ISBN : 2253066931
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.4/5 (sur 216 notes) Ajouter à mes livres
Les premières pages de ce roman donnent volontairement dans le genre provoc : "Je suis une pétasse", "Je suis la muse du dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire". Ella, qui se fait appeler Hel... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ophelie, le 15 octobre 2009

    ophelie
    Je suis honnête, dès les premières pages je l'ai détesté cette jeune pétasse parisienne... le livre dénigre tout ce qui fait de notre vie, une vie... on travaille, on se bat et surtout on fait tout ce que l'on peut pour être heureux, alors que cette pauvre petite fille riche qui navigue de soirées jet-set en afters glauques, de partouzes survoltées en baises ratées, absorbe du champagne et de la vodka comme du lait, se drogue, ne se déplace qu'en taxi ou en voiture de luxe, ne s'habille que chez Dior, Gucci,Prada, Chanel ...
    Hell s'ennuie à mourir et méprise le monde dans lequel elle vit et tous les gens qui ne sont pas comme elles. Et puis elle rencontre Andréa, son alter égo sauvage et déjanté, dont elle tombe amoureuse, vraiment amoureuse.
    Et pourtant, j'ai eu un coup de foudre !!! énorme... le style est dingue, efficace, arrogant, ... j'ai lu ce livre en une seule nuit tellement je voulais savoir et comprendre...
    En fin de compte, je l'ai adoré... je m'y suis même attachée, j'ai eu pitié c'est vous dire...
    Ma dernière étape : voir le film....
    En bref le livre est à lire, .... âmes sensibles s'abstenir.... ;o)


    Lien : http://temoicka.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par akialam, le 25 décembre 2009

    akialam
    Il est difficile d'imaginer que l'on peut tout avoir et être malheureuse. C'est pourtant ce qui arrive à Ella, surnommée Hell. Issue des milieux les plus huppés de la capitale, elle erre de restaurant à la mode en boîte de nuit "in", sans trouver de sens à sa vie. Dans ce tourbillon sans fin d'argent, d'alcool, de sexe et de drogue, elle cherche à oublier qu'elle n'a goût à rien, n'a envie de rien, puisqu'elle a déjà tout. Elle s'ennuie, elle ne ressent rien, tout au plus de l'agacement, du dégoût pour elle-même.
    Un jour, devant le vide de sa vie et d'un ventre qu'elle vient de débarrasser de son petit habitant, elle fond en larmes en face de chez baby Dior. C'est alors qu'un mystérieux inconnu vient à son secours. De cette brève apparition, qu'elle pressent décisive, Hell gardera un souvenir troublé, et lorsqu'elle retrouve le jeune homme, leur complicité est évidente: même lucidité, même dégoût de soi, même regard écoeuré sur leur monde, aux rêgles duquel ils se conforment pourtant.
    Comment ne pas être heureux avec tout ce qu'elle possède ? Pourquoi, avec le regard lucide que Hell porte sur sa propre existence, ne pas tenter de s'extraire de cette vie nocturne et de ses dangers ? Peut-être par manque de courage, peut-être parce qu'au fond, elle appartient à part entière à ce monde de l'argent et de la nuit, qu'elle ne connaît rien d'autre. le lecteur suit avec un mélange d'indignation et de pitié le parcours de cette pauvre petite fille riche. L'écriture, balisée de provocations envers "les autres", ceux qui travaillent et comptent leur argent avant de le dépenser, transpire le mal de vivre, et sans doute l'envie souterraine d'être "plus normale". Une envie d'être aimée dans un milieu où les apparences sont peut-être plus importantes que la réalité des sentiments.
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    • Livres 4.00/5
    Par Beyond, le 17 avril 2012

    Beyond
    J'ai lu ce livre il y a quelques années déjà, mais il m'a suffisamment marquée pour que son souvenir reste vif dans mon esprit. Ce n'est pas tant le style littéraire, que j'ai trouvé pompeux, ni même les propos, volontairement trop provocateurs, qui m'ont touchée. (D'ailleurs, vu la société où l'on baigne de nos jours, Hell est-il un livre si choquant que ça?)
    Ce qui m'a bouleversée, c'est surtout la souffrance du personnage de Hell, cette volonté de se débattre sans savoir par où commencer.
    Elle n'a pas de vrais amis, ses parents semblent absents, tout ce qu'elle a c'est ce foutu argent dont elle ne sait que faire, et qu'elle dépense en fringues, en drogues et en alcool parce qu'elle ne trouve rien d'autre pour remplir sa vie.
    Ses propres émotions semblent la prendre par surprise. Elle baise avec des hommes qu'elle n'aime pas. Elle prend tout de même un dessert en sachant qu'il sera écœurant. Bref, elle agit par habitude et par mimétisme avec son entourage. Entourage dont le poids est beaucoup plus important que le discours je-m'en-foutiste et désabusé de la narratrice voudrait nous le faire croire...
    Jusqu'à sa rencontre avec son autre, son double, aussi beau, aussi fou, aussi riche, aussi paumé. Un conte de fées, presque.
    Sauf que l'histoire de Hell est une tragédie (ce mot a été employé dans d'autres critiques, et je ne peux qu'y adhérer). Une tragédie qui m'a tiré les larmes au même titre que la Violetta qu'elle évoque en écoutant la Traviata.
    Comme beaucoup, j'ai d'abord détesté cette fille, avant de réaliser à quel point je m'en sentais proche. Au delà de l'aspect bling-bling, elle est terriblement humaine, fragile, incapable de se protéger elle-même. Elle a besoin d'aide, d'amour, mais personne n'est prêt à lui en donner dans un monde où tout n'est qu'apparences.
    Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, Hell est selon moi un livre qui ne laisse pas indifférent.
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    • Livres 5.00/5
    Par Suny, le 15 mai 2011

    Suny
    Certains l'ont aimé, d'autres pas du tout. de mon côté, je l'ai aimé au point de l'avoir vécu, senti, dévoré en à peine 24 heures alors que j'avais malgré tout pas que ça à faire...
    Bon, certes, ça tombe parfois dans la caricature (enfin j'imagine, je ne suis pas trop de ce milieu...), et puis pour ceux qui ne sont pas trop fleur bleue, ben ça tombe un peu dans le romantisme, aussi. Mais c'est écrit avec une telle rage, de l'humour aussi, puis il faut bien l'admettre, cette histoire est poignante. C'est bien pour ça que je l'ai avalée tout rond d'ailleurs.
    ça n'a pas été le cas des deux autres romans de Lolita Pille... Dommage...
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    • Livres 2.00/5
    Par Gr3nouille2010, le 13 novembre 2011

    Gr3nouille2010
    Après cette relecture, mon avis n'a pas changé. Je n'ai pas lu ce que j'avais écris il y a quelque mois sur ce livre que j'avais lu il y a 4 ans mais je me rappelle très bien ce que j'en avais pensé. J'ai vu que j'avais lu seulement une dizaine de pages à cette époque (je cornais les pages avant) & si j'ai pu le finir aujourd'hui, c'est seulement parce que je me suis lancé dans le challenge "re-lecture", sans ça, je ne l'aurai jamais relu je pense.
    Je ne sais pas si l'auteur écrit tous ses livres de cette façon mais j'ai trouvé les mots tellement crus, tellement brutaux & grossiers que je faisais une grimace quasiment à chaque phrase..
    Ella, qui se surnomme elle-même Hell, est une adolescente de dix-neuf ans riche à en être arrogante. Elle a tout ce qu'elle désire mais ce n'est pas pourtant que l'argent fait son bonheur. Elle tombe petit à petit dans la débauche & ne respecte personne, ni elle ni les autres. Sexe, drogue, alcool, fêtes jusqu'au petit matin, plan à plusieurs.. Voilà son rythme de vie. Elle rencontre Andréa, qu'elle sait être un jeune homme pervers, imbu de sa personne & irrespectueux mais ne pourra plus se passer de lui. Ils font tous les interdits ensemble & ne se quittent plus. Elle a trouvé un sens à sa vie même si les habitudes reviennent vite & que la drogue l'appelle encore. Mais la réalité refait vite surface pour Hell & au bout de six mois, elle le quitte, comme ça, alors qu'elle l'aime. Alors qu'il l'aime..
    C'est un univers très spécial où tout est mélangé mais rien de bon. Hell est très égoïste & prétentieuse. Andréa n'est pas mieux. Ils se ressemblent beaucoup & n'ont aucun intérêt tous les deux ! Seulement la fin m'a touché parce que Hell ressent une telle peine qu'on arrive à la ressentir aussi.
    Mais ce langage trop cru à mon goût, gâche tout. Je pense qu'on peut parler du milieu de Hell sans pour autant tomber dans autant de vulgarité. Je n'ai eu aucun plaisir à lire ce livre & je ne compte pas en lire d'autres de cet auteur..

    Lien : http://laviedeslivres.cowblog.fr/hell-3109389.html
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Citations et extraits

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  • Par Shrimp, le 29 septembre 2010

    On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dors mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l'éternité, soit on y parviens et on se rend compte qu'on s'en fous. Et puis on en crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça on a singulièrement envie de boucler a boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'a ce que le sang gicle...
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  • Par Titia, le 15 novembre 2009

    Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facilité des sentiments.
    Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
    Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je suis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leure universel; Eros planque une faux dans son carquois.
    L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale geule, qui sublime votre existence mesquine.
    Eh bien moi, je refuse.
    Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargneles euphories grotesque du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message [...]
    -Chapitre 6-
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  • Par Vienlivre, le 18 octobre 2011

    On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré, pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Si non, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.
    On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tout et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce que il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Mort sur le coup. Mort. Je crie l'atroce réalité de cette vie de merde qui donne, et qui reprend. Je crie ce qu'on a vécu, ce qu'on aurait pu vivre encore. Je crie ce qu'il est. Était. Ce qu'il aurait pu devenir. Je crie ma détresse, ma douleur, mon amour, mon amour, mon amour...
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  • Par AttrapeReves, le 25 avril 2010

    Six mois de bonheur...la chute lente... Et un jour on se retrouve à jouer seul. L'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.
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Lolita Pille et son éditeur Manuel Carcassonne (Grasset)-2 .
Moment de complicité entre Lolita Pille et son éditeur. Jeudi 22 mai 2008, Lolita Pille (ayant gardé ses lunettes car souffrant d'une forte migraine), nous accordait un entretien vidéo accompagné de son éditeur Manuel Carcassonne, à l'occasion de la publication de son troisième roman "Crépuscule Ville". http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/27/1164-interview-video-lolita-pille-Hell-crepuscule-ville Chronique de Crépuscule Ville : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/07/1151-crepuscule-ville-de-lolita-pille-premier-apercu-et-extrait-choisi Retrouvez l'interview complète de Lolita Pille dans la rubrique Buzz+ : http://www.buzz-litteraire.com/buzzplus/interview-lolita-pille-manuel-carcassonne-editeur.php








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