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Critiques sur Mrs Dalloway (119)
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dreulma
24 septembre 2010
  • 4/ 5
Je suis complètement fascinée par l'écriture de Mme Woolf. La richesse descriptive fourmille d'ingéniosité au point d'en être hallucinatoire et dérangeante, tout en gardant une beauté irréelle, mouvante et hypnotique. de simples faits quotidiens prennent des proportions gigantesquement poétiques et psychologiques, ce qui, dans le cas du personnage clairement avoué par l'auteur comme étant un homme à la santé mentale fragile, semble logique, et ce qui l'est moins quand il s'agit des autres personnages soi-disant normaux. Ce livre est pour moi une réflexion sur la normalité, les gens les plus respectables sont-ils vraiment aussi solides que ce que les codes de notre société voudrait bien le faire croire ? Aucune méchanceté de la part de l'auteur, au contraire, une sensibilité qu'on ne peut imaginer autre que exacerbée pour être capable d'écrire avec autant de finesse éclatée, et partout au fil des pages j'ai ressenti une souffrance immense se cachant dans cet immense talent , pour finalement apprendre que Virginia souffrait probablement de troubles bipolaires... La joie de la lire m'est donc gâchée par l'idée des souffrances que cette femme a dû traversées, à une époque où ce diagnostic n'existait tout simplement pas, donc pas de traitements ... J'aurais souhaité que cette femme souffre moins, au prix de ne pas pouvoir la lire, car je ne peux imaginer une Mme Woolf guérie écrivant avec une telle virtuosité et une telle sensibilité . Ai-je tort ?
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leinavaleski
06 mars 2016
  • 3/ 5
Je ne peux pas dire que ce roman m'a particulièrement emballée, c'est même plutôt le contraire car à certains moments, je n'ai pas pu m'empêcher de bailler d'ennui. Pourtant je ne peux pas dire non plus que je n'ai pas apprécié ce livre. J'ai même passé de très bons moments.

Ce roman est constitué de longs monologues intérieurs de chacun sur ses sentiments, son passé et sa place dans la société. Au début, la lecture a été laborieuse car il m'était difficile de m'intéresser aux pensées d'un personnage que je découvrais à peine. Mais une fois qu'on les connaît un peu mieux et qu'on sait les liens qui les unissent, il est beaucoup plus intéressant de suivre leurs réflexions. C'est principalement le cas pour Clarissa Dalloway, Peter Walsh (son ami d'enfance) et Septimus Smith. La première s'interroge sur son rôle dans le monde, le deuxième sur ses sentiments et le troisième, plus "original" sur sa liberté ou sur l'amour universel.

Honnêtement je ne garde que peu de souvenirs de tout ce qui est dit dans ce roman mais j'ai plongé dans les monologues en savourant la construction des phrases et le choix du vocabulaire. Car quand on prend le temps de lire ces longues phrases complexes, on apprécie vraiment la beauté du style de l'auteure.

Mais à d'autres moments, il ne s'agit pas de décrire des sentiments mais de faire des suppositions sur un objet ou un événement avec toutes les digressions possibles. Et là, c'est un ennui mortel car l'événement en question n'a rien d'important, ni pour l'histoire ni pour les personnages. Dans ce roman, chaque pensée est décortiquée pour en extraire le maximum. C'est très intéressant quand on s'est attaché au personnage mais terriblement lourd à lire quand c'est pour quelque chose d'anodin.

Une lecture en dents de scie selon la personne ou l'événement concerné par le monologue mais plutôt agréable dans l'ensemble. Je reste surtout marquée par le style de l'auteure qui est complexe mais qui nous embarque complètement si on se laisse absorber.
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MlleLit
05 avril 2012
  • 5/ 5
Un roman magistral, à lire et relire pour tenter d'en saisir toutes les subtilités. En effet, ce roman est construit à deux niveaux : autant l'on peut le lire en ne se concentrant que sur l'apparence, le premier degré, très classique voire ennuyeux à lui seul, autant l'on peut se laisser porter par les pépites découvertes au détour de cette apparence bien entendue.
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chartel
07 mars 2011
  • 4/ 5
Ce premier succès de Virginia Woolf, "Mrs Dalloway", écrit dans les années 1920, est digne des grandes oeuvres de Proust ou Joyce. C'est de la grande littérature, un vrai travail d'artiste.

Ma deuxième lecture de "Mrs Dalloway" en moins d'un an a changé ma perception du roman. Non pas radicalement, car j'y ai retrouvé ce tableau original et remarquable de la vie des beaux quartiers londoniens. Mais, entre-temps, "Ulysse" de Joyce est passé par là. Ma sensibilité à la notion du point de vue de la narration s'est donc particulièrement accrue, notamment dans l'utilisation des monologues intérieurs présents dans le roman. Virginia Woolf fait se succéder avec maestria les pensées de divers personnages, rendant sensible alors une sorte de mouvement vital, une pulsation urbaine et sociale, ponctués par les résonances de Big Ben. Virginia Woolf parvient à retranscrire, par l'expression intérieure des individus, leur capacité à se projeter dans ce qui leur est extérieur. C'est-à-dire le sentiment de se sentir vivre à travers ce qui nous entoure.
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zohar
28 février 2011
  • 4/ 5
Après avoir lu ce magnifique roman, il y a quelques années; et, relu récemment. Je pense, personnellement, que Virginia Woolf fait partie de ces auteurs qu'il est essentiel d'avoir lus (tout comme Jorge Luis Borges ! Mais là n'est pas le propos…)

La romancière possède le don et l'art de parler de soi sans s'épancher dans la logorrhée (la force de son écriture de l'intime vient de ce paradoxe). Et ce roman est l'exemple le plus frappant ! Il met en parallèle deux personnages principaux, Clarissa Dalloway et Septimus, qui sont en perditions dans les méandres de leurs regrets. Ils éprouvent le même désarroi devant la vacuité de leur existence et le vide de leur vie.
La fêlure de l'âme, et l'angoisse du suicide sont les thèmes principaux de ce roman.
Par extension, « Mrs Dalloway » est un autoportrait à double fond dans lequel on peut guetter, par ailleurs, les signes annonciateurs de sa noyade délibérée !).

L'originalité du roman est qu'il s'intéresse davantage aux flux de consciences intérieures, tant psychologiques qu'émotifs de ses personnages, qu'à l'intrigue (la narration est morcelée et la chronologie n'est pas du tout linéaire). Autrement dit, nous vivons les évènements à travers leurs pensées et impressions.
Cette technique d'écriture avant-gardiste, le procédé du monologue intérieur, a suscité une vive admiration de la part de Nathalie Sarraute qui fut la figure de proue du mouvement littéraire, le Nouveau Roman, dans les années 1950.
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cleopacotille
06 février 2011
  • 5/ 5
Virginia Woolf s'amuse à tisser des liens invisibles entre les êtres et les vies grâce à une écriture du mouvement, une mélodie des mots. Il peut-être un peu difficile de s'adapter à ce style, ce rythme, à cette construction du récit résolument moderne. Mais une fois entré dans cet univers tellement éthéré et lyrique, on se rend compte à quel point ce livre est une réelle interrogation sur la vie, la mort, la société de l'entre deux-guerre… Et la façon dont l'auteur dessine la psychologie de ses personnages est fascinante. (Les descriptions des délires de Septimus, jeune homme rendu fou par son expérience de la guerre, sont superbement déroutantes) Aussi c'est peut-être une oeuvre à lire plusieurs fois pour pouvoir l'apprécier à sa juste mesure et pour aller plus loin que "l'emphase" des mots. Et quand on sait la personnalité tourmentée et angoissée de Virginia Woolf il est bouleversant de constater à quel point ce roman - bien qu'étant une oeuvre de fiction - fait indéniablement écho à sa vie et à la société dans laquelle elle évoluât.
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ZetaZeta
30 mars 2010
  • 5/ 5
Sublime ! Une écriture fluide, délicate et poétique. L'intrigue tient sur une seule journée et c'est un coup de génie : le moindre détail, la moindre pensée, le moindre hasard deviennent un fait majeur capable d'influer sur le cours des événements. La manière dont Woolf développe chacun des personnages est humaine, complexe, subtile, et c'est beau, beau, beau !
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biBlyTheKid
13 mars 2016
  • 3/ 5
Ce roman me faisait peur ayant lu que Virginia Woolf admirait beaucoup le travail de Marcel Proust. L'auteur britannique se situe dans la même veine de modernisme que le Français avec cette remise en question des procédés narratifs du XIXe siècle, le rapport au temps, aux narrateurs, aux phrases. Mais je suis ressorti agréablement étonné de ma lecture.
C'est déjà beaucoup plus accessible que "A la recherche du temps perdu" que j'avais début l'année passée. Dans ce roman, Virginia Woolf dépeint une journée dans société londonienne plutôt aristocratique depuis la fin de la matinée jusqu'au dîner donné par Clarissa Dalloway. Et qu'importe les descriptions des personnages alentours et le récit de leur propre vécu, je ne me suis jamais senti perdu parmi tous ces points de vue, ces histoires annexes et connexes. C'est une plume qui reste quand-même très littéraire : il y a beaucoup d'enchassées, de virgules et de point virgules, mais j'ai beaucoup apprécié cette peinture de la bourgeoisie anglaise qui est encore touchée par les effets de la guerre.
Le dossier que propose cette édition Garnier-Flammarion est aussi très intéressant et la préface ne spoile pas, chose plutôt rare dans ce genre d'édition scolaire !
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Wictoriane
06 avril 2014
  • 4/ 5
Londres, en une matinée de juin des années 20, Clarissa Dalloway (la cinquantaine) sort de chez elle très enthousiaste à l'idée d'organiser une soirée où se presseront les gens de bonne société, des amis mais aussi des pique-assiettes. Madame Dalloway se rend chez le fleuriste et traverse quelques quartiers de Londres de son pas cadencé que souligne les cloches de Big Ben. Rentrée chez elle, elle apprend que Richard son mari déjeune chez une vieille amie et s'inquiète un peu de ne pas avoir été invitée mais alors qu'elle est en train de recoudre sa robe de soirée, sa bonne annonce Peter son ancien amour parti aux Indes qu'elle n'a pas revu depuis plusieurs dizaines d'années. le retour de Peter plonge Clarissa dans une prise en compte de son relatif bonheur et elle passe la journée à se convaincre qu'elle a bien fait de choisir la raison plutôt que le coeur. Parallèlement à la journée de Clarissa qui se prépare à son rôle mondain d'hôtesse, nous suivons Septimus Warren Smith, un jeune vétéran de la première guerre, accompagné de son épouse qui vient consulter un éminent psychiatre pour des troubles post guerre et qui menace de se suicider.
Lien : http://lecturesencontrepoint..
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Hortense
08 octobre 2011
  • 4/ 5
Monologue intérieur d'une jeune londonienne de début 1900 qui se promène dans ses souvenirs et qui nous livre ses pensées. Comme une grande balade dans sa tête, dans son intimité,le tout d'une manière extrémement poétique. Très bon livre qui permet d'apréhender facilement cette forme de littérature qu'est le monologue intérieur.
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