ISBN : 2070360490
Éditeur : Gallimard (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

Yitzhok Gersztenfeld est né à Varsovie en 1904, dernier d'une famille de neuf enfants. C'est le plus blond, le plus doux, le plus silencieux. Il vit dans le quartier juif où il y a peu de travail et peu d'argent. Même s'il aime sa vie, il ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par Aifelle, le 25 février 2011

    Aifelle
    Itsik (diminutif d'Yitzhok) est le dernier des neuf enfants de la famille Gersztenfeld. Il est né en 1904, à Varsovie, faisant partie alors de l'empire russe.
    Toute sa vie, Itsik aura du mal à s'exprimer, la parole sera pour lui difficile, provoquant malentendus et malaises. Les émotions qu'il ressent n'arrivent pas à se mettre en mots.
    Son père est cordonnier et la famille est très pauvre. Il n'y a guère d'autre alternative que le départ ou mourir de faim. Il sait qu'un jour son tour viendra, il a vu partir ses frères aînés, Yossel à Berlin, Berish en Palestine.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 07 février 2011

    Nanne
    L'existence d'Itsik a commencé à l'orée du précédent siècle, il y a si longtemps déjà, dans une Varsovie qui dépendait encore pour quelque temps de la grande Russie. Dans ses rues, on entendait babiller le russe, le polonais et le yiddish. Dernier rejeton d'une famille qui comptait neuf enfants, Yitzhok était un enfant mutique et discret. Ce qu'il sera tout au long de sa vie. Son premier travail aura été de récupérer les vieux journaux dans les quartiers bourgeois de la ville. Les journaux, à cette époque, servaient à tout : allumer un poêle, emballer les chaussures que son père – cordonnier – réparait, se protéger du froid en les mettant sous leurs vêtements pour se tenir chaud. Yitzhok était d'un naturel anxieux, craintif. le sommeil l'angoissait parce qu'il lui trouvait une similitude avec la mort. Il s'inquiétait des animaux qu'il trouvait, se demandant s'ils étaient heureux de leurs conditions. Surtout, sa grande frayeur était de devoir partir, quitter ses parents, Varsovie, la rue Gnyona, comme ses frères et sœurs, oncles et tantes avant lui.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2011/01/juif-polonais-et-f..
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Citations et extraits

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  • Par Aifelle, le 25 février 2011

    "Yitzhok, suffoqué, se jette sur Denise, sans pouvoir prononcer un seul mot, il embrasse son enfant, la couvre de baisers, et elle a peur, Denise, de cette violence. Elle est comme un glaçon dans le feu. Il embrasse, il embrasse, cinq minutes, il n'a que cinq minutes pour tenir la vie de son enfant contre lui".

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  • Par Nanne, le 29 janvier 2011

    Il quittait la famille, la tribu. Il était un homme parmi les hommes, dans un monde nouveau, inconnu où il était lui-même nouveau et inconnu. Et souvent il s'est demandé : si j'étais resté à Bruay … si j'étais devenu citoyen du monde, selon l'expression de l'instituteur qui donnait des cours de français, qui était socialiste et leur parlait Léon Blum.
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  • Par Nanne, le 29 janvier 2011

    Deux fois dans sa vie, Yitzhok Gersztenfeld connut le sentiment de dire la vérité. La première fois, elle jaillit de lui, comme une exclamation de son cœur, avec toute son évidence. Et elle eut son efficacité. La seconde fois, il la balbutia. Il fut à part cela un homme silencieux. Parler, pour lui, c'était exagérer.
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Vidéo de Pascale Roze

Fréderique Deghelt .
Comme Claude Delarue, Pascale Roze ou Bruno Gibert, Frédérique Deghelt habite sur la butte Montmartre, un très bel appartement plein de lumières, d?objets rapportés de ses voyages et de cris d?oiseaux des îles. En parlant avec Frédérique, je me dis que ces entretiens définissent peut-être « un auteur Actes Sud » - voyez Pierrette, Alice, Anne, Anne-Marie ? sur lesquels on sentirait l?esprit bienveillant d?Hubert Nyssen. Comme le lieu le permet, je m?essaye à la diversification des plans et des cadres, avec plus ou moins de bonheur, vérifiant la parabole sur la difficulté d?être à la fois à l?eau et au moulin. Caméra éteinte, nous discutons encore longuement, Frédérique et moi, avant de retrouver la rue, gardant cette impression d?avoir passé un moment dans une cabane posée au-dessus des arbres. www.auteurs.tv








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