> Bernard Willerval (Traducteur)

ISBN : 202013327X
Éditeur : Seuil (1991)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres

Initialement publié dans le New Yorker en deux livraisons distinctes, « Franny » en 1955 et « Zooey » en 1957, puis réunis en volume en 1961, Franny et Zooey s’attache aux deux plus jeunes des enfants Glass, tous connus pour... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Kroustik, le 26 janvier 2012

    Kroustik
    Un de mes classiques.. Lu et relu plusieurs fois. Tout à fait hors du temps et de la littérature d'aujourd'hui.
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    • Livres 4.00/5
    Par wiggybis, le 25 août 2011

    wiggybis
    Du Salinger comme j'aime: spirituel, touchant, un peu brute, réel.
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Citations et extraits

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  • Par Piling, le 19 décembre 2008

    "Tu ne parles que d'ego. Mais bon sang, le Christ lui-même aurait du mal à dire ce qu'est un ego et ce qu'il n'est pas. Nous sommes dans l'univers de Dieu, ma fille, pas dans le nôtre, et c'est lui qui décide en dernier ressort ce qu'est un ego. Et ton cher Epictète lui-même ? Ou ta chère Emily Dickinson ? Tu voudrais que ta chère Emily, chaque fois qu'elle veut écrire un poème, s'assoie et répète une prière jusqu'à ce que cette petite impulsion égoïste et méchante s'en aille pour de bon ? Bien sûr que non ! Mais tu aimerais bien que l'ego du professeur Tupper lui soit enlevé comme par enchantement. Ce n'est pas du tout la même chose, sans aucun doute. Mais ne pars donc pas en guerre comme ça contre l'ego en général. A mon avis, la plupart des choses qui vont de travers dans ce monde viennent de gens qui n'utilisent pas leur véritable ego. Prends ton Tupper, par exemple. D'après ce que tu dis de lui, je suis prêt à parier n'importe quoi que ce qu'il utilise et que tu appelles son ego n'est pas du tout ça, mais une autre faculté, bien plus basse, bien moins importante. Quand même, tu es allée assez longtemps à l'école pour être au courant, non ? Gratte un peu à la surface d'un instituteur incompétent, ou tout aussi bien d'un professeur d'université, et une fois sur deux, tu verras apparaître un excellent mécanicien de garage ou un maçon. Ce sont des personnes déplacées, tu vois. Prends un peu Le Sage, mon employeur, mon ami, ma Rose de Madison Avenue. Est-ce que tu crois que c'est son ego qui l'a fait entrer à la télévision ? Pas du tout ! il n'a plus d'ego, si jamais il en a eu un. Il est divisé en un certain nombre de violons d'Ingres. Il en a au moins trois dont je suis sûr, et tous les trois sont liés à l'énorme atelier qu'il a fait installer au sous-sol de sa maison pour dix mille dollars ! L'atelier est rempli d'outils et de vis et de Dieu sait quoi. Les gens qui se servent de leur ego, de leur ego véritable, n'ont pas de temps à consacrer à des violons d'Ingre
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  • Par Piling, le 19 décembre 2008

    Jésus était l'adepte suprême, bon Dieu, mais oui, l'adepte suprême envoyé en mission, une mission très importante. Ce n'était pas du tout un saint François, il n'avait pas le temps de rédiger quelques cantiques, de prêcher pour les petits oiseaux ni de faire aucune de ces petites choses si apitoyantes qui sont tellement chères au coeur de la petite Franny Glass. Je ne plaisante nullement, bon Dieu ! Comment peux-tu passer à côté de ça ? Si Dieu avait voulu choisir un type qui eût la personnalité si attirante de saint François pour faire son boulot dans le Nouveau Testament, rassure-toi, il l'aurait trouvé, il aurait pris saint François. Mais il a choisi le meilleur, le plus intransigeant, le plus aimant, le moins sentimental, le plus original des maîtres. Et je te jure que, si tu ne vois pas ça, tu passes à côté de la Prière. Cette Prière n'a qu'un but et un seul : rendre la personne qui la récite consciente du Christ. Elle ne crée nullement un lieu de rendez-vous privilégié, confortable, saint, où tu rencontrerais un personnage divin, adorable, gluant, qui te prendrait dans ses bras, te soulagerait du fardeau de tes devoirs et ferait disparaître à tout jamais tes sales Weltschmerzen et tes professeurs Tupper. Et si tu es assez intelligente pour te rendre compte de cela, et tu l'e, toi, bon Dieu, et que tu refuses l'évidence, tu fais un mauvais usage de cette Prière, tu t'en sers pour demander un monde plein de poupées et de saints et vide de Tuppers.
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  • Par Piling, le 19 décembre 2008

    Je me rappelle la cinquième fois que j'ai participé à l'émission de radio, j'ai doublé Walt quelquefois quand il jouait dans cette troupe... tu t'en souviens de cette troupe ? En tout cas, un soir, juste avant l'émission, je me suis mis à râler contre tout. Seymour m'avait dit de cirer mes chaussures, au moment où je sortais avec Waker. J'étais furieux. Je pensais que le public du studio était composé d'imbéciles, que le présentateur était un pauvre type, que les promoteurs publicitaires étaient une bande de cons, et je déclarai bien haut à Seymour que ça me ferait mal de cirer mes sales godasses pour ces types-là. J'ajoutais que, de toute façon, comme j'étais assis, personne ne pourrait voir mes godasses. Il me répondit de les cirer quand même. Il m'expliqua que je devais les cirer pour la Grosse Dame. Je n'avais absolument pas compris à qui il faisait allusion, mais, comme il avait pris son air de Seymour pour me dire ça, je lui obéis et je cirai mes chaussures. Il ne m'a jamais dit qui était cette Grosse Dame, mais par la suite, avant chaque émission, j'ai toujours ciré mes chaussures pour la Grosse Dame. Je l'ai fait pendant toutes les années, que nous avons figuré ensemble au programme, si tu t'en souviens. J'ai peut-être oublié de les cirer une ou deux fois, mais pas davantage. Et peu à peu, l'image de la Grosse Dame se précisa dans mon esprit. Je l'imaginai assise sous le porche de l'immeuble toute la journée, chassant les mouches, écoutant sa radio du matin jusqu'au soir, la faisant hurler le plus fort possible. J'imaginais qu'il faisait une chaleur torride et qu'elle avait sûrement un cancer et que... enfin, tu vois. En tout cas, j'avais l'impression de comprendre parfaitement pourquoi Seymour voulait que je cire mes chaussures. C'était compréhensible.
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  • Par Piling, le 19 décembre 2008

    Et sais-tu pourquoi tu n'aimais plus Jésus ? Je vais te le dire. Parce que, premièrement, tu n'approuvais pas qu'il soit entré dans la synagogue et qu'il ait jeté les tables et les idoles dans tous les coins. Tu disais que c'était très brutal et très inutile. Tu étais certaine que Salomon ou les prophètes n'auraient jamais fait ça. Et deuxièmement, tu n'approuvais pas ce qui était dit à lapage que tu regardais en entrant dans ma chambre : "Voyez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers et votre Père céleste les nourrit !" Cela, tu l'acceptais, tu le trouvais beau et émouvant, mais quand Jésus dit juste après : "Ne valez-vous pas plus qu'eux ?", alors là la petite Franny ne marchait plus. C'est là que la jeune Franny laisse la Bible toute seule dans le froid et s'en va à grand pas vers le Bouddha qui ne fait pas de distribution et ne s'en prend pas aux jolis petits oiseaux du ciel. Hein, par exemple, toutes les oies et tous les poussins que nous avions près du Lac.
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  • Par Piling, le 19 décembre 2008

    - Je me moque du lieu que l'acteur choisit pour jouer. Ce peut être aussi bien dans une tournée estivale, à la radio, à la télévision, dans un foutu théâtre à Broadway, le théâtre parfait rempli de snobs bien nourris et bronzés. Mais je vais te confier un secret terrible... Tu m'écoutes ? Il n'y a personne dans ce théâtre qui ne soit la Grosse Dame de Seymour ! Et ton professeur Tupper est du nombre, soeurette. Et tous ses cousins, ses légions de cousins. Il n'y a personne au monde qui ne soit la grosse Dame de Seymour. Tu ne le savais pas ? Tu ignorais cette saloperie de secret ? Et tu ne savais pas - écoute-moi bien, s'il te plaît - tu ne savais pas qui est cette Grosse Dame ?... Ah, soeurette, ah ! C'est le Christ Lui-même. Le Christ, soeurette !
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Filigranes.tv, Geneviève Brisac présente Nouvelles de Jerome David Salinger, Pocket
Mot de l'éditeur : "Il y avait à l'hôtel quatre-vingt-dix-sept publicistes de New York. Comme ils monopolisaient les lignes interurbaines, la jeune femme du 507 dut patienter de midi à deux heures et demie pour avoir sa communication. Elle ne resta pas pour autant à ne rien faire. Elle lut un article d'une revue féminine de poche intitulée 'Le sexe, c'est le paradis ou l'enfer'. Elle lava son peigne et sa brosse. Elle enleva une tache sur la jupe de son tailleur beige. Elle déplaça le bouton de sa blouse de chez Saks. Elle fit disparaître deux poils qui venaient de repousser sur son grain de beauté. Lorsque enfin le standard l'appela, elle était assise sur le rebord de la fenêtre et finissait de vernir les ongles de sa main gauche."








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