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> Francis Ledoux (Traducteur)
> Alan Lee (Illustrateur)

ISBN : 2267011255
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2003)


Note moyenne : 4.49/5 (sur 1587 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l'Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d'autant plus difficile à combattre qu'elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la miss... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Pasdel, le 15 décembre 2013

    Pasdel
    Lu assez tard dans l'adolescence, je n'y ai pas échappé malgré tout. Comme bon nombre d'entre vous, j'ai franchi le seuil de cette communauté de demi-portion, beatniks qui passent leur temps à fumer de l'herbe, manger et boire, aux maisons écolos planquées sous la terre, et où une sorte de Jacques Lanzmann en manque d'aventure a eu l'outrecuidance un jour de ramener un anneau doré, alors qu'il eut été plus simple d'emprunter la cape d'Harry.
    Et puis un jour, un fou, le roi du 14 juillet, maître des pétards et des fusées, vient vous annoncer qu'il faut détruire cet anneau. Tu entends ça mon Précieux, il veut détruire l'anneau. Alors en route, pour l'aventure par le GR 20 et autres chemins de randonnées, pas besoin de GPS, il paraît que Grand Pas connaît le chemin, en route on doit passer par l'hôtel cinq étoiles d'Elrond, où plusieurs camarades de jeu nous attendent.
    Il y a Gimli, tout droit échappé de la bande à Blanche-Neige, il y a Légolas, sorte de José Bové avec les collants de Robin des Bois, à côté de lui Guillaume Tell et sa pomme, c'est du cinéma. Avec son arc Légolas il te transforme la pomme en marmelade et encore il l'étale sur le pain. Il y a Boromir, courageux, intrépide, mais je crois qu'il veut mon Précieux celui-là, alors méfiance. Il y a Sam, Pippin et Merry de la bande des demi-portions comme moi. Et puis il y a The Big Chief, Gandalf, tu sais celui qui veut te détruire mon Précieux. Il paraît que c'est un magicien, il est tellement vieux qu'il est tout gris.
    Ensemble on va connaître des aventures, mieux qu'à Disneyland. Mais y a plein d'embêtant sur la route, il y a les Nazguls, ça va ils sont pas nombreux mais alors qu'est ce qu'ils sont collants ceux-là. Il y a aussi des orques (même qui font pas de musique ceux-là) mais alors qu'est-ce qu'ils sont pas beaux et grognons en plus, tu sais même Raymond et Huguette sur M6 ils sont plus sociables.
    Et puis en face, il y a l'œil, un seul mais alors quel œil, il nous surveille mon Précieux. Il dit que tu lui appartiens. Même pas vrai hein mon précieux.
    Enfin, on a quitté le Club Med, vive l'aventure, les nuits à la belle étoile, les feux de camps, le scoutisme. On fumera notre herbe, Gandalf nous racontera des histoires, il en connaît beaucoup. Sa préférée, c'est l'histoire d'un groupe qui doit détruire un anneau, elle s'appelle La communauté de l'anneau, c'est un joli titre Mon Précieux, qu'est-ce que t'en penses?
    Ah, tu es toujours là mon Précieux, j'ai eu si peur de te perdre! Tu sais, il s'en est passé des choses depuis la dernière fois. Notre grand G. O nous a quitté à la Moria. On était tous là. Quand il est mort le Gandalf, tous ses amis, tous ses amis, tous ses amis pleuraient. Alors, on a pris nos petites jambes à notre cou et on a détalé, mon Précieux, en huit secondes chrono ils étaient plus là. Ni orques, ni gobelins, ni gobe personne tellement on a couru vite. Mais avant on les a taillés, de la chair à pâté, des vraies rillettes 100% pur porques...
    Et là, à la sortie de la Moria, la moutarde me monte au nez. La moutarde forte c'est la Moria forcément. Les copains de Légolas nous ont invités chez eux. On a joué à Colin-maillard avec eux. J'sais pas si c'est du bio mais leurs arbres y sont chouette et bien vert, à mon avis Nicolas le jardinier y doit leur filer un coup de main. On était triste parce qu'on avait perdu notre papy, mais c'était super quand même. Y a pas à dire, les elfes, ils savent recevoir : apéro tous les soirs avec cacahuètes et biscuits. Mais un jour, je sais plus trop qui, quelqu'un a dit qu'il fallait repartir. On en avait marre de marcher, en plus nous les demi-portions on n'a pas de basket, alors on a pris des bateaux et les elfes nous ont offert plein de cadeaux. Tu sais mon Précieux, ils sont vachement sympas les Elfes, dommage qu'ils nous quittent tous, je ne sais plus où ils s'en vont, quelque chose comme le Havre je crois, enfin ils parlent tous d'un havre gris, ça doit être beau pour qu'ils veuillent tous y aller.
    Je ne sais pas pourquoi, mais depuis notre départ, Aragorn est toujours triste, il a dû oublier quelque chose chez la dame de Haute Forêt. Ah si seulement Gandalf était encore là pour nous raconter des histoires.
    J'ai oublié de te dire quelque chose d'important mon Précieux, à cause de Boromir, on s'est tous fâchés. On n'est plus copain, mais alors plus du tout. Il voulait t'avoir mon Précieux, tu vois je te l'avais dit, il voulait être calife à la place du calife. Mais y a déjà Iznogoud sur le coup ça suffit.
    Alors tu vois, on est désormais chacun de notre côté. Moi je suis avec mon pote Sam. On s'est disputé tous les deux, mais Non ! Rien de rien, Non ! Je ne regrette rien, C'est payé, balayé, oublié, Je me fous du passé ! Avec mon Sam, J'ai allumé le feu, Mes chagrins, mes plaisirs, Je n'ai plus besoin d'eux ! Merry et Pippin sont ensemble (façon de parler car c'est pas très gaie), Aragorn, Gimli et Légolas aussi et Boromir ben, lui, il est tout seul dans son bateau avec son grand cor tout cassé entraîné par le courant, et y a même pas de rames en plus. Heureusement je crois qui sait nager.
    Tiens, il paraît que le Gandalf il est pas mort. Quel farceur ce Gandalf, en plus, y paraît qu'il est plus gris mais tout blanc, un coup de Calgon dans sa machine à laver je crois. Un Gandalf flambant neuf sans tâches, tu te rends compte mon précieux.
    Merry et Pippin sont plus écolos que jamais, ils se sont mis à parler avec les arbres. Ils ont encore dû fumer de la mauvaise herbe de chez Marie Jeanne. Ca fait des lustres que c'est la branche illuminée de la famille ces deux-là ! Ils te fumeraient le tapis de bain en un tour de main et la liquide vaisselle aussi hein moumoune. Ah oui, je te l'avais pas dit, c'est mes cousins, en fin cousin par une tante de la mère, d'une cousine Brandebouc à moins que ce soit par un frère d'un cousin Touque, enfin c'est compliqué la généalogie chez les fromagers de la Comté, on est complétement fondu, râpé du ciboulot.
    Il faudra que l'on fasse très attention mon précieux, il y a un vieux pote à tonton qui nous suit. Je ne connais pas la marque de son déo, mais qu'est ce qu'il fouette le poisson. Il paraît qu'il est fortiche en charade, il va remplacer le Père Fouras cet été. Mais c'est un mauvais perdant, tonton il l'a battu aux énigmes il y a quelques années dans une boîte de nuit au cours d'une surboum. C'est qu'il est plus tout frais le Gollum, je crois que c'est comme ça qu'il s'appelle. C'est bizarre comme nom, il a plutôt une tête à s'appeler j'sais pas moi, tient au hasard Sméagol. Ouaih Sméagol illiko un euro !
    Et comme dit le grand elfe Jijigé : Nous on continue d'avancer, et même si le temps presse, même si Gollum court, si les Nazguls qu'on nous laisse, me hantent nuits et jours, et même si l'on m'arrête, ou s'il faut briser des murs, en soufflant dans les trompettes, ou à force de murmures, j'irai au bout de mes rêves, tout au bout de mes rêves, où l'anneau s'achève
    Tout au bout de mes rêves…..
    Et voilà mon Précieux, nos aventures sont finies. On en a vécu des choses ensembles. Dommage que j'avais pas pris mon appareil photo, mais bon, il paraît qu'ils ont fait un film de nos aventures. Tu te rends compte mon Précieux, un film. On pourra se voir à la télé après le journal de Claire Chazal. Ah si Bilbon était encore là, je crois qu'il serait fier, lui qui voulait tant écrire un livre. Il me manque tonton, j'espère qu'il est heureux avec les Elfes.
    Toi aussi tu me manques mon Précieux. Quel combat avec cet affreux puant comme l'appelait Sam. Pour ça, il avait du mordant ce Gollum! Ce cher Sam, c'est grâce à lui que je t'écris mon Précieux. C'est lui qui a tué Arachné avec le baygon jaune des elfes, c'est encore lui qui m'a délivré des orques du borgne. Tu te souviens mon Précieux comme il était content quand il a vu les oliphants, un vrai gosse.
    Quelle belle région que le Mordor, et Faramir qui voulait pas qu'on y aille. Faramir, c'est le frère à Boromir, un chic type, il s'entend pas trop avec son vieux, mais y est toujours prêt à faire une boum avec les potes à Sauron. On aurait dû prendre notre guide Michelin pour visiter Cirith Ungol, mais avec ces Nazguls qui n'arrêtaient pas de nous embêter, toujours sur notre dos ceux-là. Qu'est-ce qu'ils peuvent être taquins, toujours prêt à faire une blague. Qu'est-ce qu'on a pu jouer à cache-cache avec eux!
    Tu sais pas mon précieux, il paraît qu'Aragorn, c'est un prince ou un roi, enfin un truc comme ça et il nous l'a jamais dit le vilain garnement, quel cachotier ! C'est un descendant des dîners de nains ou des Dunédins, je ne sais plus. Tu vois mon précieux, je vieillis aussi.
    À la fin, on a fait un super concert, on avait même invité Sauron. Ouah, il y avait du monde, pire qu'à la fête de la musique, mais finalement les musiciens ne sont pas venus et ça s'est fini comme souvent en bagarre générale. Gimli s'est régalé, c'est qu'il aime ça le nain quand ça cogne, on l'a surnommé l'inspecteur Harry notre petit lutin grognon. Légolas lui, il te faisait de la marmelade avec son arc, heureusement qu'il n'était pas Cupidon sinon il aurait plein d'amoureux derrière lui.
    Et si tu avais vu Gandalf en majorette, sa canne virevoltait dans tous les sens, envoyant des éclairs, un véritable gourmet ce magicien, les orques n'ont pas apprécié eux, ils sont pas aussi raffinés que nous c'est pour ça aussi, ce sont surement des orques de barbarie …
    Mais bon c'est fini, on a rejoint notre groupement baba-cool, on va pouvoir à nouveau fumer, manger et faire la fête, on invitera Carlos et Annie Cordy. Ah c'était le bon temps, tonton était encore là, qu'est- ce qu'on pouvait rire avec lui, quand il enfilait l'anneau et qu'il disparaissait.
    Voilà, c'est fini
    C'est fini...hum, c'est fini
    Mais maintenant je suis guéri, je ne suis plus dépendant de l'anneau, tout va bien hein Mon Prrrrrécieeeuuuux......
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 20 mai 2012

    Walktapus
    Chef d'oeuvre intemporel ou livre raté ?
    Difficile de trancher. Le Seigneur des anneaux est bourré de défauts qui n'en rendent pas la lecture facile. Un début très très long, sans enjeu, où il ne se passe rien (et pourtant il en a mis dans les annexes). Des voyages interminables bourrés de descriptions à n'en plus finir. Plein d'allusions obscures à des événements qui ont eu lieu dans un passé révolu. Des chapitres entiers où on raconte des histoires situées bien bien loin de là. Des chansons à tout bout de champ, certaines dans des langues qui n'existent même pas. Des péripéties parfois fort longues qui n'apportent absolument rien à l'histoire. de temps en temps on laisse en plan (et dans la mouise) certains personnages principaux, et on est sans nouvelles d'eux pendant 200 pages. Et les personnages féminins se comptent sur les doigts d'une toute toute petite main. Et puis le dénouement de l'histoire arrive bien avant la fin du livre !
    Bref tout ce que, dans n'importe quel atelier d'écriture, on dirait de ne pas faire, Tolkien le fait.
    En revanche, il y a la merveille d'un univers riche d'une géographie, d'une histoire, d'une mythologie, d'une magie et d'une poésie, dont on ne trouve pas d'autre équivalent en littérature. On a une histoire profonde qui se dévoile peu à peu, dont les brins sont liés, avec de l'humour, du suspens, de la terreur, de la grandeur, du don de soi, de l'abjection, du désespoir, de l'émerveillement. Et cette nostalgie, cette sensation de déclin. On a aussi des combats épiques, de l'héroïsme comme on n'osait plus en faire plus depuis le moyen-âge. Tout ça au prix d'un manichéisme certain, il est vrai (et puis Tolkien est d'un réac !)
    J'ai remarqué que ceux qui le lisaient tôt (c'est mon cas) avaient beaucoup plus de chances d'adorer, peut-être parce qu'à cet âge là on ne sait pas à l'avance ce qu'un «bon» bouquin est sensé être et qu'on est plus ouvert aux choses moins formatées.
    Mais la plupart des lecteurs se sentent amplement récompensés, à la fin du livre, des efforts qu'ils ont du faire au début, quand ils ont tenu assez longtemps, et finalement, je pense que tous ces défauts participent au résultat, à la magie du livre. Que serait un Seigneur des anneaux sans tout ça ? Une oeuvre fade.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 21 octobre 2012

    lecassin
    C'est à la suite du succès de « bilbo le hobbit » paru en 1937, et sur l'insistance de son Éditeur que John Ronald Reuel Tolkien décide de publier « Le seigneur des anneaux » en 1954. Un conte de fées pour adultes, dira-t-il… A-t-il jamais été conscient à la parution de ce que je considère comme son chef d'œuvre qu'il venait de jeter les bases d'un genre nouveau : l'héroic fantasy.
    On parle souvent de la trilogie du « Seigneur des anneaux »… A tort, puisque le texte a été conçu, d'un seul tenant. Quoiqu'il en soit, les éditions successives furent bien divisées en trois volumes : « La Communauté de l'anneau » , « Les deux tours » , et « le Retour du roi ».
    « La communauté de l'anneau » est pour ma part le plus riche des trois volumes par sa diversité. Outre un prologue destiné à présenter le peuple des « Hobbits », leurs mœurs, leurs habitudes et leur joie de vivre ; ainsi qu'un rapide retour sur le passé de Bilbon Sacquet, ce premier volume contient les deux premiers livres sur les six que contient l'œuvre.
    On assiste à la fête d'anniversaire de Bilbon Sacquet : cent-onze ans ! Alors que la fête bat son plein, celui-ci disparaît… Frodon Sacquet héritera de tous ses biens, y compris d'un fort bel anneau dont Gandalf le Gris, un magicien ami des Hobbits, lui révélera qu'il s'agit de « l'Anneau Unique » que Sauron, le Seigneur des Ténèbres a perdu dans les temps anciens et qui le rendrait invincible s'il venait à le retrouver.
    Frodon n'est plus en sécurité, et sur les conseils de Gandaf, il quitte son pays, La Comté. Il ne partira pas seul. Son jardinier Sam Gamegie et son ami Peregrin Touque (Pippin)seront également du voyage…Mériadoc Brandebouc (Merry)se joindra bientôt à eux…
    Ils rencontreront les cavaliers noirs de Sauron, traverseront la Vieille Forêt et les hauts de Galgals sans encombre. Ils feront également la connaissance de l'énigmatique Tom Bombadil, mais aussi et surtout celle de « Grands-pas » un ami de Gandalf qui s'avèrera un personnage bien plus important qu'il n'y paraît à ce moment de l'épopée. La Confrérie de l'anneau » est entrain de se constituer.
    Devant la trahison de Saroumane le blanc, un magicien, il devient évident à la confrérie naissante que la seule solution pour éviter qu'un malfaisant ne prenne possession de l'Anneau est de le détruire en l'amenant au cœur du Mordor, pays de Sauron, et en le jetant dans la lave des Crevasses du Destin, là où il fut forgé. La communauté se met en route…
    « La communauté de l'anneau » se passe de commentaires… Une première partie foisonnante … une construction de l'intrigue qui ne l'est pas moins, à la rencontre de magiciens, d'Elfes, de Nains… Magistral !
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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 11 septembre 2014

    Junie
    J'ai beaucoup d'affection pour JRR Tolkien, ce vieux professeur pétri de culture et d'érudition qui décide dans les années cinquante de suivre l'exemple d'un autre génie, Lewis Carroll, et d'écrire des récits où l'imagination est reine.
    L'un est mathématicien, l'autre est philologue. tous deux ont enseigné à Oxford, bastion des traditions anglaises et du savoir des élites.
    Ils mènent une carrière exemplaire puis connaissent une célébrité mondiale en écrivant des contes de fées, remplis de personnages qu'on croirait sortis d'un tableau de Jerôme Bosch. Des monstres hideux, des rois et des reines, des lapins qui parlent et des arbres qui marchent, des enfants pleins de curiosité, qui veulent vivre des aventures, des magiciens, des animaux surnaturels, un monde plein de dangers où la mort nous guette, des sortilèges, des énigmes...
    Pour s'en sortir, il faut être le plus malin, le plus habile, le plus courageux, mais surtout le plus innocent.
    Soyez comme Alice, comme Frodon, allez sans crainte et affrontez toutes vos peurs, en pleine lumière ou au fond des ténèbres, si vôtre âme est claire et votre coeur brave.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 28 juillet 2011

    Aline1102
    J'ai lu "Le seigneur des anneaux" pour la première fois à l'âge de 10 ans. Depuis, je le relis chaque année. C'est dire combien cette histoire m'a plu!
    Voilà tout d'abord un petit résumé des trois volumes:
    Résumé de La Compagnie de l'Anneau
    Le Hobbit Frodon Sacquet hérite de son oncle Bilbon un anneau magique. Celui-ci se révèle être l'Anneau Unique forgé par Sauron dans les feux de la Montagne du Destin, en Pays de Mordor. Sauron recherche cet anneau et a envoyé les Nâzgul, spectres de l'Anneau, à la poursuite de Frodon. Celui-ci, suivant le conseil de Gandalf le magicien, fuit la Comté en compagnie de ses amis Samsagace Gamegie et Peregrin Touque.
    Après de nombreuses aventures plus terrifiantes les unes que les autres et une heureuse rencontre avec Tom Bombadil, Frodon, Sam, Pippin et Merry atteignent Bree, où ils doivent retrouver Gandalf. Mais le magicien n'est pas là et les Hobbits doivent placer toute leur confiance en Grand-Pas, un Rôdeur ami du magicien. Celui-ci veut les amener à Fondcombe, la demeure du Semi-Elfe Elrond. En chemin, Frodon est poignardé par les Nâzguls et seule la puissance d'Elrond parviendra à le sauver in extremis.
    S'ensuit le Conseil d'Elrond, où Frodon retrouve Bilbon et Gandalf. L'histoire de l'anneau est alors révélée à tous les participants (ainsi que celle de Grand-Pas, qui est en fait Aragorn, l'héritier du trône du Gondor) et, après de nombreuses discussions, une Communauté de l'Anneau, composée de neuf personnes représentant toutes les races des Terres du Milieu est alors créée.
    Lors de son passage dans la Moria, ancien royaume des Nains, Gandalf est entraîné dans un gouffre par un Balrog de Morgoth. Les Compagnons continuent sans lui et trouvent refuge en Lothlórien. Galadriel leur fournit des embarcations avec lesquelles ils pourront traverser le fleuve.
    Alors qu'ils font halte afin de décider quel chemin prendre ensuite, la Compagnie est attaquée par une bande d'Orques et d'Uruks-Hai. Boromir, qui s'était éloigné pour tenter de voler l'Anneau à Frodon est tué alors qu'il défend Merry et Pippin. Ces deux derniers sont enlevés par les Uruks. Frodon, quant à lui, parvient à s'enfuir : il compte se rendre seul en Mordor. Mais Sam, son fidèle serviteur, ne l'entend pas de cette oreille et l'accompagne.


    Résumé des Deux Tours
    Aragorn, Legolas et Gimli rendent les derniers hommages à Boromir avant de poursuivre les Uruks et de secourrir les deux jeunes Hobbits. Durant leur poursuite, ils rencontrent les Cavaliers du Rohan, fiers guerriers dirigées par Eomer, qui sollicite l'aide de nos trois héros dans sa lutte pour défendre son Roi et les informe que les Uruks-Hai ont été tués durant la nuit par es cavaliers. Les trois Compagnons partent tout de même à la chasse aux indices, afin de connaître le sort des Hobbits. Arrivés à l'orée de la forêt de Fangorn, ils rencontrent un homme qu'ils prennent d'bord pour le traître Saroumane, avant de se rendre compte qu'il s'agit de Gandalf, revenu de la mort et devenu Magicien Blanc. Celui-ci les accompagne à Edoras, fief des Rohirrim. Là ; ils devront libérer l'esprit du Roi Théoden de l'emprise de Grima et de Saroumane, et aider les Cavaliers dans leur guerre contre les troupes de Saroumane lors de la bataille du Gouffre de Helm.
    Pendant ce temps, Merry et Pippin ont profité du chaos provoqué par l'attaque du Rohan pour échapper aux Urks et aux Orques. Ils se retrouvent dans la forêt de Fangorn, où ils rencontrent l'Ent Sylvebarbe. Grâce à l'intervention des Hobbits, Sylvebarbe et les autres Ents peuplant la forêt de Fangorn partent à l'assaut de l'Isengard, fief de Saroumane. le traître est fait prisonnier dans Orthanc. Alors que Saroumane tente de charmer ses geôliers par le pouvoir de sa voix, Grima, venu rejoindre Saroumane, lance un Palantir du haut d'Orthanc. Pippin, torturé par la curiosité, va s'emparer du Palantir et apercevoir les plans de Sauron pour détruire le Gondor. Gandalf se rend au plus vite dans la Cité Blanche, afin de prévenir l'Intendant du danger. Il emmène Pippin avec lui.
    Frodon et Sam, en route vers le Mordor, rencontre Gollum et le font prisonnier. La créature s'est déjà rendue en Mordor et accepte de leur montrer le chemin vers la Porte Noire. Cependant, arrivés devant la forteresse de Sauron, les Hobbits se rendent compte qu'ils ne pourront pas passer par là. Gollum leur propose alors de leur montrer un chemin plus secret, que les Orques de Sauron n'empruntent pratiquement jamais. Nos deux Hobbits se retrouvent donc en Ithilien, où ils sont faits prisonniers par Faramir, le frère de Boromir, et ses hommes. Après réflexion, toutefois, Faramir décide de laisser partir les Hobbits et Gollum. Ce dernier conduit les Hobbits vers le chemin qu'il se proposait de leur faire prendre, et qui s'avère en fait être l'antre d'Arachnée, araignée géante et toujours affamée. Celle-ci pique Frodon, qui se trouve plongé dans un état de torpeur proche de la mort. Sam, croyant son maître mort, décide de prendre l'Anneau et de continuer le chemin vers le Mordor, afin de le détruire.


    Résumé du Retour du Roi
    Nous retrouvons Gandalf et Pippin à Minas Tirith, où Pippin est nommé Garde de la Citadelle. le Rohan décide de venir en aide au Gondor et prépare un immense rassemblement de cavaliers. Pendant ce temps, Aragorn, Gimli et Legolas se rendent dans les montagnes afin d'y demander l'assistance de l'armée fantôme maudite par Isildur. Grâce à cette aide inattendue, le Gondor résiste à l'assaut des troupes de Sauron. Deux faits marquants ont lieu pendant cette bataille : Théoden meurt écrasé par son cheval Nivacrin, et le Roi Sorcier d'Angmar, chef des Nâzguls, est détruit par les efforts conjugués d'Eowyn et de Merry. Nos héros décident alors de se rendre devant la Porte Noire du Mordor et d'y défier Sauron.
    Dans le même temps, le corps de Frodon a été récupéré par des Orques d'une tour de garde du Mordor. Sam les entend dire que Frodon est toujours vivant et décide de les suivre pour aider son maître. Les Hobbits parviennent à s'échapper et entrent en Mordor. Après plusieurs jours passés à déambuler dans la cendre chaude et alors qu'ils sont épuisés, les Hobbits arrivent en vue de la Montagne du Destin, où l'Anneau Unique doit être détruit. Mais Frodon, sous l'emprise de l'Anneau, refuse de le jeter. C'est alors que surgi Gollum, qui mord le doigt auquel Frodon avait passé l'Anneau. Heureux d'avoir récupéré son « Trésor », Gollum danse au bord du gouffre, perd l'équilibre et bascule dans la lave. L'Anneau est détruit, ainsi que le Mordor et Sauron.
    Aragorn est couronné Roi du Gondor et épouse Arwen, fille d'Elrond. Les Hobbits rentrent chez eux et doivent « nettoyer » la Comté, où Saroumane et de mauvais hommes ont semé la zizanie.
    Après quelques années, Frodon décide de quitter la Comté et de se rendre aux Havre Gris avec Bilbon, Gandalf et les derniers Seigneurs Elfes. Là, ils s'embarquent vers Valinor, pour ne plus jamais revenir.

    Avec "Le seigneur des anneaux", J.R.R. Tolkien a créé la fresque de fantasy la plus complète et la plus réaliste. D'autant que le reste de ses ouvrages (la plupart publiés après sa mort par son plus jeune fils, Christopher Tolkien) vient compléter la légende du "Seigneur des anneaux".
    Voulant en savoir plus sur l'auteur, j'ai aussi lu, il y a quelques années, la très belle biographie de Tolkien, écrite par Humphrey Carpenter. Et cet ouvrage, qui m'a permis de mieux connaître Tolkien, m'a ammenée à apprécier encore plus ses livres. Car Tolkien n'était pas seulement un auteur à succès, c'était aussi un érudit, spécialiste de linguistique et de philologie. Et malgré cela, l'homme a su rester simple, jusqu'à sa mort.
    Un grand ouvrage à lire au moins une fois dans sa vie! Et un grand auteur, aussi...
    A découvrir aussi, les très belles adaptations ciné, réalisées par Peter Jackson.
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Citations et extraits

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  • Par steppe, le 04 novembre 2010

    L'Ent :
    Lorsque le printemps déroulera la feuille du hêtre et que la sève sera dans la branche,
    Lorsque la lumière sera sur la rivière de la forêt sauvage et le vent sur le front;
    Lorsque le pas sera allongé, la respiration profonde et vif l'air de la montagne,
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est belle !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque le printemps sera venu sur le clos et les champs, et que le blé sera en herbe,
    Lorsque la floraison, brillante neige, couvrira le verger,
    Lorsque l'averse et le soleil sur la Terre de fragrance empliront l'air,
    Je m'attarderai ici, et ne viendrai pas, car ma terre est belle.

    L'Ent :
    Lorsque l'Été s'étendra sur le monde, et que dans un midi d'or
    Sous la voûte de feuilles endormies se dérouleront les rêves des arbres ;
    Lorsque les salles de la forêt seront vertes et fraîches et que le vent sera à l'ouest ;
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est la meilleure !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Été chauffera le fruit suspendu et de son ardeur brunira la baie ;
    Lorsque la paille sera d'or et l'auricule blanche, et qu'à la ville arrivera la moisson ;
    Lorsque le miel coulera et la pomme gonflera,
    Je m'attarderai ici sous le soleil, parce que ma terre est la meilleure.

    L'Ent :
    Lorsque viendra l'Hiver, L'Hiver sauvage qui tuera colline et forêt ;
    Lorsque les arbres tomberont et que la nuit sans étoiles dévorera le jour sans soleil ;
    Lorsque le vent sera à l'est mortel, alors dans la cinglante pluie,
    Je te chercherai et je t'appellerai ; je reviendrai vers toi !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Hiver viendra et que les chants finiront ; lorsque les ténèbres tomberont enfin;
    Lorsque sera brisé le rameau stérile, et que seront passés la lumière et le labeur;
    Je te chercherai, et je t'attendrai, jusqu'à ce que nous nous rencontrions de nouveau ;
    Ensemble nous prendrons la route sous la cinglante pluie !

    L'Ent :
    Ensemble nous prendrons la route qui mène jusqu'à l'Ouest,
    Et au loin nous trouverons une terre où nos deux cœurs pourront avoir le repos.

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  • Par PierreMrdjenovic, le 13 octobre 2013

    Ils virent qu'ils n'avaient pénétré que de trois ou quatre milles dans la forêt : les têtes des arbres descendaient le long des pentes vers la plaine. Là, à la frange de la forêt, de hautes volutes de fumée noire s'élevaient en spirale pour venir flotter en vacillant dans leur direction.
    "Le vent tourne, dit Merry. Il est revenu à l'est. Il fait frais ici."
    "Oui, dit Pippin ; je crains que ce ne soit qu'un rayon passager et que tout ne redevienne gris. Quel dommage ! Cette vieille forêt hirsute semblait si différente au soleil ! J'ai presque eu l'impression d'aimer cet endroit."

    "Presque eu l'impression d'aimer la Forêt ! Voilà qui est bien ! C'est singulièrement bon de votre part, dit une voix étrange. Retournez-vous, que je regarde un peu vos visages. J'ai presque l'impression que vous m'êtes tous les deux antipathiques, mais pas de jugements hâtifs. Retournez-vous !"
    Une grande main noueuse se posa sur leurs épaules et les fit doucement, mais irrésistiblement pivoter ; puis deux grands bras les soulevèrent.
    Ils se trouvèrent alors regarder une figure des plus extraordinaires. Sa forme était semblable à celle d'un Homme, presque d'un Troll, de haute taille, quatorze pieds au main, très robuste, avec une haute tête et presque pas de cou. Il était difficile de discerner s'il était vêtu d'une matière ressemblant à une écorce verte et grise ou si c'était sa propre peau. En tout cas, les bras, à une certaine distance du tronc, n'étaient pas ridés, mais recouverts d'une peau lisse et brune. Les grands pieds avaient sept doigts chacun. La partie inférieure de la longue figure était couverte d'une vaste barbe grise, broussailleuse, presque rameuse à la racine, ténue et mousseuse à l'extrémité. Mais sur le moment, les hobbits ne remarquèrent guère que les yeux. Ces yeux profonds les examinaient à présent, lents et solennels, mais très pénétrants. Ils étaient bruns, traversés d'une lueur verte. Pippin devait souvent par la suite essayer de décrire la première impression qu'il en avait éprouvée.
    "On aurait dit qu'il y avait derrière un énorme puits, rempli de siècles de souvenirs et d'une longue, lente et solide réflexion ; mais la surface scintillait du présent : comme le soleil qui miroite sur les feuilles extérieures d'un vaste arbre ou sur les ondulations d'un lac très profond. Je ne sais pas, mais on avait l'impression d'une chose qui pousserait dans la terre – d'endormie, pour ainsi dire – ou qui se sentirait entre l'extrémité de la racine et le bout de la feuille, entre la terre profonde et le ciel, se serait soudain éveillée et vous considérerait avec la même lente attention qu'elle aurait consacrée à ses propres affaires intérieures durant des années sans fin."
    "Hrum, Houm, murmura la voix, une voix profonde comme celle d'un bois très grave. Très curieux, assurément ! Pas de jugements hâtifs, c'est ma devise. Mais si je vous avais vus avant d'entendre vos voix – je les ai aimées, de jolies petites voix ; elles me faisaient penser à quelque chose que je puis me rappeler – si je vous avais vus avant de vous entendre, je vous aurais simplement écrasés, vous prenant pour de petits orques, et j'aurais ensuite découvert mon erreur. Vous êtes très curieux, assurément. Racine et ramille, très curieux !"
    Pippin, quoique toujours étonné, n'avait plus de crainte. Il sentait, sous ces yeux, une curieuse incertitude, mais point de peur. "Qui êtes-vous, je vous prie ? demanda-t-il. Et qu'êtes-vous ?"
    Un regard bizarre se montra dans les vieux yeux, une sorte de circonspection ; les puits profonds étaient de nouveaux recouverts. "Eh bien, hrum, répondit la voix ; enfin, je suis un Ent, ou c'est ainsi qu'on me nomme. Oui, Ent, c'est le mot. L'Ent, que je suis, pour ainsi dire, dans votre façon de vous exprimer. Selon certains, mon nom est Fangorn ; d'autres disent Sylvebarbe. Sylvebarbe conviendra."
    "Un Ent ? dit Merry. Qu'est-ce que cela ? Mais comment vous nommez-vous, vous-même ? Quel est votre nom véritable ?"
    "Hou, voyons ! répliqua Sylvebarbe. Hou ! Ce serait tout dire ! Pas tant de hâte. Et c'est moi qui pose les questions. Vous êtes dans mon pays. Qui êtes-vous vous-mêmes, je me le demande ? Je ne vous situe pas. Vous ne semblez pas relever des anciennes listes que j'ai apprises dans mon jeune âge. Mais cela, c'était il y a bien longtemps, longtemps, et on en a peut-être fait de nouvelles. Voyons ! Voyons ! Comment était-ce ?

    Apprenez maintenant la science des Créatures Vivantes !
    Nommez d'abord les quatre, les gens libres :
    Aînés de tous, les enfants des Elfes ;
    Le Nain, fouilleur, sombres sont ses demeures ;
    L'Ent, né de la terre, vieux comme les montagnes ;
    L'Homme, mortel, maître des chevaux ;

    Hum, hum, hum.

    Le castor, constructeur, le daim, sauteur,
    L'ours, chasseur d'abeilles, le sanglier, lutteur ;
    Le chien courant est affamé, le lièvre peureux...

    Hum, hum.

    L'aigle dans son aire, le bœuf dans son pâturage,
    Le cerf couronné de bois ; le faucon est plus rapide,
    Le cygne le plus blanc, le serpent le plus froid...

    Houm, hum ; houm, hum, comment était-ce ? Boum tum, roum tum, roumty toum tum. C'était une longue liste. Mais de toute façon, il semble que vous ne cadriez nulle part !"
    "Il paraît qu'on a toujours été oubliés dans les anciennes listes et les anciennes histoires, dit Merry. Pourtant nous nous sommes promenés pas mal de temps. Nous sommes des hobbits."
    "Pourquoi ne pas faire un nouveau vers ? dit Pippin :

    Les hobbits semi-poussés, habitants des trous.

    "Mettez-nous parmi les quatre, auprès de l'Homme (les Grandes Gens), et vous y serez."
    "Heu ! Pas mal, pas mal, dit Sylvebarbe. Ca irait. Ainsi vous vivez dans les trous, hein ? Cela paraît très bien et convient parfaitement. Qui vous appelle hobbits, toutefois ? Cela ne me semble pas elfique. Les Elfes ont créé tous les anciens mots ; ce sont eux qui ont commencé la chose."
    "Personne d'autre ne nous appelle hobbits ; nous nous nommons ainsi nous-mêmes", dit Pippin.
    "Houm, houm ! Allons ! Pas si vite ! Vous vous nommez vous-mêmes hobbits ? Mais vous ne devriez pas aller le raconter à n'importe qui. Vous allez révéler vos propres noms réels, si vous ne faites pas attention."
    "Nous ne faisons pas attention à cela, dit Merry. En fait, je suis un Brandebouc, Meriadoc Brandebouc, encore que la plupart des gens m'appellent Merry."
    "Et moi, je suis un Touque, Peregrin Touque ; mais on me nomme généralement Pippin, ou même Pip.
    "Hum, vous êtes vraiment des gens irréfléchis, dit Sylvebarbe. Votre confiance m'honore, mais vous ne devriez pas être trop francs tout de suite. Il y a Ents et Ents, vous savez ; ou il y a des Ents et des choses qui ressemblent aux Ents, mais qui n'en sont pas, pour ainsi dire. Je vous appellerai Merry et Pippin, s'il vous plaît – ce sont de jolis noms. Car moi, je ne vais pas vous donner le mien, pas encore, en tout cas." Une curieuse expression mi-entendue, mi-humoristique se montra dans un scintillement vert de ses yeux. "D'abord ce serait un peu long : mon nom s'allonge sans cesse, et j'ai vécu très, très longtemps ; de sorte que mon nom est comme une histoire. Les vrais noms vous racontent l'histoire des choses auxquels ils appartiennent, dans ma langue, en vieil entien, pourrait-on dire. C'est une très belle langue, mais il faut très longtemps pour dire quoi que ce soit, quand on l'emploie, parce que nous ne nous en servons que pour parler des choses qui valent une longue narration et une longue écoute."
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  • Par Outremesure, le 11 janvier 2014

    Il était chaud quand je le saisis, chaud comme la braise, et ma main fut brûlée de telle sorte que je doute de jamais être débarrassé de la douleur. Mais au moment ou j'écris, il est refroidi, et il paraît se rétrécir, sans pourtant perdre sa beauté ni sa forme. Déjà l'inscription qu'il portait et qui au début était aussi claire que la flamme rouge s'estompe et devient à peine lisible. Elle est formée de caractères elfiques d'Eregion, car il n'y a pas en Mordor de lettres convenant à un travail aussi subtil; mais le langage m'est inconnu. Je pense qu'il s'agit d'une langue du Pays Noir, car elle est grossière et barbare. Quel mal elle énonce, je l'ignore; mais j'en trace ici une copie, de peur qu'elle ne disparaisse définitivement. Il manque peut-être à l'Anneau la chaleur de la main de Sauron, qui était noire tout en brûlant comme du feu, et ainsi Gil-galad fut détruit; et peut-être si l'or était de nouveau réchauffé, l'écriture serait-elle ravivée. Mais pour ma part, je ne risquerai pas d'endommager cet objet: de toutes les œuvres de Sauron, la seule belle. Il m'est précieux, bien que le paie d'une grande souffrance.
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  • Par Hindy, le 17 décembre 2010

    Nombreux sont ceux qui vivent et qui méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Car même les très sages ne peuvent voir toutes les fins.
    Gandalf

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  • Par steppe, le 03 novembre 2010

    "Et, Legolas, lorsque les torches sont allumées et que les hommes déambulent sur les sols sablés sous les dômes sonores, ah ! alors, Legolas, les gemmes, les cristaux et les veines de minerais précieux étincellent dans les murs polis ; et la lumière rayonne à travers les marbres plissés, semblables à des coquillages, translucides comme les vivantes mains de la Reine Galadriel. Il y a des colonnes blanches, safran et d'un rose d'aurore, cannelées et contournées en forme de rêve, Legolas ; elles jaillissent de sols multicolores pour rejoindre les pendentifs scintillants de la voûte : des ailes, des cordes, des rideaux aussi fins que des nuages gelés : des lances, des bannières, des clochetons de palais suspendus !"
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