> Marie-Françoise Monthiers (Traducteur)

ISBN : 2203396091
Éditeur : Casterman (2004)


Note moyenne : 4.32/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Moi qui n'étais pas revenu dans ma ville natale depuis plus de dix ans, je découvrais peu à peu de facettes de mon père qui m'étaient inconnues. Je prenais conscience du fossé que j'avais creusé pour échapper à tout dialogue avec lui.> voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Kroustik, le 26 janvier 2012

    Kroustik
    Yoichi revient à Tottori, ville de son enfance, pour le décès de son père. C'est l'occasion de refaire connaissance avec les membres de sa famille et son histoire familiale. En effet, Yoichi a quitté Tottori pour l'Université de Tokyo sans jamais revenir passer du temps en famille depuis lors. Le thème premier du livre est "le bonheur d'avoir des racines" et d'y retourner une fois adulte pour y retrouver les traces de son enfance.Le récit est chronologique et basé sur les souvenirs du petit Yoichi, depuis la toute petite enfance jusqu'au départ, jeune adulte, pour la vie indépendante. Le roman commence donc par des évocations de sensations plus que de souvenirs précis : l'atmosphère du salon de coiffure de son père et de la maison, la bienveillance des adultes et de la grande soeur. Mais, passées les premières pages, cette douceur est bousculée par le grand drame de l'enfant : le départ de sa mère lorsqu'il avait 7 ans. Cet épisode douloureux revient régulièrement et rythme les pages tel un souvenir entêtant avec lequel on doit vivre toute une vie. Pourtant, c'est à son père que Yoichi en veut, sans bien savoir pourquoi, et sa mort est l'opportunité d'enfin entrer dans la vie et l'intimité du défunt, et de parcourir sa vie, non plus avec ses yeux d'enfant, mais avec le regard de l'adulte sur un homme honorable (aussi dans le sens japonais du terme), avec alors petit à petit le regret de ne l'avoir pas (re)connu.En trame de fond de ce récit intimiste se dresse aussi une épisode marquant de l'Histoire du Japon : le grand incendie de Tottori, qui brûla les deux tiers le ville et rendit sans abri plus de 20 000 personnes dont Yoichi et sa famille. C'est, paradoxalement, l'occasion pour l'auteur de raconter les plus beaux épisodes de l'histoire familiale, comme pour souligner que les drames intimes font plus de tort que les drames extérieurs. Comme toujours chez Taniguchi, c'est un roman en images plus qu'un manga, et on pourrait craindre (comme l'auteur le signale humblement d'ailleurs en fin de livre) que le cadre du dessin sera trop étroit pour exprimer tout ce qu'on peut lire en interligne dans un roman écrit. Il laisse le choix au lecteur de décider s'il s'agit d'une réussite ou d'un échec. C'est pour moi une réussite. Il s'agit d'une histoire à petites touches, oscillant entre douleurs et douceurs de semblable intensité, montrant que la vie est douloureuse et douce à la fois, que personne n'est tout à fait sombre ou lumineux, et on évite les pièges dans lesquels aurait pu sombrer ce type d'histoire.
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    • Livres 5.00/5
    Par yvantilleuil, le 13 février 2011

    yvantilleuil
    La perception que l'on a du comportement de ses parents se modifie avec l'âge et c'est ainsi que petit à petit l'on commence à mieux comprendre leurs actions et leurs décisions. Mais que se passerait-il si au moment d'arriver à la maturité nécessaire pour comprendre des actions parentales que l'on désapprouvait au départ, on coupait tous les ponts, figeant ainsi ce processus de compréhension en plein berceau de l'adolescence.
    C'est ce qui arrive à Yoichi, qui en désaccord total avec les actions de son père, quitte le domicile parental avant de vouloir/pouvoir comprendre son père. Ce n'est que 30 ans plus tard, lors de l'enterrement de son père, que ces yeux et son coeur s'ouvriront sur la véritable nature de son père. L'addition sera lourde pour Yoichi et ses 30 années d'aveuglement/isolement.
    Si le scénario est moins original que celui de Quartier Lointain, ce chef-d'oeuvre n'en est pas moins émouvant. Une ode à la famille, une prise de conscience et la douleur d'un homme qui ne rencontre son père qu'après la mort de ce dernier.
    Emouvant, attention aux larmes.

    Lien : http://brusselsboy.wordpress.com/2010/01/18/jiro-taniguchi-le-journa..
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    • Livres 4.00/5
    Par poilabois, le 10 octobre 2009

    poilabois
    Un manga qu'on apprécie vraiment quand on a au moins 40 ans. le rythme est lent, sans vrai action, mais Taniguchi a manifestement été cherché loin dans son intimité pour écrire cette histoire. On invente pas des rapports humains pareils.
    De notre point de vue d'européen, c'est un peu ethnographique aussi,puisque cette histoire a été au début écrite pour un public japonais. Ceux-ci sont assez proches de nous, mais aussi très loin: les mariages y étaient encore largement arrangés, sans empêcher l'amour comme nous l'entendons, et les liens et devoirs familiaux très présents. Trop pour certains...
    J'ai beaucoup aimé.
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  • Par keisha, le 24 août 2008

    keisha
    Depuis des années Yoichi s'est installé à Tokyo et y a fondé une famille ; il revient très rarement rendre visite à la maison familiale à Tottori. Mais il doit s'y rendre pour les obsèques de son père. C'est là lors de la veillée autour du cercueil que les souvenirs lui reviennent, au fil des conversations avec oncles, soeur et belle-mère. Il réalise qu'il a bien mal connu son père, et que peut être la vie de celui-ci aurait pu suivre un tracé différent s'il n'y avait pas eu cet incendie ...
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-20860115.html
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    • Livres 4.00/5
    Par fragglec1974, le 18 mai 2011

    fragglec1974
    Je continue mon exploration de l'oeuvre de Jiro Taniguchi, après la lecture de Quartier lointain, son manga le plus connu. Et je dois dire que j'ai été très touchée.
    Et par ce billet, j'inaugure ma participation à la « bd du mercredi » organisé par Mango.
    L'auteur
    Jirô Taniguchi est un scénariste et illustrateur de mangas seinen et gekiga, né en 1947 à Tottori (Japon). Dans les années 80, il publie des mangas aux styles divers : aventures, policiers et historiques tel Au temps de Botchan, sur la littérature et la politique de l'ère Meiji.
    Dès les années 90, il s'oriente vers l'évocation de situations de la vie quotidienne et des relations entre êtres humains. Récemment, sont parus des mangas traitant de l'attachement à la famille et du souvenir dl'enfance comme Quartier lointain ou Le journal de mon père.
    L'histoire
    Celle de Yochan qui retourne dans son village d'origine Tottori pour assister aux obsèques de son père. Il n'est pas retourné depuis de nombreuses années et y retrouve toute sa famille. Lors de la veillée funèbre, son oncle lui raconte ses souvenirs. le lecteur part ainsi dans les souvenirs de Yochan qui se rappelle son enfance et pourquoi il est parti et s'est autant éloigné de sa famille.
    On saura à la fin qu'à travers ce manga Taniguchi nous parle aussi un peu de lui, puisqu'il est né également à Tottori.
    Ce que j'en ai pensé
    C'est un livre qui parle des liens, de l'importance des racines, mais aussi des incompréhensions qui peuvent surgir entre un père et son fils. Les dessins sont extrêmement fins et précis et empreints d'une grande douceur.
    Taniguchi sait incroyablement faire passer ses idées, avec beaucoup de sensibilité et de justesse. Magnifique !

    Lien : http://delphinesbooks.wordpress.com/2011/03/16/le-journal-de-mon-per..
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Vidéo de Jirô Taniguchi

Pénélope Bagieu présente le manga "Quartier Lointain" de Jirô Taniguchi.








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