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Jean Léger (Traducteur)
ISBN : 2714444008
Éditeur : Belfond (2009)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Stupéfiant d'imagination, de drôlerie et de profondeur, un premier roman époustouflant, finaliste du prestigieux Man Booker Prize. Porté par une véritable dynamite verbale, un mélange détonant entre roman d'aventures, farce jubilatoire et conte philosophique. Une flamboyante odyssée familiale, du bush australien au Paris bohème et à la jungle thaïlandaise, des années 1960 à nos jours. Toute sa vie, Jasper Dean a hésité entre détester, plaindre, adorer et assassiner ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
Kittiwake16 août 2015
  • Livres 5.00/5
Epoustouflant, déroutant, foisonnant.
Certains critiques l'ont comparé à « La Conjuration des imbéciles ». On y retrouve certes ces personnages déjantés, asociaux et géniaux, mais l'écriture est ici virtuose : j'ai mis un mois à le lire, parce que je m'y suis promenée, (et c'est une longue rando, 500 pages écrites serrées) avec la certitude de nouvelles découvertes à chaque page tournée, non dans l'histoire (encore que l'on se balade d'Australie à Paris puis en Thaïlande et que les rebondissements sont nombreux) mais dans le style.
le pseudo-philosophe autodidacte qu'est le père du narrateur ne donne pas que dans la psychologie de bazar. C'est aussi une profonde réflexion sur le sens de la vie (ou de la mort ?).
Quant à la relation père-fils, c'est un filigrane permanent tout au long du roman.
Après un succès largement mérité pour ce premier roman, l'auteur se fait rare pour ne pas dire muet : dommage.
A lire et à relire

Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2009/07/une-pa..
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carre
carre12 mars 2012
  • Livres 5.00/5
Une partie de tout fait partie des romans dont on sait dès les premières pages que le plaisir sera au rendez-vous, et pour le coup Steve Toltz réussit un formidable roman flamboyant, bourré d'humour, avec un talent incroyable pour créer des situations qui flatte notre imaginaire. L'odyssée de ces deux frères est d'autant plus attachante que Toltz n'a pas son pareil pour nous émouvoir et éviter tout sentimentalisme. Un conteur né qui livre un premier roman foisonnant, riche, culotté. Jubilatoire. Ne ratez pas ce roman c'est du bonheur tout du long. Tout simplement génial.
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lalahat
lalahat19 mai 2016
Ce premier roman de Steve Tolz retrace l'histoire familiale d'un personnage désopilant et touchant à la fois : Jasper Dean. Plus qu'une histoire de famille, c'est plus exactement l'histoire de son écriture. Et c'est en cela que le roman est particulièrement intéressant. L'auteur sait tenir son lecteur en haleine, et dès le début, l'accroche avec un aveu surprenant de la part du narrateur Jasper Dean : il a tué son père et est en prison au moment où il démarre son récit. le roman se clôt sur la fin du récit écrit par Jasper, et met en abîme l'ensemble du texte.
Loin du drame, c'est au comique et au rocambolesque que le style s'apparente. Chaque ligne vous fait sourire, voire rire tout haut. L'auteur manie une écriture tellement riche en images et métaphores d'une drôlerie irrésistibles.
La relation père-fils faite d'amour et de haine tend le récit, d'un bout à l'autre, d'une émotion omniprésente, toujours chargée d'autodérision.
Tout lecteur français percevra l'histoire de cette famille australienne comme excentrique à l'aune de sa propre culture. On ne peut toutefois rester insensible à l'humour tout en second degré qui nous fait parfois défaut. Et enfin, on ne peut être que touché par la référence française à travers le personnage de la mère de Jasper, d'une beauté à peine descriptible.
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Shan_Ze
Shan_Ze23 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Jasper Dean a été en conflit avec sa père jusqu'à la mort de celui-ci. Martin Dean, cet homme qui a vécu dans l'ombre de son grand bandit de petit frère, a eu une sacrée vie. Jasper Dean nous la raconte, par la voix paternelle, des carnets ou par sa présence auprès de lui.
Un sacré livre ! La vie de Martin Dean est un sacré labyrinthe, on se perd dans les descriptions pleines d'humour de l'auteur, mais on retombe finalement bien sur ses pattes à la fin. J'ai beaucoup aimé la prose de l'auteur parfois complexe, parfois frisant l'inconvenant mais ne lâchant pratiquement jamais cet humour qui donne à la biographie de Martin, une couleur et une saveur surprenante. Des longueurs parfois mais une belle découverte, merci pour ces bons moments Monsieur Toltz !
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nilebeh
nilebeh04 février 2015
  • Livres 5.00/5
Jasper Martin est en prison, un taulard vient lui dire de brûler son matelas, comme l'ont fait tous les autres dans le but de s'évader. Jasper refuse. Il commence, en douce, à écrire son histoire.
Son ennemi n°i: son père, Martin, philosophe autodidacte,génie méconnu, inventeur improbable et misanthrope. Jasper n'a jamais su s'il devait le plaindre, l'ignorer, l'adorer ou l'assassiner. Martin a instruit son fils lui-même, par l'expérience et la réflexion. Philosophe, humaniste et un peu fou, c'est un personnage truculent. Ses parents, Juifs polonais, se sont enfuis en Chine et de retour au pays, ont été reçus à coup de fusil par les nouveaux occupants de leur maison. Seule rescapée, la grand-mère de Jasper s'est réfugiée en Australie.
« (le grand-père) a été tué par balle pour avoir prié en hébreu, avant d'avoir dit Amen, « Amen » c'est comme «cliquer sur  envoyer »pour un email, ce qui fait que le message n'a jamais été transmis »
« Le passé est une tumeur inopérable qui métastase le présent »
Martin avait un frère, Terry, sorte de Robin des bois adulé des foules, qui lui fera de l'ombre toute sa vie. Cet oncle tueur de flics, braqueur de banque, est un héros de l'Australie.
Récit plein d'événements inattendus, de faits divers fous, raconté avec un humour noir réjouissant. Quand, à la fin, Martin et Jasper doivent s'enfuir d'Australie ( ils y ont semé un tel désordre qu'ils doivent la quitter très vite), ils sont quasiment convoqués en Asie du Sud Est par un gangster renommé qui tire les ficelles de leur vie depuis toujours. Ce gangster qui les terrifie n'est autre que Terry, survivant miraculeux à une explosion . Il a fini par créer son rêve de toujours: une confrérie du crime. Devenu obèse, d'une énormité monstrueuse, il règne sur un monde de malfrats sous le nom de Tim Lung, soi-disant Thaïlandais.
Il y a de la folie dans ce livre, un humour extravagant, des décors disparates (Australie, Paris, Thaïlande) et une certaine réflexion sur la place de chacun dans la famille, dans la chaîne des générations.
J'ai beaucoup aimé!
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre20 juin 2012
J'ai perdu ma liberté et je me suis retrouvé dans cette étrange prison où le plus difficile, à part s'habituer à ne rien avoir dans les poches et à être traité comme un chien qui a pissé dans une église, c'est l'ennui.
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OwlyOwly17 juin 2010
A onze ans, elle possédait un atout qu’ont peaufiné les défilés de mode parisiens : une moue. Je ne le savais pas à l’époque, mais la moue suggère une insatisfaction temporaire qui vous incite à la satisfaire. On se dit : "Si seulement je pouvais satisfaire cette moue, je serais heureux ". Dans l’histoire de l’évolution, la moue est un légère anomalie toute récente. L’homme du paléolithique n’en a jamais entendu parlé.
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KittiwakeKittiwake10 mai 2011
Et tu peux aimer Dieu parce que tu apprécies la beauté de sa création, mais tu n'es pas obligé de croire en un personnage parce que tu es impressionné par l'auteur


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KittiwakeKittiwake10 mai 2011
J'ai tenté de m'enfoncer dans le sommeil, mais comme j'ai constaté que je n'y arrivais pas, j'ai tenté d'enfoncer le sommeil en moi. Ça n'a pas marché non plus
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KittiwakeKittiwake10 mai 2011
Si on leur avait dit qu'un cuistot aveugle qui m'avait pris pour une pomme de terre géante était en train de peler ma peau, ils auraient poussé des acclamations. Des acclamations ! Il semble que dans notre société le christianisme pioche allègrement dans la réserve de l' « œil pour l'œil » mais qu'il ait accompli peu de progrès dans l'application du pardon
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Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces.

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