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ISBN : 2253066931
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 381 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.»
Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaq... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 30 juin 2012

    carre
    Vous trouverez cela peut-être bizarre mais je trouve dans le roman de Lolita Pille des points de comparaison avec Bret Easton Ellis et son "Moins que zéro".
    Une jeunesse dorée qui se perd dans la débauche, les dérives addictives pour masquer un immense ennui. Alors bien sur le personnage irrite par son côté "oui, je sais, j'ai tout, je vous emmerde, putain je suis malheureuse", on a franchement envie de la baffer lorsqu'elle moque " nos petites vies" mais devient formidablement émouvante lorsque que la facade cède. Cette soif d'amour lorsqu'elle rencontre Andréa ressemble comme une lueur d'espoir au milieu d'une nuit sans lune. Lolita n'évite pas toujours les clichés, abondance de marques, personnages arrogants, surfaits mais magie de l'écriture elle nous accroche, l'amour fusionnel entre Hell et Andréa est constamment en dualité avec leur démon. Et là le roman devient bouleversant. Et vous surprend de vous avoir emmené là ou vous ne pensiez pas qu'il vous ménerai. A noter l'adaptation ciné avec les excellents Sara Forestier et Nicolas DuvaucHelle.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 01 février 2013

    Ellen-R
    Explosif, acide, pessimiste, provocant, déroutant, choquant, quelque chose de si fort et de si immature à la fois.
    C'est l'histoire d'une fille, l'histoire d'une jeunesse trop riche pour avoir quelque chose à désirer. D'une jeunesse qui a tout, sauf ce qu'il lui faut réellement.
    Entraînée dans un amour infini, l'ombre la guette, et va la rattraper, car elle rattrape toujours. Ce ne sont plus des humains mais des zombies, qui marchent dans le vide et n'ont jamais eu les pieds sur terre. Qui tiennent debout parce que c'est la mode. Et puis, que faire d'autre après tout ? Une jeunesse dépravée, en quête de risque qui tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'ils la maîtrisent. Enracinés dans la facilité de la médiocrité, ils n'osent plus croire qu'un autre monde puisse exister, et sont effrayés par ce qu'ils n'ont jamais connu… un peu de bonheur.
    Ce livre ne raconte pas la vie, mais la mort. Une mort douce et imperceptible dissimulée sous l'argent, le sexe et inondée d'alcool pour tenter d'oublier qu'il n'y a rien à retenir, rien d'autre que le vide.
    C'est l'histoire de l'espoir qui disparaît dans la nuit.
    J'ai trouvé le livre très significatif, écrit avec beaucoup de rage et de douleur et j'ai beaucoup aimé car ça reflète terriblement la société de ce siècle. Certes, le style de Lolita Pille est à part et peut déplaire, mais les sujets abordés touchent énormément.
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    • Livres 5.00/5
    Par ophelie, le 15 octobre 2009

    ophelie
    Je suis honnête, dès les premières pages je l'ai détesté cette jeune pétasse parisienne... le livre dénigre tout ce qui fait de notre vie, une vie... on travaille, on se bat et surtout on fait tout ce que l'on peut pour être heureux, alors que cette pauvre petite fille riche qui navigue de soirées jet-set en afters glauques, de partouzes survoltées en baises ratées, absorbe du champagne et de la vodka comme du lait, se drogue, ne se déplace qu'en taxi ou en voiture de luxe, ne s'habille que chez Dior, Gucci,Prada, Chanel ...
    Hell s'ennuie à mourir et méprise le monde dans lequel elle vit et tous les gens qui ne sont pas comme elles. Et puis elle rencontre Andréa, son alter égo sauvage et déjanté, dont elle tombe amoureuse, vraiment amoureuse.
    Et pourtant, j'ai eu un coup de foudre !!! énorme... le style est dingue, efficace, arrogant, ... j'ai lu ce livre en une seule nuit tellement je voulais savoir et comprendre...
    En fin de compte, je l'ai adoré... je m'y suis même attachée, j'ai eu pitié c'est vous dire...
    Ma dernière étape : voir le film....
    En bref le livre est à lire, .... âmes sensibles s'abstenir.... ;o)


    Lien : http://temoicka.canalblog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par Suny, le 15 mai 2011

    Suny
    Certains l'ont aimé, d'autres pas du tout. de mon côté, je l'ai aimé au point de l'avoir vécu, senti, dévoré en à peine 24 heures alors que j'avais malgré tout pas que ça à faire...
    Bon, certes, ça tombe parfois dans la caricature (enfin j'imagine, je ne suis pas trop de ce milieu...), et puis pour ceux qui ne sont pas trop fleur bleue, ben ça tombe un peu dans le romantisme, aussi. Mais c'est écrit avec une telle rage, de l'humour aussi, puis il faut bien l'admettre, cette histoire est poignante. C'est bien pour ça que je l'ai avalée tout rond d'ailleurs.
    ça n'a pas été le cas des deux autres romans de Lolita Pille... Dommage...
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    • Livres 2.00/5
    Par MarcPruvost, le 19 août 2012

    MarcPruvost
    Hell c'est le personnage principal. A travers son regard, on s'offre une petite incursion au sein de la jeunesse dorée Parisienne, celle des fils et filles à Papa qui ne savent rien faire de leurs mains et qui n'ont pas l'intention d'apprendre ; à quoi bon ? leur avenir est déjà tout tracé, ils ne connaîtront jamais la misère. Ils préfèrent passer leur temps à mépriser les autres et à se défoncer pour oublier qu'ils ont une vie sans intérêt ni objectif, si ce n'est de reprendre les affaires de papa ou de se trouver un mari riche comme papa...
    Nous suivons donc Hell, qui contrairement à ces semblables est très lucide sur la futilité de sa vie, mais n'imagine pas pour autant un seul instant vivre autrement. Alors pour oublier, elle vie de la manière la plus excessive possible dans la luxure et la débauche. Puis arrive Andréa, son alter ego masculin, la rencontre est une révélation, vont-ils pouvoir ce sauver l'un l'autre ?
    Au final, même si j'ai trouvé les protagonistes vraiment très (trop?) caricaturaux et même si je soupçonne Lolita Pille d'avoir écrit certains passages plus pour choquer son lecteur que contribuer à l'histoire, Hell est une première oeuvre plutôt réussie, j'ai lu le livre très rapidement, happé par l'histoire et ayant vraiment envie de savoir comment ça aller finir pour Hell et Andréa, car si détestables soient-ils, on finit par s'y attacher.
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Citations et extraits

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  • Par Shrimp, le 29 septembre 2010

    On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dors mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré pour l'éternité, soit on y parviens et on se rend compte qu'on s'en fous. Et puis on en crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça on a singulièrement envie de boucler a boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'a ce que le sang gicle...
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  • Par Titia, le 15 novembre 2009

    Désillusionnée avant l'age je dégueule sur la facilité des sentiments.
    Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable Solitude.
    Je me suis carapaçonnée de cynisme, mon coeur est châtré, je suis l'affreuse Dépendance, la moquerie du Leure universel; Eros planque une faux dans son carquois.
    L'amour, c'est tout ce qu'on a trouvé pour aliéner la déprime post-coïtum, pour justifier la fornication, pour consolider l'orgasme. C'est la quintessence du Beau, du Bien, du Vrai, qui refaçonne votre sale geule, qui sublime votre existence mesquine.
    Eh bien moi, je refuse.
    Je pratique et je prône l'hédonisme mondain, il m'épargne. Il m'épargneles euphories grotesque du premier baiser, du premier coup de fil, écouter douze fois un simple message [...]
    -Chapitre 6-
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  • Par Vienlivre, le 18 octobre 2011

    On vit... comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustré, pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fou. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Si non, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame du rasoir jusqu'à ce que le sang gicle.
    On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie, pour se faire croire qu'on la maitrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tout et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du cœur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on a pas le droit de s'en plaindre, parce que il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Mort sur le coup. Mort. Je crie l'atroce réalité de cette vie de merde qui donne, et qui reprend. Je crie ce qu'on a vécu, ce qu'on aurait pu vivre encore. Je crie ce qu'il est. Était. Ce qu'il aurait pu devenir. Je crie ma détresse, ma douleur, mon amour, mon amour, mon amour...

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  • Par AttrapeReves, le 25 avril 2010

    Six mois de bonheur...la chute lente... Et un jour on se retrouve à jouer seul. L'autre retire ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là, comme un con, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.

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Lolita Pille et son éditeur Manuel Carcassonne (Grasset)-2 .
Moment de complicité entre Lolita Pille et son éditeur. Jeudi 22 mai 2008, Lolita Pille (ayant gardé ses lunettes car souffrant d'une forte migraine), nous accordait un entretien vidéo accompagné de son éditeur Manuel Carcassonne, à l'occasion de la publication de son troisième roman "Crépuscule Ville". http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/27/1164-interview-video-lolita-pille-Hell-crepuscule-ville Chronique de Crépuscule Ville : http://www.buzz-litteraire.com/index.php?2008/05/07/1151-crepuscule-ville-de-lolita-pille-premier-apercu-et-extrait-choisi Retrouvez l'interview complète de Lolita Pille dans la rubrique Buzz+ : http://www.buzz-litteraire.com/buzzplus/interview-lolita-pille-manuel-carcassonne-editeur.php








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