Note moyenne : /5 (sur 20 notes)
Nationalité : France
Né(e) à : Neuilly sur Seine
le premier « vrai » livre que j`ai lu, Les Petites Filles modèles de la Comtesse de Ségur ! J`ai commencé à le recopier dans un carnet, de peur de le perdre : je croyais que les livres n`existaient qu`en un seul exemplaire !
Les grandes œuvres donnent toujours envie d`écrire. Ce qui est décourageant, ce sont les mauvais livres que mon travail de critique littéraire m`oblige parfois à regarder, et surtout l`avalanche d`ouvrages que je reçois sans les avoir choisis. Mais je n`ai jamais pour autant envisagé d`arrêter d`écrire. Simplement, parfois, d`espacer la publication à la vue des piles de livres dans les librairies !
Les romans d`Alexandre Dumas dans la collection Nelson. Je les ai dévorés année après année, livre après livre, dans la maison que mes parents louaient chaque été. Un roman, pour moi, c`est d`abord cela : le plaisir de tourner la page. Une histoire, des personnages.
La Naissance du jour de Colette. Non pour ses qualités romanesques, mais pour sa sagesse souriante, son amour de la vie, sa lucidité et ses qualités d`écriture. Ce livre me fait du bien. Mais mon « livre-ressources », c`est, comme pour beaucoup, À la recherche du temps perdu, lu jeune, relu in extenso depuis, mais dont je reprends sans cesse des passages au hasard…
Aucun ! On ne peut pas tout lire ! Comme tout le monde, j`ai des lacunes. J`ai découvert Jean Giono très tard, par exemple. Il est un roman qu`on portait aux nues pendant mes études, Au-dessous du volcan de Malcom Lowry. Je n`ai jamais dépassé les premières pages…
J`aimerais leur faire re-découvrir les romans de George Sand : Lucrezia Floriani, en particulier, un ravissant roman inspiré (malgré ses dénégations) de ses amours avec Chopin.
Les classiques de la littérature sont ceux que le temps a conservés, et en général, à juste titre. Le temps est un critique redoutable et il se trompe rarement. Ayant longtemps enseigné la littérature, je les connais bien et je continue à les lire et à en parler, par exemple à l’Université populaire. Cela n’empêche pas que, concernant certains auteurs du XXème siècle, nous pouvons hésiter : Jean-Paul Sartre ou Albert Camus, par exemple, sont-ils déjà des classiques ? Et Marguerite Duras ? Cette notion même de « classique » évoluera sans doute avec l’idée que nous nous faisons de la culture et de la lecture…
Non. Mais j`ai noté dernièrement cette phrase de Marcel Proust que je trouve très juste : « Chaque écrivain est obligé de faire lui-même sa langue ». Comme je l`ai prise au vol au cours d`une conférence, j`espère qu`elle est exacte !
Je lis, ou plutôt, je dévore le dernier roman de l`auteur israélien David Grossman "Une femme fuyant l`annonce" qui paraît à la rentrée en France. L`œuvre d`un très grand romancier.
George Sand fait partie de mon paysage intérieur depuis très longtemps. Écrire, c`est aussi parfois rendre hommage aux auteurs qui vous ont accompagné…Je cherchais un angle un peu original car cela ne m`intéresse pas de répéter pour la énième fois ce qui a déjà été écrit. J`ai découvert que cette partie de sa vie, sa relation avec Alexandre Manceau qui a duré 15 ans (la plus longue) était très peu connue.
Les deux sont indissociables. Imaginez-vous une George Sand qui ne serait pas écrivain ? le « métier d`écrire », comme elle dit, l`a sauvée d`une existence qui aurait pu être ratée, elle a réussi à s`y consacrer parce qu`elle était…la femme qu`elle était : profondément libre des préjugés, et décidée à choisir elle-même sa vie.
Il s`agissait plutôt de faire sortir de l`ombre une période de sa vie – la maturité, extraordinairement féconde - et surtout la délivrer des clichés : la mangeuse d`homme, ou à l`opposé la « bonne dame de Nohant ».
Je travaille à la fois sur les archives, la Correspondance, les agendas, les documents ou les livres historiques qui concernent l`époque. Et bien sûr les livres de G. Sand. Je n`ai rencontré aucun spécialiste, je lis en revanche leurs ouvrages. Je suis aussi allée sur les lieux, que je connaissais déjà, ayant visité Nohant, Gargilesse et Palaiseau pour ma chronique du Magazine littéraire consacrée aux maisons d`écrivains... Mais je n`ai pas de phase préparatoire, je mène de front l`écriture et les recherches. J`aime écrire au fur et à mesure de mes découvertes. Je tiens une sorte de journal de mon travail qui me permet de garder le cap.
Les recherches concernant la jeunesse d`Alexandre Manceau, et en particulier son fils naturel. J`ai consacré beaucoup de temps à ce sujet que les lecteurs remarquent à peine ! Mais c`est souvent le cas avec les biographies…
Parce qu`il joue en effet un rôle important à cette époque de sa vie, en partie grâce à l`influence de Maurice, son fils, et surtout bien sûr à celle de Manceau. Certaines de ses pièces, comme Le Marquis de Villemer, ont connu un immense succès.
Oui, mais moins une censure officielle que celle des bien- pensants et des catholiques. Elle est l`une des grandes figures anticléricales de l`époque. Sa liberté de pensée et ses positions sur le mariage et les femmes hérissent aussi les auteurs misogynes, qui comme Baudelaire, par exemple, la haïssent. Il ne faut pas oublier non plus qu`elle a joué un rôle politique, en particulier pendant la Révolution de 1848 et au moment du coup d`état de Louis-Napoléon Bonaparte. Elle interviendra à plusieurs reprises auprès de lui pour sauver des Républicains condamnés à la prison ou à la déportation. La question sociale la passionne aussi. Toutes ces raisons font que bien sûr elle rencontre hostilité…et admiration.
Oui, voir plus haut ! C`est très important (et difficile) de pourfendre les clichés, d`introduire de la nuance, de lutter contre l`ignorance ou la tendance à la simplification. Personnellement, je regrette qu`il n`ait pas été possible de la faire entrer au Panthéon en 2004, comme certains en avaient l`intention. C`eût été un symbole important et une occasion pour beaucoup de la découvrir.
Oui, j`ai fait de nombreuses conférences durant toute cette année. Je suis étonnée par le nombre de femmes qui s`identifient à George Sand, et l`adulent littéralement. Elles se présentent souvent en me disant : « J`ai lu tout ce qui a été écrit sur George Sand, je l`adore ! ». Elles entretiennent une relation très vivante, très affective avec elle, comme si elle était l`une de nos contemporaines. Et deux comédiennes, sans se concerter, m`ont confié : « Je suis George Sand », ce qui m`a beaucoup amusée. le travail de La biographe est à l`opposé : surtout ne pas se prendre pour George Sand, et se méfier des projections.
Consuelo, son plus beau roman, sans doute. Mais avant tout, Histoire de ma vie, un texte autobiographique qui pour moi est l`égal des Confessions de Jean-Jacques Rousseau ou des Mémoires d`outre-tombe de Chateaubriand…l`humour en plus ! Et j`ajouterai la Correspondance, dans l`édition de Thierry Bodin chez Folio, Lettres choisies, car elle est aussi une remarquable épistolière. Pour ma part, je me régale avec les 26 tomes de sa Correspondance…mais c`est peut-être beaucoup pour une découverte !

Madame Zola de
Evelyne Bloch-Dano
Le dernier amour de George Sand de
Evelyne Bloch-Dano
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Né à Corfou, cet écrivain évoque son enfance marseillaise dans Le Livre de ma mère. Son nom ?
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