dans l'anticipation, explorant les thèmes actuels de l'écologie, de la guerre de la politique.
    on y retrouve le style habituel, et l'histoire est menée tambour battant.tout à fait agréable
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Citations et extraits

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  • Par nours, le 02 avril 2009

    Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j’aie de quoi écrire jusqu’à la fin de mes jours
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  • Par Jemlyre, le 01 mai 2011

    J'attendais beaucoup de ce livre, noté sur ma LAL depuis un bon moment.
    Cette lecture a été ma première "rencontre" avec cet auteur.
    Malheureusement, je me suis ennuyée ferme en lisant ce roman.
    Cela a probablement un lien avec le style que j'ai trouvé lourd sans parler des redondances en citant le nom des personnages.
    Est-ce habituel dans les romans nordiques de citer à chaque fois le nom, le prénom et la fonction de la personne ?
    Ceci dit, l'idée du retour à d'anciennes méthodes de vie principalement pour l'agriculture est très intéressante surtout quand on voit l'avenir sombre que réserve l'auteur au monde.
    Sans oublier le parcours de l'écrivain qui maîtrise très bien le sujet.
    Le mode de vie dans cette communauté si particulière n'est cependant pas très éloigné de ce que l'on vit dans les villes habituellement. Je n'y ai pas vu une grande originalité.
    La critique du monde moderne très présente dans le livre reste superficielle et peu élaborée à mon sens. Même l'humour souvent utilisé ne m'a pas du tout touchée.
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  • Par Tristanhiver, le 17 août 2011

    Tout fut prêt avant midi.Le temps était clair, mais on alluma quand même les chandelles du lustre. La chirurgie cardiaque est un travail de précision.
    Sorjanen fendit à la hache le sternum de l'ours et, quand l'ouverture fut assez grande, entreprit de scier la cage thoracique. Les brancardiers l'aidèrent à écarter les côtes. Afin qu'elles ne puissent pas se refermer, Severi Horttanainen les cala avec un bout de bois qu'il avait taillé pour la circonstance
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  • Par Dravot, le 27 décembre 2011

    Si Dieu avait voulu que l'homme convoite sans fin la richesse financière, il l'aurait doté, en le créant, d'un sac spécial pour y ranger l'argent et les marchandises, à l'instar de la poche ventrale des kangourous.
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Vidéo de Arto Paasilinna

Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011








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