ISBN : 2742764844
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûk... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par canel, le 29 mai 2012

    canel
    Japon, 1981. Takashi Aoki est commercial pour la puissante entreprise d'import-export Goshima. Bientôt trentenaire, il est toujours célibataire, mais amoureux d'une de ses collègues. Peut-être va-t-il oser demander sa belle en mariage ? Ce n'est pas si simple, visiblement, dans ce Japon du début des années 1980. Les employés sont voués corps et âme à leur entreprise. On dispose d'eux et on les manipule comme de vulgaires pions au gré des besoins et désidérata des "puissants", quels que soient l'heure, le jour de la semaine, leur vie privée.
    Que de différences entre notre culture (française ? européenne ?) et celle du Japon telle qu'elle est présentée ici ! Choix du conjoint, vie professionnelle et convenances entre les individus, notamment, m'ont semblé bien éloignés de nos coutumes en usage à cette même période.
    On retrouve la même finesse que dans la pentalogie 'Le poids des secrets' de cette auteur, et la même fluidité de lecture, mais ce récit m'a moins touchée, je ne saurais dire pourquoi. Dommage que tout se précipite à la fin, et que certains mystères soient dévoilés à la va-vite, donnant une impression de "bâclé".
    Il me reste les deux autres opus de cette trilogie à découvrir, j'ignore si l'on y suit les mêmes personnages... surprise !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 23 décembre 2011

    brigittelascombe
    Le clou qui dépasse doit être enfoncé prône un viel adage nippon.
    Tout comme Amélie Nothom dans Stupeurs et tremblements, qui dénonce le gommage de toute individualité au sein de l'entreprise japonaise, Aki Shimazaki (auteur japonaise vivant à Montréal dont Hotaru a reçu le prix du Gouverneur général 2005) dénonce dans Mitsuba (trèfle à trois feuilles) les menaces de rétrogradation et l'obéissance des employés visés dans une compagnie d'import-export dont le siège social est à Tokyo.
    Takashi Aoki, la trentaine esseulée, est un "shôsha-man", commercial dynamique qui se plie au bon vouloir de ses chefs pour d'éventuels avancements dans son avenir professionnel.
    Il travaille le dimanche s'il le faut, va chercher des clients à l'aéroport ou leur sert de guide; ce qui sort du cadre de ses fonctions.
    "Raisonnable ou non, la mutation fait partie de notre vie de salariés" comprend-il en espérant partir à Paris. Il apprend donc le français.
    Les mariages sont souvent arrangés, mais attiré irrésistiblement par Yûko Tanase ("une fille parfaite pour toi" a affirmé son collègue Nobu) réceptionniste dans sa boite mais rencontrée lors des cours, il va, après quelques hésitations dues à sa timidité, faire sa demande.
    C'est sans compter le fils de la banque Sumida, amoureux lui aussi, qui fera intervenir son entourage pour faire pression sur le Président de la compagnie, sur les familles et donc sur le jeune couple concerné.
    Qui aura le dernier mot? La banque, le désir de bien faire ou l'amour?
    Mitsuba, dont l'écriture sèche (ex:"Je bâille". "Il ne répond pas") par endroits, l'absence d'images poétiques et d'émotions véridiques, m'ont quelque peu dérangée, est un roman intéressant à lire car il dévoile une culture différente de la notre où le groupe passe avant l'individu, la carrière avant la vie,où certains se tuent à la tâche vu les abus, où il est difficile de s'extirper de l'engrenage mortifère professionnel et où tout se maîtrise même les sentiments.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Nina, le 11 mars 2009

    Nina
    Editions Lemeac / Actes Sud : 2006 - 155 pages
    Ce roman est de la même texture que les cinq de la série « le poids des secrets » :
    · Un style épuré qui va à l'essentiel.
    · Des personnages qui dépendent des strictes coutumes de la vie japonaise et des caprices de la nature. (tremblement de terre)
    · Une histoire d'amour impossible.
    · Un lourd secret de famille.
    · Des personnages qui développent une grande sagesse face à l'adversité.
    Takashi Aoki travaille dans une grande firme commerciale, c'est un Shôsha-man (homme de commerce). La vie des cadres japonais est liée à leur entreprise plus qu'à leur famille. Un Aïsaïka « homme qui traite sa femme avec égards » n'est pas considéré comme un bon professionnel, car cet homme ne va pas, après le travail, finir la soirée avec ses patrons et ses collègues dans des bars, mais préfère rentrer chez lui s'occuper de sa famille.
    Alors quand son ami Nobu lui annonce qu'il préfère quitter la firme pour pouvoir s'occuper de sa famille, Takashi ne peut pas le comprendre. Mais peu à peu il va se rendre compte comment les dirigeants de ces grandes firmes manipulent leurs cadres, les obligent à des rythmes de travail effréné et vont jusqu'à se mêler de leur mariage.
    Avec à peine 155 pages, Aki Shimazaki réussit à nous brosser un portrait très incisif de la vie professionnelle et sociale dans le japon actuel et même si on le sait déjà que les japonnais travaillent de cette manière là, ça fait quand même froid dans le dos !!
    Je suis complètement conquise par cet écrivain, c'est un véritable plaisir de lire ces romans.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lostinbooks, le 18 février 2010

    lostinbooks
    Après le stupéfiant "poids des secrets", Aki Shimazaki entame un nouveau cycle romanesque avec Mitsuba (le trèfle). Takashi Aoki est shôsha-man (cadre commercial) dans une grande entreprise tokyoïte, dans laquelle son père avait déjà fait carrière.
    Trentenaire célibataire, il se voue entièrement à son entreprise, "fier d'appartenir à l'une des entreprises majeures qui soutiennent une partie de l'économie du Japon" et compte bien y rester jusqu'à la retraite. Il refuse toute proposition de mariage arrangé que lui propose son ami et collègue Nobu, inquiet de ne pas le voir fonder une famille, ou son supérieur Mr Toda, son "parrain" et mentor dans l'entreprise.
    Mais Takashi est amoureux de Yuko, une ravissante réceptionniste qui, comme lui, apprend le français : lui, dans la perspective de sa prochaine mutation à Paris, elle parce qu'elle veut partir à Montréal pendant quelques mois avant de revenir au Japon pour se marier avec l'ingénieur choisi pour elle par sa famille. Finalement, il l'invite un soir au café « Mitsuba » où, de rendez-vous en rendez-vous, ils se promettent l'un à l'autre.
    Mais leur sera t-il possible de vivre leur amour ? La société japonaise, hélas, ne laisse guère de place à la spontanéité. En quelques 160 pages, dans son style unique de sobriété et de délicatesse, Aki Shimazaki critique la rigidité et l'intransigeance de cette société, figée dans le carcan des traditions. Elle dénonce la toute puissance des entreprises qui peuvent décider unilatéralement de l'avenir, y compris privé, de ses salariés, l'ostracisme dont sont victimes ceux qui refusent de se plier aux obligations tacites de la vie en en entreprise (les beuveries nocturnes des salary-men, pour ne citer qu'un exemple). Enfin, elle dénonce clairement le statut de la femme japonaise qui, une fois mariée, perd toute autonomie et liberté d'entreprendre.
    Cette dénonciation n'est évidemment que "suggérée" et le ton reste léger et subtil, laissant le lecteur s'identifier aux personnages et vivre avec eux une histoire d'amour bouleversante et tragique.
    En un mot, magnifique !


    Lien : http://perduedansleslivres.blogspot.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par emmyne, le 30 mars 2012

    emmyne
    Mitsuba est le premier tome du second cycle romanesque de Aki Shimazaki ( dont le quatrième volume Tsukushi est annoncé pour juin après Tonbo et Zakuro ). Avec la pentalogie le poids des secrets, l'auteure nous découvrait le Japon durant la Seconde Guerre Mondiale à travers les secrets de famille, ce roman là nous invite dans le Japon capitaliste des années 80, dans celui de la reconstruction économique effrénée de l'après-guerre. Elle reprend avec ce cycle le principe du précédent, un livre par personnage, mêlant les époques.
    Mitsuba, c'est le milieu insatiable de l'entreprise, celui des affaires, des shôsha-men ( ces hommes de l'import-export ), des promotions, des jeux de pouvoirs sur les vies qui se doivent d'être dévouées et honorées, comment les mentalités s'y sont façonnées depuis cette après-guerre - " Raisonnable ou non, la mutation fait partie de notre vie de salariés. Il est normal de passer une certaine période difficile. "
    Et pourtant, ce récit est aussi intimiste que ceux du Poids des secrets parce qu'il raconte les destins aux prises avec les convenances, les exigences, de la famille et de la société encore soumises aux traditions.
    C'est une histoire à la fois sur l'excès et la modération, une histoire d'amour japonaise, toute de retenue, une gravité pudique, une décence fatale et fataliste malgré l'agressivité et l'émotion des situations; une histoire d'amour qui décrit la réalité historique et culturelle japonaise ( expansionnisme économique, les juku - cours privés -, l'usage du miaï - rencontre arrangée dans le but d'un mariage, les tremblements de terre ). Peu de pages, peu de mots, des figures, des scènes, des images choisies et éloquentes.


    Lien : http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2012/03/30/23888317.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigittelascombe, le 23 décembre 2011

    -Alors comment avez-vous convaincu votre femme?
    Un instant,son visage s'empourpre:
    -J'ai dit:"Je veux servir à la reconstruction de l'économie de notre pays.Pour sortir de la misère de la défaite,il faut se procurer des devises étrangères autant que possible en vendant des produits japonais.C'est exactement la fonction de la compagnie Goshima."J'étais sérieux.Elle a été émue et a accepté ma proposition.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 23 décembre 2011

    Je songe au dicton:"Le clou qui dépasse se fait taper dessus".C'est triste,mais c'est une réalité qu'on ne peut ignorer dans cette société.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 23 décembre 2011

    Aller boire après le travail,c'est une coutume qu'on ne peut ignorer.Si l'on souhaite rester dans la même compagnie, il faut accepter ce mal nécessaire,car cette obligation régit les relations humaines au sein de la société japonaise.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Mitsuba par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (56)

> voir plus

Quiz