Ils sont nombreux les écrivains dont j'ai entendu parler sans jamais en lire aucune ligne (comme BUKOSWKI à l'époque, ou encore
Jean d'ORMESSON). Eh bien, le mal est réparé en ce qui concerne
Thomas PYNCHON. Je ne reviendrai pas sur le personnage qui se plaît à entretenir le mystère (aucune photo si ce n'est une vieille qui date de son service dans la NAVY ; aucun interview, si ce n'est un entretient audio et une apparition dans les Simpsons, mais avec un sac sur la tête...). On ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il a écrit 5 ou 6 livres, avec une véritable volonté littéraire de produire un univers, de garder une cohérence, sans se soucier de courir après la production frénétique (comme une ANGOT ou une NOTHOMB, par exemple). Et, une fois n'est pas coutume, j'ai commencé par sa première œuvre, au titre si énigmatique : V.
Enigmatique car c'est bien là tout l'enjeu du livre pour Stencil : savoir qui se cache derrière cette lettre, depuis qu'il a retrouvé cette phrase intrigante dans le carnet de son père : « Il y a plus derrière V. et dans V. qu'aucun de nous n'a jamais soupçonné ». Serait-ce ce mystérieux pays imaginaire, Vheissu, dans lequel a séjourné l'aventurier Godolphin ? Ou ne serait-ce pas plutôt cette troublante Vera Manganèse aux multiples visages qu'on retrouve toujours aussi jeune à travers les décennies mais de plus en plus rafistolée ?
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