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ISBN : 2266232991
Éditeur : Pocket (2012)


Note moyenne : 4.47/5 (sur 1011 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l'Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d'autant plus difficile à combattre qu'elle est désincarnée. Qu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 21 octobre 2012

    lecassin
    C'est à la suite du succès de « bilbo le hobbit » paru en 1937, et sur l'insistance de son Éditeur que John Ronald Reuel Tolkien décide de publier « Le seigneur des anneaux » en 1954. Un conte de fées pour adultes, dira-t-il… A-t-il jamais été conscient à la parution de ce que je considère comme son chef d'œuvre qu'il venait de jeter les bases d'un genre nouveau : l'héroic fantasy.
    On parle souvent de la trilogie du « Seigneur des anneaux »… A tort, puisque le texte a été conçu, d'un seul tenant. Quoiqu'il en soit, les éditions successives furent bien divisées en trois volumes : « La Communauté de l'anneau » , « Les deux tours » , et « le Retour du roi ».
    « La communauté de l'anneau » est pour ma part le plus riche des trois volumes par sa diversité. Outre un prologue destiné à présenter le peuple des « Hobbits », leurs mœurs, leurs habitudes et leur joie de vivre ; ainsi qu'un rapide retour sur le passé de Bilbon Sacquet, ce premier volume contient les deux premiers livres sur les six que contient l'œuvre.
    On assiste à la fête d'anniversaire de Bilbon Sacquet : cent-onze ans ! Alors que la fête bat son plein, celui-ci disparaît… Frodon Sacquet héritera de tous ses biens, y compris d'un fort bel anneau dont Gandalf le Gris, un magicien ami des Hobbits, lui révélera qu'il s'agit de « l'Anneau Unique » que Sauron, le Seigneur des Ténèbres a perdu dans les temps anciens et qui le rendrait invincible s'il venait à le retrouver.
    Frodon n'est plus en sécurité, et sur les conseils de Gandaf, il quitte son pays, La Comté. Il ne partira pas seul. Son jardinier Sam Gamegie et son ami Peregrin Touque (Pippin)seront également du voyage…Mériadoc Brandebouc (Merry)se joindra bientôt à eux…
    Ils rencontreront les cavaliers noirs de Sauron, traverseront la Vieille Forêt et les hauts de Galgals sans encombre. Ils feront également la connaissance de l'énigmatique Tom Bombadil, mais aussi et surtout celle de « Grands-pas » un ami de Gandalf qui s'avèrera un personnage bien plus important qu'il n'y paraît à ce moment de l'épopée. La Confrérie de l'anneau » est entrain de se constituer.
    Devant la trahison de Saroumane le blanc, un magicien, il devient évident à la confrérie naissante que la seule solution pour éviter qu'un malfaisant ne prenne possession de l'Anneau est de le détruire en l'amenant au cœur du Mordor, pays de Sauron, et en le jetant dans la lave des Crevasses du Destin, là où il fut forgé. La communauté se met en route…
    « La communauté de l'anneau » se passe de commentaires… Une première partie foisonnante … une construction de l'intrigue qui ne l'est pas moins, à la rencontre de magiciens, d'Elfes, de Nains… Magistral !
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 28 juillet 2011

    Aline1102
    J'ai lu "Le seigneur des anneaux" pour la première fois à l'âge de 10 ans. Depuis, je le relis chaque année. C'est dire combien cette histoire m'a plu!
    Voilà tout d'abord un petit résumé des trois volumes:
    Résumé de La Compagnie de l'Anneau
    Le Hobbit Frodon Sacquet hérite de son oncle Bilbon un anneau magique. Celui-ci se révèle être l'Anneau Unique forgé par Sauron dans les feux de la Montagne du Destin, en Pays de Mordor. Sauron recherche cet anneau et a envoyé les Nâzgul, spectres de l'Anneau, à la poursuite de Frodon. Celui-ci, suivant le conseil de Gandalf le magicien, fuit la Comté en compagnie de ses amis Samsagace Gamegie et Peregrin Touque.
    Après de nombreuses aventures plus terrifiantes les unes que les autres et une heureuse rencontre avec Tom Bombadil, Frodon, Sam, Pippin et Merry atteignent Bree, où ils doivent retrouver Gandalf. Mais le magicien n'est pas là et les Hobbits doivent placer toute leur confiance en Grand-Pas, un Rôdeur ami du magicien. Celui-ci veut les amener à Fondcombe, la demeure du Semi-Elfe Elrond. En chemin, Frodon est poignardé par les Nâzguls et seule la puissance d'Elrond parviendra à le sauver in extremis.
    S'ensuit le Conseil d'Elrond, où Frodon retrouve Bilbon et Gandalf. L'histoire de l'anneau est alors révélée à tous les participants (ainsi que celle de Grand-Pas, qui est en fait Aragorn, l'héritier du trône du Gondor) et, après de nombreuses discussions, une Communauté de l'Anneau, composée de neuf personnes représentant toutes les races des Terres du Milieu est alors créée.
    Lors de son passage dans la Moria, ancien royaume des Nains, Gandalf est entraîné dans un gouffre par un Balrog de Morgoth. Les Compagnons continuent sans lui et trouvent refuge en Lothlórien. Galadriel leur fournit des embarcations avec lesquelles ils pourront traverser le fleuve.
    Alors qu'ils font halte afin de décider quel chemin prendre ensuite, la Compagnie est attaquée par une bande d'Orques et d'Uruks-Hai. Boromir, qui s'était éloigné pour tenter de voler l'Anneau à Frodon est tué alors qu'il défend Merry et Pippin. Ces deux derniers sont enlevés par les Uruks. Frodon, quant à lui, parvient à s'enfuir : il compte se rendre seul en Mordor. Mais Sam, son fidèle serviteur, ne l'entend pas de cette oreille et l'accompagne.


    Résumé des Deux Tours
    Aragorn, Legolas et Gimli rendent les derniers hommages à Boromir avant de poursuivre les Uruks et de secourrir les deux jeunes Hobbits. Durant leur poursuite, ils rencontrent les Cavaliers du Rohan, fiers guerriers dirigées par Eomer, qui sollicite l'aide de nos trois héros dans sa lutte pour défendre son Roi et les informe que les Uruks-Hai ont été tués durant la nuit par es cavaliers. Les trois Compagnons partent tout de même à la chasse aux indices, afin de connaître le sort des Hobbits. Arrivés à l'orée de la forêt de Fangorn, ils rencontrent un homme qu'ils prennent d'bord pour le traître Saroumane, avant de se rendre compte qu'il s'agit de Gandalf, revenu de la mort et devenu Magicien Blanc. Celui-ci les accompagne à Edoras, fief des Rohirrim. Là ; ils devront libérer l'esprit du Roi Théoden de l'emprise de Grima et de Saroumane, et aider les Cavaliers dans leur guerre contre les troupes de Saroumane lors de la bataille du Gouffre de Helm.
    Pendant ce temps, Merry et Pippin ont profité du chaos provoqué par l'attaque du Rohan pour échapper aux Urks et aux Orques. Ils se retrouvent dans la forêt de Fangorn, où ils rencontrent l'Ent Sylvebarbe. Grâce à l'intervention des Hobbits, Sylvebarbe et les autres Ents peuplant la forêt de Fangorn partent à l'assaut de l'Isengard, fief de Saroumane. le traître est fait prisonnier dans Orthanc. Alors que Saroumane tente de charmer ses geôliers par le pouvoir de sa voix, Grima, venu rejoindre Saroumane, lance un Palantir du haut d'Orthanc. Pippin, torturé par la curiosité, va s'emparer du Palantir et apercevoir les plans de Sauron pour détruire le Gondor. Gandalf se rend au plus vite dans la Cité Blanche, afin de prévenir l'Intendant du danger. Il emmène Pippin avec lui.
    Frodon et Sam, en route vers le Mordor, rencontre Gollum et le font prisonnier. La créature s'est déjà rendue en Mordor et accepte de leur montrer le chemin vers la Porte Noire. Cependant, arrivés devant la forteresse de Sauron, les Hobbits se rendent compte qu'ils ne pourront pas passer par là. Gollum leur propose alors de leur montrer un chemin plus secret, que les Orques de Sauron n'empruntent pratiquement jamais. Nos deux Hobbits se retrouvent donc en Ithilien, où ils sont faits prisonniers par Faramir, le frère de Boromir, et ses hommes. Après réflexion, toutefois, Faramir décide de laisser partir les Hobbits et Gollum. Ce dernier conduit les Hobbits vers le chemin qu'il se proposait de leur faire prendre, et qui s'avère en fait être l'antre d'Arachnée, araignée géante et toujours affamée. Celle-ci pique Frodon, qui se trouve plongé dans un état de torpeur proche de la mort. Sam, croyant son maître mort, décide de prendre l'Anneau et de continuer le chemin vers le Mordor, afin de le détruire.


    Résumé du Retour du Roi
    Nous retrouvons Gandalf et Pippin à Minas Tirith, où Pippin est nommé Garde de la Citadelle. le Rohan décide de venir en aide au Gondor et prépare un immense rassemblement de cavaliers. Pendant ce temps, Aragorn, Gimli et Legolas se rendent dans les montagnes afin d'y demander l'assistance de l'armée fantôme maudite par Isildur. Grâce à cette aide inattendue, le Gondor résiste à l'assaut des troupes de Sauron. Deux faits marquants ont lieu pendant cette bataille : Théoden meurt écrasé par son cheval Nivacrin, et le Roi Sorcier d'Angmar, chef des Nâzguls, est détruit par les efforts conjugués d'Eowyn et de Merry. Nos héros décident alors de se rendre devant la Porte Noire du Mordor et d'y défier Sauron.
    Dans le même temps, le corps de Frodon a été récupéré par des Orques d'une tour de garde du Mordor. Sam les entend dire que Frodon est toujours vivant et décide de les suivre pour aider son maître. Les Hobbits parviennent à s'échapper et entrent en Mordor. Après plusieurs jours passés à déambuler dans la cendre chaude et alors qu'ils sont épuisés, les Hobbits arrivent en vue de la Montagne du Destin, où l'Anneau Unique doit être détruit. Mais Frodon, sous l'emprise de l'Anneau, refuse de le jeter. C'est alors que surgi Gollum, qui mord le doigt auquel Frodon avait passé l'Anneau. Heureux d'avoir récupéré son « Trésor », Gollum danse au bord du gouffre, perd l'équilibre et bascule dans la lave. L'Anneau est détruit, ainsi que le Mordor et Sauron.
    Aragorn est couronné Roi du Gondor et épouse Arwen, fille d'Elrond. Les Hobbits rentrent chez eux et doivent « nettoyer » la Comté, où Saroumane et de mauvais hommes ont semé la zizanie.
    Après quelques années, Frodon décide de quitter la Comté et de se rendre aux Havre Gris avec Bilbon, Gandalf et les derniers Seigneurs Elfes. Là, ils s'embarquent vers Valinor, pour ne plus jamais revenir.

    Avec "Le seigneur des anneaux", J.R.R. Tolkien a créé la fresque de fantasy la plus complète et la plus réaliste. D'autant que le reste de ses ouvrages (la plupart publiés après sa mort par son plus jeune fils, Christopher Tolkien) vient compléter la légende du "Seigneur des anneaux".
    Voulant en savoir plus sur l'auteur, j'ai aussi lu, il y a quelques années, la très belle biographie de Tolkien, écrite par Humphrey Carpenter. Et cet ouvrage, qui m'a permis de mieux connaître Tolkien, m'a ammenée à apprécier encore plus ses livres. Car Tolkien n'était pas seulement un auteur à succès, c'était aussi un érudit, spécialiste de linguistique et de philologie. Et malgré cela, l'homme a su rester simple, jusqu'à sa mort.
    Un grand ouvrage à lire au moins une fois dans sa vie! Et un grand auteur, aussi...
    A découvrir aussi, les très belles adaptations ciné, réalisées par Peter Jackson.
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 20 mai 2012

    Walktapus
    Chef d'oeuvre intemporel ou livre raté ?
    Difficile de trancher. Le Seigneur des anneaux est bourré de défauts qui n'en rendent pas la lecture facile. Un début très très long, sans enjeu, où il ne se passe rien (et pourtant il en a mis dans les annexes). Des voyages interminables bourrés de descriptions à n'en plus finir. Plein d'allusions obscures à des événements qui ont eu lieu dans un passé révolu. Des chapitres entiers où on raconte des histoires situées bien bien loin de là. Des chansons à tout bout de champ, certaines dans des langues qui n'existent même pas. Des péripéties parfois fort longues qui n'apportent absolument rien à l'histoire. de temps en temps on laisse en plan (et dans la mouise) certains personnages principaux, et on est sans nouvelles d'eux pendant 200 pages. Et les personnages féminins se comptent sur les doigts d'une toute toute petite main. Et puis le dénouement de l'histoire arrive bien avant la fin du livre !
    Bref tout ce que, dans n'importe quel atelier d'écriture, on dirait de ne pas faire, Tolkien le fait.
    En revanche, il y a la merveille d'un univers riche d'une géographie, d'une histoire, d'une mythologie, d'une magie et d'une poésie, dont on ne trouve pas d'autre équivalent en littérature. On a une histoire profonde qui se dévoile peu à peu, dont les brins sont liés, avec de l'humour, du suspens, de la terreur, de la grandeur, du don de soi, de l'abjection, du désespoir, de l'émerveillement. Et cette nostalgie, cette sensation de déclin. On a aussi des combats épiques, de l'héroïsme comme on n'osait plus en faire plus depuis le moyen-âge. Tout ça au prix d'un manichéisme certain, il est vrai (et puis Tolkien est d'un réac !)
    J'ai remarqué que ceux qui le lisaient tôt (c'est mon cas) avaient beaucoup plus de chances d'adorer, peut-être parce qu'à cet âge là on ne sait pas à l'avance ce qu'un «bon» bouquin est sensé être et qu'on est plus ouvert aux choses moins formatées.
    Mais la plupart des lecteurs se sentent amplement récompensés, à la fin du livre, des efforts qu'ils ont du faire au début, quand ils ont tenu assez longtemps, et finalement, je pense que tous ces défauts participent au résultat, à la magie du livre. Que serait un Seigneur des anneaux sans tout ça ? Une oeuvre fade.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nibelheim, le 09 février 2009

    Nibelheim
    Tout le monde a entendu parler au moins une fois de cette grande fresque mythologique qui a connu un regain d'intérêt en France à l'occasion de son adaptation cinématographique. : je parle du Seigneur des Anneaux de Tolkien Quand sortit le premier film, je venais de terminer ma première lecture de ce grand cycle ; je l'ai relu peu après. Puis j'ai rangé mon gros livre dans un coin de la bibliothèque en me disant que c'était une belle histoire, et j'ai poursuivi mes découvertes littéraires au fil des années, sans plus m'en soucier. Il n'était pas du tout prévu que je saisisse le livre de Tolkien maintenant, à une période où je croule sous les lectures nouvelles. Mais après avoir revu les films dans la perspective de me distraire, l'envie est soudainement réapparue. Parce que j'ai pris conscience que mon regard porté sur Le Seigneur des anneaux ainsi que les images que j'en conservais avaient été contaminés par les adaptations filmées, et que je n'en avais finalement pas grand souvenir. J'ai donc décidé de prendre le temps de me plonger à nouveau dans l'univers de la Terre du Milieu.
    C'est une véritable gageüre que de se lancer dans l'écriture d'un billet à propos de ce livre, et il m'a fallu noter d'abord quelques idées éparses dans mon carnet de brouillon pour réussir à construire mon propos. J'ai voulu au départ traiter chaque tome séparément, mais quand il a fallu parler de La communauté de l'Anneau, je n'ai rien su dire : construit comme un tout, Le Seigneur des anneaux demandait à être lu et considéré dans son entier. Je précise d'ailleurs que Tolkien l'a toujours travaillé d'un seul tenant : la division en trois volumes ne s'est faite que pour des raisons éditoriales.
    ~ * ~
    [ ...]
    Le Seigneur des anneaux est un livre surprenant et inclassable, constituant une grande fresque épique qui renouvelle nombre de traditions littéraires. Ce qui frappe en premier lieu, c'est la grande cohérence du monde créé par Tolkien : immergé dans la Terre du Milieu, l'on s'imprègne rapidement de ses mythes, de ses chansons, de ses diverses coutumes et de ses peuples. La géographie de ce lieu inconnu a été pen sée et repensée, et les livres sont toujours parsemés de cartes imaginaires ; un univers d'une impressionnante richesse se développe alors sous nos yeux. L'œuvre compte par ailleurs de multiples échos, et des motifs se trouvent répétés et enrichis au fil du texte : ainsi, les occurrences de la figure du saule, qui apparaît à de multiples reprises, que ce soit dans la narration ou dans les chansons. Plus encore, Le Seigneur des anneaux semble jouer avec d'anciennes traditio ns littéraires, en particulier avec la littérature épique, qu'elle soit antique ou médiévale. Je prendrais l'exemple d'un chapitre du troisième volume, « le chemin des morts » (Le retour du roi), où Aragorn et sa troupe empruntent un passage à travers les profondeurs des montagnes pour rallier à eux des guerriers damnés qui n'ont pas trouvé le repos. Ce moment du livre semble en effet un écho intéressant aux nekuia antiques (descentes aux enfers, que l'on peut trouver chez Homère, Ovide ou Virgile, par exemple) : même parcours s'enfonçant dans la montagne, même image des morts errants qui chuchotent des paroles incompréhensibles aux vivants, même cheminement jusqu'au monde des vivants le long d'une longue route où il s'agit de ne pas se retourner, etc. Au passage, un article intéressant sur ce sujet a été oublié ici. D'une autre façon, le récit est émaillé de poèmes et chansons ; certains textes insérés sont même présentés comme des lais, forme poétique ayant cours dans l'Europe médiévale : l'œuvre majeure recèle donc de nombreuses œuvres secondaires (poésies, chansons et histoires rapportées) qui viennent l'enrichir et la diversifier.
    [ ... ]
    Epopée individuelle et collective, Le Seigneur des anneaux présente une galerie impressionnante de personnages de toutes races et de tous caractères, où la nuance est de mise. Chaque figure positive comporte sa part d'ombre et vice-versa : les personnages qui semblaient caricaturaux dans l'adaptation filmée ne l'étaient qu'en raison de la simplification d'une histoire si difficile à mettre à l'écran. Au sein de ce long récit, de multiples destins se croisent et se mêlent, dans une épopée qui tient à la fois des coutumes païennes et des mythes bibliques. Tout en traitant de la corruption du pouvoir, de la relation à autrui et d'autres grands thèmes omniprésents en littérature tout en permettant l'évasion et le rêve, cette œuvre supporte aisément différents niveaux de lecture et c'est en cela que ce fut pour moi une véritable redécouverte. Lors de mes premières lectures, je n'ai fait attention qu'aux rebondissements et à l'intrigue, particulièrement prenants, tout en trouvant certaines digressions et certains passages descriptifs bien trop longs. Aujourd'hui, en continuant à apprécier les linéaments de l'histoire, j'ai pris plaisir à m'arrêter sur un passage moins rattaché à la problématique de l'Anneau (comme les chapitres de Tom Bombadil dans La communauté de l'Anneau qui présentent un personnage pour le moins étrange, non mentionné dans les films) ou un passage qui me semblait poétique (comme les descriptions de paysages imaginaires, particulièrement importants dans la construction du monde tel que le connaissent les personnages de la trilogie.) Et ce fut alors pour moi un réel plaisir que d'entamer cette relecture qui m'aura permis de redécouvrir un monde d'une richesse incroyable où chaque peuple conserve sa propre culture et son propre héritage qui transparaissent dans son architecture, sa tradition culinaire ou sa littérature.
    (La critique complète avec citations et illustrations est sur mon blog. Je l'ai écourtée ici dans un soucis de confort de lecture)

    Lien : http://carnets-plume.blogspot.com/2009/01/voyage-en-terre-du-milieu...
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    • Livres 5.00/5
    Par Lucile-, le 06 décembre 2012

    Lucile-
    Le seigneur des anneaux... Que dire de plus qui n'a pas déjà été répété mille et une fois ? Mais après tout, nous sommes ici pour parler de nos impressions.
    J'ai découvert cet univers grâce à la sortie du film à mes 11 ans. J'ai été tant touchée et bouleversée qu'il me fallait en savoir plus sur ce monde, découvrir tous les secrets. Commence alors une longue période où mes mercredi après-midi signifiaient : Seigneur des anneaux confortablement installée dans mon fauteuil où je m'évadais dans la Terre du Milieu. J'attendais ce moment avec impatience. Finir les cours de 6ème pour pouvoir rejoindre La communauté de l'anneau et vivre leurs aventures, leur joie et leur souffrance mais surtout affronter Sauron. Je ne pourrais dire combien de fois le soir dans mon lit, j'ai rêvé que j'étais un dixième compagnon, que je parvenais à résonner Boromir et à le sauver, je vivais intensément la perte de Gandalf. Ah et j'étais une Elfe, bien évidemment !
    Bref, ce livre a marqué mon enfance et il m'arrive de le rejoindre de temps en temps le soir...
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Citations et extraits

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  • Par steppe, le 04 novembre 2010

    L'Ent :
    Lorsque le printemps déroulera la feuille du hêtre et que la sève sera dans la branche,
    Lorsque la lumière sera sur la rivière de la forêt sauvage et le vent sur le front;
    Lorsque le pas sera allongé, la respiration profonde et vif l'air de la montagne,
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est belle !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque le printemps sera venu sur le clos et les champs, et que le blé sera en herbe,
    Lorsque la floraison, brillante neige, couvrira le verger,
    Lorsque l'averse et le soleil sur la Terre de fragrance empliront l'air,
    Je m'attarderai ici, et ne viendrai pas, car ma terre est belle.

    L'Ent :
    Lorsque l'Été s'étendra sur le monde, et que dans un midi d'or
    Sous la voûte de feuilles endormies se dérouleront les rêves des arbres ;
    Lorsque les salles de la forêt seront vertes et fraîches et que le vent sera à l'ouest ;
    Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est la meilleure !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Été chauffera le fruit suspendu et de son ardeur brunira la baie ;
    Lorsque la paille sera d'or et l'auricule blanche, et qu'à la ville arrivera la moisson ;
    Lorsque le miel coulera et la pomme gonflera,
    Je m'attarderai ici sous le soleil, parce que ma terre est la meilleure.

    L'Ent :
    Lorsque viendra l'Hiver, L'Hiver sauvage qui tuera colline et forêt ;
    Lorsque les arbres tomberont et que la nuit sans étoiles dévorera le jour sans soleil ;
    Lorsque le vent sera à l'est mortel, alors dans la cinglante pluie,
    Je te chercherai et je t'appellerai ; je reviendrai vers toi !

    L'Ent-Femme :
    Lorsque l'Hiver viendra et que les chants finiront ; lorsque les ténèbres tomberont enfin;
    Lorsque sera brisé le rameau stérile, et que seront passés la lumière et le labeur;
    Je te chercherai, et je t'attendrai, jusqu'à ce que nous nous rencontrions de nouveau ;
    Ensemble nous prendrons la route sous la cinglante pluie !

    L'Ent :
    Ensemble nous prendrons la route qui mène jusqu'à l'Ouest,
    Et au loin nous trouverons une terre où nos deux cœurs pourront avoir le repos.

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  • Par Hindy, le 17 décembre 2010

    Nombreux sont ceux qui vivent et qui méritent la mort. Et certains qui meurent méritent la vie. Pouvez-vous la leur donner ? Alors, ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Car même les très sages ne peuvent voir toutes les fins.
    Gandalf

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  • Par steppe, le 03 novembre 2010

    "Et, Legolas, lorsque les torches sont allumées et que les hommes déambulent sur les sols sablés sous les dômes sonores, ah ! alors, Legolas, les gemmes, les cristaux et les veines de minerais précieux étincellent dans les murs polis ; et la lumière rayonne à travers les marbres plissés, semblables à des coquillages, translucides comme les vivantes mains de la Reine Galadriel. Il y a des colonnes blanches, safran et d'un rose d'aurore, cannelées et contournées en forme de rêve, Legolas ; elles jaillissent de sols multicolores pour rejoindre les pendentifs scintillants de la voûte : des ailes, des cordes, des rideaux aussi fins que des nuages gelés : des lances, des bannières, des clochetons de palais suspendus !"
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  • Par Jrostandcdi, le 05 mai 2013

    "C'est, je suppose, la langue des Rohirrim, dit Legolas, car elle ressemble à ce pays même : en partie riche et ondulé, et ailleurs dur et sévère comme les montagnes. Mais je ne puis en deviner le sens, sinon qu'il est tout chargé de la tristesse des Hommes Mortels»
    «La voici en Langage Commun, dit Aragorn, aussi proche que je peux la rendre.
    «Où sont maintenant le cheval et le cavalier ? Où est le cor qui sonnait ?
    Où sont le heaume et le haubert, et les brillants cheveux flottants?
    Où sont la main sur la corde de la harpe, et le grand feu rougeoyant ?
    Où sont le printemps et la moisson et le blé haut croissant ?
    Ils ont passé comme la pluie sur la montagne, comme un vent dans les prairies,
    Les jours sont descendus à l'ouest dans l'ombre derrière les collines.
    Qui recueillera la fumée du bois mort brûlant,
    Ou verra les années fugitives de la Mer revenant ? »
    «Ainsi s'exprimait jadis en Rohan un poète oublié, rappelant la haute taille et la beauté d'Eorl le Jeune, qui vint du Nord, et son coursier Felarof, père des Chevaux, avait des ailes aux pieds. C'est ce que chantent les Hommes, le soir.»
    Sur ces mots, les voyageurs dépassèrent les tertres silencieux. Suivant le chemin en lacets le long des épaulements verdoyants des collines, ils finirent par arriver aux larges murs et aux portes balayés par le vent d'Edoras.
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  • Par Lucile-, le 01 avril 2013

    Aussitôt que toute la compagnie se fut assemblée, se tenant en un large cercle autour de Sylvebarbe, une conversation curieuse et incompréhensible débuta. Les Ents commencèrent à murmurer lentement : l’un d’eux s’y joignant d’abord, puis un autre, jusqu’à ce que tous chantent ensemble en une longue cadence montante et descendante, tantôt plus forte d’un côté de l’anneau, puis s’éteignant pour surgir de l’autre côté de façon retentissante.
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