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ISBN : 2253066931
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 728 notes)
Résumé :
«Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.»
Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses.
Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
carre
carre30 juin 2012
  • Livres 3.00/5
Vous trouverez cela peut-être bizarre mais je trouve dans le roman de Lolita Pille des points de comparaison avec Bret Easton Ellis et son "moins que zéro".
Une jeunesse dorée qui se perd dans la débauche, les dérives addictives pour masquer un immense ennui. Alors bien sur le personnage irrite par son côté "oui, je sais, j'ai tout, je vous emmerde, putain je suis malheureuse", on a franchement envie de la baffer lorsqu'elle moque " nos petites vies" mais devient formidablement émouvante lorsque que la facade cède. Cette soif d'amour lorsqu'elle rencontre Andréa ressemble comme une lueur d'espoir au milieu d'une nuit sans lune. Lolita n'évite pas toujours les clichés, abondance de marques, personnages arrogants, surfaits mais magie de l'écriture elle nous accroche, l'amour fusionnel entre Hell et Andréa est constamment en dualité avec leur démon. Et là le roman devient bouleversant. Et vous surprend de vous avoir emmené là ou vous ne pensiez pas qu'il vous ménerai. A noter l'adaptation ciné avec les excellents Sara Forestier et Nicolas Duvauchelle.
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Witchblade
Witchblade05 mars 2016
  • Livres 1.00/5
Livre emprunté à ma belle-maman car j'en avais entendu parler sur Babelio !
Ce qui est sûr, c'est que la chick-lit n'est pas fait pour moi. Pour un bouquin de 150p, j'ai mis 3 jrs pour en lire 90, une honte. Donc conclusion, pas la peine de lire la fin car je ne le dévore pas...
Le résumé est plutôt simple : une fille de « riches » (on ne sait pas trop ce que font ses parents), dont on n'apprend le prénom qu'au 4ème chapitre, nous décrit sa vie entre sorties, beuveries, drogues et coucheries. Et il y a, bien entendu, les copines et/ou ennemies suivant les situations et les petits copains. Tout ça est très futile et essaye de nous donner une vision de certains membres de notre « jeunesse dorée » car les différents évènements se déroulent à Paris. Mais finalement, dans le même registre, je préfère regarder « Gossip Girl » plutôt que de lire leurs frasques.
Comme vous l'aurez compris, cette lecture n'a pas été une réussite. Je vous conseille néanmoins de la découvrir pour vous en faire votre propre idée. Et pour ma part, je retenterais peut-être ce type de lecture avec un autre auteur mais je ne pense pas que cela deviendra mon style de prédilection.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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ophelie
ophelie15 octobre 2009
  • Livres 5.00/5
Je suis honnête, dès les premières pages je l'ai détesté cette jeune pétasse parisienne... le livre dénigre tout ce qui fait de notre vie, une vie... on travaille, on se bat et surtout on fait tout ce que l'on peut pour être heureux, alors que cette pauvre petite fille riche qui navigue de soirées jet-set en afters glauques, de partouzes survoltées en baises ratées, absorbe du champagne et de la vodka comme du lait, se drogue, ne se déplace qu'en taxi ou en voiture de luxe, ne s'habille que chez Dior, Gucci,Prada, Chanel ...
Hell s'ennuie à mourir et méprise le monde dans lequel elle vit et tous les gens qui ne sont pas comme elles. Et puis elle rencontre Andréa, son alter égo sauvage et déjanté, dont elle tombe amoureuse, vraiment amoureuse.
Et pourtant, j'ai eu un coup de foudre !!! énorme... le style est dingue, efficace, arrogant, ... j'ai lu ce livre en une seule nuit tellement je voulais savoir et comprendre...
En fin de compte, je l'ai adoré... je m'y suis même attachée, j'ai eu pitié c'est vous dire...
Ma dernière étape : voir le film....
En bref le livre est à lire, .... âmes sensibles s'abstenir.... ;o)

Lien : http://temoicka.canalblog.com
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Suny
Suny15 mai 2011
  • Livres 5.00/5
Certains l'ont aimé, d'autres pas du tout. de mon côté, je l'ai aimé au point de l'avoir vécu, senti, dévoré en à peine 24 heures alors que j'avais malgré tout pas que ça à faire...
Bon, certes, ça tombe parfois dans la caricature (enfin j'imagine, je ne suis pas trop de ce milieu...), et puis pour ceux qui ne sont pas trop fleur bleue, ben ça tombe un peu dans le romantisme, aussi. Mais c'est écrit avec une telle rage, de l'humour aussi, puis il faut bien l'admettre, cette histoire est poignante. C'est bien pour ça que je l'ai avalée tout rond d'ailleurs.
ça n'a pas été le cas des deux autres romans de Lolita Pille... Dommage...
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9004089
900408916 juin 2016
  • Livres 2.00/5
Voici un livre que j'ai pioché dans ma PAL et que j'ai choisi parce qu'il était court. Heureusement, parce que je n'aurais pas pu le finir autrement. Non pas qu'il soit mauvais, j'ai bien peu à lui reprocher en terme de qualité, mais il ne me correspond pas et je n'y ai pas été plus sensible que ça. En quelques mots, il m'a laissée indifférente, et pourtant j'aurais pu aisément me retrouver en Hell.
Hell c'est une jeune femme qui s'appelle Elle, mais qui préfère s'inspirer de l'enfer pour se renommer, parce que c'est une rebelle, elle déteste le monde entier, elle pisse sur les lois et crache sur les pauvres. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'est pas la seule. Elle a un double masculin et il s'appelle Andrea. Au final ils se sont bien trouvés, mais les choses ne se passeront pas forcément comme ils le voudront et d'une certaine manière, c'est un juste retour des choses.
On sent à mon résumé tous le dégoût que provoque l'héroïne en moi. Pourtant, comme je l'ai dit plus haut, je me suis retrouvée dans la plupart des ses actes désespérés, dans son dégoût des autres et dans sa haine du monde entier. Je peux parfaitement comprendre cet état d'esprit et je ne suis pas loin de l'époque où je me mettais à l'envers pour oublier que j'étais misérable, jusqu'à ce que les effets retombent et que je me sente encore plus pitoyable, alors c'était reparti pour un tour… Bref, la décadence et l'auto-destruction ça me connaît et je n'ai aucun mal à en parler puisqu'il s'agit d'une époque de ma vie qui est révolue. Mais ici l'auteure a oublié de décrire quelque chose d'important, l'humanité de son personnage. Si j'ai réussi à la trouver en Andrea, je ne l'ai pas bien perçue en Hell, et c'est ce qui m'a dérangée. C'est une gamine méprisable et aussi flagrant soit son mal-être, je ne parviens pas à compatir parce que je ne trouve rien de bon en elle qui mériterait ma compassion. Même si elle dit être lucide (ce qui la rendrait sûrement plus humaine à mon sens) elle ne l'est pas, à la différence de son double masculin.
« Je n'aime personne et je ne fous rien, je ne veux pas tenter de me distraire, ou de m'occulter la vérité, la vie est une saloperie, et chaque seconde de lucidité est un supplice. »
« Je suis un artiste, et mon oeuvre, c'est Moi. »
Si Hell est une connasse, comme elle le dit elle-meme, Andrea est un vrai con. Mais j'ai réussi, en un chapitre où la narration lui est offerte, à lui trouver des côtés attachants, une part d'humanité qui a su me séduire et m'a permis de lui pardonner. C'est ce que je n'ai pas trouvée en Hell, et qui m'a très probablement empêchée d'avoir de la compassion pour elle, en dépit de sa souffrance presque palpable. Cela n'aurait pas été un problème si l'histoire n'était pas entièrement racontée par ses soins, à l'exception d'un chapitre.
Aussi, les stéréotypes présents concernant les personnes de classe moyenne sont assez décevants car trop cliché. On pardonnera cependant à Lolita Pille cet écart, car elle n'avait que dix-neuf ans lorsqu'elle a écrit ce récit, et si son personnage lui ressemble, ne serait-ce qu'un peu, on peut comprendre que sa rage ait pris le dessus sur la réalité. Il y a néanmoins bien trop de sentiments négatifs dans le roman pour que je puisse m'y retrouver. Je n'ai rien contre la souffrance émotionnelle, décrite sous n'importe quelle forme, mais lorsqu'elle n'a aucun sens, comme c'est le cas ici, pour moi, je ne parviens pas à apprécier.
Cependant, le livre n'est pas totalement déplaisant. La plume de l'auteure est unique et me donne envie de lire d'autres de ses écrits. Et si moi je n'ai pas été sensible à l'histoire, je dois lui reconnaître du charme, et je suis convaincue qu'elle a plu à un très large public. Je pense sincèrement que tout est une question de sensibilité. Et certains voient probablement quelque chose d'incroyable dans ces lignes, je peux le concevoir tant l'honnêteté de l'auteur est rare et unique. En conclusion, même si l'histoire est courte et se lit aisément, elle n'était pas pour moi.
Lien : http://plumebleuee.com/2016/..
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Citations & extraits (162) Voir plus Ajouter une citation
ShrimpShrimp29 septembre 2010
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dors mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l'éternité, soit on y parviens et on se rend compte qu'on s'en fous. Et puis on en crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça on a singulièrement envie de boucler a boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'a ce que le sang gicle...
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VienlivreVienlivre18 octobre 2011
On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré, pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Si non, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tout et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce que il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres.
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TitiaTitia15 novembre 2009
Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facilité des sentiments.
Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je suis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leure universel; Eros planque une faux dans son carquois.
L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale geule, qui sublime votre existence mesquine.
Eh bien moi, je refuse.
Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargneles euphories grotesque du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message [...]
-Chapitre 6-
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9004089900408916 juin 2016
Je suis un artiste, et mon oeuvre, c’est Moi.
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9004089900408916 juin 2016
Je n’aime personne et je ne fous rien, je ne veux pas tenter de me distraire, ou de m’occulter la vérité, la vie est une saloperie, et chaque seconde de lucidité est un supplice.
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Vidéo de Lolita Pille
Lolita Pille et son éditeur Manuel Carcassonne (Grasset)-2 .Moment de complicité entre Lolita Pille et son éditeur. Jeudi 22 mai 2008, Lolita Pille (ayant gardé ses lunettes car souffrant d'une forte migraine), nous accordait un entretien vidéo accompagné de son éditeur Manuel Carcassonne, à l'occasion de la publication de son troisième roman "Crépuscule Ville". http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/27/1164-interview-video-lolita-pille-Hell-crepuscule-ville Chronique de Crépuscule Ville : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/07/1151-crepuscule-ville-de-lolita-pille-premier-apercu-et-extrait-choisi Retrouvez l'interview complète de Lolita Pille dans la rubrique Buzz+ : http://www.buzz-litteraire.com/buzzplus/interview-lolita-pille-manuel-carcassonne-editeur.php
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