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ISBN : 2070360806
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.64/5 (sur 162 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
- Jacques, Jacques emmenez-moi ! Bernis est pâle et la prend dans ses bras et la berce. Geneviève ferme les yeux : - Vous allez m'emporter... Le temps fuit sur cette épaule sans faire de mal. C'est presque une joie de renoncer à tout : on s'abandonne, on est emportée pa... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Radigan, le 02 février 2015

    Radigan
    Un auteur qui ne ressemble à aucun autre. Un moment de lecture original, qui ne plaira cependant, pas à tout le monde.
    Pour une histoire finalement très simple, on voyage dans les impressions complexes du personnage, des souvenirs, des images fortes de voyage, des situations, des conversations qui s'échappent toujours... le héro de ce livre symbolise ces aviateurs " étrangement courageux" qui distribuent le courrier par de là les mers et les océans, les montagnes et les déserts, à l'époque où le métier n'offre aucune sécurité. C'est un des premiers livre de l'auteur. On fait connaissance avec des thèmes qui reviendront plus-tard, plus approfondies. La construction du récit est-elle laborieuse ou appartient-elle à un esprit hors-norme essayant de décrire les grands déserts de son existence ? Je ne crois pas que ce roman soit une escroquerie, je trouve au contraire, qu'il est très authentique. J'ai apprécié que ce roman soit court, on en garde une impression d'avoir seulement était de passage, pour moi, l'histoire passe en second plan sans que cela soit gênant, car ce livre est un voyage, on découvre l'étrange voix intérieur du narrateur, on se laisse porter par les mots mais jamais on ne s'arrête pour approfondir : C'est comme ces aviateurs qui ne pouvaient rester très longtemps au sol, et n'emportaient de leur voyage que des images troublantes et fugitives, des richesses volatiles, et quelques mirages ... .
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    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 31 juillet 2012

    mariech
    Beaucoup moins bien que ' Vol de nuit ' , je crois que ce roman a tout simplement mal vieilli .

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    • Livres 4.00/5
    Par Bruno_Cm, le 28 juin 2015

    Bruno_Cm
    Contexte : J'ai lu ce livre dans la foulée de Baise-Moi de Virginie Despentes. du coup, je l'ai trouvé particulièrement doux, poétique, subtil (bien que Baise-Moi l'est aussi, un peu, si si), d'une puissante légèreté ou d'une fragile légèreté comme les arpenteurs des airs, héros de St-Ex.
    Néanmoins, je pense et trouve que ce n'est pas le plus essentiel des livres de cet auteur majeur. Mais je ne suis pas d'accord avec les prétendus "il a mal vieilli", non il a un style fin et peut-être abandonné par des auteurs modernes incapables de bien écrire, encore.
    Et les thèmes d'Exupéry sont, quoi qu'on puisse en penser, intemporels.
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    • Livres 2.00/5
    Par olivberne, le 03 juin 2012

    olivberne
    C'est un roman assez court, mais long à lire, dans la veine des romans de cette époque. Tout est sombre, ténébreux, on suit le voyage de l'un de ces fous de l'aviation qui à l'époque ont fait l'aéropostale. On entre dans le cerveau de cet homme, avec le suspens de savoir s'il ira au bout de son périple. Cela reste assez long à mon goût car il ne se passe pas grand chose en définitive...
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    • Livres 4.00/5
    Par Aikez, le 19 juin 2015

    Aikez
    Effectivement, la lecture de cet ouvrage a pu être difficile par moments. Il est vrai que le style très réducteur de Saint-Exupéry peut être difficile à interpréter, et l'on passe très facilement à côté de thèmes pourtant essentiels : l'omniprésence de la mort, symbolisée par la nuit, et la maison symbole de l'éternité. Il est donc essentiel d'approfondir cette lecture par une analyse, qui vous fera découvrir ce roman sous un tout autre regard.
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Citations et extraits

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  • Par aleatoire, le 27 septembre 2014

    Nous revenions solides, appuyés sur des muscles d'homme. Nous avions lutté, nous avions souffert, nous avions traversé des terres sans limite, nous avions aimé quelques femmes, joué parfois à pile ou face avec la mort, pour simplement dépouiller cette crainte qui avait dominé notre enfance, des pensums et des retenues, pour assister invulnérables aux lectures des notes du samedi soir.
    Ce fut dans le vestibule un chuchotement, puis des appels, puis toute une hâte de vieillards. Ils venaient, habillés de la lumière dorée des lampes, les joues de parchemin, mais les yeux si clairs : égayés, charmants. Et, tout de suite, nous comprîmes qu'ils nous savaient déjà d'une autre chair.
    Ils coururent chercher une bouteille de vieux Samos dont ils ne nous avaient jamais rien dit.
    On s'installa pour le repas du soir. Ils se resserraient sous l'abat-jour comme les paysans autour du feu et nous apprîmes qu'ils étaient faibles.
    Ils étaient faibles car ils devenaient indulgents, car notre paresse d'autrefois, qui devait nous conduire au vice, à la misère, n'était plus qu'un défaut d'enfant, ils en souriaient ; car notre orgueil, qu'ils nous menaient vaincre avec tant de fougue, ils le flattaient, ce soir, le disaient noble.
    Alors ils nous interrogèrent. Nous étions sortis de cette maison tiède dans la grande tempête de la vie, il nous fallait leur raconter le vrai temps qu'il fait sur la terre. Si vraiment l'homme qui aime une femme devient son esclave comme Pyrrhus ou son bourreau comme Néron. Si vraiment l'Afrique et ses solitudes et son ciel bleu répondent à l'enseignement du maître de géographie.
    Ils voulurent savoir l'ivresse de l'action, le grondement du moteur et qu'il ne nous suffisait plus, pour être heureux de tailler comme eux des rosiers, le soir.
    Et voici qu'ils hochaient la tête, encore inquiets, déjà rassurés et fiers aussi d'avoir lâché par le monde ces forces neuves.
    Mais, de peur de les attrister, nous leur dîmes les déceptions et le goût amer du repos après l'action inutile. Et, comme le plus vieux rêvait, ce qui nous fit mal, combien la seule vérité est peut-être la paix des livres. Mais les professeurs le savaient déjà. Leur expérience était cruelle puisqu'ils enseignaient l'histoire aux hommes.
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  • Par Aikez, le 18 juin 2015

    Chambre de pilote, auberge incertaine, il fallait souvent te rebâtir. La Compagnie nous avisait au soir : « Le pilote X est affecté au Sénégal... à l'Amérique... » Il fallait, la nuit même, dénouer ses liens, clouer ses caisses, déshabiller sa chambre de soi-même, de ses photos, de ses bouquins et la laisser derrière soi, moins marquée que par un fantôme. Il fallait quelquefois, la nuit même, dénouer deux bras, épuiser les forces d'une petite fille, non la raisonner, toutes se butent, mais l'user, et, vers trois heures du matin, la déposer doucement dans le sommeil, soumise, non à ce départ, mais à son chagrin, et se dire : voilà qu'elle accepte, elle pleure.
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  • Par VACHARDTUAPIED, le 10 avril 2013

    Aujourd’hui, Jacques Bernis, tu franchiras l’Espagne avec
    une tranquillité de propriétaire. Des visions connues, une à une,
    s’établiront. Tu joueras des coudes, avec aisance, entre les orages. Barcelone, Valence, Gibraltar, apportées à toi, emportées.
    C’est bien. Tu dévideras ta carte roulée, le travail fini s’entasse
    en arrière. Mais je me souviens de tes premiers pas, de mes derniers conseils, la veille de ton premier courrier. Tu devais, à
    l’aube, prendre dans tes bras les méditations d’un peuple. Dans
    tes faibles bras. Les porter à travers mille embûches comme un
    trésor sous le manteau. Courrier précieux, t’avait-on dit, courrier plus précieux que la vie. Et si fragile. Et qu’une faute disperse en flammes, et mêle au vent. Je me souviens de cette veillée d’armes :
    – Et alors ?
    – Alors tu tâcherais d’atteindre la plage de Peniscola. Mé-
    fie-toi des barques de pêche.
    – Ensuite ?
    – Ensuite jusqu’à Valence tu trouveras toujours des terrains de secours : je les souligne au crayon rouge. Faute de
    mieux, pose-toi dans les rios secs.
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  • Par aleatoire, le 28 septembre 2014

    On rangeait le monde pour la nuit.
    "Lis-nous des vers..."
    Tu lisais, et, pour nous, c'étaient des enseignements sur le monde, sur la vie, qui nous venaient non du poète, mais de ta sagesse. Et les détresses des amants et les pleurs des reines devenaient de grandes choses tranquilles. On mourait d'amour avec tant de calme dans ta voix.
    "Geneviève, est-ce vrai que l'on meurt d'amour ?"
    Tu suspendais les vers, tu réfléchissais gravement. Tu cherchais sans doute la réponse chez les fougères, les grillons, les abeilles et tu répondais "oui" puisque les abeilles en meurent. C'était nécessaire et paisible.
    "Geneviève, qu'est-ce qu'un amant ?"
    Nous désirions te faire rougir. Tu ne rougissais pas. A peine moins légère tu regardais de face l'étang tremblant de lune. Nous pensions qu'un amant, c'était pour toi cette lumière.
    "Geneviève, as-tu un amant ?"
    Cette fois-ci tu rougirais ! Mais non. Tu souriais sans gêne. Tu secouais la tête. Dans ton royaume, une saison apporte les fleurs, l'automne les fruits, une saison apporte l'amour : la vie est simple.
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  • Par Bruno_Cm, le 27 juin 2015

    Elle appuyait son front à cette épaule et Bernis crut que Geneviève, tout entière, trouvait là son refuge. Sans doute le croyait-elle aussi. Sans doute ne savaient-ils pas que l'on aventure, sous la caresse, bien peu de soi-même.

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