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> Gilbert Pestureau (Éditeur scientifique)

ISBN : 225300135X
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 152 notes) Ajouter à mes livres
Serait-on heureux si l'on obtenait sur-le-champ ce qu'on « désire le plus au monde? La plupart des gens répondent oui, le sénateur Dupont aussi.

Wolf, quant à lui, prétend que non. Pour le prouver, il va chercher l'objet des vœux du sénateur : un ouapiti... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par GiZeus, le 31 janvier 2012

    GiZeus
    La première partie de l'ouvrage se montre assez molle. Boris Vian nous mène un peu au hasard des événements et on ne voit pas de fil d'Ariane relier les événements. Ainsi les premiers épisodes ont du mal à retenir l'attention une fois l'émerveillement de l'écriture passé, et en dépit de celle-ci (j'y reviendrai plus tard). le thème se dévoile véritablement vers la moitié de l'ouvrage. Il s'agit de l'Homme et de la Vie, sujets universels. A travers la relecture de son passé, Vian exhorte la vie et conchie les valeurs traditionnelles. Je ne connais pas en détail la vie de l'auteur, mais je pense pouvoir dire que cet ouvrage est largement d'inspiration autobiographique. Certains éléments de son passé comme le mépris envers les élites désignées (ingénieurs de grandes écoles notamment, Vian avait fait Centrale) transparaissent clairement, de même que ses doutes derrière les rituels de la religion. Au monde qui l'emprisonne lui et ses aspirations, qui le vide de sa substance et lui ôte toute capacité à fabriquer de beaux souvenirs, il opposera la Vie, la poursuite et l'acceptation de ses désirs qui doit conduire au bonheur, même végétatif, tel que l'atteindra son vieux chien gâteux si ingénument appelé Sénateur (est-ce vraiment le sommet du bonheur pour l'auteur ? Difficile à notre stade de l'imaginer autrement pourtant).

    Lien : http://foudre-olympienne.blogspot.com/2012/01/lherbe-rouge-boris-via..
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  • Par keisha, le 20 novembre 2009

    keisha
    L'herbe rouge? Une incursion dans la science fiction d'après la préface et cent pages seulement, alors c'est parti pour celui-ci!
    A part le Sénateur Dupont, canin qui s'entraîne à miauler pour faire plaisir à la bonne, et dont le rêve est de posséder un ouipiti*, nous avons Saphir Lazuli amoureux de Folavril et Wolf marié à Lil.
    "Les quatre autres parlaient, genre conversation-type-de-table, passe-moi le pain, j'ai pas de couteau, prête-moi ta plume, où sont les billes, j'ai une bougie qui ne donne pas, qui a gagné Waterloo, honni soit qui mal y pense et les vaches seront ourlées au mètre."
    Lazuli et Wolf ont construit une machine qui emmènera Wolf dans un voyage vers ses souvenirs égarés.
    "Certains [lambeaux du temps jadis] avaient la précision, la fixité des fausses images de l'enfance formées après coup par des photographies ou les conversations de ceux qui se souviennet, impossibles à ressentir à nouveau, car leur substance s'est évanouie depuis lontemps."
    "Où étaient les souvenirs purs? En presque tous se fondent les impressions d'autres époques qui s'y superposent et leur donnent une réalité différente. Il n'y a pas de souvenirs, c'est une autre vie revécue par une autre personnalité qui résulte pour partie de ces souvenirs eux-mêmes. On n'inverse pas le sens du temps(...)"
    Wolf au cours de ses voyages dans le temps retrouvera le souvenir de l'école, du catéchisme, de ses amours. Là enfin il pourra donner libre cours à une certaine révolte (et Vian aussi par le même occasion?).
    Entre deux voyages dans les souvenirs, il retrouve la vie "réelle" dans cet univers où l'herbe est rouge, où Lazuli voit son double (?) quant il s'approche trop de Lazuli, et où finalement les femmes sont les seules à se sentir fortes...
    Un roman déroutant, aux inventions verbales, à la grande poésie.
    "Par la fenêtre, on voyait les longues traînées de larmes du crépuscule sur les joues noires des nuages."
    Une histoire qui réclame de l'attention, une certaine adhésion du lecteur à cet univers imaginaire et imaginatif.
    J'avoue n'avoir certainement pas tout compris (le rouge, le sang poisseux, sûrement une symbolique là dessous, le double de Lazuli qui l'empêche de "concrétiser " avec Folavril, etc...).
    * "Un ouipiti, c'est vert, ça a des piquants ronds et ça fait glop quand on le jette à l'eau."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-herbe-rouge-37..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par myriampele, le 31 janvier 2012

    myriampele
    C'est peut être le roman qui m'a vraiment le mieux parlé de Boris Vian. Je l'ai lu lorsque j'avais 18 ans et alors cela m'apparaissait comme le summum de la poésie.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par myriampele, le 31 janvier 2012

    Il héla une porteuse de boissons qui accourut. Sur son plateau, l'alcool d'ananas pimenté bouillait dans des gobelets d'argent. Elle but avec eux et ils l'embrassèrent sur ses lèvres à vif.
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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    Il y a deux façons de ne plus avoir envie de rien : avoir ce qu'on voulait ou être découragé parce qu'on ne l'a pas.
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  • Par Laetirature, le 11 mai 2011

    Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.
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  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être.
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  • Par Laetirature, le 11 mai 2011

    Où étaient les souvenirs purs? En presque tous se fondent les impressions d'autres époques qui s'y superposent et leur donnent une réalité différente. Il n'y a pas de souvenirs, c'est une autre vie revécue avec une autre personnalité qui résulte pour partie de ces souvenirs eux-mêmes. On n'inverse pas le sens du temps à moins de vivre les yeux fermés, les oreilles sourdes.
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