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ISBN : 2070360806
Éditeur : Gallimard (1972)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 202 notes)
Résumé :
- Jacques, Jacques emmenez-moi ! Bernis est pâle et la prend dans ses bras et la berce. Geneviève ferme les yeux : - Vous allez m'emporter... Le temps fuit sur cette épaule sans faire de mal. C'est presque une joie de renoncer à tout : on s'abandonne, on est emportée par le courant, il semble que sa propre vie s'écoule... s'écoule. Elle rêve tout haut : « Sans me faire de mal. » Bernis lui caresse le visage... - Jacques !... Jacques... Mon fils est mort...
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
aouatef79
aouatef7903 février 2016
  • Livres 5.00/5
C' est en l' année 1929 que fut publié " Courrier sud ", le premier
roman d' Antoine de Saint-Exupery .Avec la parution de ce livre, le
destin de Saint-Exupert en sera changé. le jeune homme qui doutait de sa vocation, entre de plein pied dans le monde des
Lettres . Parlant de l' auteur, un critique disait de lui : il est desor-
-mais difficile de savoir " S' il volait pour écrire ou il écrivait pour voler ".
le personnage principal du livre , Jacques Bernis est pilote des lignes Latocoère. IL achemine le courrier vers l' Amérique du Sud où la compagnie Latocoère assure une partie du courrier aérien à destination de l' Europe.
Ce livre se laisse lire avec beaucoup plaisir . En fin de compte, il
nous le courage et l' audace des pilotes qui à chaque vol,risquaient leur vie .
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Herve-Lionel
Herve-Lionel07 décembre 2015
  • Livres 4.00/5

N°995– Décembre 2015
COURRIER SUDAntoine de Saint-Exupéry – Gallimard.
C'est le premier roman de Saint-Ex, paru en 1929, qui reprend le thème d'une nouvelle, « L'aviateur » parue en 1926. Jacques Bernis est un pilote qui travaille pour l'aéropostale et voyage de Toulouse à Dakar. Son travail lui permet d'oublier ces années d'après-guerre marquées par la monotonie, son avion est un peu son havre de paix. Il a rencontrée Geneviève, ce qui lui permet de voir l'avenir autrement, mais cette dernière est mariée et l'existence aventureuse qu'il lui propose ne lui convient guère, ce qui provoque leur séparation malgré l'amour qu'il ressent pour elle. St -Ex complique un peu les choses en faisant de Geneviève une femme mariée dont le fils meurt à cause peut-être de ses frivolités. C'est également l'époque où Louise de Vilmorin rompt ses fiançailles avec St-Ex , sans doute pour ces mêmes raisons.
C'est un roman évidemment autobiographique où non seulement l'auteur parle de la solitude du pilote mais aussi des dangers qu'il court dans les avions peu sécurisés, sans cartes précises et sans radio, souvent à la merci des éléments et dans des zones insoumises où il risque sa vie. Saint-Ex est à cette époque chef de station à Cap Juby, dans le Maroc méridional, pour le compte des lignes Latécoère, comme Jacques Bernis, le personnage central de son roman qui achemine le courrier vers l'Amérique du sud. St Ex s'y ennuie ferme et jette sur le papier ce qui sera le thème de ce livre. Comme c'est souvent le cas, une première oeuvre, contient en filigrane au moins une partie de ce qui suivra. le désert l'inspire et « Le petit Prince » naîtra de ces années passées à le survoler. En 1929, il partira pour l'Amérique du Sud avec Guillomet et Mermoz et écrira « Vol de nuit ». de même, plus tard, son travail de reporter nourrira ses romans comme « Terre des hommes » et de son engagement dans le conflit naître « Pilote de guerre ». La fascination pour les avions qu'il ressent dès l'enfance baignera son oeuvre d'écrivain autant qu'elle animera sa propre vie de pilote pendant la guerre, jusqu'à sa mort mystérieuse en juillet 1944.
Il y a dans ce livre beaucoup de poésie mais aussi une sorte de profession de foi. L'auteur est alors âgé de 29 ans et célèbre ainsi son nouveau métier, celui de transporter « un courrier plus précieux que la vie » par delà les océans, l'obsession du travail bien fait malgré les difficultés, l'intuition d'être investi d'une mission et peut-être celle aussi de l'amour impossible. Il y a derrière les mots ses angoisses existentielles, celle de la solitude, de la nostalgie de l'enfance, de la mort qu'il traîne depuis son plus jeune âge et qui ne le quitteront plus. Il est un écrivain qui a parlé de son dangereux métier avec passion, comme un homme d'action et de devoir, comme un humaniste aussi et qui reste dans la mémoire collective comme une référence.
Cette première oeuvre sera un succès qui décidera de la carrière d'écrivain de St-Ex.
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Radigan
Radigan02 février 2015
  • Livres 3.00/5
Un auteur qui ne ressemble à aucun autre. Un moment de lecture original, qui ne plaira cependant, pas à tout le monde.
Pour une histoire finalement très simple, on voyage dans les impressions complexes du personnage, des souvenirs, des images fortes de voyage, des situations, des conversations qui s'échappent toujours... le héro de ce livre symbolise ces aviateurs " étrangement courageux" qui distribuent le courrier par de là les mers et les océans, les montagnes et les déserts, à l'époque où le métier n'offre aucune sécurité. C'est un des premiers livre de l'auteur. On fait connaissance avec des thèmes qui reviendront plus-tard, plus approfondies. La construction du récit est-elle laborieuse ou appartient-elle à un esprit hors-norme essayant de décrire les grands déserts de son existence ? Je ne crois pas que ce roman soit une escroquerie, je trouve au contraire, qu'il est très authentique. J'ai apprécié que ce roman soit court, on en garde une impression d'avoir seulement était de passage, pour moi, l'histoire passe en second plan sans que cela soit gênant, car ce livre est un voyage, on découvre l'étrange voix intérieur du narrateur, on se laisse porter par les mots mais jamais on ne s'arrête pour approfondir : C'est comme ces aviateurs qui ne pouvaient rester très longtemps au sol, et n'emportaient de leur voyage que des images troublantes et fugitives, des richesses volatiles, et quelques mirages ... .
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mariech
mariech31 juillet 2012
  • Livres 3.00/5
Beaucoup moins bien que ' Vol de nuit ' , je crois que ce roman a tout simplement mal vieilli .
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Bruno_Cm
Bruno_Cm28 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Contexte : J'ai lu ce livre dans la foulée de Baise-Moi de Virginie Despentes. du coup, je l'ai trouvé particulièrement doux, poétique, subtil (bien que Baise-Moi l'est aussi, un peu, si si), d'une puissante légèreté ou d'une fragile légèreté comme les arpenteurs des airs, héros de St-Ex.
Néanmoins, je pense et trouve que ce n'est pas le plus essentiel des livres de cet auteur majeur. Mais je ne suis pas d'accord avec les prétendus "il a mal vieilli", non il a un style fin et peut-être abandonné par des auteurs modernes incapables de bien écrire, encore.
Et les thèmes d'Exupéry sont, quoi qu'on puisse en penser, intemporels.
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Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire27 septembre 2014
Nous revenions solides, appuyés sur des muscles d'homme. Nous avions lutté, nous avions souffert, nous avions traversé des terres sans limite, nous avions aimé quelques femmes, joué parfois à pile ou face avec la mort, pour simplement dépouiller cette crainte qui avait dominé notre enfance, des pensums et des retenues, pour assister invulnérables aux lectures des notes du samedi soir.
Ce fut dans le vestibule un chuchotement, puis des appels, puis toute une hâte de vieillards. Ils venaient, habillés de la lumière dorée des lampes, les joues de parchemin, mais les yeux si clairs : égayés, charmants. Et, tout de suite, nous comprîmes qu'ils nous savaient déjà d'une autre chair.
Ils coururent chercher une bouteille de vieux Samos dont ils ne nous avaient jamais rien dit.
On s'installa pour le repas du soir. Ils se resserraient sous l'abat-jour comme les paysans autour du feu et nous apprîmes qu'ils étaient faibles.
Ils étaient faibles car ils devenaient indulgents, car notre paresse d'autrefois, qui devait nous conduire au vice, à la misère, n'était plus qu'un défaut d'enfant, ils en souriaient ; car notre orgueil, qu'ils nous menaient vaincre avec tant de fougue, ils le flattaient, ce soir, le disaient noble.
Alors ils nous interrogèrent. Nous étions sortis de cette maison tiède dans la grande tempête de la vie, il nous fallait leur raconter le vrai temps qu'il fait sur la terre. Si vraiment l'homme qui aime une femme devient son esclave comme Pyrrhus ou son bourreau comme Néron. Si vraiment l'Afrique et ses solitudes et son ciel bleu répondent à l'enseignement du maître de géographie.
Ils voulurent savoir l'ivresse de l'action, le grondement du moteur et qu'il ne nous suffisait plus, pour être heureux de tailler comme eux des rosiers, le soir.
Et voici qu'ils hochaient la tête, encore inquiets, déjà rassurés et fiers aussi d'avoir lâché par le monde ces forces neuves.
Mais, de peur de les attrister, nous leur dîmes les déceptions et le goût amer du repos après l'action inutile. Et, comme le plus vieux rêvait, ce qui nous fit mal, combien la seule vérité est peut-être la paix des livres. Mais les professeurs le savaient déjà. Leur expérience était cruelle puisqu'ils enseignaient l'histoire aux hommes.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED10 avril 2013
Aujourd’hui, Jacques Bernis, tu franchiras l’Espagne avec
une tranquillité de propriétaire. Des visions connues, une à une,
s’établiront. Tu joueras des coudes, avec aisance, entre les orages. Barcelone, Valence, Gibraltar, apportées à toi, emportées.
C’est bien. Tu dévideras ta carte roulée, le travail fini s’entasse
en arrière. Mais je me souviens de tes premiers pas, de mes derniers conseils, la veille de ton premier courrier. Tu devais, à
l’aube, prendre dans tes bras les méditations d’un peuple. Dans
tes faibles bras. Les porter à travers mille embûches comme un
trésor sous le manteau. Courrier précieux, t’avait-on dit, courrier plus précieux que la vie. Et si fragile. Et qu’une faute disperse en flammes, et mêle au vent. Je me souviens de cette veillée d’armes :
– Et alors ?
– Alors tu tâcherais d’atteindre la plage de Peniscola. Mé-
fie-toi des barques de pêche.
– Ensuite ?
– Ensuite jusqu’à Valence tu trouveras toujours des terrains de secours : je les souligne au crayon rouge. Faute de
mieux, pose-toi dans les rios secs.
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aleatoirealeatoire28 septembre 2014
On rangeait le monde pour la nuit.
"Lis-nous des vers..."
Tu lisais, et, pour nous, c'étaient des enseignements sur le monde, sur la vie, qui nous venaient non du poète, mais de ta sagesse. Et les détresses des amants et les pleurs des reines devenaient de grandes choses tranquilles. On mourait d'amour avec tant de calme dans ta voix.
"Geneviève, est-ce vrai que l'on meurt d'amour ?"
Tu suspendais les vers, tu réfléchissais gravement. Tu cherchais sans doute la réponse chez les fougères, les grillons, les abeilles et tu répondais "oui" puisque les abeilles en meurent. C'était nécessaire et paisible.
"Geneviève, qu'est-ce qu'un amant ?"
Nous désirions te faire rougir. Tu ne rougissais pas. A peine moins légère tu regardais de face l'étang tremblant de lune. Nous pensions qu'un amant, c'était pour toi cette lumière.
"Geneviève, as-tu un amant ?"
Cette fois-ci tu rougirais ! Mais non. Tu souriais sans gêne. Tu secouais la tête. Dans ton royaume, une saison apporte les fleurs, l'automne les fruits, une saison apporte l'amour : la vie est simple.
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aouatef79aouatef7905 février 2016
Et lui, qui nous défendait de toutes ses forces contre le détermi-
-nisme, contre Taine, lui, qui ne voyait pas d' ennemi plus cruel
dans la vie, pour des enfants qui sortent du collège, que Nietzsche, il nous avouait des tendresses coupables, Nietzsche...
Nietzsche lui-même lui-même le troublait
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AikezAikez18 juin 2015
Chambre de pilote, auberge incertaine, il fallait souvent te rebâtir. La Compagnie nous avisait au soir : « Le pilote X est affecté au Sénégal... à l'Amérique... » Il fallait, la nuit même, dénouer ses liens, clouer ses caisses, déshabiller sa chambre de soi-même, de ses photos, de ses bouquins et la laisser derrière soi, moins marquée que par un fantôme. Il fallait quelquefois, la nuit même, dénouer deux bras, épuiser les forces d'une petite fille, non la raisonner, toutes se butent, mais l'user, et, vers trois heures du matin, la déposer doucement dans le sommeil, soumise, non à ce départ, mais à son chagrin, et se dire : voilà qu'elle accepte, elle pleure.
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Videos de Antoine de Saint-Exupéry (135) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine de Saint-Exupéry
Antoine de Saint-Exupéry parle...New York 1941 Extraits de l'enregistrement, pour Jean Renoir, d'un projet de film, d'après "Terre des Hommes".
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