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Critiques sur Mrs Dalloway (85)


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    • Livres 5.00/5
    Par Joseph-Arthur le 22/05/2010


    Quand on pense à Virginia Woolf, on pense à Mrs Dalloway. Je ne dirais qu'une seule chose, je ne suis que subjectivité et affectivité pour ce livre,

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    • Livres 3.00/5
    Par liratouva2 le 26/03/2010


    Je dois relire ce livre ! C'est une obligation ! Cette première lecture n'aura été qu'un effleurement, juste un premier contact, comme on tâte l'eau avant de se baigner pour voir si elle est chaude !
    Je n'ai pas l'impression d'avoir lu un roman ! du tout ! Plutôt la sensation d'avoir regardé dans un kaléidoscope ! J'ai maintenant la tête remplie de jolies images, de passages d'anthologie ! J'avais envie de tout noter tant c'était beau et exaltant très souvent ! Mais tous ces moments semblent dispersés et je n'en ai pas encore une vision d'ensemble bien nette ! D'où mon besoin de relire ce livre.
    J'ai eu aussi cette impression en commençant à lire Proust mais ici ce sentiment d'éclatement est encore plus net. De belles évocations de moments pleins de lumière partent dans tous les sens mais quel est le sens justement ? ... (à suivre)


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/03/mrs-dalloway-de-virginia-wool..

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    • Livres 2.00/5
    Par allard95 le 05/07/2014


    Comme j'ai hésité à cocher cette deuxième étoile, et à ne pas classer ce livre parmi les "illisibles" où j'ai définitivement logé l'Ulysse de Joyce! V.Woolf fait quand même un peu mieux, grâce à une certaine poésie et à des éclairs d'écriture remarquables. Mais ce roman n'est pas un roman. C'est un bavardage sans cohérence, sans sujet ni intrigue. Même son titre est (presque) mystérieux. On cherche les sujets des verbes, les personnages se succèdent sans exister, certains d'entre eux arrivent et disparaissent sans que l'on ait pu comprendre l'intérêt de leur intrusion dans ce qui n'est pas une histoire. Bref, lire ce livre est une épreuve. Il a, heureusement, la meilleure des qualités: il est court.

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    • Livres 3.00/5
    Par AnGeeErsatz le 04/02/2013


    Après avoir étudié de nombreux textes de Virginia Woolf en classe, j'ai décidé de sauter le pas et de me lancer dans la lecture de son livre le plus connu.

    Mrs Dalloway est un roman qui raconte une journée, une seule et unique journée, dans la vie de Mrs Dalloway, une femme de la bonne société anglaise, alors que celle-ci organise une réception. Cette même journée voit le retour de son ancien amour, Pter Walsh.

    Au début, voyant le résumé, j'ai un peu paniqué, car je me suis demandé ce que pouvait bien contenir le roman, une journée me paraissant assez court.

    Mais Virginia Woolf parvient à nous tenir en haleine avec plusieurs flashbacks, et l'entrecroisement de personnages.

    Malgré cela, j'ai parfois trouvé le temps long, même si le style est assez plaisant. Je pense retenter l'expérience avec un autre ouvrage de Virginia Woolf!


    Lien : http://livroscope.blogspot.fr/2013/01/challenge-united-kingdom-1-mrs..

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    • Livres 5.00/5
    Par floyd2408 le 02/10/2012


    C 'est un voyage dans les méandres spirituels de personnages qui se croisent le long d'une journée qui s'achève dans une soirée mondaine ou l 'héroïne flotte sur la vague de ses souvenirs ....

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    • Livres 1.00/5
    Par Nono19 le 27/05/2012


    J'arrête rarement une lecture en plein milieu mais ce roman fait partie de ces quelques exceptions.
    Mrs Dalloway est une femme de la cinquantaine qui prépare une soirée et part se promener pour acheter des fleurs. Sur son chemin, elle se met à penser à la vie, à son passé, à ses choix et le lecteur se retrouve parachuter dans la vie des personnes qu'elle croise sur sa route. Je n'ai pas été plus loin..

    Je n'ai pas su lire plus de 100 pages, les phrases alambiquées, les monologues intérieurs, les digressions des personnages, tout ça a finit par me lasser et me donner envie de faire tout sauf lire ce livre.
    J'ai toujours voulu découvrir cette auteure et malheureusement ma première incursion dans son oeuvre n'aura pas été un enchantement.

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    • Livres 3.00/5
    Par Puck le 16/05/2012


    Etonnante lecture que celle de "Mrs Dalloway". Je ne connaissais pas encore l'écriture de Virginia Woolf et j'ai été assez surprise. le point de vue change en permanence sans jamais prévenir, ce qui par moment est assez déroutant. On navigue dans les pensées, ressentis des personnages gravitant autour de la journée de Clarissa Dalloway. On sent déjà les prémices de la folie et de la dépression de l'auteur chez son personnage.

    Comme beaucoup de "chef d'oeuvres", je ne sais pas encore quoi en penser exactement. Je crois que je vais le laisser de côté quelques mois avant de le relire.

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    • Livres 5.00/5
    Par Elyria le 28/03/2011


    Un de mes livres préférés. Un récit de pensées ordinaires chez des gens ordinaire. Pourtant, le livre laisse l'impression d'un battement d'aile de papillon: comme si nous ne pouvions tout saisir d'un coup de ce roman. Comme s'il fallait le relire encore et encore pour s'imprégner de son essence. Comme beaucoup d'ouvrages de Virginia Woolf, ce livre reflète la complexité de la vie, des facettes que nous possédons...

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    • Livres 5.00/5
    Par Laurane_C le 21/02/2010


    Un pur chef d'oeuvre de la littérature. Je pense qu'il est impossible de rester insensible à cette écriture qui nous emporte comme un vague, avec précision et humour. Mrs Dalloway est un roman unique qui ne raconte pas réellement d'histoire -sinon celle d'une femme organisant une réception- mais qui nous fait voyager dans l'esprit de personnages croisés au hasard des rues londoniennes.


    Lien : http://leslivresdelaurane.blogspot.com/2010/02/mrs-dalloway.html

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    • Livres 3.00/5
    Par bib_aulnay le 24/01/2012


    Mrs Dalloway : Conférence de Jean Delabroy le 19 janvier 2012 – Notes d'Edwige
    (références pages : édition Folio 2643)

    Un livre féminin, drôle et grave, une pierre précieuse dans l'histoire des formes romanesques (au même titre qu'Ulysse de Joyce : Dublin le 16/06/1904).
    Virginia Woolf (1882/1941) n'a pas eu le courage de peser sur son existence « j'entends à nouveau des voix et je ne le supporte pas » ; sa porosité maladive au monde lui donnait des hallucinations. le personnage de Septimus dans ce roman est chargé de toute cette proximité avec la folie. Il la porte pour en dégager Clarissa. Ce roman a été écrit quand elle avait 43 ans. Publié en 1925, il entre directement dans la littérature mondiale, comme un « laboratoire de formes romanesques ».
    Ulysse et MrsD ont des points communs sidérants comme le déroulé sur une seule journée en juin.
    . Ulysse est une construction conceptuelle. Joyce a construit une cathédrale, une architecture vissée au boulon près, en réquisitionnant toute l'histoire du monde.
    . MrsD est une économie de la fluidité. Ce roman a 30 ans d'avance sur le cinéma : travail sur le passage d'une réalité à une autre, préfigurant les plans continus cinématographiques. La fluidité synonyme de vitesse. L'air devient de l'eau, avec la répercussion sonore des cloches de BigBen (et de l'autre église avec un léger retard) qui donne une scansion au roman.

    Ce roman est drôle (comme l'oeuvre de Proust avec sa méchanceté sur les aspects mondains de sa société) mais grave aussi : c'est l'expérience philosophique du temps. Comment s'arracher à l'insignifiance , comment la transmuter en interrogation métaphysique sur le prix de la vie ?
    V.Woolf donne des coups brusques, comme on referme un accordéon en écrasant toutes ses notes dans un effet solennel (mot qu'elle emploie souvent) : c'est une virtuose de ce travail d'écrivain. Cf. p.167-170 « Un son l'interrompit ; un son frêle tremblotant, une voix .. …. Où dormait-elle la nuit ? »

    Virtuose dans sa manière de traiter l'espace, ce tout petit quartier de Londres, grâce à des objets tiers en mouvement : la voiture mystérieuse, puis l'avion. Autour de ces objets se greffent simultanément une série de personnages dont certains s'installent en puissance comme Septimus.

    Roman de l'incessant passage (jamais d'immobilité sauf certains cas précis (« il y avait un vide au cœur de la vie » p.99 ou p. 124 « Comme un nuage passe devant le soleil, .. et tombe sur l'esprit. le temps claque contre le mât. Là nous nous arrêtons. Là nous nous tenons debout. Rigide, le squelette des habitudes soutient seul la charpente humaine. Dans laquelle il n'y a rien, se dit Peter Walsh ; se sentant comme creusé, vidé de l'intérieur.) du monde moderne, VW a transformé la facture du roman, comme Apollinaire celle de la poésie
    (Zone – début :
    À la fin tu es las de ce monde ancien

    Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

    Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine

    Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
    La religion seule est restée toute neuve la religion
    Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

    Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
    L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
    Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
    D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
    Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
    Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
    Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventures policières
    Portraits des grands hommes et mille titres divers
    ou Cendrars (Prose du transsibérien).

    L'art romanesque de VW est fondé sur le déplacement perpétuel (pas de fin).
    Son expérience sensible du temps est celle de Bergson (Nobel en 1927/mort en 41), que Deleuze est allé chercher pour comprendre la modernité.
    C'est dense, voire saturé, et c'est une danse perpétuelle.
    Mais les vides dans la ville sont à remplir : la fonction de l'avion. La ville est paranoïaque.
    Septimus incarne le pôle d'angoisse. L'avion vole au loin :
    « L'avion filait et s'éloigna jusqu'à n'être plus qu'une brillante étincelle ; une aspiration ; un concentré ; un symbole (se disait Mr Bentley, occupé à ..) de l'âme humaine ; de sa détermination, pensa Mr B., contournant le cèdre, à sortir de son corps, à sortir de chez lui,grâce àla pensée, à Einstein, à la spéculatio, aux mathématiques, à la théorie de Mendel – l'avion qui filait s'éloigna. »

    Nous avons le point de vue de l'avion et de la voiture, nous sommes toujours dans la séparation et dans le souhait de convergence qui n'existera jamais. Donc le projet de MrsD, raconter une soirée, CE moment d'être ensemble est une utopie, l'utopie de cette finalité jamais atteinte, l'utopie de rassembler toutes les existences en « une offrande » (p. 222)
    Elle utilise le recours au monologue, les véritables événements sont ceux des pensées, désirs, mémoire, de cœur. Ils ne s'inscrivent pas dans une réalité « La nourrice en gris … le voyageur solitaire … Rien n'existe en nous … Telles sont les visions …. Mais à qui le voyageur solitaire va-t-il adresser sa réponse ? »

    Les retrouvailles de MrsD et Peter Walsh, quand elle recoud sa robe, et qu'il sort la lame de son couteau, métaphore d'un combat de chevalerie, sont d'une drôlerie amoureuse incomparable : VW est au sommet de son art. Les paroles sont idiotes mais tout l'arrière-plan de désirs, d'attentes, de représentations dilate les non-dits. Cette dilatation du non-dit est le roman. Il n'y a pas d'événement.

    Tout le roman est ponctué de « comme » ou « comme si » formant une geste de l'interprétation, de comparaisons hypothétiques. Ils détournent le sens, ce sont des outils de l'activité mentale toujours interprétante, qui essaye d'accrocher une vérité quelconque (d'où leur effet déstabilisant).

    Roman de l'après-guerre, d'été magique, Appel de vie. La mort rôde. Septimus est castré : mutilé mental. MrsD est malade, le fils de Lady …. est mort à la guerre. Evans, le grand ami de Septimus est mort.

    MrsD est un roman urbain, futuriste, de guerre, et satiriste ! L'Angleterre surtout y est adorée, ridicule, multiple. L'art des silhouettes donne un cachet britannique irremplaçable (comme celle de Miss Kilman p 224). Mais c'est aussi un roman de la sensation (P.Walsh est trahi par ses pleurs « Cette sensibilité aux impressions, c'est ce qui l'avait perdu, sans aucun doute » p. 154) . Par le corps tout advient (Mais le corps subit des courants. La matinée et l'après-midi se rencontrent. p. 211) Il est la seule interface avec le réel du monde (les sensations). Et le monde mérite l'extra-sensibilité « Toutes les puissances déversaient leurs trésors » p.246. Vitalité essentielle à préserver.

    Mrs d'est l'histoire d'une femme dans le tournant de son existence, à 52 ans, avec sa robe à recoudre, emblème de l'âge :
    « pour elle, c'était terminé. le drap était bien tendu, et le lit étroit ». Cette phrase, au couteau, comme d'autres, sont bouleversantes / « Ah, si vous voyiez les jardins de Milan » dit-elle tout haut. Mais à qui ? » dit la femme italienne de Septimus. Quant à lui « La guerre lui avait servi de leçon … Il était passé à travers de tout et son destin était de survivre » p. 175, et « Tout ce qu'il lui donnait, à elle qui était si simple, .. c'était un os qu'il lui tendait » p 79 et qui a « perpétuellement le sentiment qu'il est très, très dangereux de vivre, ne fût-ce qu'un seul jour »

    Mrs d'est dans un procès perpétuel, vis à vis d'elle-même, de son snobisme, de son addiction à autrui. Elle est une mendiante d'autrui (faites moi vivre) : même son petit personnel lui permet d'être généreuse (p. 110)! « Elle avait un sens aigu de la comédie humaine, mais il lui fallait des gens, toujours des gens, pour le faire ressortir... » p. 164

    Et puis il y a Sally, devenue une bourgeoise douce, fière de ses cinq fils, qui a volé à Clarissa un baiser, geste – dévotion de l'amour éperdu. Ainsi est la vie dans ses fulgurances, et la lumière picturale tisse des liens entre les personnages, comme entre la fille de Clarissa et Septimus p.245/246 par l'intermédiaire des nuages « ils allaient et venaient, faisaient des signes, des signaux, les jeux de lumière et d'ombre … : telle est l'impression qu'avait Septimus allongé sur le sofa du salon. Il regardait L'or liquide briller puis se décolorer... «

    Et le mystère du lien entre Peter et Clarissa « On vous donnait une graine pointue, piquante, ingrate- la rencontre elle-même, souvent extrêmement douloureuse ; et pourtant dans l'absence, et dans les endroits les plus inattendus, elle fleurissait, elle s'ouvrait, elle répandait son parfum … Elle avait eu sur lui plus d'influence que qui que ce soit d'autre. … « mystère lié à cette partie de nous, invisible, mais qui survit … P. 264/265
    Ces graines, à la germination incommensurable, sont des trésors (le baiser de Sally a été une révélation) : on est proche ici de la définition de l'art.

    Et la mort entre dans la cérémonie : au fond « nous sommes semblables » le roman est écrit sur une arête /frontière qui la sépare de Septimus. Il cède au versant tragique d'exister dans son délire paranoïaque. Il veut accéder à la présence, ne pas être dans l'insignifiance.

    VW hait les gens de « la mesure » comme le médecin Sir W. Bradshaw, cette « brute au mufle rouge ». cf p. 194-195 « Dans le cabinet gris, … ces malades apprenaient l'étendue de leurs transgressions. … Il fondait sur eux ; il les dévorait. » ; elle hait les gens convertis à la morale (comme Mrs Kilman), à la sagesse, à la religion. Elle est dans l'attente d'un point mystique où tout converge, la vie, la mort.

    L'ambulance est aussi un passage « C'était cela la civilisation. … l'efficacité, l'esprit d'organisation … savoir trancher, renoncer aux grandes espérances... «
    « En tout cas la beauté » en cette soirée et ces portes ouvertes et le rideau jaune avec tous les oiseaux de paradis qui se gonfle , et tous ces gens qui montaient « ça y est, ils montaient » et tout ce snobisme, ah ces Anglais … le rythme s'accélère de toutes les futilités, potins, remarques, mais la mort fait irruption. « La mort était un défi. … Il y avait dans la mort une étreinte »
    et on pense à Bach (la passion), mourir instantanément de bonheur « Dieu : c'est assez »

    Ce livre unifie le « moi », la femme est jeune et vieille en même temps.
    IL est l'acceptation de l'éclaté. Il n'y a pas UN moi, comme le voudraient les médecins.
    L'éclaté : manifestation d'une présence, d' un moment.

    Sorte de paix (plénitude) dans l'offrande de cette soirée « je ne sais pas pour qui » : définition de la prière et protocole d'adoucissement du monde.

    Ce roman n'en finit pas d' arriver …



    A propos de Virginia et Mrs d': Lire « Les Heures » de Michael Cunningham
    et voir le film The Hours avec Meryl Streep, Julianne Moore, et Nicole Kidman.

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