> Alain Jumeau (Traducteur)

ISBN : 2213643466
Éditeur : Fayard (2010)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Dans cet ample roman victorien aux ramifications multiples, le centre de gravité est occupé par Augustus Melmotte, un financier véreux qui lance une vaste opération spéculative en Angleterre et en Amérique pour prendre au piège les investisseurs naïfs. Le procédé qu'il ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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  • Par keisha, le 11 décembre 2010

    keisha
    Anthony Trollope (1815-1882) est un romancier victorien moins connu en France que Dickens, mais qui a écrit beaucoup de romans, tout en exerçant le métier d'inspecteur des postes, et mérite absolument d'être lu. Bien évidemment, comme d'habitude dans ces circonstances, mon billet manquera totalement d'objectivité.

    Dans le groupe des « aventuriers » Augustus Melmotte, apparu depuis peu à Londres, dont l'origine de la richesse pose question, éblouit cependant la bonne société. Il se lance dans une vaste opération spéculative, le Chemin de Fer du Pacifique Centre et Sud et du Mexique, les actions s'achètent, se vendent avec bénéfice, sans qu'on en sache vraiment plus. Alors, escroc ou génie de la finance?
    Pour conquérir sa fille, parmi les jeunes gens de bonne famille et désargentés démarre « la grande course de la coupe Marie Melmotte ».
    Apparaît aussi la mystérieuse Winifred Hurtle, une américaine au passé pas très clair, une « tigresse », qui ne veut pas lâcher sa proie, à savoir Paul Montague, qui lui a promis le mariage.
    Face à ces personnages qui luttent pour être maîtres (ou maîtresse) de leur destin, un groupe d'anglais traditionnels de petite ou moyenne noblesse : Roger Carbury vit sur ses terres, alors que d'autres mènent à Londres la grande vie, accumulant les dettes, jouant (trichant même). Lady Carbury intrigue pour qu'on loue ses romans dans les journaux.
    Sa fille Hetta parviendra-t-elle à choisir entre ses amoureux, Roger et Paul? John Crumb, le meunier un peu rustaud, convaincra-t-il Ruby de l'épouser? La pauvre Georgiana trouvera-t-elle un mari? A qui Marie Melmotte accordra-t-elle sa main (et son argent)?

    Trollope se lance dans une satire des milieux aristocratiques, politiques (Melmotte deviendra candidat à la députation), journalistiques et financiers. Un véritable tourbillon, qui foisonne de personnages, et dévoile sans prendre de gants les travers de son époque, qui ressemble parfois beaucoup à la nôtre. Il y a du Balzac et du Zola chez ce romancier.
    Lancez-vous sans crainte dans ces 800 (ben oui, on a affaire à un auteur victorien) pages dynamiques!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-quelle-epoque-52..
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    • Livres 5.00/5
    Par sophie, le 12 mars 2011

    sophie
    Avec ce roman, Trollope, de retour d'un voyage de dix-huit mois dans les colonies et choqué par la corruption omniprésente à Londres, a voulu stigmatiser les vices de son temps. Il peint une foire aux vanités aux allures de cinglant jeu de massacre. Trollope a l'art du portrait mordant et assassin, et croque ses personnages d'une plume leste et trempée dans l'acide. L'intrigue, qui se joue en quelques mois, est centré autour du personnage du financier Augustus Melmotte. Autour de lui gravite une galerie de personnages troubles (fort nombreux) ou intègres (une minorité). Personnage ambigu, dont les ambitions ne dénoteraient pas chez Balzac, Melmotte cristallise les plus bas instincts de ses contemporains en leur faisant miroiter une fortune rapide, grâce aux jeunes chemins de fer. Il dépense à foison et est reçu dans la plus haute société, jusqu'au jour où le château de carte menace de s'effondrer, faute de confiance. Ce Bernard Madoff de l'âge victorien est un symbole de l'argent roi dont la vulgarité révulse Trollope. Tout est à vendre, même les êtres, en particulier grâce au mariage, décrit comme une vile transaction lorsqu'elle est le fruit d'un calcul financier. Si ses jeunes filles, en quête du parti idéal, sont en cela cousines des héroïnes de Jane Austen, Trollope va bien plus loin que la romancière dans l'exploration des pulsions souterraines à l'œuvre derrière les façades de respectabilité si chères aux Victoriens. Ce satiriste traque le mal à l'œuvre dans le grand monde. (...)

    Lien : http://horstemps.blog.lemonde.fr/page/2/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Kalliope, le 13 décembre 2010

    Kalliope
    Pas mal de longueurs et de digressions; j'avoue avoir sauté certains passages, mais une fois plongée dans ce "pavé", je n'ai plus pu le lâcher. Mon dieu! ces personnages! Ce troupeau de bons-à-rien et d'idiotes m'a bien fait rire.
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