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Note moyenne 3.98 /5 (sur 5011 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Moselle , 1966
Biographie :

Carole Martinez est née en 1966, elle a vécu la majeure partie de sa vie en Moselle.

"Le cœur cousu" est son premier roman, il lui a valu à Saint-Malo en 2007 le troisième prix Ouest-France Étonnants Voyageurs. Le souffle lyrique et la force poétique de ce premier roman aux allures de conte ont séduit les dix jeunes jurés.

En 2011, elle publie "Du domaine des murmures" qui remporte un succès critique et public, il est récompensé par le Goncourt des lycéens. Son récit prend vie au Moyen-Âge en Franche-Comté, au sein du château de Hautepierre aussi l'ouvrage reçoit en 2012 le prix Marcel Aymé décerné par le conseil régional de Franche-comté.

En 2015, elle publie La Terre qui penche dont l'action se déroule à nouveau au domaine des Murmures mais cette fois en 1361.

Depuis 2014, elle écrit les scénarios de la bande dessinée Bouche d'Ombre, avec Maud Begon aux dessins.

En 2017, elle publie une bande dessinée qui revisite l'histoire de La Belle et la Bête en collaboration avec Violaine Leroy.
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Source : divers + www.saint-malo.maville.com
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Extrait du roman '"La terre qui penche" de Carole Martinez lu par l'auteur elle-même lors de sa venue à la librairie Vivement Dimanche avec la comédienne Magali Bonat en octobre 2015
Citations et extraits (1032) Voir plus Ajouter une citation
joedi   09 février 2011
Le coeur cousu de Carole Martinez
Et se mains, vous ai-je jamais parlé de ses mains ?

Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu'ils paraissent s'éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.
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LoloKiLi   02 octobre 2011
Du domaine des murmures de Carole Martinez
Et moi, j’étais entrée dans ma cellule comme en un navire, j’y avais essuyé des tempêtes, abordé des terres inconnues, j’y avais tout perdu et tellement espéré. Comment pouvait-on tant apprendre, tant changer, tant souffrir, tant vieillir, en si petit espace ?



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LiliGalipette   26 janvier 2012
Du domaine des murmures de Carole Martinez
« À défaut de croire en Dieu, j’ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l’incroyable pouvoir. » (p. 166)
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cicou45   01 mai 2013
Du domaine des murmures de Carole Martinez
"On ne quitte pas un monde sans angoisse ni sans rêve."
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LydiaB   28 août 2013
Du domaine des murmures de Carole Martinez
À presque trois ans, Elzéar parvenait, en poussant ma chaise au plus près du mur, à se hisser à la hauteur des barreaux de ma fenestrelle et à se laisser glisser jusqu'au sol de l'autre côté. Il était plus libre que je ne l'avais jamais été, bien qu'il dormît en ma cellule. Je ne le contraignais pas à cet espace minuscule et le laissais gambader au-dehors à sa guise. Je l'aidais même lors de ses évasions et masquais l'angoisse grandissante qui m'étreignait au moment de la séparation. Car, à mesure qu'Elzéar gagnait en agilité, il lui devenait plus difficile de se faufiler entre les tiges de fer pour courir dans les écuries et regarder les hommes y travailler. Je le suivais des yeux aussi longtemps que possible, puis je m'imaginais ses jeux à partir de ce que chacun m'en disait, j'assemblais des morceaux. Elzéar tentait lui aussi de me conter ses découvertes en sa langue décousue, mais son monde n'était que de fragments, les mots lui manquaient encore autant que la faculté d'organiser ses souvenirs dans le temps et l'espace.



Ses mains percées ne me donnaient accès qu'au regard de mon père – l'au-delà du grand érable m'était étrangement plus lointain que la Syrie, l'enfer ou les cieux -, et mes nuits étaient toujours emplies des souffrances du croisé que les caresses quotidiennes d'Elzéar me condamnaient à partager.



Je vivais son calvaire de l'intérieur, j'étais ses pieds, ses yeux, sa chair. J'étais accrochée à mon père comme le gui à l'arbre, j'embrassais sa pensée aussi clairement qu'au soir de mes noces manquées.
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spleen   22 août 2015
La terre qui penche de Carole Martinez
On oublie si vite nos rêves et nos désirs d'enfant , on les dilue pour les rendre acceptables, innocents et jolis. On ne se souvient que d'un monde doux et tranquille , alors que la pureté même de l'enfance est tout entière dans cette violence que tu dis sans détours.

L'enfant est un dévorant qui avalerait le monde , si le monde était assez petit pour se laisser saisir.
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Kittiwake   16 décembre 2011
Du domaine des murmures de Carole Martinez
Vous avez étouffé la magie, le spirituel et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l'oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n'imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur ! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi
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joedi   09 novembre 2015
La terre qui penche de Carole Martinez
L'homme savait bien qu'il devait mourir un jour, mais il passait sa vie à l'oublier.
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Ode   07 mai 2013
Du domaine des murmures de Carole Martinez
J'étais belle, tu n'imagines pas, aussi belle qu'une fille peut l'être à quinze ans, si belle et si fine que mon père, ne se lassant pas de me contempler, ne parvenait pas à se décider à me céder à un autre.
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Ode   06 mai 2013
Du domaine des murmures de Carole Martinez
Des ronces nous agrippent aux mollets, nous griffent au visage, de petites araignées brunes courent sur la mousse entre les feuilles. Nous avançons sous une voûte que seuls de rares rayons parviennent à traverser. Quelques glaives lumineux zèbrent d'or les sous-bois comme dans les enluminures d'un vieux livres de contes.
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