> Charles Recoursé (Traducteur)

ISBN : 2846262055
Éditeur : Au Diable Vauvert (2009)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
1990, Cleveland, frontière du Grand Désert d'Ohio. Lenore Beadsman a des soucis : son petit ami et patron est un jaloux qui a plus de complexes que de cheveux, son arrière-grand-mère a disparu de sa maison de retraite avec vingt-cinq autres pensionnaires et sa perruche ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 2.00/5
    Par petite_fleur, le 18 décembre 2011

    petite_fleur
    Lenore est plutôt attachante. C'est une fille un peu perdue, issue d'une famille riche, mais dont chaque membre est vraiment très bizarre : un père tyrannique, une arrière-grand-mère qui a besoin d'un environnement à 37°C pour survivre et adore les jeux de langage, un frère, toujours sous l'emprise de substances et qui considère sa jambe synthétique comme un être à part entière… Ajoutons-y un petit ami et patron par la même occasion terriblement jaloux et on comprendra que la jeune femme se sente étouffée et manipulée. Elle cherche à comprendre si elle peut avoir une volonté propre, qui ne serait dictée par rien ni personne, ou si elle n'est au final qu'un personnage de fiction.
    Alors, lorsque son arrière-grand-mère disparaît, que sa perruche commence à parler en mélangeant insanités et versets de la Bible, que les lignes téléphoniques ne tournent plus rond, on comprendra alors aisément que la demoiselle soit perturbée !
    Ça part dans tous les sens, et j'aime plutôt ça en général. Mais par contre, je n'aime pas le côté absurde, qui m'a ici parfois profondément ennuyée. Pourtant, il n'aurait pas fallu grand-chose pour m'intéresser réellement. Pendant toute ma lecture, j'ai été en permanence sur le fil, entre ennui et intérêt, attendant le petit détail qui me ferait accrocher et avancer avec plaisir dans cette histoire bizarre. La fin notamment, m'a complètement perdue : je n'ai pas compris ce qu'il se passait. le lecteur est laissé sans explication sur ce qui est advenu de l'arrière-grand-mère...

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2011/12/la-fonction-du-ba..
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    • Livres 4.00/5
    Par tulisquoi, le 29 juin 2011

    tulisquoi
    Lenore se retrouve au beau milieu d'une situation assez étrange : son arrière-grand-mère vient de disparaître de la maison de retraite où elle se trouve, avec 25 autres collègues, alors qu'elle a besoin de soins constants ; Vlad l'Empaleur, son perroquet, cite des extraits de la bible depuis qu'il a un peu abusé du pétard ; son frère, surdoué fainéant, vend son intelligence à la fac en échange de nourriture pour sa jambe, comprenez de la drogue qu'il cache dans sa jambe en bois ; son père, lui, tente constamment de la faire revenir dans le droit chemin : après tout, elle est la fille d'un riche homme d'affaires, mais n'aspire qu'à être secrétaire ; et puis, il y a Rick Vigorous, son patron, mais qui nourrit des sentiments pour elle, même si cela ne semble pas très sain ; ah, on a le Dr Jay, psychologue qui a aussi grand besoin d'être soigné, et puis l'homme qui a décidé de manger jusqu'à occuper tout l'espace de son building (peut-être même l'univers tout entier si c'était possible), l'ami de Vigorous retrouvé « par hasard » qui joue un visiblement un double jeu, la voisine un peu nympho… et comme si tout cela ne suffisait pas, Lenore se retrouve face à un standard téléphonique qui subit quelques dysfonctionnements, mélangeant les numéros de la maison d'édition avec ceux d'une maison de call-girls, d'un zoo ou bien d'autres endroits encore !
    Pauvre Lenore, n'est-ce pas ? C'est à elle de tout gérer, vu que visiblement personne d'autres dans sa famille ne s'inquiète de la disparition de l'arrière-grand-mère, ni du discours totalement aberrant de Vlad, entre autres… Parce que tout ce côté-là n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est l'aspect totalement délirant de ce roman, qui enchaîne les dialogues les plus fous, les situations les plus loufoques ou les plus absurdes. Et encore, je ne vous ai donné qu'un tout petit aperçu de ce que vous pourrez trouver dans ce livre. Parce que des situations rocambolesques, il y en a encore à la pelle…
    Et le rapport avec le titre alors ?
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    Lien : http://www.tulisquoi.net/la-fonction-du-balai-david-foster-wallace
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  • Par systool, le 26 août 2010

    systool
    Lenore Beadsman est à un tournant de son existence : fille de Sieur Stonecipher Beadsman III, le boss de Stonecipheco, géant de l'alimentaire pour bébés, elle descend d'une lignée d'individus s'étant illustrés dans la région, puisque son grand-père Stonecipher Beadsman II, a créé la ville d'East Corinth (Ohio) où elle vit et qui vu d'avion représente la silhouette de Jayne Mansfield. Lenore partage son temps entre son travail de réceptionniste à 4 dollar de l'heure et les histoires de son psychopathe de petit ami, Rick Vigorous, de la maison d'édition Frequent & Vigorous où elle officie, justement. Ces derniers temps...

    Lien : http://www.gueusif.com/article-david-foster-wallace-la-fonction-du-b..
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    • Livres 5.00/5
    Par marygoodnight, le 11 février 2010

    marygoodnight
    Métafiction tragique et loufoque, La fonction du balai constitue le point d'entrée parfait dans l'œuvre névrosée, puissante mais souvent hermétique de David Foster Wallace, immense écrivain américain trop tôt disparu...

    Lien : http://goodnightmary.blogspot.com/2010/02/f-genie-us-x-pynchon-lynch..
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Citations et extraits

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  • Par tulisquoi, le 29 juin 2011

    … que, pour te redire ce que j’ai entendu pendant des années et des années, et que toi aussi tu as dû entendre plus d’une fois, la signification d’un objet n’est ni plus ni moins que sa fonction. Et cetera et cetera et cetera. Elle t’a fait le truc du balai ? Non ? Qu’est-ce qu’elle fait maintenant ? Non. Quand j’étais petit – je devais avoir huit ou dix ans, je ne sais plus -, elle me faisait asseoir dans la cuisine, elle attrapait un balai, elle se mettait à balayer le sol comme une furie et elle me demandait qu’elle partie était pour moi la plus élémentaire, la plus fondamentale, la brosse ou le manche. La brosse ou le manche. Et j’étais là, oppressé et hésitant, et elle passait le balai de plus en plus fort, ça me rendait nerveux et finalement je disais que je pensais que c’était la brosse, parce que si tu en as envie tu peux balayer sans le manche, juste en tenant la brosse, et alors elle me flanquait un coup qui m’éjectait de ma chaise et elle me hurlait dans l’oreille des trucs comme, « Haha, c’est parce que tu veux te servir du balai pour balayer ! C’est à cause de la fonction que tu veux donner au balai ! » Et ainsi de suite. Et que si on voulait se servir du balai pour casser une vitre, alors le manche devenait l’essence fondamentale du balai [...]
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David Foster Wallace et la question du suicide.
Non sous-titré, non traduit.








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