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> Huy Duong Phan (Traducteur)

ISBN : 2253118737
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 352 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu'on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s'est remariée avec un riche propriétaire terr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par tynn, le 17 septembre 2013

    tynn
    J'ai refermé ce livre avec un gros soupir de bonheur, de soulagement et d'enthousiasme mêlés, partagée entre le grand plaisir d'avoir parcouru une œuvre importante et l'épuisement provoqué par cette histoire dramatique, âpre, de malheurs et de folie; sentiment de lectrice à l'image de cette « Terre », de contradictions et de paradoxes.
    Sur la simple opposition de trois personnage impuissants face à leurs destins (deux hommes, une épouse qui se croyait veuve, un retour de combattant porté disparu), le récit nous distille au fil de ses pages, une tragédie à l'Antique, dominée par la peur insidieuse des êtres devant les choix à faire, au détriment de leur bonheur et de l'Amour.
    Le livre est d'ailleurs construit comme une partition à trois, ou chaque personnage nous fait rentrer dans son histoire et dans l'intimité de ses pensées.
    Pas ou peu d'échange entre eux, à l'image de cette Asie si pudique et réservée, de cette malheureuse terre vietnamienne aux êtres déchirées par la guerre et dont les codes de société rétrograde, les coutumes morales et les principes politiques imposent tant de contraintes, mais portent aussi à l'héroïsme et au don de soi.
    Un récit qui nous parle de respect des valeurs familiales, du culte des ancêtres, de devoir d'entraide accepté ou subi, de grandeur d'âme, de petites mesquineries, de générosité désintéressée, de compassion et de haine.
    Tous ces sentiments mêlés, triturés, étouffants, accompagnés de ce fatalisme déconcertant ; tout nous dépayse.
    Magnifique écriture (qualité de traduction ), poétique, simple et limpide, lumineuse pour nous ouvrir les portes d'un monde de couleurs violentes, d'odeurs saturées, de saveurs culinaires, de beauté de la Nature mais aussi de la part d'ombre à travers la misère des petites gens, des bordels citadins, de l'âpreté de la sexualité, des fureurs de la guerre.
    C'est un livre humaniste qui exacerbe notre désir de liberté, de tolérance et de justice, de combativité pour la quête du bonheur.
    Bravo à l'auteur … et à l'éditeur dont cette collection est un bonheur en mains
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 08 juin 2012

    carre
    Mien, jeune femme vietnamienne a refait sa vie avec Hoan, un riche propriétaire terrien, de cet amour réciproque est né un enfant.
    Mais Bon, l'ex mari de Mien, porté disparu et considéré comme mort à la guerre, réapparait quatorze années plus tard. Il demande réparation et veut récupérer son épouse. Mien devra choisir.
    A travers l'histoire de ces trois personnages, Duong Thu Huong brosse un magnifique portrait d'un pays marqué par la guerre et ces traditions ancestrales. C'est aussi un roman sur les différences sociales, le rôle de la femme et une immersion dans un pays envoutant que Duong Thu Huong décrit magnifiquement.
    Le rythme est volontairement lent, l'auteur distille avec un égal bonheur, monologues intérieurs, descriptions minutieuses et émotions sensorielles. Ce choix peut parfois dérouter mais c'est de cette narration que le livre tire sa force et sa beauté. Il faut se laisser porter par la poésie et l'imaginaire de Huong. Un roman enivrant et terriblement dépaysant qui mérite largement ce long et lent voyage au pays du hameau de la montagne.
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 23 mars 2012

    MachaLoubrun
    Duong Thu Huong signe un livre magnifique sur le climat de son pays, le Viêt-Nam une quinzaine d'années après la guerre.
    « Terre des oublis » est une plongée sensuelle dans les odeurs de cuisine, de peau, une description envoutante de paysages, de villes, du quotidien. On assiste à la préparation du riz gluant, on visite un bordel, un petit village de montagne, on dîne à la table de petits notables, on voyage complètement charmé tout en suivant intensément le drame amoureux qui se noue.
    Mien, veuve de guerre, s'est remariée avec Hoan. Elle vit heureuse avec lui et leur petit garçon. Mais Bon, son premier mari, n'est pas mort et il surgit de la jungle ! La pression est forte dans une société meurtrie par un conflit au cours duquel tant de familles ont perdus un fils. Alors Mien quitte son riche mari pour retrouver la vie commune avec Bôn dans un misérable logis. C'est l'éternelle histoire d'un gamin parti faire la guerre à peine marié. Il a sacralisé les rares moments magiques passés avec Mien qui lui ont permis de tenir le coup mais il n'a plus de recul face aux nombreuses années écoulées. Il s'obstine à vouloir retrouver l'intensité des jours heureux, en vain…
    Duong Thu Huong alterne les récits des trois personnages, remonte le fil de leurs trajectoires. Ils souffrent mais ploient sous le regard social dans une tension et une moiteur étouffante. Chacun à sa manière aime l'autre et souhaite plus que tout conserver sa dignité au détriment de son propre bonheur.
    Un roman inoubliable.
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    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 14 juin 2012

    oops
    Dans un village de Montagne appelé le Hameau, au Vietnam vit Miên dans les années 70. Elle vit depuis sept ans avec Hoan un riche propriétaire terrien avec lequel elle est mariée et dont elle a eu un petit garçon. Une fin d'après midi alors qu'elle rentre chez elle, une foule bourdonnante entoure sa maison. Quand elle entre, un homme qu'elle ne reconnaît tout d'abord pas tant il on dirait une âme errante l'attend , il dit qu'il est son mari Bôn et qu'il est revenu. C'était son mari, quatorze ans plus tôt, son avis de décès est arrivé cinq ans après son incorporation dans l'armée, elle a épousé Hoan son nouveau mari deux ans après comme le veut la tradition. Piégée, Miên doit accomplir son devoir face à l'opinion et faire honneur à son premier mari, ce soldat qui s'est sacrifié pour son pays, elle quitte sa vie confortable pour une vie de dénuement et d'abnégation. Chacun leur tour, à travers de courts chapitres, les voix des trois vies bouleversées racontent leurs sentiments, leurs frustrations et les circonstances qui font que leur vie est devenue ce qu'elle est. Une haine lancinante s'installe entre les trois individus engoncés dans des traditions morales d'un autre temps. La complainte des uns et des autres est bercée par une écriture envoûtante qui décrit une nature luxuriante, qui transmet des proverbes ancestraux, qui touche par sa poésie lumineuse comme pour masquer tous les principes politiques et moraux absurdes auxquels le peuple ne peut échapper. L'auteur nous fait découvrir l'après guerre au Vietnam un pays où la liberté individuelle à encore du chemin à faire pour trouver sa place.

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par Malivriotheque, le 21 mai 2014

    Malivriotheque
    En rentrant chez elle un soir, Miên découvre un visage qu'elle n'avait plus revu depuis quatroze ans : celui de son premier mari Bôn, disparu à la guerre. L'effroi s'insinue en elle : elle s'est depuis remariée et a eu un enfant, mais l'honneur voudrait qu'elle revienne auprès de son premier mari qui s'est sacrifié pour le pays. Par devoir, elle retourne auprès de Bôn qu'elle abjecte, laissant derrière elle Hoan, son deuxième mari, tout aussi désespéré qu'elle…
    Tout ça pour ça ? Ce livre n'est pas un roman, c'est une fresque de tergiversations sans fin et répétitives ! L'écriture est extrêmement féminine, avec les pensées des personnages (retranscrites en italiques presque tous les deux paragraphes) telles les élucubrations d'une femme sur les sentiments. Je ne dis pas que les hommes n'ont pas de sentiments, ni de pensées intimes, mais la présentation qu'en fait l'auteur, avec des envolées lyriques et passionnées telles un Harlequin (« Elle ne m'aime pas, mais moi je l'aime, ô mais que je t'aime ! Comment faire pour qu'elle m'aime ? Je vais lui construire une cuisine et elle va m'aimer, c'est sûr ! »), est lourdissime, voire digne d'un « bon » chick-lit pour les nanas en mal d'amour ou d'aventures légères (soyons honnêtes : le lectorat masculin de ce genre n'a rien à voir avec la foule générée par un match de foot).
    C'est un livre extrêmement long, qui radote à outrance, qui contient des centaines et des centaines de pages qui ne font rien avancer au schmilblick (apprécions tout particulièrement les chapitres sur la verge en froid de Bôn, ou ceux sur les prostituées que se farcissent pendant des jours Hoan et son acolyte du moment Cang). Quant aux répétitions, notons que l'auteur a souhaité sur 200 pages que nous comprenions bien le problème au cœur de l'intrigue (« Quatorze ans que je ne l'ai pas vu ! Oui, quatorze ans ! Mais je ne l'aime plus après quatorze ans, tout le monde a bien changé en quatorze ans. Mais même après quatorze ans je me dois d'être là, même si je croyais qu'il était mort il y a… Combien, quatorze ans ? Oui, quatorze ans !!! »), s'assurant sur plus de 300 pages que nous suivons bien que Bôn a des soucis érectiles, ou encore pendant 700 autres, soit l'intégralité du livre, que :
    1. Bôn veut récupérer sa femme, mais qu'elle ne l'aime plus, mais il faut qu'elle l'aime, même si elle a eu un autre mari, mais qu'il doit lui faire un enfant pour la coincer définitivement, et qu'après elle l'aimera c'est sûr, mais elle a déjà un mari, mais lui l'aime, etc. ;
    2. Miên n'aime plus Bôn mais l'honneur ne la lâchera pas tant qu'elle ne retournera pas chez lui, mais elle aime Hoan, mais elle doit servir son premier mari, payer sa dette, vivre une vie d'abnégation, oublier son enfant, mais Hoan lui manque, mais non il faut rester avec Bôn, mais il la dégoûte, mais même en le quittant elle revient vers lui et l'aide quand même, elle lui pardonne sa tentative de meurtre, mais elle le déteste, il pue, il est moche, mais il faut quitter Hoan, etc. ;
    3. Hoan laisse Miên partir, pas le choix, il n'a rien à dire, mais il l'aime c'est sûr, mais pourquoi ne prend-t-elle pas son argent ? Que la vie est injuste, je l'aimerai toujours, elle souffre, je souffre, pourquoi souffrons-nous ? etc.
    Certes, cette histoire offre un « bref » (euphémisme) aperçu des questions d'honneur dans le Viêtnam d'après-guerre (et peut-être, sans doute même, encore en vigueur aujourd'hui), avec ses coutumes et ses valeurs. Mais il nous présente également la femme comme objet pur et simple de l'homme (combien de fois y a-t-il écrit « tu es ma femme, la mienne, à moi ! » ?), comme l'incarnation de l'abnégation et du sacrifice tandis que nous assistons à des viols constants. L'honneur, la droiture sont soi-disant des vertus mais les hommes trompent constamment leur femme, Bôn réclamant sa première épouse après en avoir abandonné lui-même une deuxième en chemin, juste pour récupérer la première, Hoan s'envoyant au septième ciel avec des prostituées parce que sa femme lui manque et que son membre le travaille (« non mais j'aime Miên, elle me manque vraiment, hein ! ») alors qu'il ne fait rien pour la sortir des griffes des convenances et du qu'en dira-t-on.
    Au final, on n'assiste pas à un mauvais roman, mais plutôt à une histoire qui tourne en rond, qui trouverait d'ailleurs plus facilement sa solution en Europe et qui du coup nous semble trop tergiversée pour qu'au final on parvienne au résultat qu'un Européen aurait trouvé au bout de trois pages. Les couleurs locales sont parfois dures à appréhender et apprécier.
    Néanmoins, toutes les parties descriptives de la Nature sont très belles, la traduction est réussie, le vrai lyrisme est au rendez-vous. Malheureusement, ce n'est pas sur ces points que se concentre ce bouquin…

    Lien : http://livriotheque.free.fr/#!xhr_find_book.php?nom=109&titre=160
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 26 mars 2011

    [Incipit.]

    Une pluie étrange s'abat sur la terre en plein mois de juin.
    D'un seul élan, l'eau se déverse à torrents du ciel, la vapeur s'élève des rochers grillés par le soleil. L'eau glacée et la vapeur se mêlent en un brouillard poussiéreux, aveuglant. Une odeur acre, sauvage, se répand dans l'air, imprégné de la senteur des résines séchées, du parfum des fleurs fanées, des relents de salive que les oiseaux crachent dans leurs appels éperdus à l'amour tout au long de l'été et de la fragrance des herbes violacées qui couvrent les cimes escarpées des montagnes. Tout se dilue dans les trombes d'eau.
    Brusquement, la pluie s'arrête, le vent tombe. L'eau dévale les ravins, la végétation gorgée d'humidité recommence à cuire dans la chaleur. Un soleil conquérant surgit de derrière les nuages dans le bleu intense du ciel. Comme après une longue séparation, le désir de la terre et de la forêt s'enflamme aveuglément, brûle de jalousie tous les êtres pris de frénésie amoureuse. Effrayés par le soleil, les papillons se terrent dans les anfractuosités. Les malheureuses abeilles cessent de rechercher le pollen.
    Dans le silence étouffant, seules les fleurs de bananiers éclatent, flamboient comme si leur éclat pourpre voulait échapper à la moiteur étouffante, s'évaporer dans l'air, s'envoler vers les nuages.
    Mien s'est réfugiée dans une grotte en compagnie des femmes du Hameau de la Montagne *. Elle se sent fiévreuse, se touche le front, le trouve glacé. Son coeur bat la chamade. Furtivement, elle pense, angoissée, à son fils.
    Serait-il tombé dans la jarre d'eau ? Aurait-il reçu une tige effilée dans l'œil ? Non, non... Tante Huyên est très méticuleuse, elle surveille chaque pas que fait l'enfant. La figure du petit est trop rayonnante, il ne peut rien lui arriver de mal. Mon fils a un visage radieux de bonté, les démons comme les génies le protégeront.
    Elle n'a plus peur pour son fils. Elle continue néanmoins d'être fébrile, angoissée. Quel malheur l'attend au bout du chemin ?
    «Assez, rentrons. C'est un jour sans.»
    Mien interrompt le silence.
    Personne ne répond. Les femmes restent debout, serrées les unes contre les autres, regardant le ciel. Elles viennent d'effectuer la première sortie en forêt de l'année pour récolter le miel. Dès l'aube, la malchance les a frappées. À peine sur la montagne, l'une d'elles s'est tordu la cheville en tombant. Elles ont dû la soutenir jusqu'au poste de garde. Elles avaient franchi deux montagnes quand la pluie s'est abattue sur elles. Maintenant, le sol exhale la fièvre. La chaleur jaillit des ruisseaux, des sentiers jonchés de feuilles pourries. La chaleur s'évapore des feuilles et des fleurs écrasées, arrachées par la pluie, plaquées au pied des arbres. Tout empeste.
    «Rentrons», presse Mien.
    Une jeune fille pointe le doigt vers l'ouverture de la grotte :
    «Tu veux que les serpents nous attaquent ? Ouvre grand tes yeux et regarde !»
    Mien reste silencieuse. Elle n'a pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir qu'en cet instant les serpents rampent à travers les sentiers, s'élancent dans les arbres, se suspendent aux branches, prêts à attaquer leurs proies. Des lézards claquent la langue sur le plafond de la grotte. Mien sursaute, lève la tête. Une femelle serpent attendant la ponte, étouffée par la chaleur ambiante, pourrait bien se jeter sur elles et les piquer au front. Une femme corpulente bat les fourrés devant la grotte, se retourne et dit :
    «Prenez chacune un bâton, au cas où les serpents nous chargeraient en bande.»
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  • Par carre, le 08 juin 2012

    La femme est plus clairvoyante que l’homme sans doute justement grâce à ce fond obscur de son âme où l’intelligence s’arrête, où l’intuition érige ses antennes invisibles mais efficaces.

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  • Par clarinette, le 15 janvier 2009

    La jalousie et la rancoeur, comme un instinct imprègnent en permanence l'esprit des paysans. La médiocrité et la bassesse recèlent une force supérieure à celle des gens d'honneur car elle ne connaissent ni loi ni règle, ne dédaignent aucun mensonge, aucune fourberie. De tout temps, quiconque vit dans les villages et les communes doit obéir sans discuter à la volonté silencieuse des masses s'il ne veut pas être isolé, attaqué de tout les côtés. "Les décrets royaux cèdent le pas aux coutumes du village." Les femmes qui s'opposaient aux masses ont toujours dû quitter le village pour vivre d'expédients ou se prostituer dans les villes. Même après être parties, quand elles reviennent, elles subissent des pressions impitoyables que le temps n'adoucit jamais. La loi formellement inscrite dans les textes n'a aucune valeur, aucune force face à cette loi invisible, jamais promulguée.
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  • Par Under_The_Moon, le 15 mai 2014

    L'homme n'est pas une autruche. Il doit faire face à la vie, qu'elle soit heureuse ou malheureuse, riche ou misérable, paisible ou périlleuse. Dieu a donné à l'homme de marcher debout, contrairement aux bêtes, pour lui permettre de regarder droit devant.

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  • Par l-ourse-bibliophile, le 04 avril 2013

    La curiosité des gens n'est pas aussi innocente que vous le dites. Elle s'accompagne toujours de préjugés, de cruauté. Souvent, elle tue, un homme, un amour. Elle détruit une famille sans risquer le tribunal ou la prison. Elle n'a même pas de visage sur lequel on puisse cracher... Ce qu'on appelle la curiosité, l'opinion, la rumeur de la foule, est une chose invisible et pourtant terrifiante.

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Vidéo de Duong Thu Huong

Duong Thu Huong, Les collines d'eucalyptus .
Lorsque Duong Thu Huong, romancière vietnamienne, parle de son livre Les collines d'eucalyptus ( éditions Sabine Wespieser) et du destin d'un adolescent fugueur, c'est tout le Viet nam qu'elle évoque. Et l'ancienne combattante anti-colonialiste, aujourd'hui dissidente et exilée, ne mâche pas ses mots. Entretien Dominique Conil, video de Nicolas Serve.








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