ISBN : 2021001679
Éditeur : Seuil (2010)


Note moyenne : 2.88/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
En 1989, l'ingénieur Joshua Hopper retrouve à New York un ancien ouvrier mexicain, seul témoin d'un chantier ferroviaire qui a englouti dans les années 1950 des sommes considérables, mobilisé des milliers d'hommes... mais qui n'a pas laissé la moindre trace.
> voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (20)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 1.00/5
    Par Lucile, le 03 mars 2010

    Lucile
    N'ayant eu aucun écho de cet ouvrage auparavant, j'ai choisi de le lire pour sa quatrième de couverture, qui me laissait espérer... bien plus que ce que j'y ai trouvé... Je ne peux pas dire qu'elle soit mensongère, car elle est au contraire très fidèle à ce qu'on peut lire dans Les hommes-couleurs. Ce roman avait tout pour me plaire, pourtant je suis allègrement passée à côté...
    D'abord, parce que je n'ai pas réussi à focaliser mon attention sur un quelconque personnage. le point de vue narratif, variant de temps en temps sans réelle logique non plus, n'aide pas à s'y retrouver. De façon générale, on manque de pistes dans ce roman ou, plus exactement, on en a trop, et on s'épuise à chercher des "prises", à faire attention à tout pour essayer de dégager un grand schéma, une cohérence... Et au final, à mon avis du moins, rien de très clair n'en ressort : on se noie dans les détails et on avance laborieusement dans ces 300 pages. Je pense que ce grand flou que j'ai ressenti résulte de ce qu'on est dans le "trop ou trop peu" : on balaye les événements et les personnages juste assez lentement pour être interpellés, mais pas assez en détail pour comprendre quoi que ce soit. Tout est donc resté une énigme pour moi.
    Même remarque sur les thèmes traités ou évoqués : on parle d'immigration, de la dictature mexicaine, de la culture maya, de tractations géopolitiques pour du pétrole, de trafic d'objets archéologiques, de ségrégation et de racisme, que sais-je encore!, mais tout ça pour quoi? Bonne question. Je ne sais pas de quoi veut parler ce livre.
    Pour ce qui est des points positifs, car il y en a aussi, soulignons la qualité de l'écriture, de la capacité de l'auteur à créer des ambiances, du mystère. Sa langue est globalement belle (même si j'ai été parfois heurtée par une drôle de ponctuation, ou certains passages au niveau de langage en décalage avec le reste), et on pense souvent à Cent ans de solitude. Ce style est remarquable, mais, et je ne saurais dire pourquoi, dans le cas de Garcia Marquez j'ai été emportée, et ici non. L'histoire sans doute...
    Pour conclure, j'ai un avis très mitigé sur ce roman : le style vaut le détour (d'autant plus que l'auteur est une jeunette née en 1983), mais je n'ai pas du tout accroché à l'histoire. Je n'ai pas détesté non plus, mais j'aurais du mal à conseiller ce livre... A vous de voir!

    Lien : http://lameralire.blogspot.com/2010/03/de-lombre-et-du-sommeil.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Chouchane, le 25 février 2011

    Chouchane
    Voilà un livre qui a tout pour être absolument incroyable et génial MAIS... Nous sommes dans les années 50, Georges Bernache, ingénieur français père adoptif de Nino un enfant manifestement descendant des aztèques, est à la tête d'un chantier pour l'entreprise américaine Pullman : équiper le Mexique d'une voie de chemin de fer. Lors des fouilles, il découvre non seulement des urnes funéraires antiques mais aussi un gisement de pétrole. De tractations en manipulations, il est décidé de faire un oléoduc sous-terrain pour éviter à quiconque de comprendre que le pétrole mexicain part aux États-Unis. Mais c'est compter sans la foi et l'idéalisme des hommes qui en parallèle vont construire un tunnel, lieu de vie et de rêves, pour ouvrir une voie sous-terraine à l'immigration mexicaine. La grande histoire se mêle au quotidien de ces hommes pendant que se déploie l'histoire d'amour entre Georges et Florence qui deviendra sa femme... MAIS je suis passée totalement à côté. On perçoit la puissance de l'écriture MAIS aucun personnage ne m'a accrochée, les images sont si poétiques qu'elles en deviennent incompréhensibles dans un récit. Il m'a fallu relire des passages entiers pour renouer le fil. C'est le bouquin même qui fiche le cafard, tout est là MAIS on n'arrive rien à attraper, de brefs moments de plaisir si fugaces que c'est décourageant. Dommage vraiment dommage.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 14 juin 2011

    ay_guadalquivir
    J'ai imaginé les discussions autour de la grande table ovale de la maison de la radio pour désigner le Livre Inter 2010. Les arguments des partisans de Cloe Korman, et ceux de ses opposants. Quelques minutes pour chaque juré pour dire l'essentiel. D'abord que ce roman déborde du cadre narratif habituel. Au point que le lecteur peut être dérouté. Comment s'articule réellement cette histoire ? Ensuite qu'il triture avec poésie le thème de l'immigration. Enfin qu'il vous entraîne là où vous ne pourriez l'imaginer. J'ai donc aimé le terreau où s'épanouit cette histoire, cette mise en scène étonnante des traditions, des identités, des savoir-faire, dans un projet un peu fou. Il y a là quelque chose des grandes épopées (Germinal), avec une coloration très forte. La céramique comme décor, le désert comme paysage, rien des images traditionnelles du Mexique. Mais tout cela m'a dérouté, parce qu'on a parfois le sentiment que l'histoire lui échappe. Alors bien sûr, il y a de la vérité dans ce récit fragmenté, entrecoupé, discontinu, mais c'est parfois un peu dur de se laisser entraîner dans cette histoire. Peut-être l'habitude perdue de romans ambitieux.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Emma-saru, le 25 avril 2010

    Emma-saru
    C'est d'abord le titre qui m'avait attirée. Puis le fait que j'allais passer un mois tout près de cette frontière américano-mexicaine... Et je n'ai pas du tout été déçue. Ce livre m'a emballée par son style par son ambition, par son histoire. On retrouve cette petite pincée d'un je ne sais quoi qui caractérise cette littérature latino-américaine qui me touche tant. Une doser de fantaisie, une cuillerée d'extravagance, le tout dans un bain de couleurs, d'odeurs et de sensations qui font véritablement vivre chaque ligne. A peine fermé, je me suis dit que ce serait un livre que je rouvrirai très vite pour m'y replonger avec délice.
    Un grand coup de coeur !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par MarcBibliotheca, le 09 février 2010

    MarcBibliotheca
    1989. L'ingénieur canadien Joshua Hopper, travaillant pour la société Bombardier, grand constructeur d'infrastructures de transport, doit enquêter sur un ancien chantier ferroviaire qui a englouti dans les années 1950 des sommes considérables et mobilisé des milliers, sans pour autant laisser la moindre trace derrière lui. Il retrouve le nom d"un ingénieur français, Georges Bernache, qui a dirigé les travaux sans que le moindre rail ne soit posé, mais sinon rien d'autre. A New York il va découvrir un autre témoin en la personne de Grís Bandejo, un ancien travailleur du mystérieux projet mexicain. Ce dernier va lui raconter une histoire des plus étranges, entraînant Joshua à Minas Blancas, une petite ville au sud de la frontière entre les Etats-unis et le Mexique, là où le projet a eu lieu, mais où celui-ci a été détourné. Pendant des années les ouvriers ont construit un immense tunnel destiné à les conduire aux Etats-Unis.
    Joshua découvre peu à peu la vie de ces deux expatriés, isolés avec leurs enfants au milieu d'une foule mexicaine qui les fascine et les inquiète. Entre les murs du jardin des Bernache, miracle de verdure dans ce paysage pierreux, leur fille Suzanne et leurs jumeaux grandissent avec bonheur sous le regard de l'aîné, Niño, enfant adopté aux airs de dieu aztèque. Mais bien qu'ils soient complices de l'entreprise des clandestins, Georges et Florence savent aussi qu'elle risque à tout moment de les détruire.
    Premier roman de Cloé Korman, Les hommes-couleurs paraît en 2010 et convainc immédiatement une bonne partie de la critique. le roman est en effet ambitieux. Korman entraîne le lecteur dans cette ample fresque familliale qui débute dans le Mexique des années 40 sur les pas d'un ingénieur français et de sa femme Florence qui débutent un faux chantier ferroviaire dans l'espoir de conduire les migrants mexicains vers l'espoir américain et où le destin d'une famille se mêle aux grandes migrations modernes. le sujet est ambitieux, comme on l'a dit, mais surtout bien vaste, et difficile pour l'auteur âgé que de vingt-six ans et dont ce n'est que le premier roman, d'en faire tout le tour sans laisser de lacunes. Korman se concentre à la fois aux personnages, à leur évolution dans le temps, au projet ferroviaire ainsi qu'à l'histoire plus vaste de l'époque. Cela fait beaucoup et le traitement qui en est fait ne convainc guère. le style d'écriture et la narration laissent également présager du meilleur, sans toutefois jamais l'atteindre
    C'est dommage, tant le sujet de départ avait tout pour faire de Les hommes-couleurs un grand roman.
    En bref, dans Les hommes-couleurs de Cloé Korman, tout est prometteur, mais il manque un petit quelque chose pour convaincre. Difficile à ce moment-là de s'y accrocher.

    Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7654023/les-hommescouleurs--c..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (8)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ChezLo, le 18 décembre 2010

    Et il essaya de se reconcentrer sur ce qu’il avait sous les yeux, et qui s’avérait déjà assez intriguant. Ainsi on pouvait constater que l’ensemble du plan était emmené par un axe principal extrêmement net, qui se prolongeait probablement de bout en bout, et qu’il comportait par ailleurs plusieurs lignes plus ou moins subtiles qui semblaient se ramifier ou parfois s’interrompre brutalement. Par ailleurs le dessin comprenait plusieurs degrés de couleurs et certaines traces s’étaient superposées à d’autres qui étaient plus claires et plus floues, comme si elles indiquaient des pistes anciennes, qu’on avait brouillées. Ce paysage exorbitant semblait donc cumuler sur une trame verticales une épaisseur temporelle, ce dont attestaient les dates indiquées à différents endroits de la carte.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ChezLo, le 18 décembre 2010

    Quelqu'un s'est mis à pleurer tout doucement. Ca venait du fond de la salle. Ou de dehors, derrière la porte, ou de l'estrade. Il y avait Dieu au comptoir, le coeur tordu sur son whisky. Une porte a claqué, et le souffle du ciel a enserré les murs de la baraque, la tempête peu à peu gagnant de l'ampleur. Pour pas être emportés, Red et moi on a décidé de s'asseoir. On s'est mis à comprendre que tout ça venait d'un seul endroit : l'oeil du cyclone c'était ce pavillon d'argent et de chair, qui gueulait. Peu à peu ça a pris de la forme, comme plusieurs se répondant, car la durée d'un son accompagnait le suivant avant de mourir, parfois il tenait deux ou trois lignes à la fois, et une qui s'était éteinte revenait dans la nasse et repartait. La douleur accouchait de nuances de plus en plus tendres, jusqu'à ce qu'elle se sépare d'elle-même et devienne une seule note tendue dessous toutes les autres, parmi lesquelles le rire, l'amour et la joie, qui irradiaient du corps de l'Indien immobile.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ChezLo, le 18 décembre 2010

    Tu crois que dix millions d'êtres humains sont visibles à l'oeil nu ? Le voyage qui ramène Georges et Florence à Minas Blancas traverse les sentiers innombrables de l'immigration, sans pourtant que la foule et lesbruits ne leur parviennent. A dos de désert on ne voit rien du paysage. Il est nu, aussi lisse et brillant qu'un silex - si on se penche et le ramasse il ne dira rien du foyer qu'il a engendré ou de la bête qu'il a saignée, il se taira comme un autre caillou. De même l'humanité traverse ce désert sans laisser aucun témoignage évident, et ce n'est que par exception au régime du silence qu'elle vient parler devant un tribunal - car la peur vit sans bruit.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 20 avril 2011

    "Le mépris qu'il éprouvait pour la fois religieuse aggravait son impression des rester un étranger dans ce pays, il le trahissait comme une longue moustache coloniale vraiment ridicule qu'il aurait continué à gratouiller et à tortiller en public alors qu'il pensait l'avoir rasée mille fois."
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par ay_guadalquivir, le 07 juin 2011

    "Il y a des êtres qui résistent, qui restent convaincus de la valeur de leur vie même quand l'air se dessèche autour d'eux. Même si la terre entière se changeait en pierre, ils continueraient de se savoir humains, et seront sauvés."
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Cloé Korman

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Cloé Korman

Esprit critique spéciale Livre Inter - L'émission de Vincent Josse est consacrée au 36è prix du Livre inter - Avec la lauréate, Cloé Korman, la présidente, Catherine Clément et le jury








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les hommes-couleurs par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (49)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz