ISBN : B0014OBRJE
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Un savant a inventé une machine pouvant lui faire revivre son passé et ses angoisses.

L'herbe rouge Dans son style étonnant qui mêle la fantaisie et l'absurde avec l'émotion la plus poignante, Boris Vian nous raconte les aventures d'un savant qui a invent... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 juillet 2011

    brigittelascombe
    Si ça ne marche pas, j'apprends le "brenouillou" s'insurge l'ingénieur Wolf.
    Ca marche!
    Oui, la machine à faire revivre le passé va marcher.
    Le mécanicien Saphir Lazuli, Folavril, l'aimée de Saphir, aux lèvres fruitées, sa femme Lil observent le savant. Leurs conversations sont sans queue ni tête et le sénateur Dupont (le chien qui parle) a appris à miauler.
    Dans cet univers fantastique où le corps chaud des bébés taupes vous caresse si vous vous allongez sur le sol, où l'on paye en pélouques, où l'on tire au révolver sur les papillons, où les marchands de bébés côtoient les marchands de fromages, quoi d'étonnant à ce que le sénateur Dupont donne son avis?
    Est on heureux si l'on n'obtient pas sur le champ ce qu'on désire?
    Oui dit le sénateur Dupont.
    Non dit Wolf, et il le prouvera, en allant chercher un "ouapiti", objet des voeux du chien qui tombe en béatitude. Wolf lui, par la même occasion deviendra mélancolique.
    Vivre devrait être autre chose "qu'une oscillation de pendule entre félicité et cafard".
    Wolf va utiliser la machine inventée, capable de faire revivre le passé et va aussitôt plonger dans le secret de L'herbe rouge.
    Arrivent des premiers souvenirs: des marrons d'inde aux cheveux courts de la fillette de sixième en passant par le tablier bis du garçon dont Wolf était jaloux.
    Puis s'ensuivent des rencontres.
    Le vieux monsieur Perle lui pose des questions sur son enfance et ses parents, l'abbé Grille qui l'interroge sur son passé religieux,les vieilles mesdemoiselles Aglaé et Héloïse sur la sexualité.
    Plus l'histoire avance, plus l'ironie se transforme en humour noir, le comique en tragédie et l'angoisse va crescendo, jusqu'à remettre en question les relations de Wolf avec sa femme, son passé et sa vie.
    Entre fantastique, fantaisie, absurde et émotions, ce roman(accompagné d'un recueil de trois nouvelles du même genre: Les lurettes fourrées) met en scène les propres angoisses de l'auteur, jusqu'à l'ultime angoisse de mort puisqu'il y aura destruction finale des deux hommes et de la machine.
    Boris Vian,écrivain du XX° siècle, est d'ailleurs mort très jeune. Son immense talent lui a permis d'être un "touche à tout" de génie:ingénieur,trompettiste de jazz,acteur,chanteur,collaborateur à des revues, à un journal(Combat), poète et chansonnier.
    Ses romans axés également sur la fantaisie, le paradoxe,l'absurde et l'émotion ont eu une réputation extraordinaire en France et hors frontières. L'écume des jours, L'automne à Pékin, L'arrache coeur et J'irai cracher sur vos tombes figurent parmi les titres les plus lus.
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Citations et extraits

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  • Par Powoui, le 31 décembre 2011

    Le temps est faussé, Monsieur Brul. Le vrai temps n'est pas mécanique, divisé en heures, toutes égales... le vrai temps est subjectif... on le porte en soi... Levez-vous à sept heures tous les matins... Déjeunez à midi, couchez-vous à neuf heures... et jamais vous n'aurez une nuit à vous... jamais vous ne saurez qu'il y a un moment, comme la mer s'arrête de descendre et reste, un temps, étale, avant de remonter, où la nuit et le jour se mêlent et se fondent, et forment une barre de fièvre pareille à celle que font le fleuves à la rencontre de l'océan. On m'a volé seize ans de nuit, Monsieur Brul. On m'a volé ça... entre autres... (...) On roule la vie dans des peaux d'ânes comme on met dans des cachets les poudres amères, pour vous les faire avaler sans peine... mais voyez-vous, Monsieur Brul, je sais maintenant que j'aurais aimé le vrai goût de la vie.
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  • Par brigittelascombe, le 22 juillet 2011

    Moi que voulez vous, je pensais à ses seins, à sa peau-ou je me demandais si déshabillée, c'était une vraie blonde-Quant à être galant... si on admet l'égalité de l'homme et de la femme, la politesse suffit et l'on n'a pas de raison de traiter une femme plus poliment qu'un homme.
    Non, elles ne sont pas franches.
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  • Par brigittelascombe, le 22 juillet 2011

    J'étais noyé dans le sentiment.On m'aimait trop; et comme je ne m'aimais pas, je concluais logiquement à la stupidité de ceux qui m'aimaient... à leur malignité même.
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  • Par brigittelascombe, le 22 juillet 2011

    -Et ça vous donne envie d'y retourner? dit Lazuli, avec un ricanement sarcastifleur.
    -C'est autre chose qu'une envie dit Wolf, c'est inévitable.
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  • Par brigittelascombe, le 22 juillet 2011

    Lil insista.
    "Mais tu devrais te reposer...Je voudrais deux jours de mon mari... dit elle, à mi voix avec du sexe dans l'intonation.
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