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EAN : 9782070379491
448 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 2231 notes)
Résumé :
"Écoutez, mes sœurs ! Écoutez cette rumeur qui emplit la nuit! Écoutez... le bruit des mères! Des choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d'épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes ! "
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Critiques, Analyses et Avis (386) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
  13 février 2012
Ce texte est somptueux ! Il a la profondeur de la vie, le mystère du conte, la beauté de la poésie, le lyrisme de l'épopée, la saveur d'un récit d'initiation et j'en oublie.
Hymne à la liberté, hommage à la révolte des femmes contre la soumission que leur impose une société machique qui ne tient que par le qu'en-dira-t-on, et surtout éloge de l'art, personnage finalement principal du livre, qui permet à la vie de triompher des forces de mort et nous révèle à nous-mêmes, chacun d'entre nous pouvant aider son prochain par les dons qui lui sont propres.
Par beaucoup d'aspects, ce roman m'a rappelé les plus beaux textes d'Andrée Chedid. Moi qui n'aimais pas trop la couture, me voilà convertie...
Somptueux, vous dis-je !
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lejardindestephanie
  09 décembre 2011
Quand tu liras le Coeur Cousu, tu liras sous la délicieuse plume de Carole Martinez, l'histoire de Soledad et de sa famille. Des filles surtout.
Tu liras du surnaturel qui te semblera tellement opportun et naturel que tu y croiras.
Tu frissonneras.
Tu poseras ce livre lourd sur tes cuisses, tu renverseras ta tête en arrière et tu serreras les bras. Pour imaginer plus. Pour imaginer mieux.
Tu sentiras la poussière du sable, mais cela ne te gênera pas.
Tu liras les secrets qui se transmettent chez les filles de cette famille. Tu liras la magie dans les doigts de Frasquita, la mère. Doigts de fées, on la disait sorcière.
Tu liras la méchanceté des simples. La rudesse de la pauvreté.
Parce que tu vois, tu le liras. J'en suis sûre.
Lien : http://ausautdulivre.blogspo..
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jeunejane
  26 juillet 2017
Soledad est née dans un petit village du sud de l'Espagne dans les années 1930.
Elle nous raconte l'histoire de sa mère, Frasquita, une couturière aux dons magiques, étranges transmis par sa mère et d'autres femmes de la famille avant elle.
La lecture de la description de la boîte à couture dont Frasquita hérite ressemble à un véritable coffre de pierres précieuses.
Mariée à un homme au tempérament plus coq qu'un coq, la jeune couturière doit fuir son village, seule avec ses six enfants car son galant de mari a perdu un combat de coqs où il avait joué sa femme.
Les enfants sont aussi pourvus de dons surnaturels tous différents.
Carole Martinez nous livre un conte cruel, fantastique, humain très imagé dans une Espagne catholique mais aussi superstitieuse.
C'est le premier roman de Carole Martinez que j'ai lu en 2011 et j'avoue que c'est celui qui m'a le plus marquée pour la force de la transmission du don spécial de couturière transmis de génération en génération car elle en recoud des lambeaux de tissus de toutes sortes : d'étoffes ou de peaux...
L'écriture est très travaillée tout en restant naturelle.
Grâce à mes fiches, j'ai pu relire le roman en ciblant les passages que j'avais préférés lors de ma première lecture.
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Jmlyr
  04 novembre 2020
D'abord enthousiasmée par le style, le sujet original, cette femme, la couture, etc. je me suis ensuite vite lassée et perdue dans ce dédale de situations parfois ubuesques ; par ailleurs, certains passages et détails m'ont semblé superflus, n'apportant pas grand-chose à l'intrigue.
Dès la deuxième section, j'ai carrément peiné à finir ma lecture.
Par contre, lisant la 4e de couverture à la fin, je déplore une fois de plus qu'elle déflore une bonne partie de l'histoire.
Mauvaise pioche pour moi, mon coeur est resté fermé.
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YvesParis
  08 août 2012
Sorti en 2007, ce long roman de Carole Martinez a bénéficié d'un très bon bouche-à-oreille dans les bibliothèques pour devenir un long-seller, un succès de librairie à mèche longue.
Le sujet en est désormais connu : c'est l'histoire sur trois générations de femmes espagnoles unies par le mystérieux pouvoir de la couture. L'héroïne, Frasquita, s'est vue transmettre par sa mère un coffret à couture. Mal mariée à un forgeron qui se prend, au propre comme au figuré, pour un coq, mère de cinq filles et d'un fils tous dotés de pouvoirs surnaturels, Frasquita finira par fuir son village avec ses enfants. Pris dans les tourbillons de l'histoire, les exilés se retrouveront au coeur d'une terrible bataille entre une bande d'anarchistes et l'armée régulière espagnole qui les obligera à traverser la Méditerranée et à se réfugier en Algérie française.
L'influence du réalisme magique sud-américain a été soulignée voire dénoncée : Carole Martinez louche du côté de Gabriel Garcia Marquez et son village de Santavela a des airs de Macondo

Roman de femmes, roman pour les femmes (ses lecteurs les plus enthousiastes sont surtout des lectrices) "Le coeur cousu" m'est tombé des mains.
Je n'aurais pas la prétention de l'en blâmer pour autant.
Je comprends que son style très travaillé puise séduire même si il m'a semblé parfois à la limite de l'affèterie : chaque phrase est à ce point ciselée qu'on y sent trop l'effort que sa rédaction a causé.
Quant aux splendides et courageux personnages de femmes, je comprends qu'ils aient pu émouvoir mais, de mon point de vue, ils perdent très vite en réalisme ce qu'ils gagnent en magie.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   23 novembre 2020
L’auteure du "Cœur cousu" marche sur le fil du réalisme magique. Envahie par les ronces et roses fauves, une lignée de femmes voit son histoire se répéter, de mère en fille.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (301) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   09 février 2011
Et se mains, vous ai-je jamais parlé de ses mains ?
Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leurs longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu'ils paraissent s'éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.
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sylviesylvie   13 novembre 2008
Il y eu ce dessin qui emplit soudain les yeux de ma mère, cette maison devenue bateau, cette grande voile de crépi blanc, ce trompe l'œil maladroit et le silence des enfants, cette rue aveugle et ses fenêtres closes. Puis, dans ce vide solaire, il n'y eu plus que le grand navire, dressé là d'un coup face à elle, comme la seule porte ouverte.
Elle vit apparaître par delà le dessin. Il venait le chercher, l'enlever. Si loin de la mer, si loin de tout cours d'eau, il avait avancé par les chemins, il avait remonté les rivières à sec. Il avait élargi la petite rue poussiéreuse, toutes voiles dehors, poussé par un vent constant, et s'était échoué devant sa porte.
Un bateau à sa mesure pour embarquer sa douleur et sa joie, un bateau pour que cessât l'horreur ne ne pas s'appartenir, un bateau pour être, enfin !
L'heure du départ.
Tout le silence de la mer s'était déversé dans les rues. Tant d'eau à venir, tant de chemins à parcourir ! Et cet enfant roux qui l'embarquait dans son rêve !
Elle ne put résister à l'envie de croire à cette issue, à ce monde dessiné. ...
... Il lui fallait croire à ce navire, prendre son sac à couture et embarquer tous les enfants dans l'arche.
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RenatanRenatan   31 mai 2016
« Il arrive qu’on interrompe une promenade, oubliant même ce vers quoi l’on marchait, pour s’arrêter sur le bord de la route et se laisser absorber totalement par un détail. Un grain du paysage. Une tache sur la page. Un rien accroche notre regard et nous disperse soudain aux quatre vents, nous brise avant de nous reconstruire peu à peu. Alors la promenade se poursuit, le temps reprend son cours. Mais quelque chose est arrivé. Un papillon nous ébranle, nous fait chanceler, puis il repart. Peut-être emporte-t-il dans son vol une infime partie de nous, notre long regard posé sur ses ailes déployées. Alors, à la fois plus lourds et plus légers, nous reprenons notre chemin. »
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sosotesssosotess   07 juillet 2015
Dans l'encadrement de sa petite fenêtre, elle distinguait déjà les autres maisons de Santavela en contrebas lègèrement rosies par la timide caresse d'un soleil tout neuf qui peu à peu prendrait de l'assurance. Il faudrait bientôt retenir son souffle, vivre sur ses réserves de fraîcheur, et resté terré derrière la pierre blanchie jusqu'en fin d'après-midi. Alors seulement, on pourrait jouir de la lumière crachée par l'astre moribond, on pourrait le regarder s'empaler sur l'horizon sec et tranchant comme une lame et disparaître lentement derrière le grand couteau des montagnes ensanglantées dans un énorme râle de couleurs. Puis la nuit coulisserait d'est en ouest, noire, tout mitée par endroits, et un souffle viendrait peut-être agiter l'air brûlant, un souffle chargé de parfums salés, mouillés. Le village entier se prendrait à rêver de cette immense étendue d'eau, bleue de tous les ciels venus s'y mirer, et dont les quelques voyageurs qui s'étaient égarés sur les chemins tortueux jusqu'à Santavela avaient raconté les sursauts, les colères, la beauté.
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Eric76Eric76   08 décembre 2015
Je n'étais pas vraiment belle, du moins comme ma sœur Clara l'était, mais j'avais, paraît-il, une grâce singulière qui les clouait aux murs
Mes sœurs me répétaient en riant les confidences des jeunes gens qui les suppliaient de plaider leur cause, ce qu'elles faisaient avec un brin de dérision, me décrivant les ridicules symptômes de leur amour, leurs bégaiements, leurs regards mous. Et nous riions.
Mais moi, je songeais à leur membre dressé, soudain à l'étroit dans leur culotte, et j'oscillais entre rire et dégoût.
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