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EAN : 9782253040828
634 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1987)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 184 notes)
Résumé :
Seul de tous les petits commerçants de Saint-Malo, Mathieu Carbec, dont les grands-parents vendaient naguère de la chandelle, a eu l'audace d'acheter trois actions de la Compagnie des Indes orientales que vient de fonder Colbert. Ce sera le point de départ d'une grande saga familiale au moment où la bourgeoisie maritime se rue à la conquête des piastres, des charges et des titres nobiliaires. Négociants, armateurs, corsaires ou négriers, les Carbec, parmi tant d'aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
  26 mars 2018
Voici un livre qui trainait depuis plus d'une décennie dans ma PAL ( plus que monstrueuse, il faut le dire ). Et là, subitement, j'ai eu envie de lire un bouquin historique, histoire de varier un peu mes lectures.
Nous nous retrouvons à Saint-Malo. Colbert fidèle ministre de Louis quatorzième du nom, vient de fonder la Compagnie des Indes. Mathieu Carbec, commerçant de cette ville portuaire va se laisser convaincre d'acheter quelques actions dans la dite compagnie.
C'est un beau roman historique que nous livre là Bernard Simiot. On découvre l'essor d'une ville, Saint-Malo, mais aussi celui de la petite bourgeoisie qui va tout faire pour s'enrichir et acquérir ses lettres de noblesse.
C'est à travers quelques personnages, dont ceux de la famille Carbec que nous allons assister à de belles pages d'histoire. Ici, que l'on s'embarque pour Terre-Neuve pour la pêche à la morue ou vers les Indes, l'aventure et le danger sont au rendez-vous. Les négociants malouins savent qu'il faut prendre des risques et n'hésitent pas à armer un navire qui peut être taillé pour la course, le commerce d'épices ou d'autres un peu moins avouables.
C'est avec beaucoup d'authenticité que l'auteur nous restitue cette période de l'histoire bretonne et cette lecture fleure bon les embruns et les épices.
Beaucoup de détails et de descriptions, certes, mais ceux-ci ne déparent pas, au contraire, ils rajoutent encore du réalisme à ce roman.
Lecture sympathique, je suis contente d'avoir la suite à portée de main.
Challenge Pavés 2018
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Ys
  11 décembre 2011
Un excellent roman, où s'entremêlent étroitement l'histoire d'une ville et d'une famille.
Bernard Simiot sait faire vivre et comprendre une époque, sa société et ses évolutions, son esprit et ses ambiguïtés, sans jamais lasser son lecteur. le style est alerte, précis, plein de descriptions colorées, de légendes et de parfums. Les personnages, forts et attachants, chacun à sa manière.
On apprend beaucoup de choses, sans avoir jamais l'impression d'apprendre, et on en redemande !
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peneloppe277
  23 octobre 2019
Formidable aventure des commerçants et marins de Saint-Malo sous Louis XIV.lors du 16 ème siècle.
Voyage entre bourgeoisie, chercheurs d'or, début de l'esclavage et monde des pêcheurs de morues.
On voit une famille monter dans l'échelle sociale au rythme des coups d'audace, mais aussi des bonnes fortunes.
On voit l'influence des décisions royales et des guerres qui font que ces messieurs de Saint-Malo doivent sans cesse s'adapter: tantôt commerçants avec des contrées lointaines, tantôt corsaires devant leurs côtes.
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raton-liseur
  26 février 2011
Un roman historique qui n'est pas dénué d'intérêt. Situé à Saint-Malo au tournant du XVIIIème siècle, il retrace la montée de la bourgeoisie urbaine, grâce à l'essor de la course (cet euphémisme qui désigne les raids corsaires sur les navires marchands des nombreux pays alors en guerre contre la France de Louis XIV) et au début du commerce avec les pays d'Asie et d'ailleurs.
Bernard Simiot n'est pas un conteur fantastique ; l'histoire est plutôt plate, et les personnages sans grande consistance. Ce livre ne vaut donc pour moi que par son aspect historique (même si je suis loin d'être qualifiée pour apprécier la justesse du propos). C'est avant tout le début du capitalisme, au fort goût d'aventure, où investissement et prise de risque vont de paire. C'est aussi et surtout l'histoire de la création d'une bourgeoisie au sens premier du terme, c'est-à-dire une élite de ville. Une élite d'abord économique, mais qui aspire à la reconnaissance (d'où les achats de lettres de noblesse), et qui très vite aspirera à plus, c'est-à-dire au pouvoir politique. C'est comme si ce roman montrait à l'oeuvre les ferments qui donneront la Révolution française, pas celle des Droits de l'Homme, cela c'est notre historiographie nationale, mais la révolution bourgeoise qui a triomphé et a marqué les institutions de notre XIXème siècle et de notre modernité.
A lire si la période ou le sujet vous intéresse.
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Taraxacum
  26 juillet 2016
Un excellent roman historique , Ces Messieurs de Saint-Malo réussit ce tour de force, rare et d'autant plus appréciable, d'être riche de détails historiques sans jamais sembler pédant ou long de trop de paragraphes explicatifs. A la fois l'histoire d'une ville et d'une série de personnages, le lecteur passe de l'un à l'autre avec fluidité, voyant comment les secousses de l'Histoire influencent les vies.
L'auvtre versant du roman, l'histoire des Carbec se déroulant au rythme du monde qui change à toute allure, de guerres en découvertes, est aussi très réussie et j'ai apprécié la galerie de personnages, de Mathieu Carbec , à la fois avide d'ascension sociale, retenu par sa peur, bourré de contradictions mais prêt à faire pour l'avenir de son fils tout ce qu'il pourra, son ami le capitaine, Jean-Marie Carbec, le fils de Mathieu, le symbole d'une nouvelle génération de Malouins qui iront plus loin, avant tout le monde, poussés sur toutes les mers du globe par la fièvre du commerce et l'appât de l'or espagnol.
Courant sur plusieurs dizaines d'années, pourvu d'une suite que je vais me procurer, c'est un roman prenant, pas assez connu vu sa qualité, et que je recommande avec enthousiasme!
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
TaraxacumTaraxacum   21 juillet 2016
Entreprise par Colbert, la reconstruction de la flotte était loin d'être terminée, encore que trente magnifiques vaisseaux de ligne eussent été déjà engagés dans cette guerre de Hollande. Si le ministre avait réussi ses navires, les plus beaux du monde, personne n'en disconvenait,il n'avait pas eu le temps de réussir ceux qui devaient les commander. Créé depuis peu d'années, l’École des cadets n'avait encore formé que quelques promotions d'officiers. Les autres avaient été recrutés dans la noblesse d'épée, souvent sans tradition maritime et plus satisfaite de revêtir l'uniforme aux beaux parements rouges que soucieuse de connaître et d'assumer les devoirs imposés par la navigation. A part un petit nombre de gentilshommes devenus bons marins pour avoir fait leurs classes en Méditerranée sur les galères des chevaliers de Malte, la majorité des officiers ignoraient le long apprentissage du service à la mer.
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YsYs   11 décembre 2011
De toutes les odeurs que le père d'Emeline aimait le mieux humer, c'était celle de la Loire, l'odeur moelleuse de la vase, douceâtre de l'eau, fade des poissons blancs. A la sentir, des paysages fluides se réveillaient au fond de ses yeux morts, îles sablonneuses et peupleraies qui glissent insensiblement vers la mer, barques de pêche au milieu des osiers, canots, espars, filins, vieilles coques abandonnées, filets ramenant des aloses et des saumons, et tout ce petit monde de charpentiers, gabariers, voiliers et taverniers qui vivaient de la mer sans jamais s'aventurer au-delà du Mindin.
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Emily5FEmily5F   08 juillet 2012
"Toi, tu navigueras seul, moi en escadre. Chacun se bat comme il l'entend, l'ennemi demeure le même. Il n'en reste pas moins que nous, gentilshommes, nous faisons la guerre pour l'honneur, et vous autres pour l'argent. Comment expliques-tu cela ?"
La réponse partit comme une flèche
"C'est peut être parce que chacun fait la guerre pour obtenir ce qui lui manque le plus ?
Romain ne releva pas l'offense. Une lumière très douce baignait son visage et sa voix avait perdu le ton de la raillerie.
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Emily5FEmily5F   08 juillet 2012
Deux semaines plus tard, au large des îles Maldives où le Saint François d'Assise avait fait relâche pour charger des cauris, le navire fut pris dans un terrible ouragan. C'était la première grosse tempête qu'il eût jamais subie. Pendant trois jours et trois nuits, des montagnes d'eau s'écrasèrent sur le pont, noyant les cales et brisant le gouvernail. Construit sur les meilleurs chantiers de Saint-Malo, il se comporta avec vaillance, craquant de partout, faisant face aux cavales écumeuses qui se ruaient sur lui, soulevé par des murs d'eau ou précipité dans des abîmes d'où il ressurgissait la proue dressée sur le ciel noir.La deuxième nuit, la masse du gouvernail, privée de son timon, s'était mise à cogner l'étambot à droite et à gauche avec une telle violence que tout l'équipage, des Bretons et des Normands, comprenant qu'ils avaient peu de chance d'en réchapper, avaient juré d'aller remercier sainte Anne d'Auray si elle les sortait de là. Mais c'est toujours la même chose : l'aumônier savait bien que si l'on s'en tirait il y aurait plus de monde au bordel qu'au pèlerinage.
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beauscoopbeauscoop   06 août 2020
Gorgées de poissons, les barques rentraient avec la marée. Habiles à manœuvrer dans les passes qu’ils étaient seuls à connaître, les patrons malouins s’y engageaient avec autant de prudence que de témérité : plus d’un navire qui avait franchi sans dommages les caps du commerce lointain s’était éventré sur des chicots à l’embouchure de la Rance.
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Sagas
Bernard PIVOT propose comme thème de l'émission, les sagas, histoires d'une communauté ou d'une famille ou encore aventures d'un héros.Bernard SIMIOT a écrit "Ces messieurs de Saint-Malo", roman sur les aventures des commerçants et corsaires du 18ème siècle. Alain DUGRAND et Anne VALLAEYS sont auteurs de "Les Barcelonnettes" dont le premier tome "Les Jardins de l'Alameda" raconte...
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