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Note moyenne 3.83 /5 (sur 547 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 1/10/1904
Mort(e) à : Paris , le 25/08/1996
Biographie :

Bernard Simiot, de son vrai nom Bernard Simionesco, né à Paris le 1er octobre 1904 et mort le 25 août 1996, est un écrivain français qui s'est spécialisé dans les romans historiques.

Après des études de droit à la Sorbonne, il devient journaliste dans les années 1930. Grand reporter, notamment pour Le Journal, il parcourt le monde. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est engagé volontaire et participe à la campagne d’Italie. Il fait la connaissance de Jean de Lattre de Tassigny, qu'il accompagne pour participer à la libération de l’Alsace en 1944. De Lattre formera la matière de sa première biographie, parue en 1953.

Attiré par les grands courants de l'histoire et leurs incidences sur l'actualité, Bernard Simiot publie d'abord des récits inspirés par son expérience de soldat. Il s'intéresse ensuite à l'Antiquité et à la période contemporaine. Mais c'est sa saga consacrée à une famille imaginaire de Saint-Malo, les Carbec, de Louis XIV au XXe siècle, qui le consacrera dans le genre du roman historique.

À sa mort, son fils Philippe Simiot a entrepris de poursuivre les aventures des Carbec dans les romans Carbec, mon empereur (Albin Michel, 1999) et Carbec l’Américain (Albin Michel, 2002).


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Bibliographie de Bernard Simiot   (9)Voir plus

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Sagas
Bernard PIVOT propose comme thème de l'émission, les sagas, histoires d'une communauté ou d'une famille ou encore aventures d'un héros.Bernard SIMIOT a écrit "Ces messieurs de Saint-Malo", roman sur les aventures des commerçants et corsaires du 18ème siècle. Alain DUGRAND et Anne VALLAEYS sont auteurs de "Les Barcelonnettes" dont le premier tome "Les Jardins de l'Alameda" raconte...

Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation

De toutes les odeurs que le père d'Emeline aimait le mieux humer, c'était celle de la Loire, l'odeur moelleuse de la vase, douceâtre de l'eau, fade des poissons blancs. A la sentir, des paysages fluides se réveillaient au fond de ses yeux morts, îles sablonneuses et peupleraies qui glissent insensiblement vers la mer, barques de pêche au milieu des osiers, canots, espars, filins, vieilles coques abandonnées, filets ramenant des aloses et des saumons, et tout ce petit monde de charpentiers, gabariers, voiliers et taverniers qui vivaient de la mer sans jamais s'aventurer au-delà du Mindin.

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Jamais l'hiver n'avait paru plus dur et plus long. A travers les vitres embuées, la banlieue parisienne gravait des eaux-fortes noires et blanches, dans la neige et la suie, la misère et le sordide.

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Je n'avais guère plus de seize ans et je n'avais pas encore lu dans Aristote que le meilleur moyen d'accéder au pouvoir, c'est de gagner la confiance de la foule en se déclarant l'ennemi des riches.

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"Toi, tu navigueras seul, moi en escadre. Chacun se bat comme il l'entend, l'ennemi demeure le même. Il n'en reste pas moins que nous, gentilshommes, nous faisons la guerre pour l'honneur, et vous autres pour l'argent. Comment expliques-tu cela ?"

La réponse partit comme une flèche

"C'est peut être parce que chacun fait la guerre pour obtenir ce qui lui manque le plus ?

Romain ne releva pas l'offense. Une lumière très douce baignait son visage et sa voix avait perdu le ton de la raillerie.

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Gorgées de poissons, les barques rentraient avec la marée. Habiles à manœuvrer dans les passes qu’ils étaient seuls à connaître, les patrons malouins s’y engageaient avec autant de prudence que de témérité : plus d’un navire qui avait franchi sans dommages les caps du commerce lointain s’était éventré sur des chicots à l’embouchure de la Rance.

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Entreprise par Colbert, la reconstruction de la flotte était loin d'être terminée, encore que trente magnifiques vaisseaux de ligne eussent été déjà engagés dans cette guerre de Hollande. Si le ministre avait réussi ses navires, les plus beaux du monde, personne n'en disconvenait,il n'avait pas eu le temps de réussir ceux qui devaient les commander. Créé depuis peu d'années, l’École des cadets n'avait encore formé que quelques promotions d'officiers. Les autres avaient été recrutés dans la noblesse d'épée, souvent sans tradition maritime et plus satisfaite de revêtir l'uniforme aux beaux parements rouges que soucieuse de connaître et d'assumer les devoirs imposés par la navigation. A part un petit nombre de gentilshommes devenus bons marins pour avoir fait leurs classes en Méditerranée sur les galères des chevaliers de Malte, la majorité des officiers ignoraient le long apprentissage du service à la mer.

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"Moi, Lucius Cornelius Sylla, détenant la magistrature suprême, j'ai renoncé à des honneurs et à des pouvoirs qu'aucun romain n'avait connus avant moi.

J'avais reçu ceux-là sans vanité, j'ai exercé ceux-ci sans faiblesse.

Premier magistrat de la République, j'avais vécu dans la pourpre, maintenant j'allais connaître le bonheur auprès de la jeune femme que j'aime : plus de messages à dicter, d'ambassadeurs à recevoir, de décrets à signer, de poignards à craindre...

Né patricien, ni le pouvoir ni l'or ne m'ont jamais ébloui. Je les ai utilisés pour mieux courber, enchaîner ou compromettre ceux dont le service ou la complicité m'était nécessaires.

J'ai dit à Pompée qu'il était grand, il l'a cru...

(extrait de l'introduction de l'édition de poche parue en 1993)

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Bernard Simiot

Dans nos milieux, quand on veut fonder une famille on n'épouse pas sa maîtresse.

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Quand le désordre règne dans la rue, il dégrade vite la République. Nous allons connaître le temps des tueurs.

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Tous les ans, au moment de Pâques, Mme Carbec avait coutume de quitter sa résidence malouine et s'installait dans sa maison des champs, la "Couesnière", située à quelques kilomètres sur la route de Dol.

C'était là une habitude familiale, remontant à l'époque de la Compagnie des Indes, lorsque devenus trop riches pour se contenter de leurs hôtels alignés au garde-à-vous face à la mer, quelques armateurs, négociants et capitaines avaient fait bâtir des demeures de bel aspect, moitié manoirs moitié châteaux.

Enfouis dans la verdure d'un lieu-dit dont le nom avait été vite accolé au patronyme des nouveaux propriétaires, on les avait bientôt appelées des "malouinières".....

(extrait du "prélude" inséré en début de l'édition de poche parue en 1989)

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