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Critiques sur Mrs Dalloway (129)
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Corboland78
20 août 2016
★★★★★
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Virginia Woolf, pseudonyme d'Adeline Virginia Alexandra Stephen (1882-1941), est une femme de lettres anglaise, l'une des principales auteures modernistes du XXe siècle. Bisexuelle et féministe, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunissait des écrivains, artistes et philosophes anglais, groupe au sein duquel elle rencontrera Vita Sackville-West avec qui elle aura une liaison durant toutes les années 1920. Woolf souffrait d'importants troubles mentaux et présentait tous les signes de ce qu'on nomme aujourd'hui, troubles bipolaires. En 1941, à l'âge de 59 ans, elle se suicida par noyade dans l'Ouse, dans le village de Rodmell (Sussex), où elle vivait avec son mari Leonard Woolf, écrivain lui aussi. Elle avait commencé l'écriture comme activité professionnelle en 1905 pour le supplément littéraire du Times ; un premier roman en 1915, tandis que Mrs. Dalloway, l'une de ses oeuvres les plus connues, date de 1925.
Le lieu : Londres, après la Première Guerre mondiale. le temps : une journée dans la vie de Clarissa Dalloway, une femme de la bonne société anglaise, épouse d'un homme politique (Richard) et mère d'une jeune fille de dix-sept ans (Elizabeth), entre sa sortie le matin pour aller chez le fleuriste et la réception qu'elle donne le soir chez elle.
Une journée au cours de laquelle Clarissa s'interrogera sur les raisons qui l'ont amenée à épouser Richard alors qu'à l'époque elle fréquentait Peter Walsh – Peter qui tout juste revenu des Indes et pour quelques jours à Londres, lui rend une visite imprévue. Evocation aussi d'une relation lesbienne avec Sally Seton quand elle était jeune (« Est-ce que ça n'avait pas, finalement, été de l'amour ? »). Parallèlement à la journée de Clarissa, un drame se joue chez les Warren Smith quand Stephen, jeune militaire revenu de la guerre frappé d'un choc post-traumatique, se suicidera par défenestration au moment où son médecin venait le chercher pour le faire interner. Médecin que nous retrouverons à la réception du soir, révélant cet incident qui troublera beaucoup Clarissa Dalloway.
Autant le dire tout de suite, si pour vous un roman se doit d'avoir une histoire bien ficelée avec un début et une fin, voire mieux encore, des rebondissements dramatiques, ce bouquin risque de vous décevoir. Ici nous sommes plus dans l'analyse psychologique, l'introspection, la réactivation de souvenirs. A priori, ce n'était pas un roman pour moi, j'ai commencé à le lire avec une certaine distance, le temps de réaliser que je l'abordais par un mauvais angle (pas d'histoire à proprement dire) et de reprendre ma lecture avec une autre paire de lunettes. Et là, j'ai vu et compris les raisons de la renommée de l'écrivain et de ce livre en particulier.
L'écriture très moderne est particulièrement travaillée, voir la place de la ponctuation par exemple (le point-virgule !) ou du dédoublement des mots (« Elle soupirait, elle ronflait, non qu'elle fût endormie, simplement lourde, somnolente, lourde, somnolente, comme un champ de trèfle au soleil… ») Virginia Woolf est une styliste de haut niveau. Une écriture qui m'a rappelé, par certains aspects, Marcel Proust, avec ses personnages réfléchissant à leurs actes, ramenés à leur passé par de petits faits actuels, des descriptions pointues de leur environnement… mais en moins coulé/coulant à la lecture car mâtinée de James Joyce, quand on passe d'un personnage/d'une situation à un(e) autre subitement. Et que dire de la construction du roman ? le récit se déroule sur une seule journée mais Virginia Woolf est assez habile pour évoquer des jours anciens et se jouer du temps.
Les caractères sont très fouillés, l'écrivain opposant les uns aux autres. le sérieux guindé de Mrs. Dalloway à la « folie » de Septimus ou de Doris Kilman (professeur d'Elizabeth) mais l'opposition peut aussi être intérieure, Mrs. Dalloway sait être un peu snobe alors que Clarissa a des états d'âme qui nous la rendent plus proche. Et si Clarissa Dalloway comme Septimus Warren Smith luttent contre leurs pulsions de mort, l'un y cèdera quand l'autre s'y adaptera.
Un bon roman pour ceux qui feront l'effort nécessaire – mais mérité – d'y entrer, ne serait-ce que pour apprécier ce que le mot écrire veut dire.
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Keikana
12 juillet 2016
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Je suis une grande admiratrice du travail de Virginia Woolf. Je n'ai pas encore tout lu d'elle parce que ses écrits sont très forts et profonds, il me font toujours l'effet d'une claque et il me faut du temps pour les absorber. Ils retranscrivent tellement parfaitement la vie, les émotions, le caractère étrange de l'être humain que tout lire d'un coup serait trop d'émotions pour mon petit cerveau. Je préfère lire son oeuvre en pointillés, semer ces révélations tout au long de ma vie.

Il a fallu que je m'y reprenne par trois fois pour enfin finir Mrs Dalloway. Jusqu'à maintenant, je l'ai toujours abandonné à mi-chemin. Je n'arrivais pas à m'accrocher au texte, à la mélodie des mots bien que je pressentais que, si je persévérais, j'allais adorer ce chef d'oeuvre de la littérature anglaise.

Et puis j'ai compris. Ce n'était pas parce que ce n'était pas le bon moment ou parce que j'étais trop jeune pour apprécier cette lecture que je n'arrivais pas à le finir, c'est parce que je m'y prenais mal! On ne lit pas Mrs Dalloway entre deux métros, deux pages avant de dormir ou en parallèle d'autres lectures. Mrs Dalloway est un flux de pensées qu'il faut interrompre le moins possible si on veut le comprendre. Il faut avoir conscience de ce qu'on est en train de lire, il faut s'y plonger complètement comme on lirait les pensées de quelqu'un. Alors, les pages se tournent à toute vitesse. Sans chapitre, sans pub, sans correspondances pour nous arrêter, on glisse à travers la journée de Clarissa. Une journée à la fois des plus banales et à la fois l'exemple le plus intense de ce qu'est la vie.

Une lecture troublante, portée par les images récurrentes de Woolf : le Temps, l'eau, le vent, les vagues,… tout ce qui est insaisissable, cette auteure le capte et nous le fait ressentir merveilleusement. Elle entremêle les destins, lie toutes choses entre elles, recrée le monde tel qu'il est réellement, elle efface la frontière entre les mots et la réalité.

Une lecture qui laisse un sentiment doux-amer de beauté et de fatalité, qui traduit si bien qu'on puisse être à la fois, au même instant, intensément heureux et profondément triste. Un texte quasi prophétique pour l'auteure au destin malheureux qui renforce chez le lecteur ce sentiment étrange que tout est lié. Un magnifique moment de littérature.
Lien : https://thebmuffin.wordpress..
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Marti94
01 avril 2016
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J'ai enfin comblé une lacune grâce à cette lecture de « Mrs. Dalloway », roman le plus connu de Virginia Woolf publié pour la première fois en 1925. Il est surtout celui qui a donné naissance à une forme nouvelle de roman : le roman psychologique où les frontières s'abolissent entre intériorité et extériorité, action et introspection.
Ce livre raconte le vécu d'une femme à Londres, Clarissa Dalloway, et, plus précisément, une journée de cette élégante femme du monde d'une cinquantaine d'années qui s'apprête à donner une réception. Nous sommes en juin 1923 et le livre mêle impressions présentes et souvenirs. Clarissa se livre à un monologue intérieur et des personnages vont surgir du passé, comme son ancien amant Peter Walsh, rencontré l'été de leurs dix-huit ans à Bourton, ou encore des membres de sa famille et de son entourage, croisés au gré de ses pérégrinations dans les rues de Londres.
Situé au lendemain de la Première Guerre mondiale, le roman fait une part non négligeable aux séquelles psychiques héritées du conflit dont témoigne Septimus Smith qui se suicide à la fin du livre, dernière victime du culte de la grandeur impériale. Les femmes ont aussi une place importante notamment à travers leur implication en politique et le droit de vote.
Mais « Mrs. Dalloway » est avant tout un livre sur la transformation des consciences même si la technique de Virginia Woolf consiste à décrire des bribes de vies.

Lu en mars 2016
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LydieetsesLivres
19 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Mrs Dalloway est un livre qu'il faut avoir lu et l'écriture de Virginia Woolf est magnifique, c'est incontestable ! Cependant, cette lecture m'a demandé quelques efforts de concentration, il ne s'offre pas facilement.

Le récit constitue une journée dans la vie de Mrs Dalloway, il débute alors qu'elle se rend chez le fleuriste pour la réception qu'elle organisera le soir et se termine sur cette même réception. Cette journée que Virginia Woolf a choisi de nous conter est également la journée où Peter Walsh, ami et ancien courtisan de Clarissa Dalloway, après un long exil en Inde, va réapparaitre dans la vie de l'héroïne. Au cours de cette journée, chaque rencontre, chaque événement à première vue anodin va remémorer dans l'esprit de cette bourgeoise anglaise quelques souvenirs plus ou moins enfouis.
Le retour de Peter Walsh n'est pas sans lien avec cette journée remplie de souvenirs et de questionnements sur sa condition de femme. Si elle n'avait pas éconduit Peter, sa vie aurait elle été la même ? A l'évidence non… Voilà l'occasion pour Virginia Woolf d'écrire une critique assez sévère de la société anglaise post deuxième guerre mondiale, une société qui vit plus dans le paraitre que dans l'être. L'auteur oppose Clarissa à Mrs Dalloway, l'héroïne est Clarissa quand elle libérée de ses contraintes sociales et qu'elle revit l'insouciance de sa jeunesse et devient Mrs Dalloway lorsqu'il est question de ses obligations. J'ai beaucoup aimé cette dualité dans le personnage de Mrs Dalloway.
Nous sommes à Londres, en 1924, dont nous arpentons les rues et découvrant différents personnages dépeints par Mrs Dalloway et Mr Waslh et en particulier en jeune homme traumatisé par la guerre.
Le premier titre que Virginia Woolf donna à ce livre est The hours et l'on comprend rapidement pourquoi. En effet, que serait Londres sans Big Ben et Big Ben occupe une part importante dans ce récit puisque qu'il sonne chacune des heures voire des demi-heures permettant aux personnages comme au lecteur de se repérer dans la journée.
Ne nous mentons pas, il ne se passe pas grand chose dans ce livre mais le constat de l'auteur sur sa vie, sur la vie de son héroïne, sur la vie des anglaises en ce début de XXième siècle est sans appel et il est servit par une plume subtile et gracieuse.

Lien : http://mesexperiencesautourd..
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Siegebert
08 août 2013
★★★★★
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« Elle en était venue à penser que c'étaient les seules choses qui méritaient d'être dites — les choses qu'on ressentait. Être brillant n'avait aucun intérêt. On devait dire tout simplement ce qu'on ressentait. »
Voilà qui pourrait résumer l'esprit de Mrs Dalloway. Si tant est qu'il soit possible de le résumer : ce roman n'est qu'une phrase, c'est un bloc, une unité, et tenter d'en extraire un morceau est voué à l'échec. Impossible de délimiter la structure de ce livre monolithique, sans chapitres, qu'il faudrait citer ici en entier pour le résumer. Ce roman est pure essence, les mots y sont plus que jamais un simple support portant un flot d'émotions, de sensations, de souvenirs, reportés instant après instant comme ils viennent, désordonnés, surprenants, émouvants, profonds.
À proprement parler, Mrs Dalloway ne raconte pas d'histoire, si ce n'est quelques heures de la vie de Clarissa Dalloway, bourgeoise londonienne du début du siècle dernier — et encore, peut on parler de « quelques heures » là où il n'y a qu'une succession d'instants et de pensées soudaines ? Et en conséquence, ce cadre est également bien trop restrictif : à travers ces quelques heures d'évocations, c'est la vie de Mrs Dalloway (et de son entourage à travers elle) tout entière qui est esquissée pour le lecteur.
Pour qui sait se poser, se plonger dans un livre, communier à travers le temps avec les émotions d'un auteur (car Virginia Woolf est omniprésente, en filigrane, dans ce roman), Mrs Dalloway est une merveille. Virginia Woolf a réussi à saisir chacun de ces petits moments, chacune de ces petites émotions, qui donnent à la vie ce goût indescriptible qui fait son charme et son tragique ; derrière ces personnages que l'on voit agir au rythme ample de leurs ressentis, c'est toute une vision de la condition humaine et de la fuite du temps qui est proposée : pourquoi cette vie de sensations et de sentiments ?
Rarement une vision d'une telle acuité à été pointée vers l'existence humaine : ce livre est indéniablement l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature du vingtième siècle.
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Drych
04 décembre 2012
★★★★★
★★★★★
Des mots imagés et colorés. Des phrases comme des tableaux impressionnistes. Et une petite musique douce et désuète... On s'y croirait, dans la salon de cette Lady anglaise du 18 ème siècle. Mais il ne se passe rien, ou presque. C'est dommage, mais je suis trop pressé, trop impatient. Mon temps n'est pas celui de Clarissa. L'écriture est superbe, mais je vais quand même abandonner le livre avant la fin. Je suis perplexe sur la notation, ne vous y fiez pas, si vous aimez cette petite musique, c'est 5 étoiles. La version sonore est idéale pour laisser les mots porter vos pensées.
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Caro17
04 mars 2017
★★★★★
★★★★★
J'ai souvent entendu dire que Mrs Dalloway était un incontournable de la littérature anglaise et comme c'est un genre littéraire que j'apprécie beaucoup et qu'en plus, ce livre vient d'être réédité avec une très jolie couverture (que voulez-vous, je suis facilement influençable...), je me suis dit que c'était l'occasion de lire ce classique.
Et en toute honnêteté, cette lecture a été des plus laborieuses : l'histoire (pourtant simple) est difficile à suivre en raison des très nombreuses digressions et des monologues intérieurs des différents personnages qui, certes apportent une touche d'originalité et de poésie au récit mais font souvent perdre le fil au lecteur. de plus, il y a un grand nombre de personnages qui sont cités et comme cela vient au beau milieu de tout autre chose, on ne sait plus vraiment si c'est un personnage qui a déjà été cité ou un nouveau personnage.
Cependant, j'ai apprécié la plume de l'auteure : l'écriture est très belle et poétique, originale sur la structure du récit et fourmillant de figures de style.
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dominica
25 mai 2015
★★★★★
★★★★★
Je viens de terminer ce livre et qu'en dire, c'est difficile, c'est presque un soulagement car malgré le fait d'une très belle écriture et d'une psychologie redoutable il faut vraiment restée concentrè pour arriver à ne pas lâcher l'histoire, comment la raconter la aussi très difficilement car on a l'impression de rester sur place dans une histoire ou l'aboutissement tarde a montrer le bout de son nez, une histoire d'amour incomprise dans les années 1920 en Angleterre, laissez Mrs DALLOWAY vous y conduire....
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dreulma
24 septembre 2010
★★★★★
★★★★★
Je suis complètement fascinée par l'écriture de Mme Woolf. La richesse descriptive fourmille d'ingéniosité au point d'en être hallucinatoire et dérangeante, tout en gardant une beauté irréelle, mouvante et hypnotique. de simples faits quotidiens prennent des proportions gigantesquement poétiques et psychologiques, ce qui, dans le cas du personnage clairement avoué par l'auteur comme étant un homme à la santé mentale fragile, semble logique, et ce qui l'est moins quand il s'agit des autres personnages soi-disant normaux. Ce livre est pour moi une réflexion sur la normalité, les gens les plus respectables sont-ils vraiment aussi solides que ce que les codes de notre société voudrait bien le faire croire ? Aucune méchanceté de la part de l'auteur, au contraire, une sensibilité qu'on ne peut imaginer autre que exacerbée pour être capable d'écrire avec autant de finesse éclatée, et partout au fil des pages j'ai ressenti une souffrance immense se cachant dans cet immense talent , pour finalement apprendre que Virginia souffrait probablement de troubles bipolaires... La joie de la lire m'est donc gâchée par l'idée des souffrances que cette femme a dû traversées, à une époque où ce diagnostic n'existait tout simplement pas, donc pas de traitements ... J'aurais souhaité que cette femme souffre moins, au prix de ne pas pouvoir la lire, car je ne peux imaginer une Mme Woolf guérie écrivant avec une telle virtuosité et une telle sensibilité . Ai-je tort ?
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leinavaleski
06 mars 2016
★★★★★
★★★★★
Je ne peux pas dire que ce roman m'a particulièrement emballée, c'est même plutôt le contraire car à certains moments, je n'ai pas pu m'empêcher de bailler d'ennui. Pourtant je ne peux pas dire non plus que je n'ai pas apprécié ce livre. J'ai même passé de très bons moments.

Ce roman est constitué de longs monologues intérieurs de chacun sur ses sentiments, son passé et sa place dans la société. Au début, la lecture a été laborieuse car il m'était difficile de m'intéresser aux pensées d'un personnage que je découvrais à peine. Mais une fois qu'on les connaît un peu mieux et qu'on sait les liens qui les unissent, il est beaucoup plus intéressant de suivre leurs réflexions. C'est principalement le cas pour Clarissa Dalloway, Peter Walsh (son ami d'enfance) et Septimus Smith. La première s'interroge sur son rôle dans le monde, le deuxième sur ses sentiments et le troisième, plus "original" sur sa liberté ou sur l'amour universel.

Honnêtement je ne garde que peu de souvenirs de tout ce qui est dit dans ce roman mais j'ai plongé dans les monologues en savourant la construction des phrases et le choix du vocabulaire. Car quand on prend le temps de lire ces longues phrases complexes, on apprécie vraiment la beauté du style de l'auteure.

Mais à d'autres moments, il ne s'agit pas de décrire des sentiments mais de faire des suppositions sur un objet ou un événement avec toutes les digressions possibles. Et là, c'est un ennui mortel car l'événement en question n'a rien d'important, ni pour l'histoire ni pour les personnages. Dans ce roman, chaque pensée est décortiquée pour en extraire le maximum. C'est très intéressant quand on s'est attaché au personnage mais terriblement lourd à lire quand c'est pour quelque chose d'anodin.

Une lecture en dents de scie selon la personne ou l'événement concerné par le monologue mais plutôt agréable dans l'ensemble. Je reste surtout marquée par le style de l'auteure qui est complexe mais qui nous embarque complètement si on se laisse absorber.
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