Une ex-garde rouge devenue dissidente est retrouvée assassinée. Une enquête délicate à mener pour l'inspecteur Chen et son adjoint Yu ... Le gouvernement souhaite en effet étouffer l'affaire et fait pression sur la police pour qu'un coupable soit rapidement arrêté. Cher... > voir plus
Quand le riche homme d'affaires Monsieur Gu demande à Chen d'effectuer une traduction très bien payée et assortie d'avantages en nature, le camarade inspecteur principal fait taire ses scrupules, se met en congé de la police et accepte la juteuse proposition.
Alors quand Yue Lige est retrouvée assassinée dans la petite chambre de son shikumen, c'est son adjoint, l'inspecteur Yu, qui est chargé de l'enquête. Cette affaire embarrasse le Parti car la victime était une ancienne garde rouge devenue dissidente après la parution d'un livre autobiographique traitant de la révolution culturelle. Une dissidente assassinée et le Parti est montré du doigt, un coupable doit donc être trouvé dans les plus brefs délais. Encore une fois je ressors enchantée par ma lecture des aventures de l'inspecteur Chen et de son adjoint Yu. En enquêtant sur le meurtre d'une dissidente, Yu va se replonger -et nous avec lui- dans les affres de la révolution culturelle de Mao, lorsque les intellectuels étaient envoyés à la campagne pour être rééduqués. Mais la Chine actuelle n'est pas en reste: émergence du capitalisme et des "nouveaux riches", corruption, spéculation immobilière, triades....Et toujours Shangai, ses ruelles, sa gastronomie, personnage à part entière du roman. Un petit polar à la mode chinoise bien sympathique, dépaysant, avec des personnages de plus en plus attachants.
Voila un roman chinois policier.
Je pensais que l'intrigue allait être plus forte, et la recherche du coupable avec plus de rebondissement, mais l'on sent une certaine lenteur dans l'intrigue. Est-ce le style chinois qui fait cela ?
En tout cas on se sent plongé dans un monde qui nous est inconnu, rempli de proverbe et de poème, bizarre dans un roman policier, mais c'est le cas ici, peut être que ca reflète une certaine omniprésence de la poésie et des proverbes dans la culture chinoise.
Autre le fait d'avoir des poèmes, on sent aussi l'omniprésence de la répression, de l'histoire chinoise. le premier sujet du livre n'est pas l'histoire mais une fiction policière, et pourtant les références à la répression, aux gardes rouges, etc.… est omniprésente, puisque les personnages ont vécu cette période. Pour ma part, cela m'a un peu déconcerté, car ne connaissant pas énormément l'histoire chinoise, il me manquait beaucoup de référence pour comprendre tout les tenants et aboutissants des mouvements politiques de la chine. Le fait d'avoir donc la culture chinoise et une enquête policière en même temps est l'attrait et la répulsion de ce livre je dirais :
- attrait parce que je trouve important d'être baigné dans l'ambiance culturelle d'un autre pays !
- répulsion car comme je le disais ci-dessus, j'ai un manque de référence évident sur l'histoire du pays !!! Pour conclure je pense que je lirais d'autres livres, mais d'abord je lirais un peu plus de détail sur les événements qui ont eu lieu en Chine !
Chaque enquête de l'inspecteur principal Chen et de l'inspecteur Yu sont prétextes à nous faire découvrir la Chine « actuelle » mais aussi celle de la Révolution culturelle, la Chine des « Monsieur Gros sous », de la corruption et celle des familles qui s' entassent, à huit, dix ou douze, dans une même pièce ! Chen qui est aussi poète émaille son récit de poèmes, nous cite des proverbes et nous révèle des croyances du passé, croyances auxquelles croient encore les Vieux chinois.
Peut-être ses romans ne sont-ils écrits que pour dénoncer les exactions d'un régime ? de toute façon, ses enquêtes policières sont bien menées et de lecture agréable.
L'enquête menée dans ce roman est délicate car c'est une ex-garde rouge devenue dissidente qui est retrouvée assassinée. le gouvernement fait pression sur la police pour qu'une arrestation rapide ait lieu afin d'éviter toute problématique à caractère politique.
Maître du suspense chinois portant sur le thème de la Révolution culturelle.
L'histoire parle d'une auteure dissidente qui se fait assassiner dont le mobile du crime pourrait être politique ou bien dû à des querelles de voisinages.
L'intrigue est bien ficelée et intéressante. L'univers chinois est vaste qui vous dépaysera avec les polars classiques (comme MHC).À travers ce roman, on apprend la vie quotidienne des chinois issus du peuple, la pratique du Tai-chi, leur philosophie et bien entendue des bribes de l'Histoire chinoise.
J'ai dévoré cette intrigue policière sur l'assassinat d'un écrivain, ex-garde rouge. Très intéressant d'avoir ce point de vue sur les divers retournements de situation en Chine et ses conséquences indirectes sur les êtres, héros un jour, quasi oubliés en lendemain ou parfois dissidents, toujours dépassés par la spirale économique et la spéculation immobilière qui empêche nombre de travailleurs de disposer d'un logement adapté. Dans chaque roman, QIU Xiaolong offre une image sans complaisance de la Chine actuelle mais profondément humaine avec des personnages attachants dépassés par une économie de marché souvent aux antipodes de la révolution culturelle et des objectifs de la longue marche. Sans oublier la poésie, véritable passion de l'inspecteur Chen Cao. J'avais apprécié l'atmosphère du Le très corruptible mandarin et j'avoue que ces lectures me donnent de plus en plus envie de découvrir la Chine contemporaine avec ses excès comme ses traditions.
Ce qui avait changé, c'est qu'aujourd'hui on mettait l'accent sur la façade, l'éclat et le faste, et ce changement de perspective justifiait le renversement de la révolution communiste, même si les autorités du Parti ne pouvaient en aucun cas le reconnaître.
L'espace d'un moment, une certaine confusion envahit l'esprit de Chen. L'histoire, dans les manuels, ressemblait aux balles de couleur entre les mains d'un jongleur.
Si la vérité ne se trouvait pas dans les livres, alors où la chercher ?
Ce roman était écrit avec une passion inégalable et une technique magistrale. La Chine pouvait être fière qu'une oeuvre littéraire de cette qualité ait vu le jour dans les moments les plus sombres de son histoire.
Pas besoin, cependant, d'agir dans la précipitation ni de prendre des risques inutiles. Ecrit depuis plusieurs années, le manuscrit conservait toute sa force. La littérature de haut niveau ne souffre pas du passage du temps. Ce ne serait sans doute pas trop grave si le texte de Yang n'était pas publié avant un an ou deux.
Les bonheurs engendrent des malheurs et les malheurs engendrent des bonheurs. Voilà ce qu'a dit Lao Tseu dans Le Livre de la Voie et de la Vertu, il y a quelques milliers d'années, commenta Vieux Lang. Comme c'est vrai, même aujourd'hui, même pour Lei.
Pour cette famille, en butte à la suspicion des gouvernements successifs, les années qui suivirent ne furent qu'une longue suite de malheurs. Mais, comme dans Le Livre de la Voie et de la Vertu, quand on a atteint le fond, on commence à remonter.
La manière dont il regarde Lingdi en dit long. Il cherche à lui plaire, mais il a complètement perdu l'esprit. Il ferait mieux de pisser par terre et de contempler son reflet dans la flaque.
Qiu Xiaolong : Encres de Chine Dernière émission spéciale présentée depuis la ville de Shanghaï, à l'occasion de l'année de la Chine en France et du salon du livre qui se tient en ce moment à Paris, avec comme invité d'honneur la Chine.Olivier BARROT est toujours à Shanghaï, rues de célébrités culturelles . Il nous présente et lit quelques lignes du livre de Qiu XIAOLONG " Encres de Chine "Plans d'un calligraphe...