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ISBN : 2070456625
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 127 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le narrateur a été l'un des premiers médecins, dans un pays européen non précisé, à assister les personnes qui demandaient à mourir – clandestinement d'abord, puis plus ouvertement, à mesure qu'une certaine tolérance s'installait et que les lois s'adaptaient à la situat... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 15 janvier 2014

    carre
    Le narrateur travaillant dans une unité contre la douleur raconte comment son approche de la médecine va faire de lui l'assistant de patients qui on choisit d'abréger leurs souffrances.
    Une nouvelle fois, Martin Winckler pose un regard intelligent sur l'être humain, sur une médecine qui parfois oublie que derrière les patients se cachent des hommes et des femmes en complète souffrance physique et morale. Comment apporter un peu de répit lorsque la souffrance emporte tout ?
    « En souvenir d'André » nous interpelle sur nos propres convictions, sur nos peurs. Comment ne pas être en complet accord avec les témoignages poignants qui égrènent le récit. Oui, le droit de mourir dans la dignité et le respect est une évidence et pourtant le sujet est toujours autant difficile à aborder. Chacun a sa propre vision sur la fin de vie assistée. En bonne santé, je pense au jour d'aujourd'hui être pour ce droit mais devant la sentence inéluctable, mon choix serait' il aussi catégorique ? Il pose des jalons pour ouvrir le débat. Winckler livre un récit en tout point remarquable, j'ai retrouvé le ton qui m'avait tant ému avec « La maladie de Sachs ». Emu aussi par cette histoire d'amour avec Nora, passionnée et déchirante.
    Un livre forcément difficile, poignant, mais qui a le mérite de nous interroger sur un sujet ô combien délicat. Mais vaut mieux être au top de sa forme pour honorer la mémoire d'André.
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    • Livres 3.00/5
    Par mariecesttout, le 23 mars 2014

    mariecesttout
    C'est un peu difficile pour moi de parler de cette lecture sans tenir compte de mon point de vue professionnel, je le dis d'emblée, puisque la médecine de la douleur et la médecine dite palliative sont une part de mon domaine d'exercice.
    Martin Winckler , dans ce roman, nous dresse un historique assez réaliste, certes, mais il ne parle pas du vrai problème qui est le manque de formation des généralistes , en particulier dans le domaine du traitement de la douleur. J'aimerais dire que la France a progressé dans ce domaine qui nous concerne tous. Oui, sans doute, pour la douleur, mais c'est très loin d'être suffisant, et non, pas du tout et bien au contraire pour le reste, en raison sans doute d'une judiciarisation accrue et constante sans que , finalement, la seule loi existante soit déjà correctement appliquée partout..
    Mais ce n'est pas le lieu pour m'étendre plus sur ce problème.
    J'aime bien Martin Winckler. Ses enthousiasmes, ses énervements et révoltes, et même son côté redresseur de torts un peu outré quelquefois. Qu'importe, il en faut. La Vacation et surtout La maladie de Sachs m'avaient fait un bien fou. Seulement, ces écrits étaient basés sur son expérience personnelle, c'était honnête, sincère, et salutaire. Il savait de quoi il parlait.
    Là.. sans doute beaucoup moins. Oui, il a des souvenirs de stages ou autres, mais ça ne suffit pas, à mon avis. Il décrit quand même avec une certaine efficacité ce que peuvent faire des soignants des unités antidouleurs dans les services hospitaliers,là où se termine la vie pour la majorité maintenant, que leurs recommandations soient suivies ou non, là est le problème. Faute de personnel et de temps le plus souvent, il faut bien le dire, et non faute de bonne volonté.
    Mais cette phrase, Marc… : « Les derniers moments d'un homme sont sublimes ». Qui vient de la vision d'un film japonais, il le dit.
    Hum.. là, j'aurais quelques réserves. Là, ça devient vraiment du roman..
    Je voudrais quand même dire qu'au moins, il a le courage d'aborder le sujet et surtout de dire des choses très justes sur la douleur. Car, la plupart du temps, ce que veulent ces malades , c'est être soulagés, et écoutés: "  S'ouvrir sans questionner, écouter sans interrompre, entendre sans juger. Expliquer. apaiser. Soulager."
    Pour cela, merci.
    Mais il manque, à mon avis à ce livre ( en faire un roman ,avec même son intrigue amoureuse et ses rebondissements, était peut être aussi une erreur , toujours pour moi) , une réflexion plus poussée que la simple dénonciation, et surtout d'autres solutions (qui existent..) que cet individu solitaire qui recueille les derniers récits.. J'ai vu il y a peu de temps un téléfilm de Barry Levinson réalisé pour HBO qui retrace le portrait de Jack Kevorkian qui, dans les années 90, a combattu à sa manière pour le droit à l'euthanasie aux Etats Unis , faisant même des années de prison. Kevorkian s'entourait quand même de beaucoup plus de précautions que le héros de ce livre. Trois avis médicaux, la famille filmée dans de nombreuses discussions avec elle et le malade, etc, avant d'accéder à la demande de suicide assisté…
    Bref, je trouve ce livre un peu ..rapide , c'est dommage, mais c'est ma vision et j'espère ne pas avoir heurté tous ceux qui l'ont aimé.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marple, le 25 décembre 2012

    Marple
    Comme dans 'Le chœur des femmes', Martin Winckler évoque une question de médecine qui va bien au-delà de la médecine... Cette fois-ci, c'est de la fin de vie qu'il s'agit, et plus précisément de la liberté que les malades devraient avoir de choisir quand et comment ils souhaitent mourir. Si la conviction de l'auteur est évidente, ce livre n'est absolument pas un essai, mais bien une histoire, ou plutôt des histoires, entremêlées et liées, belles et fortes.
    J'ai beaucoup aimé l'histoire principale, celle d'Emmanuel, avec sa fin totalement improbable mais qui sonne juste malgré tout... Celle de Louise aussi, et l'homme au cœur brisé... Tous ces morceaux de vie, tragiques mais magiques, parce que remplis d'amour et de paix. Comme nos vies à nous, en somme...
    Persuadée depuis longtemps que la dernière liberté d'un être humain en souffrance doit être de pouvoir dire 'stop' et partir dignement, je n'ai lu aucune révélation ou thèse révolutionnaire ici, mais j'ai été sensible à l'humanité (voire l'humanisme) du livre et à son message apaisant. le style pur et sobre sert admirablement le récit, sans rajouter de sentiments dégoulinants...
    La seule chose qui m'a chiffonnée, c'est que les mourants se confient à ce quasi-inconnu et partent loin de leurs proches. C'est probablement un reflet de la réalité, tant il est difficile de dire une vérité honteuse ou dure à ceux qu'on aime. Mais je m'égare dans des considérations éloignées de l'objet de cette critique...
    Disons simplement pour conclure que ce roman fait alternativement sourire, pleurer et réfléchir, comme souvent les livres de Martin Winckler. Je vous le recommande donc.
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    • Livres 4.00/5
    Par Arakasi, le 28 juillet 2014

    Arakasi
    Martin Winckler est un homme de conviction, tous ses lecteurs le savent, et l’une de ses convictions les plus profondes et les plus présentes dans ses ouvrages est la haine de la souffrance et le rejet des soignants qui se refusent à la soulager. Forcément, ce type d’idée devait amener leur auteur tôt ou tard sur un terrain idéologique particulièrement difficile, celui de l’euthanasie. Un autre y serait allé avec des pincettes, Winckler, lui, a l’intelligence et l’audace de rentrer directement dans le vif du sujet en donnant la parole à son narrateur, un ancien médecin sur le point d’engager une procédure de mort accompagnée. Toute sa carrière, le vieil homme s’est consacré à soulager les souffrances des mourants, pratiquant l’euthanasie à maintes reprises et en toute illégalité. Rongé par le cancer, il ne demande qu’une chose : que l’on fasse pour lui ce qu’il a tant de fois fait pour les autres et que quelqu’un d’autre devienne le réceptacle des multiples confidences confiées à lui par des patients agonisants.
    « En souvenir d’André » est donc un roman ouvertement militant, ce qui pourrait agacer certains lecteurs mais ne me dérange nullement, tant j’ai de sympathie pour l’auteur et ses valeurs. Suite de confessions poignantes, de moments de vie brisée et de questionnements douloureux, le récit nous prend au corps et s’avère particulièrement difficile à lâcher, à défaut d’être d’un abord très facile. S’il faut pinailler un peu, je dois reconnaître avoir trouvé la fin assez artificielle – comme pour « Le Chœur des femmes », l’auteur aurait pu se passer de ce type de petite pirouette narrative à l’eau de rose… Mais bon, personne n’est parfait, et si Winckler veut s’offrir de temps en temps un peu de sentimentalisme facile, qui sommes-nous pour le lui refuser ? Que ce petit bémol ne vous fasse pas dédaigner ce beau roman, sensible et humaniste qui, s’il n’a pas révolutionné mes propres idées (celles-ci étant déjà tout à fait en accord avec celles de l’auteur), poussera surement d’autres lecteurs à creuser leurs convictions sur ce sujet aussi complexe que délicat.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 16 octobre 2012

    Sando
    Un jeune homme est appelé au chevet d'un ancien médecin, atteint d'un cancer en phase terminale, afin de l'accompagner dans la mort. Il va alors recueillir les dernières confessions de cet homme au destin étonnant, qui toute sa vie a œuvré pour accomplir les dernières volontés des mourants. Il nous raconte ainsi l'époque où l'euthanasie était un délit grave et où sa pratique se faisait clandestinement par des médecins désireux d'épargner des souffrances inutiles à des patients déterminés. Il partage avec nous des bouts de vies, la sienne mais aussi celle des autres. Il nous raconte ses débuts comme accompagnant, les règles à respecter, la prise de contact avec les malades, les visites et les heures d'écoute. Il nous décrit la mort des malades, toujours sereine et apaisée car choisie et mûrement réfléchie. Il nous raconte son expérience avec André, son mentor, le premier à avoir fait appel à lui, celui par qui tout commence. Des confessions bouleversantes qui nous plongent au cœur de l'âme humaine…
    Dans son nouveau roman, Martin Winckler s'attaque au sujet difficile de l'euthanasie. La question ici n'est pas de savoir si c'est bien ou mal et le débat n'a pas lieu d'être puisque l'on est en présence de cas où le patient sait qu'il est condamné par la maladie et choisit de mourir dans la dignité, afin d'éviter la souffrance, pour lui-même et pour ses proches. le narrateur, lui, n'est là que pour soulager son prochain de sa douleur et pour l'accompagner dans ses derniers instants. Humaniste et non bourreau, il sert de réceptacle aux dernières confidences et permet aux mourants de partir en paix. L'écriture est limpide, chargée en émotions et d'une force telle qu'elle bouleverse le lecteur et ne peut le laisser insensible face à la fragilité de la vie. Les chapitres sont courts et se dévorent jusqu'à nous réserver un final des plus surprenant…
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Critiques presse (3)


  • LaPresse , le 04 janvier 2013
    Winckler le reconnait, c'est le premier de ses romans qui n'est pas fondé essentiellement sur son expérience personnelle. C'est peut-être ce qui fait d'En souvenir d'André un roman moins incarné, moins « engageant » et vibrant que ses précédents. Mais un roman tout aussi pertinent .
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Lexpress , le 30 octobre 2012
    Sur un sujet risqué, Martin Winckler réussit un roman d'initiation d'une grande force, édifiant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Telerama , le 10 octobre 2012
    Roman à énigme, avec révélation finale, [ce] livre est aussi et surtout un plaidoyer, une oeuvre pleine de larmes et de colère qui abandonne la dimension polyphonique du "Choeur des femmes" pour préférer le ton du mémorialiste.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par mariecesttout, le 07 mars 2014

    " Je vais d'abord m'occuper de la douleur";
    Une fois soulagés, ils pouvaient exprimer leur souhait.
    Pour certains, l'entrevue se limitait à ça: ils ne voulaient plus avoir mal et lorsqu'ils n'avaient plus mal, ils se remettaient à sourire, à recevoir des visiteurs, à jouer aux cartes ou aux échecs avec leurs vieux copains et leurs petits-enfants. A lire. Ils retrouvaient une vie de relation. Ils ne demandaient rien de plus. Ils s'étonnaient que personne avant moi ne soit parvenu à les aider. Est-ce que je disposais de médicaments..ou de.." pouvoirs" particuliers?
    Ce que j'avais dans ma sacoche, tous les médecins y avaient accès. Mais beaucoup avaient peur. De quoi? Je ne sais pas. D'être trop puissants? De dépasser leur but? Quelle blague. Quelle illusion. Quelle vanité.
    La douleur précipite dans un cercle vicieux. La morphine amorce un cercle vertueux. Dès qu'un homme souffre moins, son angoisse diminue. Et, parce qu'il a moins peur, il souffre moins.
    Je n'ai jamais eu peur de trop soulager. Quand la douleur est intolérable, personne ne doit la tolérer.
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  • Par nastie92, le 05 mai 2013

    Beaucoup avaient des douleurs qui n'avaient jamais été étiquetées, jamais identifiées. Leurs médecins n'y pouvaient rien et leur avaient dit parfois que c'était dans la tête.
    On ne leur avait pas appris que dans la tête, il y a le cerveau ; que la douleur, le cerveau la perçoit et, parfois, la produit. Quand les gens disent qu'ils ont mal, ils ont mal. Dire que c'est "dans leur tête", c'est dire : "Vous avez mal parce que vous avez mal."
    Autant leur donner un coup de marteau.
    J'ai appris à manier les antalgiques mineurs et la morphine. Les opioïdes synthétiques. Les anesthésiques locaux et généraux. Les neuroleptiques, les antidépresseurs, les myorelaxants et les alpha-adrénergiques. Les blocs plexiques et les neurolyses. Les péridurales.
    J'ai appris à analyser les douleurs chroniques ; à identifier l'origine des douleurs projetées ; à apprivoiser les douleurs fantômes.
    J'ai appris à employer le placebo, la relaxation, l'hypnose, les gestes, la parole.
    Les gestes qui atténuent l'angoisse.
    La parole qui, sans donner de faux espoirs, aide à s'ancrer dans la réalité.
    J'ai appris à apaiser la douleur des autres.
    Pas trop : sans les endormir, sans les empêcher de se sentir vivants.
    Mais en les aidant à ne plus ressentir ces cris des profondeurs qui éventrent ou arrachent.
    À ne plus être dans la douleur totale, qui empêche de ressentir quoi que ce soit d'autre. Qui empêche de penser. De sourire. D'être présent au monde.
    J'ai beaucoup travaillé. Bien, je crois.
    Mais ça ne me suffisait pas.
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  • Par FRANGA, le 21 octobre 2013

    J'ai senti la colère monter en moi et je suis allé demander ce qu'on lui avait fait, j'avais envie de frapper.
    La réanimatrice m'a dit qu'ils le laissaient se reposer, mais qu'ils allaient recommencer.
    J'ai dit : laissez-le tranquille. Il a soixante-dix ans. Il est hémiplégique à cause de l'intervention. Il a une pneumonie. Vous pensez vraiment que vous allez le remettre en état ? Vous voulez vraiment le maintenir comme ça indéfiniment avec des tuyaux dans les bras et un autre dans l'oesophage ?
    Vous trouvez ça digne, vous, de lui coller ce spaghetti en latex dans le nez sans rien lui dire, sans rien lui demander, de vous y mettre à trois ou quatre pour le tenir et, quand vous voyez qu'il ne veut pas, de le planter là sans essuyer le sang de son visage jusqu'à ce que sa femme ou son enfant débarquent avec leur espoir de le voir mieux et le découvrent ligoté comme un passant qu'on vient d'attaquer dans une ruelle sombre ?
    Vous appelez ça soigner ?
    Laissez-le tranquille !
    Elle m'a regardé, m'a fait un sourire maternel.
    "Je vais réfléchir à ce que vous venez de me dire".
    Je l'aurais tuée de mes mains.
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  • Par FRANGA, le 23 octobre 2013

    Je ne crois pas au surnaturel. Je crois que cette vie est tout ce qui est, et qu'il n'y a rien d'autre. Lorsque les pensées s'arrêtent, tout s'arrête avec elles.
    Mais sans croire à la magie ou aux phénomènes inexplicables, j'ai été témoin de choses étonnantes.
    J'avais appris, à l'époque où des malades étaient maintenus en vie en même temps qu'on laissait la maladie les ronger, que beaucoup cessent de réagir, de parler, d'avoir le moindre souci ; ils perdent leurs contours et se décharnent ; leur corps se ralentit et on attend qu'il s'immobilise du jour au lendemain. Et puis, brusquement, ils ont un regain de vie. Un matin ils s'asseyent sur leur lit, ils se sentent mieux, ils ont faim, ils demandent à parler à leurs proches, ils plaisantent avec les soignants. On n'en croit pas ses yeux, on a le sentiment qu'il s'agit d'un mirace.
    Bien sûr, il n'en est rien : parfois, au milieu des fragments calcinés d'un foyer, une brindille protégée par les cendres s'enflamme brusquement, comme si le feu renaissait.
    Mais ça ne dure pas, de même pour les humains : quelques heures, une journée, tout au plus. Et quand cette journée se termine, ils se recouchent, un sourire content aux lèvres, et sombrent à nouveau, une fois, pour toutes.

    Pouvons-nous espérer que, dans leur état de semi-inconscience, ils ont senti venir ces heures et les saisissent pour une jouir une dernière fois ? Ou n'est-ce qu'un fantasme, une parcelle de réconfort supplémentaire, encore ?
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  • Par FRANGA, le 23 octobre 2013

    Certains n'avaient pas mal, mais ils souffraient beaucoup. Ce n'était plus la douleur physique ou morale. C'était cet état qui ni les antalgiques ni les antidépresseurs ne parvenaient à lever.
    Ce qui les avaient soutenus jusque-là-un projet, un espoir, une date à atteindre-n'avait plus d'objet.
    Ils ne se sentaient plus concernés par rien, mais ils avaient peine à entendre leur femme, leurs enfants, les haranguer pour leur remonter le moral, pleurer pour les apitoyer, crier pour les secouer. Ils n'étaient pas indifférents, ils étaient fatigués.
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